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Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween.

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MessageSujet: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween. Dim 24 Oct - 11:58

© livejournal.

musique maestro

C'était un jour banal. En réalité, depuis quelques temps tous les jours semblaient être normaux et usants de banalité. La réalité s'échappait pour laisser place à une chose que Lilween Walker détestait : le quotidien. C'était fatiguant de voir que tout devenait morose et inintéressant. Lilween avait du mal à comprendre ce sentiment soudain de tristesse face à ces petites habitudes qui prenaient peu à peu place dans sa vie. Et parmi ce tas d'habitudes qu'elle détestait, il y en avait une que Lilween adorait. Elle se fichait complétement de ce dont elle pouvait bien avoir l'air à cause de ça, d'une obsessionnelle, d'une psychopathe. Elle n'y pensait pas et essayait plutôt de se concentrer sur ce qu'elle pourrait bien écrire de plus dans la prochaine lettre. Elle marchait, perdue dans toutes les réflexions qui envahissaient de plus en plus rapidement son esprit quand elle se rendit compte qu'elle avait dépassé l'endroit habituel où elle déposait son courrier. Elle avait pris toutes ses précautions : elle avait séché son cours en demandant à l'une de ses camarades de lui trouver une excuse, elle avait aussi pris la peine de lancer le concierge sur une autre piste pour être sûre de ne pas être dérangée, en bref, la petite Walker avait bien préparé son coup. Cependant, elle ne put s'empêcher de regarder tout autour d'elle avant de disparaître derrière cette statue immonde qu'est la sorcière borgne. Une fois à l'abri des quelconques regards curieux, elle inspira une grande bouffée d'air avant d'ouvrir l'enveloppe qu'elle n'avait pas encore scellée et d'en sortir un parchemin décoré d'une écriture soigneuse. En effet, elle essayait de toujours soigner toutes ses lettres parce qu'elle estimait que c'était déjà une marque d'affection. Ainsi, elle posa les yeux sur son écriture incroyablement soignée et relut en silence sa lettre :

      « Cher monsieur Ainsworth,

    J'étais impatiente de vous écrire à nouveau, parce que garder tout ce que je ressens pour moi est insupportable, surtout depuis que j'ai commencé à vous envoyer ces lettres. Vous devez me prendre pour une élève ridicule qui craque pour son professeur, et c'est ce que je suis. En quelque sorte. Ce qu'il faut savoir avant de me juger, c'est que ça ne se résume pas qu'au physique. J'ai du mal à trouver les mots justes mais il faut que vous sachiez que je ne vous trouve pas juste attirant. Vous êtes beaucoup plus que ça et même si je tentais de décrire ce que je pense de vous, je n'y arriverais pas complétement parce qu'aucun mot ne semble à la portée de tout ça. Je suis belle et bien une élève idiote mais je crois que ça ne m'impressionne plus de me couvrir de ridicule par l'intermédiaire de ces lettres. J'aime vous écrire parce qu'ainsi, dans vos réponses, vous pouvez parfaitement cacher le fond de votre pensée. Je crois que je préfère un doux mensonge plutôt qu'une vérité cruelle qui me blesserait. N'allez pas croire que je suis une mauviette seulement, il faut que je vous l'avoue : un rejet de votre part briserait tout ce que je me suis évertuée à construire jusqu'ici. Parce que je tente bien de construire quelque chose, si vous en doutiez encore, enfin je dirais plutôt reconstruire. J'essaye de me reconstruire moi-même, je tente de raccommoder les morceaux de mon cœur que la vie a brisé, cassé presque au-delà du supportable. Ça peut paraître fou mais vous m'aidez énormément pour cela. L'un de vos sourires me permet un battement de cœur et le moins que l'on puisse dire, c'est que vous en avez, vous, des sourires à offrir. Et ça m'aide énormément.
    Depuis le début de notre correspondance, je me suis demandée ce que vous pouviez ressentir en lisant ces mots d'amour, oui parce que ce sont bien des mots d'amour, dont vous ne connaissez pas l'auteur. J'ai vraiment essayé de me mettre à votre place et j'ai tenté de vous comprendre seulement je n'y suis pas arrivée. Et si je n'y suis pas arrivée, c'est parce qu'on ne m'a jamais envoyé de mots d'amour, à moi. C'est parce que je ne sais pas ce que ça peut faire d'être aimée car je ne l'est jamais été. Mais quelle importance ? Je ne vous demande pas des sentiments égaux en retour, pas vraiment. Du moins ce n'est pas du tout ce que je cherchais en vous écrivant pour la première fois mais je crois que mes attentes ont changé. Malgré tout, je ne vous demanderais certainement jamais de me dire ce que vous pensez exactement de moi. J'aurais trop peur de votre réponse. La vérité, c'est que vous me faîtes très peur aussi. Vous n'êtes pas un tyran, du moins d'après ce que je vois de mes yeux à chaque cours de potions, seulement j'aurais peur que vous ne piétiniez encore plus ce qu'il reste de mon cœur. Il est à vos pieds figurez-vous ! Et je n'irais pas le ramasser pour le reprendre, pas de si tôt, je veux dire. Il est à vous et comme je vous l'ai dis, je ne vous demanderais jamais le vôtre en échange.
    Je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte de cela mais je ne vous ai d'ailleurs encore rien demandé. Pas que j'aille l'intention de vous demander des petits services mais même des choses personnelles. Peut-être suis-je une personne timide, qui sait ? Moi-même je ne suis pas sûre de ce que je suis. N'allez pas croire que vous ne m'intéressez pas, je crois que le contenu de mes lettres vous prouve à chaque fois un peu plus le contraire, ce qu'il y a c'est que j'ai personnellement énormément de mal à parler de moi et de tout ce qui me concerne. Ça peut paraître faux comme ça parce que je ne fais que vous écrire mes sentiments et tout ce que je pense seulement c'est beaucoup plus facile par plumes et parchemins interposés. Alors, je n'ose vous infliger ce que moi-même je détesterais. Mais sachez que si je pouvais avoir la certitude de ne pas vous gêner avec mes questions, j'en aurais des tas à vous poser. Vous connaître de loin commence à ne plus me suffire, si je puis dire.
    J'ai parfois l'impression d'aller beaucoup trop loin dans ce que je vous écris mais sachez que je n'ai encore jamais regretté ce que je vous confiais, ce dans quelque lettre que ce soit. Je me surprend moi-même à écrire des choses que je pense et qui pourtant ne me correspondent pas du tout. Oui, finalement, vous écrire me permet de découvrir des facettes de ma personnalité que je n'aurais jamais devinées sans vous. Vous ne devez certainement pas vous en rendre compte, mais vous faites énormément pour moi rien qu'en étant vous-même. Et c'est certainement ce qui me rend folle de vous.
    Toute mon affection, monsieur Ainsworth.

Une élève ridicule qui craque pour son professeur de potions. »

Plutôt satisfaite bien qu'hésitante, Lilween replia la lettre et elle ne put s'empêcher d'embrasser la lettre avant de la glisser dans l'enveloppe. Elle posa sa langue sur le collant de cette même enveloppe avant de la fermer et d'insister pour que personne d'autre ne puisse l'ouvrir. Parce qu'en ouvrant cette enveloppe, on trouvait le cœur meurtrie d'une jeune fille de dix-sept ans, persuadée d'être complétement niaise à écrire des lettres d'amour à son professeur.
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MessageSujet: Re: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween. Mer 10 Nov - 8:28

    I want to reconcile the violence in your heart,
      i want to exorcise the demons from your past.
        undisclosed desires. muse.


La vie était belle. Magnifique, resplendissante. C’était ce que se répétait inlassablement Tristan depuis son réveil. Il n’y avait aucune justification particulière à cet entrain soudain, beaucoup plus prononcé que sa bonne humeur intarissable et habituelle. Il avait ce sourire presque idiot accroché sur le visage, que rien ni personne ne pouvait effacer. Heureusement pour certains - qui ne supportaient guère la jovialité excessive du jeune homme – il n’était que dix heures trente, la quasi-totalité de la populace sorcière ayant donc cours. Les couloirs vides avaient ainsi permis à Tristan de s’asseoir sur les dernières marches d’un escalier en marbre blanc, non loin de la statue de la Sorcière Borgne.

Personne ne venant troubler la quiétude qui régnait dans le couloir, le professeur de potions déplia et relit alors patiemment la dernière lettre qu’il venait d’écrire. Des mots communs qui le laissèrent insatisfait. Sa frustration le fit d’ailleurs hésiter à recommencer une nouvelle fois la rédaction. Seule cette réserve qu’il s’était évertué à faire paraître à travers ses lignes au tout début de leur correspondance, avait à présent disparu. Mais pour Tristan, cela n’était pas suffisant. Lui écrire sans dévoiler davantage ce qu’il ressentait était un exercice des plus ardus, il écrivait déjà beaucoup ses émotions, alors dire franchement qu’il tombait peu à peu sous le charme d’un inconnue était dangereux. Surtout si ces lettres tombaient dans de mauvaises mains...si cela arrivait un jour, Tristan était sûr qu’il pourrait faire ses adieux à son poste de professeur, ainsi qu’à l’estime et les attentes qu’Alice fondaient en lui.
Oh, il savait pertinemment qu’il jouait avec le feu, pourtant cela n’avait pas freiné sa curiosité malsaine. Il avait besoin de la connaître davantage, au-delà des émotions qu’elle lui livrait sur papier. Lors de la réception de la première lettre, Tristan était resté interdit face aux mots soignés de cette inconnue. Pendant plusieurs jours, il avait réussi à occulter cet écrit qu’il pensait être une plaisanterie. Combien de personnes avait-il soupçonné alors ? Une bonne dizaine. A l’époque, il était bien loin de s’imaginer que cette correspondance étrange serait devenue une addiction dont il ne pouvait plus se passer. Ce qui ne l’aidait certainement pas à se détacher, était l’absence de promesse. La jeune fille ne lui demandait rien, ce qui l’attirait énormément et le poussait à continuer sur cette pente glissante. Cette lettre qu’il relisait attentivement en constituait une preuve indéniable...
    « A toi,

Je ne sais jamais comment débuter ces lettres. Chère inconnue ? X ?
Tu as certainement remarqué ma maladresse plus qu’évidente à écrire sur papier. J’aimerais tellement être aussi doué que toi, que tu sois transportée au fil des paragraphes, mais je doute fort que cela soit le cas. Tu sais, malgré mon manque de finesse à t’exprimer mes états d’âme, j’ai bien saisi ce que tu ressentais.
Non, pour être franc, je ne sais pas vraiment. Tout ce dont j’ai réellement conscience, c’est que tes lettres m’obsèdent. Cette aura de mystère qui plane à chacune de tes réponses, ton identité qui semble s’échapper à chaque fois que je pense m’approcher de la vérité. C’est épuisant, mais surtout grisant. Alors, je te réponds par ce que je ressens, du moins je tente de te le faire comprendre. Du jamais vu, n’est-ce pas ? Sur ce point d’ailleurs, j’aimerais m’excuser pour les lettres précédentes. Tu me dis que j’ai la capacité de cacher le fond de ma pensée à travers ces écrits, et tu n’as pas tout à fait tord. Ce qu’il faut que tu comprennes, c’est que je suis un ancien Serpentard, j’ai appris à vivre parmi les plus rusés et sorciers ayant la plus basse des moralités, avec l’expérience de la vie, j’ai appris également à me méfier plus que quiconque. Ainsi tes lettres, au début de notre correspondance, ne me faisaient penser qu’à une énième ruse de plus dans ce monde. Je te répondais avec réserve, tentant vainement de comprendre ta manière de penser, ou découvrir une supercherie quelconque. Et pour cette froideur équivoque, je m’excuse sincèrement.

Mais je dois bien te l'avouer, tous ces compliments par rapport à mon physique notamment, m'ont laissé pantois. Cela va te paraître probablement étrange mais, je n'ai jamais été très à l'aise avec l'attention féminine. Alors cette attirance que tu dis ressentir ? Ce fut assez gênant. Flatteur, certes. Mais gênant. Heureusement, j'ai bien vite compris que cela ne se résumait pas qu'à ma tête blonde. Savoir que je t'apporte de la joie, un rayon de soleil dans une vie qui semble si triste...j'en suis heureux. Vraiment. Et si je puis me permettre un conseil, dans les moments durs n'oublie pas que des jours plus heureux se profilent à l'horizon. La vie reste un cadeau malgré les déceptions et les coups foireux qu'elle nous offre. Vis là à fond, essaie de pardonner. Après tout, nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Fais en sorte d'accumuler d'innombrables bons souvenirs pour qu'ils remplacent les plus sombres. Il faut faire avec - excuse-moi l'expression - toutes les emmerdes que la vie nous donne, et tenter par tous les moyens de créer d'autres choses plus heureuses qui surpasseront nos peines et nos douleurs passées. C'est ce que je me répète très souvent, mes sourires viennent de là.

Par Merlin, tout est brouillon et confus, n'es-ce pas ? Je t’avais bien prévenue de mon absence de talent. Je suppose qu'il faut bien équilibrer certains avantages par des inconvénients non négligeable. Personne n'est parfait.

Enfin pour en revenir au contenu de ta dernière missive, tu as beau te sous estimer en envoyant ces lettres, à mes yeux tu es bien loin d’être ridicule je t’assure. Il y a ce quelque chose qui transparaît dans ton style. Une maturité qui m’intrigue, que j’admire surtout. Alors, permet-moi de douter de ce que tu me dis : j’ai l’impression que tu es bien loin d’être une étudiante, mais plutôt un membre du corps professoral. J’en suis quasiment certain. Certes, j’ai un ou deux visages en tête concernant les élèves qui pourraient te correspondre, mais cette lucidité effarante dans tes lettres me laissent perplexe quant à cette dernière hypothèse. Dire que je n’ai pas de simples pistes serait te mentir. Cependant, je ne te demande aucune réponse là-dessus, car je respecte ta crainte de dévoiler ton identité, bien qu’elle soit complètement infondée. Je n’aurais qu’une seule requête : n’hésite pas à me poser les questions que tu aimerais savoir ! Car sache que tu ne me gênes absolument pas. Enfin…je me réserve tout de même le droit à quelques jokers si tu veux bien…quoique que j’ai l’intime conviction que tu éviteras les questions embarrassantes telles que la couleur de mes sous-vêtements. Sur cette plaisanterie maladroite, je vais terminer cette lettre qui, je le souhaite, te rassurera sur quelques points.

    A bientôt je l’espère,
    Tristan A. »
Égoïstement, Tristan regretta quelques secondes ses dernières phrases. Car en lui accordant le droit de poser de simples questions, il dévoilerait davantage sa personnalité. Et peut-être la décevrait-il, peut-être se désintéresserait-elle de lui en apprenant qui il était. Après tout, le sorcier n’était qu’un humain parmi tant d’autres. A cette idée, son cœur se comprima dans sa poitrine. Par Merlin, il était foutu !

_________________

OH YOU'RE SO NAIVE YET SO, HOW COULD THIS BEEN DONE BY SUCH A SMILING SWEETHEART. OH AND YOUR SWEET AND PRETTY FACE IN SUCH AN UGLY WORLD, SOMETHING SO BEAUTIFUL. OH YOU'RE SO NAIVE YET SO. the kooks -naive.


Dernière édition par H. Tristan Ainsworth le Mer 24 Nov - 5:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween. Dim 14 Nov - 4:59

Doucement, Lilween se laissa glisser le long du majestueux bien que dur et froid, mur. Son cœur ne cessait de s'emballer lorsque par mégarde, ses doigts effleuraient le bout de parchemin qui était au fond de sa poche. Elle avait eu une réponse. Alors que son professeur semblait la haïr lors des cours de potions, il lui avait répondu avec délicatesse, douceur même. Elle soupira de bonheur. C'était la seconde fois cette semaine qu'elle se sentait aussi bien, et pour cause, elle n'avait cessé de penser à ce qui se passait pour elle ces derniers temps. Elle avait été renvoyée de nombreux cours mais ça ne l'avait même pas émue tant elle était ailleurs. Et le plus improbable : elle avait écrit durant son cours d'histoire de la magie. Certes, elle n'avait pas pris le cours en note non plus, mais c'était un début, tout de même. Un sourire étira les lèvres de la jeune fille lorsqu'elle sentit de nouveau le papier délicat contre ses doigts. Un mouvement de droit à gauche plus tard, histoire de prendre toutes les précautions nécessaires, Lilween sortit le fameux parchemin avant de le déplier et de relire pour la énième fois la réponse de son professeur. Elle s'affala contre le mur en soupirant bruyamment. Une nouvelle fois, elle était certaine que rien ne viendrait la perturber car elle avait pris l'habitude de toujours détourner les éventuelles gênes avant de venir vérifier son courrier du cœur. Elle serra la lettre contre son cœur avant de la reposer au fond de sa poche. Elle plongea une main dans son autre poche et sortit à la place, une lettre qu'elle avait rédigée le matin même. Elle l'ouvrit et plongea dans l'habituelle relecture avant de la glisser entre les briques.

      « Monsieur Ainsworth,

    Comment expliquer la joie qui m'a envahie lorsque j'ai lu votre réponse. Ça a illuminé ma semaine. Je dois vous l'avouer, je doutais d'une réponse de votre part, cependant je ne peux vous expliquer pourquoi : ça serait me trahir. Mais oublions donc, c'est bien égoïste de ma part, mais il est préférable, selon moi, que vous ne connaissiez pas mon identité. Ça ficherait tout en l'air, j'en suis certaine. J'espère que vous me pardonnerez un jour, cette obsession de l'anonymat, ça peut paraître assez étonnant et déconcertant, seulement c'est vraiment une condition que j'aimerais conserver. Vraiment, je ne voudrais pas tout détruire en vous révélant mon identité. Et pourtant, sachez que je meurs d'envie, parfois, de vous parler de moi, de vous écrire les points communs que je nous trouve et tout ce genre de choses. D'ailleurs, vous disiez dans votre réponse que vous étiez d'accord pour que je vous demande certaines choses, pour que je vous pose des questions sur vous. Je me permets donc de vous demander : pourquoi avoir voulu devenir professeur ? Oh, et comment ce fait-il que vous puissiez être dans une maison telle que Serpentard ? Est-ce vrai qu'une élève de Serdaigle est votre fille ? Ainsi, avez-vous déjà été marié ? L'êtes vous toujours ? Avez-vous d'autres enfants ? Je suis navrée, m'avoir autorisée à vous questionner n'était pas forcément dans votre intérêt, ma curiosité est sans bornes à votre sujet. J'espère seulement que tout ce que je viens de vous demander n'est pas indiscret, au cas où, vous avez vos jokers. J'aimerais vraiment en savoir plus sur vous, parce que c'en est presque douloureux de ne rien savoir et de devoir me contenter des sourires que vous distribuez au monde. J'aimerais être privilégiée, ce qui est encore une fois très égoïste, j'espère seulement que vous n'en tiendrez pas compte. Je sais que ça peut paraître étrange, seulement, ce que vous dites sur les bons moments de la vie, ça me laisse perplexe. Je ne doute pas de vos propos seulement il faut que je vous confie que je suis loin d'avoir l'espoir de jours heureux. Certes, je ne cesse de me répéter à moi-même que les plus mauvais jours de mon existence sont passés mais je ne peux m'empêcher de douter, de manquer de confiance en l'avenir. C'est plus fort que moi, j'ai toujours l'impression que pendant une période de calme, il y aura toujours quelque chose qui viendra gâcher cette sérénité. Je préfère ne pas y croire pour ne pas être déçue, encore et encore. J'ai choisis la facilité, je le reconnais mais pour ma défense, je dois dire que je commence à en avoir assez de souffrir inlassablement. Je ne me plains pas, ce n'est qu'une constatation cependant, je ne peux m'empêcher de penser que je devais être née sous une mauvaise étoile, peut-être. Tout cela me laisse perplexe.
    J'ai évoqué le fait que vous aviez une fille. Ça peut paraître dingue, mais j'envie cette élève. Je pense pouvoir affirmer qu'elle a une chance inouïe de vous avoir comme père. J'aurais beaucoup aimé avoir un père comme vous, je n'ai pas eu cette chance mais il faut savoir que si je pouvais revenir en arrière, je ne changerais pas cela. Je vais vous paraitre contradictoire et je le suis, seulement si je vous avais eu comme père, je n'aurais pu vous écrire ces lettres, je n'aurais pu entretenir cette relation si particulière avec vous et ça m'aurait manqué. Je ne saurais dire si cela m'aurait manqué plus qu'une figure paternel, je ne l'affirmerais pas cependant je suis convaincue que ne pas entretenir ce lien bénéfique pour moi, avec vous aurait causé un vide. Enfin, pour être totalement persuadée de ce fait, il faudrait que je le vive or, je ne pourrais jamais renoncer à vous écrire ou à vous lire. Comme je vous l'ai dis précédemment, vos lettres illuminent mes semaines et mes journées, et ça, je n'y renoncerais pour rien au monde. Sachez que je conserve vos lettres, une à une, parce qu'elles font parties des choses qui me permettent de rester à la surface et de ne pas sombrer. Sombrer dans quoi, je ne saurais vous le dire, je sais seulement que grâce à elles, je réussis à ne pas m'enfoncer. Du moins pas plus que je ne le suis déjà.
    J'aime votre façon de me répondre. Vous n'êtes pas sans talent, j'aime lire vos mots et même si vous vous pensez maladroit, je trouve vos lettres fabuleuses, je les aime beaucoup. Continuez donc à m'écrire et ne changez rien à votre façon de faire.
    Je serais tentée de vous demander quels visages imaginez-vous donc derrière ces lettres seulement je ne confirmerais rien et ceci ne vous apporterait donc aucune certitude. Sachez simplement que j'ignore moi-même qui je suis. Je souhaiterais vous révéler qui je suis, vraiment, je souhaiterais pouvoir vous parler de tout ce qui me concerne, pour que l'équilibre qu'il y a dans notre relation perdure, seulement je suis bien trop effrayée pour cela. Comment réagiriez vous en découvrant qui je suis ? Vous avez beau sourire à beaucoup de vos élèves, j'ai remarqué que certains n'ont pas droit à vos sourires chaleureux, alors que se passerait-il si ce que vous découvriez ne serait pas à votre goût ? Cette situation ne me plait vraiment pas malgré tout, je trouve que le fait de vous avouer mes sentiments les plus profonds et particulièrement ceux à votre égard, est une compensation à l'absence de visage que vous subissez. Je tiens tout de même à vous présenter mes excuses à ce propos, en souhaitant une nouvelle fois que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. C'est donc sur de nouvelles excuses que je terminerais cette lettre qui je l'espère aura une réponse.


Affectueusement, votre inconnue, votre X. »

Sur ce, Lilween replia la lettre et la fourra dans son enveloppe, comme elle l'avait fait toutes les autres fois. Un sourire béat aux lèvres, elle se faufila jusqu'à la sorcière borgne pour y glisser son enveloppe de mots passionnés dans la pierre avant de reprendre sa route normalement, avec pour seule différence une moue heureuse sur le visage.

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MessageSujet: Re: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween. Jeu 16 Déc - 4:29

    I'm finding hard to resist,
      so show me what i'm looking for.
        looking for. carolina liar.


Plus vite. Toujours plus vite. Sa cage thoracique semblait sur le point d’exploser, tant ses inspirations se faisaient de plus en plus prononcées au fil des pas précipités, à travers les escaliers magiques. Tristan montait deux à deux les marches en marbre, les figures des tableaux l’observant avec curiosité. Il était rare de voir le professeur de Potions dans un tel état, lui qui avait toujours cette attitude détendue et nonchalante en toutes circonstances. Rien ni personne ne semblait réussir à le mettre dans un esprit de stress quelconque, à l’exception peut-être des matchs de Quidditch qui lui tenaient tout particulièrement à cœur. Cependant en dehors de ces sessions sportives, même lorsqu’il était en retard, le né-moldu n’était pas aussi tendu. Heureusement, mis à part les personnages peints des innombrables tableaux ornant le grand hall où se trouvaient les escaliers, aucune autre âme ne percevait l’agitation du rapide Ainsworth. Et pour cause, il était aux alentours de minuit. Tout le monde était dans un état de somnolence plus ou moins exacerbé, même le concierge qui se devait de surveiller le premier étage, ou les quelques préfets exécutant leur ronde nocturne.

Après être monté au troisième étage, Tristan bifurqua aisément dans le couloir de la sorcière borgne, et ne prit même pas la peine de vérifier si quelqu’un l’observait ou l’avait suivi, pour se précipiter sans dignité aucune vers la cachette où les deux correspondants avaient pris l’habitude de déposer leurs missives. Il sortit sa propre lettre de sa poche et l’y déposa. Le jeune homme eut un vague soupir, passant une main sur ses yeux fatigués. Libéré de sa course effrénée, il sentit ses épaules se décrisper et la fatigue vint brusquement engourdir son esprit. Il n’avait plus qu’une envie allé prendre un bain, et dormir profondément. Tristan repartit plus lentement vers ses quartiers cette fois, fourrant ses mains dans ses poches. Là, sentant un papier froissé dans la poche gauche de son pantalon, il se stoppa net. De quoi s’agissait-il ? Il ne s’était tout même pas trompé de lettre, n’est-ce pas ? Jetant un coup d’œil vers la statut de la sorcière borgne, il grimaça légèrement en dépliant le papier chiffonné qu’il tenait à présent entre les mains. Il ne s’agissait que du brouillon, qu’il avait d’ailleurs recopié mot pour mot sur la véritable lettre. Merlin merci !
    « A toi,

C'est toujours plaisant de découvrir un de tes nouveaux écrits. D'ailleurs, en lisant le début de ta dernière lettre, j’ai eu l’impression de correspondre avec un agent double, un espion. Je plaisante. C’est juste que l'hypothétique réaction que je pourrais avoir, selon toi, en découvrant ton identité, m’a fait penser à cela. J’ai du voir beaucoup trop de films moldus, je suppose. Enfin, pas tant que ça : je n’ai jamais touché aux légendaires James Bond.

Bref. Pour répondre à tes questions, j’ai bel et bien une fille à Serdaigle. Alice, elle est en sixième année. C’est un bout de femme très sage tu sais. Je pense que tu t’entendrais parfaitement avec elle d’après le tempérament que tu laisses montrer à travers nos missives. Elle est aussi blonde que moi, mais mis à part quelques traits physiques en commun, nous ne nous ressemblons que très peu. Surtout mentalement à vrai dire, il n’y a rien de plus éloigné. Elle est d’un calme imperturbable, toujours très posée. Nous nous équilibrons assez bien, même si parfois j’ai tendance à croire qu’avoir un père aussi enfantin la lasse quelques peu. Nous ne pouvons être plus différents l’un de l’autre que nous le sommes, tu sais. Pourtant, je l’admire sincèrement. Elle ressemble par bien des points à sa mère, tout en s’éloignant énormément. Elles ont la même noblesse de cœur, la même lueur d’intelligence dans le regard, et cette légère réserve avec les inconnus. Sa mère était cependant d’un romantisme absolu et un sourire constant qui la rendent pour cela unique, Alice s’en démarque assez de ce fait. Je pourrais parler d’elle pendant des heures, mais je suppose qu’il ne serait guère honnête de continuer sur cette lancée si jamais tu apprenais à la connaître. Il serait plus juste que tu te fasses ta propre opinion, plutôt que d’écouter les divagations d’un père aveuglé par l’affection qu’il porte à sa fille, n’est-ce pas ? En parlant de cela, je te vois déjà tenter de faire le calcul, et ne rien comprendre. Si j’ai vingt-neuf ans, et que la gamine en a quinze ou seize, comment cela peut-il être possible ? Alice n’est pas ma fille biologique, bien que cela ne change en rien l’amour que je lui porte. Je ne sais pas pour elle, mais peu de monde m’a déjà demandé comment elle et moi pouvions être liés. Je suppose que demander à son professeur quel genre de relation le lie à une élève est à la limite de la politesse dans la réalité. En résumé, Alice est la fille de ma meilleure amie. Je l’ai adoptée il y a une dizaine d’années. Ma meilleure amie était une personne remarquable, dont la présence d’esprit était d’une rareté époustouflante. Alors, prendre soin de l’enfant d’une jeune femme aussi exceptionnelle, aussi admirable, ne pouvait être que la moindre des choses. Chose que je ne regrette en aucun cas d'avoir fait, même aujourd’hui.

Ensuite, le mariage ? Je ne pense pas que je franchirai ce pas un jour, l’occasion s’était déjà présentée et a même failli se réaliser, mais ce n’est plus le cas à présent. J’ai déjà été fiancé une fois. Sincèrement amoureux deux fois. Mais il faut croire que les relations ne sont pas mon fort, ou que je n’ai simplement rien à offrir d’intéressant. Après tout, être professeur à Poudlard empêche d’être à cent pour cent disponible pour quelqu’un, et par ailleurs, se marier avec un homme ayant déjà une fille de seize ans ? Peu de femmes accepteraient, ce que je peux comprendre. Bref, je n’ai qu’une fille. Alice est la seule, et sans doute l’unique enfant que j’aurais de toute ma vie si on compte mon absence total de relation sentimentale avec une femme ces temps-ci. Je n’ai que vingt-neuf ans, mais l’espoir d’entretenir un lien conjugal avec une sorcière s’est évaporée depuis des lustres. C'est trop douloureux pour moi de m'aventurer sur ce terrain-là. Je n'en sors jamais indemne.

En ce qui concerne ma carrière professionnelle, cela est plus compliqué que le fameux « je veux devenir prof depuis que je suis tout petit ». Le métier d’enseignant ne m’était jamais venu à l’esprit jusqu'à récemment. Je suis bien incapable de tenir sur une chaise et de répéter les mêmes choses inlassablement chaque année. Mais étonnement, depuis ces trois années que je suis ici, ce boulot m’a agréablement surpris. Partager avec des jeunes mon savoir en Potions est un passe-temps que j’apprécie vraiment, et cela me rappelle mes propres années à Poudlard qui sont évidemment de très bons souvenirs. Mais je ne vais pas m’attarder là-dessus, je risquerais encore de m’éterniser sur le sujet. Pour en revenir à ta question, j’ai tenté le métier de professeur dans l’unique but d’être plus proche d’Alice. Poudlard étant un pensionnat, nous ne pouvons nous voir que lors des vacances scolaires, or il m’arrive d’être à l’étranger durant ces vacances. Alors je te laisse deviner à quel point parfois cela peut être ardu pour Alice. Un ami m’a laissé sous entendre qu’être professeur à Poudlard pour être avec elle était un comportement de père trop protecteur, étouffant, mais ma petite Serdaigle m’a bien rassuré sur ce point. Elle était soulagée et plutôt excitée à l’idée que je sois présent à l’école. Même si je suis sûr qu’au fond d’elle, il devait y avoir certaines réserves.

Ta dernière question m'a fait rire. Car je ne compte plus le nombre de visages surpris que j’ai vu lorsqu’on apprenait que j’avais été à Serpentard. Le choixpeau avait une seule réponse pour ça : l’ambition. Je crois qu’il a visé juste lorsque je regarde ce que j’ai accompli dans le passé rien que pour cette envie de briller en Potions. Je dois dire que cette avidité hors norme a été la source d’une persévérance incroyable lorsque j’étais plus jeune. Une motivation qui a perduré pendant quelques temps, plus maintenant je pense. Pas avec autant d'intensité du moins.
Tu sais, le Choixpeau avait des hésitations avec les autres maisons, dont Poufsouffle un peu plus en particulier. Mais je crois que la flamme de l’ambition qui brûlait dans le gamin qui était à moi a du l'aveugler momentanément, à tel point qu’il ait jugé préférable de m’envoyer dans une maison réputée par ses élèves froids et rigides. Mon contraire en somme. Mais l'idée d'être un étudiant vert et argent ne m'a pas vraiment posé problème, sauf pour quelques sang-purs bien sûr. Je me fichais un peu des rivalités entre maisons et tous ces trucs, je n’avais strictement aucun préjugé en entrant à Poudlard. Même si je devais t’avouer que je ne voyais pas réellement l’intérêt de l’existence d’une maison du Courage, de la Ruse, et de la Loyauté. Pour moi, une école était sensée donner le savoir, alors Serdaigle semblait le seul blason logique dans toute cette histoire de fondateurs. J’ai cependant rapidement compris la valeur et l’importance véritable des Quatre.

Pour ce qui est de ton manque de confiance en l'avenir, c’est en pensant que quelque chose de mauvais va t’arriver que, justement, tu vas gâcher les bons moments. C’est bien dommage de se dire qu’une période sombre va arriver alors que, dans le moment, tu passes une merveilleuse journée. Je trouve ça un peu stupide je dois te l’avouer, car tu ne vis pas à fond les bons jours de ce fait. Mais je suppose qu’il s’agit juste d’une question de savoir accepter la fatalité et de faire avec, ou quelque chose du genre. Je ne suis pas doué en philosophie. Enfin au risque de me répéter, savoir que mes lettres illuminent tes journées me fait incroyablement plaisir. Comme quoi, arrivais-je un jour à t'aider à chasser ce manque indubitable de confiance en l'avenir. J'en serais réellement heureux, ne serait-ce que d'y avoir contribué que très légèrement.

Par ailleurs, il est certain que je ne porte pas tous les élèves dans mon cœur, mais je suis certain que tu ne fais pas partie de ces étudiants qui essaient de me mettre mes nerfs à rude épreuve. Et tu as raison pour cette absence de visage réel, cela se compense par ces lettres que tu écris à cœur ouvert. Tu n’as vraiment pas idée de ce que tes écrits me font ressentir. Alors pour cela, tu n’as certainement pas à t’excuser, ce serait plutôt à moi de te remercier.
Alors merci, belle inconnue.

    Sincèrement,
    Tristan. »
Le jeune homme fut satisfait de sa réponse, bien que condensée. Par moment, il avait eu du mal à s'arrêter d'écrire, surtout en parlant d'Alice, de son métier et de ses souvenirs à Poudlard. A l'inverse, il s'était voulu plus que succinct en matière de relations sentimentales. La blessure était encore douloureuse malgré toutes ces années. La mère d'Alice risquait d'être un fantôme qui le tourmenterait jusqu'à la fin. Sans parler de ses fiançailles ratées qui avaient eu lieu quelques années plus tard avec une sorcière. Que cette fille l'abandonne du jour au lendemain sans explication aucune, était certainement l'un des événements les plus difficiles auxquels il avait du faire face.
Perdu dans ses pensées, Tristan disparut finalement au détroit d'un couloir, attendant avec impatience et excitation la réponse de la jeune fille. Il était certain que ses songes seraient peuplés par cette femme au visage inconnue.


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MessageSujet: Re: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween. Mer 29 Déc - 4:12

Assise le long du mur, à côté de la Sorcière Borgne, Lilween semblait aussi vivante que la statue qui la surplombait. N'arrivant pas à trouver le sommeil, la jeune fille s'était tout d'abord installée dans sa salle commune mais constatant qu'elle n'arrivait toujours pas à s'endormir, elle avait attrapé une veste un peu trop grande qui trainait là et l'avait enfilée. Puis, vagabondant sans but dans les couloirs du vaste château, elle était finalement passée devant la Sorcière Borgne. Elle avait aussitôt fait demi-tour, avait attrapé plusieurs pages de parchemin, juste au cas où, une plume, et était repartie vers l'affreuse statue. Là, elle s'était laissée glisser à côté de cette œuvre d'art assez spéciale et avait commencé à écrire. Bien entendu, elle avait regardé le petit coin qui servait de boîte à lettre, une première fois en arrivant devant le passage secret puis une seconde fois après avoir été cherché ses outils pour écrire. Il était évident qu'en aussi peu de temps, le professeur de potions de Lilween n'aurait eu le temps de venir y déposer un de ses billets mais elle n'avait pas voulu prendre le risque de passer à côté d'une lettre. Lilween commençait à penser à une éventuelle rencontre sans pour autant être déterminée, la peur lui tenaillant l'estomac, elle n'osait le proposer à son professeur, persuadée que cela gâcherait leur relation, si on pouvait appeler cela comme ça.

Pas un seul moment elle pensa à se faire discrète, à se cacher ou quoi que ce soit, tant elle était pressée de rédiger une nouvelle lettre. C'était la première fois qu'elle rédigeait de la sorte, sans prendre véritablement de soin. Pas qu'elle souhaita laisser un brouillon à son professeur cependant, la passion de lui écrire de nouveau l'ayant saisie, elle ne pouvait s'empêcher de marquer tout ce qu'elle avait à lui dire et qui lui tenait à cœur. Elle rédigea longtemps sur sa première page de parchemin. Elle écrivit au recto et au verso, barrant, corrigeant, gribouillant tout ce qui ne lui plaisait pas. C'était un simple brouillon, elle allait réécrire la lettre au propre, d'où les nombreux parchemins pris au préalable. Elle écrivait tout et n'importe quoi, laissant son identité complétement à la merci du futur lecteur. Elle signa d'ailleurs son brouillon de ses initiales. Tandis qu'elle relisait une deuxième fois ce morceau de papier qu'il aurait été difficile d'appeler une lettre, elle entendit des bruits de pas. Sans réfléchir, elle entra dans le passage secret et y guetta l'arrivée d'une quelconque personne. Une lumière de baguette passa tout près si bien qu'elle coupa complétement sa respiration de peur de se faire prendre. Lorsqu'enfin la lumière s'éloigna, elle inspira un bon coup puis se laissa glisser le long du mur pour finalement s'asseoir sur l'une des marches du passage pour continuer sa relecture, correction, réécriture. Finalement, elle attrapa une autre feuille de parchemin et commença une réécriture soignée et minutieuse. Sa plume s'attardait sur chaque mot, chaque lettre, chaque virgule. Elle prenait son temps pour ne faire ni fautes ni ratures, contrairement aux quelques minutes plus tôt durant lesquelles sa plume voltigeait au dessus de sa feuille, laissant quelques pâtés d'encre et quelques fautes d'orthographe sur son passage. La différence entre le brouillon et l'original était frappante, rien qu'un seul mot semblait être écrit par deux personnes différentes. Ainsi, assise sur une marche des escaliers du passage secret, vêtu d'une veste trop grande pour elle et dont elle ignorait qui était le propriétaire, Lilween écrivait à son professeur en y mettant tout son cœur.

      « A vous, cher monsieur Ainsworth,

    Par où commencer ? J'aurais tellement des choses à vous dire, sur moi, sur vous. J'aime lorsque vous me parlez de vous. Je dois vous avouer que je ne me sens pas très à l'aise avec cette histoire d'identité secrète, j'ai l'impression d'être une psychopathe. Parfois, il m'arrive de penser que je suis folle. C'est vrai, correspondre anonymement avec un professeur, le questionner sur sa vie, sur des choses personnelles et lui demander en retour de ne pas découvrir qui je suis, je trouve ça de plus en plus fou à chaque lettre. Je suis heureuse de vous avoir vu répondre à mes questions même si j'aurais compris que certaines d'entre elles puissent vous mettre mal à l'aise. Il faut que je vous avoue que je suis soulagée de ne pas vous savoir marié. Je sais que c'est une pensée très égoïste et que je ne devrais vraiment pas penser ça de mon professeur mais c'est plus fort que moi, j'en suis navrée. J'ai la sensation d'avoir des tas des choses à vous avouer. D'abord, je dois dire que j'aimerais connaître votre fille. J'ai déjà croisé Alice dans l'école mais je ne lui ai encore jamais adressé la parole et ce que vous dites d'elle est plutôt flatteur. Elle semble vraiment gentille, vous la décrivez comme une personne tout à fait adorable et c'est très tentant d'apprendre à la connaître dans de telles conditions. Je suis certaine que vous êtes un excellent père pour elle. Elle doit être fière de vous avoir. Je trouve que ce que vous avez fait pour elle est merveilleux, admirable. Sa mère, même morte, doit être fière, elle aussi. Je suis persuadée qu'elle vous voit d'en haut, prendre soin de sa petite fille et elle doit être comblée.

    J'espère n'avoir pas trop été indiscrète sur le mariage, je ne voulais pas vous rappeler de mauvais souvenirs, je pense notamment à vos fiançailles qui peut-être ont pu être un moment difficile pour vous. Je m'en excuse si j'ai fais revenir des souvenirs désagréables pour vous. Et je suis certaine que certaines femmes sont attirées par les pères, et puis, Alice est relativement grande alors je suppose qu'elle ne doit pas être un si grand obstacle que ça aux rencontres. Vous trouverez bien quelqu'un et lorsque vous la trouverez, vous vous souviendrez de ce que vous disiez auparavant et tout cela vous fera rire. Je tiens à vous dire qu'en aucun cas, je ne fais référence à moi, je souhaite simplement vous le précisez, que vous ne vous mépreniez pas. J'ai beau être sous votre charmes, je reste lucide et réaliste. Vous savez, en tous les cas, que si vous aviez l'envie de parler, que ce soit de ce sujet où d'un autre, vous pouvez. Je suis capable d'écouter, enfin de lire dans le cas présent. Je suis désolée de ne vous offrir que de simples mots sur du papier, j'aimerais tellement vous offrir plus mais la vérité est que je suis une véritable froussarde et particulièrement pour tout ce qui touche aux sentiments. Je redoute tellement votre réaction que je m'interdis toute pensée liée à une possible rencontre. Vous seriez trop déçu selon moi. Pourtant, vous devez savoir que ces derniers temps, le fait de vous rencontrer en chair et en os m'a beaucoup tentée. Même si j'adore venir découvrir une nouvelle lettre de votre part, je sais que ça ne suffit pas. Je sais aussi que jamais nous ne pourrions être ensemble si nous nous rencontrions parce que je ne suis pas un membre du corps professoral, je ne fais pas partie non plus du personnel de l'école comme vous le supposiez. Je suis bel et bien une élève et ainsi, il nous est impossible d'être ensemble bien que je ne puisse affirmer que c'est ce que vous souhaitiez. Malgré tout, je suis heureuse que vous ayez choisi la profession d'enseignant car sans cela je ne vous aurais certainement jamais connu. Je dois reconnaître que tout aurait été plus facile si vous aviez été un élève, ou si j'avais été moi aussi, une enseignante mais ce n'est pas le cas et de cette manière, nos statuts de professeur et d'élève nous interdisent une relation autre qu'éducative.

    Il faut que vous sachiez que j'ai ris la dernière fois. Ça peut paraître complétement absurde surtout pour quelqu'un comme vous qui rit, visiblement très souvent pourtant, pour moi, c'est tellement rare que je qualifierais cela d'exceptionnel. J'ai adoré. Je crois que je commence à me rendre compte que la seule chose qui gâche ma vie, c'est moi-même. Je me suis rendue compte qu'en riant, j'oubliais mon mal de vivre et toutes ces pensées négatives et pessimistes qui envahissent bien souvent mon esprit. C'était vraiment bien de rire un peu, je le referais si je le pouvais parce que c'est une véritable libération. Sourire, je sais le faire. Je sais sourire pour cacher les sentiments que j'éprouve réellement, je sais aussi sourire sincèrement, ce qui arrive la plupart du temps lorsque je pense à vous. Mais rire, je me demande simplement si ça m'était déjà arrivé, enfant et j'en doute fort. Cependant, même si j'adore rire et même si j'ai très envie de continuer à rire à gorge déployée, je ne suis pas sure que ce soit dans mon tempérament. Je suis torturée de l'intérieur, je suis pessimiste et je ne crois en rien alors la seule chose qui puisse encore me sortir de là, c'est l'amour. L'amour des quelques amis que j'ai et qui m'apprécient surtout. C'est l'un d'entre eux qui m'a fait rire et en riant, je crois que j'ai retrouvé un peu de vie et d'espoir. Excusez ce long discours bien ennuyeux, je souhaitais simplement vous dire que j'ai un pressentiment, celui que les choses s'arrangent un peu parfois.

    Je terminerais en vous disant que ma maison à moi me correspond parfaitement, je n'aurais su trouver mieux moi-même et cette même maison nous rapproche, en quelque sorte. Je ne vous dirais pas s'il s'agit de Poufsouffle, dans laquelle vous avez faillit aller, ou bien Serdaigle dans laquelle se trouve votre fille ou encore Serpentard que vous avez vous-même côtoyée, je vous laisse choisir celle que vous préférez, je vous laisse choisir celle dans laquelle vous me verriez. Dans tous les cas, une chose est certaine, vos lettres adoucissent ma dure réalité, alors merci à vous de me répondre. Vous avez toute mon affection.

      Votre inconnue. »


Cette lettre subit encore deux lectures par sa rédactrice avant d'être délicatement pliée et déposée dans la boîte aux lettres qui séparait Lilween de son professeur de potions. Ainsi elle glissa la lettre puis sortit de sa cachette, en prenant soin de ne laisser ni le paquet de feuilles qu'elle avait emporté, ni sa plume. La jeune Serpentarde reprit le chemin du dortoir désormais très fatiguée et prête à trouver le sommeil. Elle descendit aux sous-sols et fila tout droit vers son lit sans même prêter attention à sa direction, elle se cogna contre un fauteuil mais ne s'arrêta même pas. Elle s'assit au bord de son lit, posa toutes ses feuilles en vrac sur sa table de chevet et s'allongea. Ce n'est qu'une fois installée confortablement qu'elle constata qu'elle avait oublié d'enlever la veste inconnue et elle s'endormit avec aussitôt après. Cependant, son brouillon lui était complétement sortit de la tête et si elle avait jeté un coup d'œil aux parchemins qu'elle avait remporté, elle aurait remarqué que son brouillon manquait à l'appel.

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MessageSujet: Re: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween. Jeu 28 Avr - 4:31

    I am falling into grace
      To the unknown to where you are.
        unknown. lifehouse.



L’automne transformait le paysage magnifique du château en un environnement encore plus somptueux, si cela n’était encore possible. Cela faisait trois ans que Tristan était revenu à Poudlard, et il ne s’était toujours pas lassé de ce décor. Il reconnaissait bien le style britannique si particulier à travers les édifices sorciers, et qui lui avait tant de fois manqué durant ces quelques mois de voyages à l’étranger. Poudlard évoluait au fil des saisons, toujours aussi élégant que cela fut sous la neige, ou, en arborant des couleurs typiquement automnales comme cela avait été le cas cette journée-là. Assis sur le rebord de l’une des énièmes fenêtres du couloir, Tristan se délectait de la vue extérieure sur le lac, et des arbres qui perdaient peu à peu leur feuillage aux couleurs chaudes. Enfant, il avait toujours détesté cette époque de l’année, préférant de loin le temps plus festif de fin d’année. Pour lui, l’automne avait toujours représenté le début d’une nouvelle année scolaire ainsi que l’annonce de la fin de l’année, la mort irrémédiable du paysage ne faisant que renforcer cette humeur maussade. Il repensa un instant à l’adolescent qu’il avait été, et qui avait voué une répugnance non dissimulé pour cette période automnale. Sans nul doute, ce Tristan n’aurait jamais imaginé que dans un futur plus ou moins lointain, il serait devenu professeur, et encore moins un professeur risquant sa carrière pour des lettres, dont le visage de l’auteur lui était inconnu. Il aurait probablement trouvé cela révoltant, dégoûtant, risqué : la jeune femme pouvant être n’importe qui. La vieille sous directrice, acariâtre et dépérissant à vue d’œil, une gamine pré pubère gloussant à la vue d’un autre boutonneux, ou pire encore : l’une de ses propres amies. Embarrassant.

Pourtant malgré cette réticence passée, des années plus tard Ainsworth se retrouvait ici, à seulement quelques mètres de la statue de la sorcière borgne. Il avait déjà écrit sa réponse, la plaçant toujours aussi discrètement dans la cachette prévue à cet effet. Mais au lieu de repartir comme toutes les fois où il avait répété cette habitude, Tristan était resté. Il n’aurait su expliquer les raisons de cet acte spontané – et dangereux pour l’inconnue dont l’identité pouvait se voir révélée. Ce désir de la voir réellement le rongeait de plus en plus. Ce qu’il avait écrit dans sa lettre en conséquence de cette envie égoïste, était encore imprégné dans son esprit au fer rouge.

« A toi,

Tout d’abord, si tu as l’impression d’être une psychopathe, alors sache que tu es une charmante psychopathe. Je suis d’accord avec toi, notre situation est particulière c’est vrai, mais au diable les rencontres conformistes. Notre entente est ce qui importe le plus, au fond. Ne te sens pas non plus exécrable d’être soulagée que je ne sois pas marié. C’est tout à fait compréhensible, et pour te dire, je suis certain que j’aurais coupé tout contact avec toi si j’avais une épouse qui m’attendait tous les soirs. Car je déteste les hommes de ce genre. Ainsi peut-être as-tu raison , mon honnêteté par rapport au mariage devrait intéressée certaines femmes, une en particulier. Un jour ou l’autre. Mais le présent est le présent, et je t’avoue que je ne me projette très rarement dans un avenir lointain, je suis quelqu’un vivant au jour le jour. Un énorme défaut parfois. Mais assez parlé de moi.

Je suis heureux d’apprendre que tu aies réalisé la raison de ta tristesse, de tes idées noires. Le rire et l’amitié sont effectivement essentiels à la joie de vivre, et si tes amis t’ont aidé à rire un peu, alors c’est sur la bonne voie. Peut-être arriveras-tu un jour à chasser de façon plus effective ton pessimisme et ton mal être. Tout est une question d’acharnement et de patience. Dans tous les cas, je crois réellement en toi.

Par ailleurs, je ne sais pas si tu as trouvé une veste en prenant ta dernière lettre ? Je m’étais posé quelques instants près de la Sorcière Borgne, pour admirer sa beauté subjuguante. Elle est terriblement sexy quand tu la regardes de plus près. Son œil qui dit merde à l’autre, son visage difforme…vraiment attirante. Plus sérieusement, si tu es en possession d’une veste, il est fort probable qu’elle soit la mienne. Au fond, ce n’est qu’un vulgaire bout de tissu comme on en trouve ailleurs, surtout pour un homme. On n’accorde généralement peu d’attention à ce genre de futilités, tu sais. Néanmoins, je dois sans doute déroger au stéréotype de l’homme moyen, car je tiens vraiment à cette veste. Il s’agit d’un cadeau qui m’avait été offert pour mon vingt-quatrième anniversaire (oui, ça date) par un être qui m’est très cher. Alors, j’aimerais sincèrement la récupérer si cela est encore possible. Voilà ce que je te propose - libre à toi de refuser, je ne t’en tiendrais absolument pas rigueur – Vendredi, en fin d’après midi, vers 18 heures trente peut être ? Bref, vendredi, tu déposerais ma veste près de la sorcière Borgne. Et je serai là.

D’accord, d’accord. Je sais. Tu m’as déjà dit que même si tu y avais songé un bref instant, l’idée d’une rencontre te terrifie. Mais soyons francs, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Je mourrais sans doute de curiosité si ton visage ne m’est pas dévoilé, ou nous finirions tous deux par nous lasser. En débutant ces lettres, nous étions conscients de ce qui arriverait par la suite. Soit un arrêt brutal - qui nous laisserait peut-être un goût amer sur les lèvres - soit une potentielle rencontre. Attention ! Je ne te pose pas d’ultimatum, soyons clairs. Et pour tout avouer, je ne sais pas à quoi m’attendre. […] »

Sa dernière phrase était un mensonge éhonté. Bien sûr qu’il savait à quoi s’attendre. Même si la jeune femme avait clairement affirmé qu’elle n’était qu’une élève, Tristan continuait à voir une femme d’une vingtaine d’années. Cela faisait plusieurs années qu’il n’avait pas songé à une fille comme il pensait à elle. Alors cet espoir qui se ravivait au fond de lui ne pouvait assurément pas être gâché par l’âge. Cette gracieuse inconnue était un cadeau inespéré, malheureusement trop beau pour être vrai.

« Sache juste que je comprendrais parfaitement si tu refusais cette proposition. Sois consentante, entièrement libre dans ton choix. Je comprendrais également si tu mettais plus de temps que d’habitude pour répondre à cette lettre. Ce que je te propose n’est pas à prendre à la légère après tout. Prend tout le temps qu’il te faudra pour te décider.

Sur ces mots, je vais terminer ma lettre, en espérant ne pas t’avoir imposé un dilemme trop lourd à porter.

Sincèrement,
Tristan. »

Pendant quelques minutes, il resta assis au bord de cette fenêtre, hésitant. Ses lèvres se plissèrent, contractant sa mâchoire. Reprendre ou ne pas reprendre cette lettre ? Ce rendez-vous qui changerait tout ? Accepterait-elle au moins cette demande si abrupte, qui contrastait tellement avec le fil de leurs anciennes correspondances ?

« Sois un Gryffondor. » murmura-t-il entre ses dents.
Courage.

Et c’est avec cette pensée qu’il osa enfin bouger. Se levant lentement de l’endroit où il s’était assis, et s’éloignant petit à petit de sa missive qui n’attendait plus qu’elle.

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MessageSujet: Re: Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween.

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Les mots ont parfois plus d'importance que les gestes. Tristan/Lilween.

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