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yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN

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▲ SYSSY L’IMPÉRATRICE jette des diadèmes empoisonnés.

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MessageSujet: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Lun 1 Nov - 9:44



Lilween Walker
&
Syrius Slyback



je n'avais pas du tout l'air con. mais quand je disais pas du tout, j'étais honnête. vous vous moqueriez vos, d'un garçon qui a ensorcelé ses vêtements pour leur donner une couleur jaune poussin, et qui se pavane dans la Grande Salle, tout fier de lui? oui? bon, alors oui, j'avais l'air d'un abrutis ressemblant soit à une tache de peinture avec des bras et des jambes, et une tête, soit , comme je l'avais noté précédemment, à un adorable poussin. enfin, adorable, pas tant que ça. mais, au final, ça amusait pas mal de monde, dans le bon sens. ce n'était pas des moqueries très vilaines, mais tout simplement des blagues, de la bonne humeur, telle que j'avais l'habitude de la faire régner. sérieusement, je n'avais pas choisi de mon plein grès de porter cette tenue, qui était d'ailleurs d'une couleur drôlement étrange, et flashi. c'était... hum... comment dire? un défi. oui, un défi, un simple défi, avec un inconnu. ou avec une inconnue, qui sait? notre relation était bien simple. nous ne nous connaissions ni l'un, ni l'autre, enfin, peut-être que si, mais jusqu'alors nous ne nous étions pas révélés nos identités respectives, préférant jouer le jeu. en gros, nous communiquions par le simple biais de notre table d'Histoire de la Magie. ce cours était, de loin, l'un des plus barbants de tout Poudlard, alors la personne s'était occupé tel qu'elle le pouvait, en me lançant un défi. et les défis, moi, j'adore ça. alors je l'avais relevé. et puis j'en avais gravé un autre. et ainsi de suite, jusqu'à ce jour fatidique, durant lequel "l'inconnu(e)" m'avait demandé de me vêtir uniquement de jaune poussin. malheur. et vous me connaissez assez pour comprendre que, évidement, j'avais accepté. après tout, ce n'était pas la mort, de se pavaner devant le nez de tous, un Samedi à midi, dans la Grande Salle. mais tout de même, garder ce souvenir toute ma vie, et me faire chambrer par un bon nombre de personnes, ça avait un certain prix. alors j'avais répliqué, avec un « cap ou pas de te teindre les cheveux en rose fluo? » mais, en rentrant dans mon dortoir, après avoir inscrit ça sur la table des défis, je m'étais rendu compte qu'il serait à présent difficile de conserver l'anonymat. mais c'était trop tard pour reculer. peut être ne nous croiserions pas, qui sait?

avec ma bande habituelle, à la table des Gryffondor, je dégustais mon déjeuner. certains élèves jeunes et insouciants ouvraient les yeux tout rond en me voyant, comme si j'étais un monstre sorti de nulle part. Galadriel avait apprécié ma folie, ce jour là. il m'avait d'ailleurs même aidé à transformer mon T-shirt, mon pantalon et mes chaussures. lui laisser la garde de mes caleçons aurait été bien incongru de ma part, n'est-ce pas? j'étais jaune, et ce de la tête au pied. ET FIER DE L'ÊTRE! j'avais même eu envie de faire passer mon chat, mon lui faire prendre une couleur jaune, mais ça aurait été barbare. « MERDE, PRONGS! » Prongs, c'était mon chat. et j'avais oublié de lui donner à manger, tellement j'étais occupé à m'habiller avec cette couleur qui me paraissait immonde au final. « Je reviens Galy. » Galy, ce fameux Galy. il me regardait avec des yeux ronds, un sourire sur le visage. je me levai, avec une vitesse et une souplesse incroyable, passant entre les rangées de Gryffondor et de Poufsouffle, apercevant Pandora au passage, en train de manger. MERLIN, ce qu'elle était belle. lui lançant un sourire, pas trop sur qu'elle m'ai remarqué, mais on ne sait jamais, j'avançais à travers la rangée. « Hé, le poussin, on t'aime, t'en vas pas! » me lança une voix masculine. cherchant des yeux ce garçon, je vis qu'il s'agissait d'un serdaigle de cinquième année, dont j'avais fait la rencontre dans le Poudlard Express, l'année dernière. le regardant en souriant, je continuai mon chemin, mais cette fois à reculons.

« vous allez me manquer aussi. » lui dis-je, avec un air faussement désolé, en avançant toujours à l'envers. sauf que, ô, malheur immonde, je sentis que j'arrivais déjà à la sortie de la Grande Salle, et que je n'avais toujours pas repris une démarche normale, dans le bon sens. et je reçu une sorte d'électrochoc, lorsque quelqu'un me bouscula, certainement sans avoir fait attention au boulet à l'envers. me retournant, pour m'excuser, parce que après tout, c'était de ma faute, quelque chose me rendit étrangement muet. moi, l'homme en jaune, je venais de bousculer la femme aux cheveux roses. impossible.


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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Mar 2 Nov - 13:08

© livejournal.

musique maestro

Il faut que je le reconnaisse : je n'étais vraiment pas fière. Je distribuais des regards noirs et des majeurs à la ronde. D'un autre côté, je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, j'avais cherché les embrouilles et je les avais trouvées. Mais il n'empêche que j'allais en avoir pour plusieurs semaines - plusieurs mois ? - avec cette tronche. J'avais longuement hésité à tricher et mettre une perruque mais je trouvais ça injuste pour ce pauvre petit qui lui était obligé de porter ses vêtements jaunes. J'aurais aimé le croiser, juste histoire de voir. Juste histoire de paraître un peu moins ridicule, si c'était possible. J'avoue ne pas avoir cru mon correspondant capable de faire le défi mais pourtant, il avait mis le sien à la suite, signe qu'il le ferait. J'aurais préféré qu'il ne le fasse pas, à ce prix là. Je n'étais même pas sûre de le croiser et qui sait si ça se trouve, c'était une fille ? En tout cas, j'aurais adoré lui tomber dessus : j'aurais eu une double surprise.

Passons, je m'étais levée un peu plus tôt, avant mes camarades de chambre afin de pouvoir mettre cette horrible teinture sur mes cheveux. Oui, j'avais opté pour une teinture moldue parce que j'avais une chance sur mille de réussir un sortilège de coloration et il était totalement exclu que je demande ce service à quelqu'un. Je n'avais aucune envie de répondre à des questions indiscrètes, légitimes certes mais tout de même indiscrètes. Le sacrilège accompli, j'avais inspiré très fort avant de sortir à la vue de tous, la tête rose bonbon. Bizarrement, avoir les cheveux semblables à de la barbe à papa ne me dérangeait pas plus que ça. Ce qui m'agaçait, m'énervait, me faisait sortir de mes gonds, c'était le regard des autres. Ces abrutis qui ne pouvaient s'empêcher de mater comme si c'était la chose la plus incroyable de leur vie. Je veux dire : nous étions dans une école de magie ! Il faut ouvrir les yeux, quand vous êtes dans une école de magie, ce n'est pas la coloration en rose d'une fille qui peut vous étonnez tout de même ! Ce qu'ils pouvaient être stupides tous ! C'est dans cet état d'esprit que je prenais le chemin de la Grande Salle pour prendre mon déjeuner. Je m'arrêtais aux toilettes en chemin et constatais l'ampleur des dégâts. Moi qui ne prêtais pas forcément une grande importance à la beauté, là force m'était de constater que j'étais tout simplement affreuse. J'avais des cheveux... la seule solution que j'envisageais face à ce massacre, c'était de me les raser ! J'avais du mal à réaliser ce que j'avais fais à mes cheveux, ma longue chevelure auburn était partie en fumée. Rose qui plus est ! D'une certaine manière, ça ne me faisait pas peur : j'avais déjà été confrontée à ce genre de problème et le moins que l'on puisse dire c'est que je m'en étais sortie sans trop de dégâts. Mais là c'était différent. Je ne souffrais pas le moins du monde même si j'avais la furieuse envie de mettre quelques poings à la figure de certains curieux qui commençaient sérieusement à me taper sur les nerfs. Mes cheveux me répugnaient, surtout que je détestais le rose, je n'étais pas aussi féminine que ça. Je pris une mèche entre le pousse et l'index en l'examinant dans le miroir des toilettes, à la limite du dégoût. J'avoue que c'était limite écœurant, ce rose. Mais un pari est un pari et je n'étais pas du genre à ne pas respecter mes engagements. Je n'étais pas le genre de personne qui recule devant un obstacle. Soupirant bruyamment, je lâchais ma mèche avant de prendre le chemin de la porte. Sortant dans le couloir je tombais face à un de ces curieux exaspérants. Enfin, une curieuse dans le cas présent. En me voyant, elle se figea et m'observa un moment avant d'éclater de rire. Furieuse, je lui montrais mon majeur mais voyant qu'elle riait encore plus, j'attrapais sans hésitations ma baguette avant de la lui mettre sur la jugulaire. Son rire cessa aussitôt et je la vis déglutir difficilement. Souriant narquoisement, je lui chuchotais à l'oreille :

    LILWEEN - Je préfère ça. Allez, casse-toi maintenant !


Elle n'hésita pas une seconde et déguerpit à ma demande. Effaçant mon faux sourire, je pris la peine de jouer un instant avec ma baguette avant de la ranger et de reprendre ma route. Cette pauvre fille ne me verra plus jamais de la même façon et pour cause, la pauvre gamine ne devait être qu'en deuxième ou troisième année. Et pourtant, je ne ressentais aucune culpabilité : elle m'avait cherché, elle avait eu ce qu'elle méritait. Reprenant ma route j'adressais un nouveau sourire forcé à un groupe de filles aux couleurs des lions avant leur jeter un regard si noir, qu'elles cessèrent leurs gloussements de poules. J'entrais enfin dans la salle commune, furieuse après tous ces imbéciles étonnés, quand je fus heurtée de plein fouet par quelqu'un d'autre. Vacillant un instant, je pris mon temps pour relever la tête vers l'idiot du village qui m'avait manquée, c'est vrai, quoi, j'étais rose fluo ! Et quand je constatais enfin les habits jaunes pétants que cet élève portait, je ne pus réprimé mon sourire que je qualifiais alors de ravi. Je le tenais, mon lanceur de défis. Je l'avais déjà croisé quelques fois mais je ne connaissais pas son nom, tout ce que je savais, c'est qu'il était à Gryffondor et qu'il était ami avec Galadriel. Ça ne m'étonna pas plus que ça, qu'un ami de Galadriel soit totalement vêtu de jaune au point de ressembler à un poussin. J'avais une barbe à papa sur la tête et lui, des plumes de poussin sur tout le corps. Me relevant, je lui fis un sourire sincère avant de rire légèrement. Puis lui faisant face je lui demandais simplement :

    LILWEEN - Histoire de la magie, quatrième rang, table de droite ?


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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Sam 6 Nov - 2:08

sérieusement, il n'y avais que moi pour m'habiller intégralement en jaune poussin, tout en me pavanant dans le château, cherchant la grande salle, ayant oublié de nourrir son chat, et sur le chemin, bousculant une jeune femme aux cheveux roses. ROSES! c'était forcement elle, la fille de la table des défis. je m'étais toujours imaginé à quoi elle pouvait bien ressembler. je m'étais même fait à l'idée que ça aurait pu être un garçon. mais non, c'était une fille. et, d'après mes souvenirs, elle était à Serpentard. mais peu m'importait. pour l'instant je ne faisais que la regarder comme un réel abruti, très surpris par ma découverte soudaine. maintenant que j'y pensais, c'était fantastique, de la rencontrer enfin, même si c'était lors d'une situation fort embarrassante. oui, quand même, j'avais l'air d'un Poufsouffle ayant attrapé une jaunisse, ou ayant désiré se changer en canard et elle ressemblait à un bonbon, voire une barbe-à-papa. je lui aurais volontiers manger les cheveux, rien que pour gouter, mais mon petit doigt me disait que c'était une très - très - mauvaise idée de l'attaquer ainsi. j'avais plein d'idées étranges, comme si le jaune me ramollissait encore plus le cerveau qu'il ne l'était d'ordinaire. elle ne sembla pas offensée que je l'ai bousculé, elle avait juste l'air grandement surprise de rencontrer enfin son camarade de défis. néanmoins elle m'adressa tout de même un sourire, qui sembla sincère. en y réfléchissant bien, j'avais réellement du entendre parler d'elle. il me semblait qu'elle était amie avec Galadriel, ou quelque chose dans ce genre, mais je ne parvenais pas du tout à mettre un quelconque nom sur sa tête. Lily. Non, Lola. Non... POUAH, la galère. bref, j'étais tout de même plutôt heureux de ne pas être assez abruti pour ne pas connaitre sa maison. c'était une Slytherin. je ne savais même pas quoi lui dire. elle ne m'apprécierait peut-être pas, si elle se laissait aveugler par sa maison, mais après tout, peut-être n'était-ce pas du tout son genre de s'arrêter à ça. j'en fus certain lorsqu'elle se mit à parler, toujours souriante. « Histoire de la magie, quatrième rang, table de droite ? »

c'était exactement ça. nous occupions la même place dans ce cours complètement barbant. à chaque nouveau cours, chacun découvrait ce que l'autre lui avait concocté, en ayant gravé un nouveau défi. l'autre devait le réaliser, puis en poster un nouveau, et ainsi de suite. au début, ce n'était pas bien méchant, puis ça s'était clairement intensifié, jusqu'à ce jour fatidique, ou cette jeune femme m'avait ordonné de m'habiller complètement en jaune. j'avais été pris au dépourvu, mais j'avais bien du accepter, parce que les défis et moi, ça faisait un. et je n'avais pas du tout envie de me dégonfler, parce qu'il était vrai que dans ce genre de jeux, j'adorais la victoire. alors j'avais accepté, et je lui avais proposé un autre défi, qui lui était à la hauteur de celui qu'elle m'avait dit de faire. se teindre les cheveux en rose. si ça avait été à moi de faire ça, il était clair que j'aurais refusé. les habits, oui, mais les cheveux, jamais. pourtant, elle avait accepté, ayant fait ça avec une coloration moldue, très certainement. grand bien lui fasse. elle était réellement courageuse de sortir de son dortoir avec des cheveux couleur barbe à papa. tout comme moi qui m'étais montré aux yeux de tous habillé d'une couleur jaune que, au fil des minutes, je trouvais de plus en plus immonde. je lui rendais, moi aussi, avec sincérité, un sourire radieux. après tout ce n'était pas tout les jours que j'avais le pouvoir de retrouver dans cette situation, aussi embarrassante mais amusante soit-elle. « Histoire de la magie, quatrième rang, table de droite! » lui confirmai-je avec un rire.

au risque de me répéter, c'était vraiment trop étrange de l'avoir devant moi, après des semaines entières sans se connaitre, juste discuter par le biais de défis loufoques. je m'étais imaginé cette personne, sans être parvenu à avoir de quelconques résultats. je ne savais pas trop quoi dire, mais lorsque j'ouvris la bouche, je ne réfléchis pas trop « ça te va plutôt bien, en fait. » lui avouai-je, souriant toujours, en regardant ses cheveux ayant des allures de barbe à papa.

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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Dim 7 Nov - 10:30

J'étais donc face à ce jeune homme, jaune comme un poussinet, qui me souriait pourtant. C'était étrange, peut-être aurions-nous dû être en colère l'un contre l'autre non ? Après tout, nous nous amusions à nous ridiculiser l'un et l'autre. J'avais les cheveux roses à cause de lui et il était jaune pétant à cause de moi. C'était pourtant loin de me mettre en colère. Le ridicule ne tue pas, la preuve, nous étions tous deux ridicules et aucun d'entre nous n'était mort. Peut-être que le fait de partager notre ridicule ça nous empêchait de nous haïr. En tout cas, personnellement, j'étais loin d'avoir une quelconque animosité envers lui. Je ne connaissais même pas son prénom et pourtant, nous partagions déjà quelque chose, un lien. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de son costume jaune et je n'arrivais pas non plus à effacer le sourire béat que j'avais sur les lèvres. Ça me faisait vraiment très plaisir de rencontrer l'auteur des messages. Je m'étais souvent demandé à quoi il pouvait ressembler, parce que j'imaginais mal une fille écrire ce genre de défis, seulement j'avoue que le dernier m'avait remise dans le doute. En effet, les cheveux en rose, ça semblait être l'œuvre d'une fille et très féminine qui plus est. Alors, j'avoue que j'avais fini par me dire que de toute façon, je ne l'apprendrais certainement jamais. Je m'étais résignée à ne pas connaître son identité. Quelque part, l'anonymat ne me dérangeais pas vraiment parce que comme ça, l'inconnu non plus ne me connaissait pas. Je pouvais ainsi écrire tout ce que je souhaitais sans qu'on ne me soupçonne, et ça c'était vraiment un plus, c'était sûrement le seul bon côté que je trouvais à notre méthode de correspondre. Cependant, j'étais forcée de reconnaître que de tomber sur ce jeune homme, un ami de Galadriel, me satisfaisait parfaitement parce que je connaissais Galadriel et que c'était tout à fait son style de copain. Et pour cause, les deux étaient exactement pareils. Je n'aurais pas été si étonnée que ça d'apprendre que les deux garçons choisissaient ensemble les défis que je me devais d'accomplir. Quand je l'entendis me confirmer sa place d'Histoire de la magie, mon enthousiasme augmenta encore d'un cran. Me penchant un peu en avant, je jetais un coup d'oeil à la table des Gryffondor où je vis Galadriel, l'une des seules choses que nous avions en commun, Poussinet et moi. J'étais absorbée dans ma contemplation, si bien que le jeune homme en jaune me ramena sur terre.

    SYRIUS - Ça te va plutôt bien, en fait.


Un large sourire s'afficha sur mes lèvres, ce qui était loin de me ressembler, et je me permettais ainsi de l'examiner de haut en bas, sous toutes les coutures.

    LILWEEN - Merci, je dois dire que tu n'es pas mal non plus. Et au faite, je m'appelle Lilween.


J'accompagnais ma remarque d'une main tendue, prête à être serrée, bien que ça fasse très diplomatique et sérieux, alors que nous étions tout le contraire, ce Gryffondor et moi. Et le paradoxe ne s'arrêtait pas là, nous venions tous deux de maisons totalement contraires alors que nous nous entendions à merveille. Ca ressemblait un peu à la relation que j'entretenais avec son ami Galadriel même si je connaissais mieux Gala que je ne le connaissais lui, à tel point que, lui, je ne connaissais même pas son prénom ! C'était grave tout de même car nous étions en quelque sorte assez proches pour nous lancer toutes sortes de défis alors que nous étions de parfaits inconnus, cinq minutes auparavant. Et pourtant, ça ne me dérangeait pas du tout, ça semblait tout ce qu'il y a de plus naturel au monde. C'était assez inattendu pour moi mais je ne me sentais vraiment pas gênée par le manque de connaissance que j'avais de ce jeune homme avec qui pourtant je faisais tout un tas de choses complétement loufoques. Et j'adorais ça ! Faire la folle avec quelqu'un que je ne connaissais ni d'Ève, ni d'Adam, c'était incroyablement génial. Lui jaune, moi rose, ça ne me dérangeait même plus.

    LILWEEN - Alors c'était toi. Mais comment pouvais-tu faire toutes ces choses dingues que je te demandais ? Je n'étais jamais sûre d'obtenir une réponse parce que j'allais toujours plus loin, mais qu'est ce que c'était cool de voir une réponse de ta part, à chaque fois.


J'étais heureuse d'enfin rencontrer l'inconnu des défis. Cependant, quelque chose me tracassait : et si, après ça, il ne voulait plus qu'on se lance nos défis ? Et si après ça, tout changeait et nous ne nous parlions plus même par le biais de notre table commune, en classe d'histoire de la magie. J'étais partagée quant à cette rencontre assez inopinée même si j'avais tout à fais conscience, en acceptant ce défi, en acceptant de sacrifier mes cheveux tels qu'ils étaient avant, que je serais repérable et que dès lors, lui m'aurait reconnue, tout du moins repérée, il aurait pu mettre fin à nos échanges. Bien sur, lui aussi était repérable avec cette couleur sur tout le corps, seulement, j'étais persuadée qu'à sa place, je n'aurais rien changé à notre relation si spéciale. Malgré que je ne pouvais être sûre de rien, je continuais de croire, entêtée comme je l'étais, que je n'aurais rien fais qui puisse nuire à notre correspondance par défis. Et pourtant, tout au fond de moi, je savais que si j'avais découvert une personne avec qui je ne m'entendais pas de vive voix, j'aurais coupé les ponts. Mais je dois reconnaître que je ne souhaitais vraiment pas le faire avec ce jeune homme. Je l'aimais bien, moi, même si je ne connaissais rien de lui.

    LILWEEN - Hm, dis, est ce que ça signifie qu'il n'y aura plus de défis ? Je... j'aimerais bien qu'on continue, tu vois ? Enfin, si tu le veux aussi, bien sur, sinon, je comprendrais et je respecterais ton choix.


J'avais dis ça sur un coup de tête. Je ne saurais expliquer ce qui venait de me passer par la tête, il n'empêche que je lui avais sorti ça, comme ça, sans réfléchir. Je ne le regrettais pas. Pas vraiment, en tout cas. Pas assez pour lui crier le contraire, déjà. Mais après coup, en le regardant dans les yeux, je sentis une boule se former dans mon estomac. C'est vrai, quoi, je ne le connaissais pratiquement pas et pourtant, je venais de lui lâcher ça, comme une déclaration mais pas d'amour, d'amitié. Ou presque. Du moins, c'est comme ça que je qualifiais mes propos. J'étais complètement perdue, coincée entre plusieurs émotions contradictoires. D'un côté, j'aimais bien mon camarade de défis mais d'un autre côté, je n'étais pas le genre de fille qui supplie quelqu'un, surtout quelqu'un dont je ne connais pratiquement rien. Ça allait à l'encontre de ce que j'étais, de mon caractère.

Quelque part, j'avais l'espoir que rien ne changerait. D'autre part, j'avais aussi l'espoir que ça changerait certaines choses et que ça rendrait nos activités plus amusantes. Pourtant, j'essayais de garder en tête le fait que nous étions plutôt différents et que s'il se fiait à ce qu'on disait de moi, à l'aspect que je laissais paraître ou même à ma maison, simplement à ma maison, il pouvait décidé de couper les ponts et de tout arrêter. Ça aurait été à la fois légitime et injuste parce que ce qu'on disait de moi pouvait repousser cependant, il ne me connaissait pas et il aurait été injuste de me juger comme ça. Et tout ça ne cessait de revenir toujours à un paradoxe étrange mais visiblement incontournable. Nous semblions destinés à être opposés l'un à l'autre, ce que je trouvais vraiment idiot et superficiel parce que tout ça, ce n'était vrai qu'en apparence, du moins c'est ce que je me disais en relevant une nouvelle fois les yeux vers mon camarade, ou peut-être mon ami ?

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Dernière édition par D. Lilween Walker le Mar 23 Nov - 6:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Sam 20 Nov - 0:34

j'adorais ça. la situation pouvait paraitre étrange, à bien des égards. elle avec une teinture rose complètement inédite, du jamais vu, et moi, avec du jaune partout sur moi, étant semblable à un poussin, un canard, et bien d'autres choses. je disais donc, oui, ça paraissait bizarre aux yeux des autres, mais sachez que j'avais vécu bien pire. j'avais un don spécial en ce qui était de m'attirer tout les ennuis possibles et imaginables, ce qui me valait l'honneur d'avoir vécu des situations toutes plus étranges les unes que les autres. mais il était certain que me retrouver devant la fille qui me lançait les pires défis jamais inventés figurait au moins dans mon top 5. oh, tenez, peut-être aurais-je du dresser la listes, de toutes les choses que j'avais faites, comme ça je pourrais les raconter à mes enfants, plus tard. si j'en avais d'ailleurs. moi je me voyais déjà me marier avec une jolie brune et avoir des tas de petits bébés. penser que la brune serait Pandora, non, jamais! enfin si, peut-être un peu, mais ce n'était que purement théorique, ou peut-être juste un rêve, une des autres bizarreries qui me seraient venues, comme ça. en tout cas, des minis Syrius, j'en voulais. et j'espérais qu'ils seraient juste comme moi, de vraies copies conformes, pour qu'ils puissent s'unir au plus grand désespoir des futurs professeurs de Poudlard. un autre rêve à réaliser, tiens, des minis Syrius. mais bref, en revenant à nos moutons, ou plutôt à notre poussin et à notre barbe à papa, j'avais très sérieusement en tête de voler une bonne partie des fiches de retenues qui m'avaient été octroyées au sein de l'établissement, à la fin de ma scolarité ici, c'est à dire en septième année. je posais ça dans un coin de ma tête, me jurant de penser à le dire à Galadriel, mon meilleur ami, qui était toujours partant pour ce genre de coup foireux. nous deux étions de vrais plaies pour les habitants du châteaux, et spécialement pour les professeurs. les pires magouilles sortaient de nos cerveaux respectifs, et nous les mettions toujours en œuvre, pour tester. d'ailleurs les adultes avaient certainement depuis longtemps arrêté de penser que les heures de retenues auront un effet sur nous deux. bien qu'il continuaient à nous en donner à chaque nouvelle bêtise, ils savaient que c'était peine perdue, à leur plus grand désespoir. « ça te va plutôt bien, en fait. » lui avouai-je, avec un sourire qui m'étais familier. je souriais tout le temps, de toute façon. peut-être qu'à une seule occasion, je perdais ne serai-ce qu'une esquisse de mon sourire, c'était lorsque la conversation tournais autour de mes parents, ou lorsque je me disputais avec Léonie, ce qui était courant ces derniers temps. en tout cas j'étais sincère, pour les cheveux. ça lui allait bien. il me semblait l'avoir déjà aperçu, avant la teinture, et avant que nous ne nous connaissions, et elle avait de beaux cheveux chocolat. elle était très jolie d'ordinaire, mais je trouvais que cette petite touche de folie était appréciable. que serait le monde sans folie?

elle se mit à sourire, après ma réplique sur sa couleur de cheveux. on aurait dit qu'elle ne souriait pas très souvent. en tout cas, lorsqu'elle se laisser aller à montrer son amusement ou son contentement, elle était très jolie. la bonne humeur lui réussissait. ensuite elle me regarda de haut en bas, semblant vouloir juger à son tour toute l'ampleur du défis qu'elle m'avait ordonné de faire. j'aurais pu ne pas le faire, bien sur. mais je me serait senti lâche, et ce n'est pas mon genre. s'il y avait bien une personne au monde qui n'était pas lâche, c'était moi. « Merci, je dois dire que tu n'es pas mal non plus. Et au faite, je m'appelle Lilween. » dit-elle, ne laissant pas son sourire s'éteindre. elle me tendis une main, prête à être serrée. je la serrais d'ailleurs tout de suite, sans aucune gêne, bien que des constatations hâtives se bousculaient dans ma tête. c'était une Serpentard. j'étais un Gryffondor. comment, par un autre quelconque biais que les défis, aurions nous pu nous rencontrer un jour, et nous entendre? parce que là il crevait sincèrement les yeux que nous allions nous entendre à merveille. c'était étrange, que ça nous ait rapproché, et que nous en soyons là à nous serrer la mains, alors que jamais nous n'aurions pensé être proche un jour, ou même nous parler l'un à l'autre, après des années de cohabitation dans ce château. « Merci. Syrius, alias déglingué de service, si tu préfère. » lui dis-je, ne lâchant pas non plus mon grand sourire. « Alors c'était toi. Mais comment pouvais-tu faire toutes ces choses dingues que je te demandais ? Je n'étais jamais sûre d'obtenir une réponse parce que j'allais toujours plus loin, mais qu'est ce que c'était cool de voir une réponse de ta part, à chaque fois. » me demanda t-elle, visiblement surprise qu'un élève avait pu répondre à toutes les fantaisies écrites, et les avaient fait également! moi même, je ne savais pas réellement ce qui m'étais passé par la tête à chaque fois, mais l'histoire de la magie était tellement nul que j'aurais pu faire n'importe quoi pour me sortir de cet ennui total. « oui, c'était moi. » lui dis-je avec mon éternel sourire, avant d'ajouter « et j'avoue que je n'en sais rien. je trouvais ça amusant, et puis tu sais, les cours d'histoire de la magie sont tellement barbants... » voilà la vraie histoire. j'aurais très bien pu être un sage petit garçon, et ne jamais répondre à ses défis, la laisser seule dans son délire, donnant ainsi à un autre occupant de la table le droit de s'amuser avec elle, mais ce n'était pas du tout mon style. lorsqu'il y avait des coups foireux, j'étais à chaque fois de la partie, ou tout du moins, je faisais tout pour en faire partie.

« Hm, dis, est ce que ça signifie qu'il n'y aura plus de défis ? Je... j'aimerais bien qu'on continue, tu vois ? Enfin, si tu le veux aussi, bien sur, sinon, je comprendrais et je respecterais ton choix. » dit-elle ensuite, comme si elle n'avait pas du tout réfléchi à ce qu'elle allait me dire. quoi qu'il en soit, j'étais heureux qu'elle ait posé la question. évidemment, je n'avais aucune envie que tout ça s'arrête. c'est vrai qu'il était rare que je m'amuse autant en cours de la magie, et même si les défis me mettaient parfois dans des situations délicates -et elle aussi d'ailleurs-, c'était d'autant plus marrant. et connaitre mon interlocuteur était, à mon gout, une très bonne chose. on serait en quelques sortes plus complices, même si je ne m'imaginais pas du tout aller lui parler tout les jours. au moins quelques petits clins d'œil de temps en temps seraient suffisants. « quoi? arrêter? non, bien sur que non! » lui dis-je, plutôt surpris. elle avait envie de continuer. j'avais envie de continuer. et même si nous nous connaissions à présent, ça n'avait aucune importance. cela ne ferait certainement que renforcer l'amusement que nous avions à nous lancer des défis.

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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Jeu 25 Nov - 7:59

Je connaissais son prénom, maintenant. Et je trouvais qu'il lui allait parfaitement bien. A partir du moment que je savais comment il s'appelait, j'avais l'impression que son prénom était à la limite de l'évidence. Ça m'amusait en réalité, de voir que je devais tout de même avoir une idée de qui il était. Lui, en revanche ne montrait aucun signe me prouvant qu'il savait qui j'étais avant aujourd'hui, après tout, je n'étais du genre à me faire remarquer alors c'était compréhensible si il me découvrait. Cependant le fait qu'il soit ami avec Galadriel et que moi-même j'ai eu une petite idée de son identité me laissait penser que peut-être il en était de même de son côté. Certes, je ne comptais pas non plus le lui demander, ça semblait incongru et très vaniteux, d'après moi. Et puis je me serais rendue encore plus ridicule que je ne l'étais déjà avec ma barbe à papa capillaire.

    SYRIUS - Quoi ? Arrêter ? Non, bien sûr que non !


Je n'irais pas jusqu'à dire que j'étais soulagée mais ce que je ressentais y ressemblait vaguement. Disons que si j'avais retenu mon souffle à l'attente de sa réponse, je respirais désormais naturellement. En réalité, ça semblait tellement normal comme situation que je ne pouvais pas être anxieuse démesurément. Je crois qu'au fond de moi-même je connaissais déjà la réponse à ma question, je l'anticipais parce qu'elle était si prévisible et si naturelle que je ne pouvais pas m'attendre à autre chose que ces mots. Il n'empêche que j'étais tout de même assez heureuse à l'idée de savoir que ce jeune homme et moi nous n'en avions pas fini, bien au contraire. Quelque part, je pensais que ça serait sûrement plus amusant de connaitre l'identité de ce camarade de jeu. Le fait de savoir à qui j'avais à faire était plutôt avantageux car à partir de ce moment, je pouvais me servir de ce que je savais de lui pour créer de nouveaux défis, d'ailleurs, je commençais déjà à y réfléchir. C'est assez spontanément que je lui répondais en soupirant d'aise :

    LILWEEN - Génial ! Oh, c'est vraiment génial ! Je suis contente.


J'avais l'air ridicule, je me rendais ridicule à lui répondre d'une telle manière mais quelle importance ? Je n'étais pas loin du summum de la honte et de l'absurde alors qu'est ce que ça allait changer ? Et puis, il serait le seul à avoir entendu ces propos et j'avais l'intime conviction qu'il n'irait pas le crier sur les toits. Quel bénéfice en aurait-il tiré après tout ? Et sérieusement, comment aurait-il pu me faire de pire après son défi de la chevelure rose bonbon ? Je ne pouvais pas tomber plus bas question idioties alors je dois reconnaître que sincèrement, je me fichais un peu plus à chaque seconde de la stupidité que j'affichais aux yeux de tous. Il est claire que je n'aurais certainement pas réagis de cette manière en de différentes circonstances mais là, je me contentais simplement de sourire bêtement devant l'hilarité que m'inspirait la situation. Il faut dire que nous étions tout de même assez surprenants, à défaut d'être hilarants, nous avions tout de même la reconnaissance d'attirer les regards curieux. Certains riaient, tout du moins gloussaient histoire d'éviter les représailles de notre part, à Syrius ou à moi. D'autres nous lançaient des regards méprisants, totalement détachés de nos âneries. Ce que je pouvais me fiche de tous ces regards indiscrets. D'ordinaire, j'aurais sans aucun doute sauté au cou de quiconque se payait ma tête, j'aurais lancé un sort à ceux qui me jaugeaient et qui me méprisaient. Mais une nouvelle fois, les circonstances, ce jour-là étaient totalement différente que d'habitude et ainsi, je ne faisais qu'ignorer tous ces élèves en quête de curiosité que ce soit de manière sympathique ou à l'inverse, antipathique à souhait. Je ne m'expliquais pas ma nouvelle indulgence, je ne faisais que soupçonner l'attitude de Syrius comme à l'origine de ma soudaine bonté pour les autres. Sauf que ce n'était pas du tout de la bonté, c'était de l'indifférence grandiose même si personne ne semblait se douter de cela. Disons que tous pensaient que c'était l'un de ces rares jours où j'étais de bonne humeur.

Passons, Syrius se tenait devant moi, me dépassant de quelques centimètres, avec son costume aussi jaune que le soleil. J'avoue qu'au premier abord, on pensait plutôt à un poussin, un canari ou même à un jaune d'œuf mais malgré cette apparence peu glorieuse, je faisais de mon mieux pour ne pas l'imaginer dans un poulailler ou dans une cage à oiseau et je me concentrais pour lui trouver des qualificatifs plus agréables. Un soleil, je trouvais ça plutôt gentil, c'était flatteur même. Toujours un sourire aux lèvres, je tentais de revenir sur terre et de penser à ce qui m'occupait à l'instant. Alors, nous allions continuer nos défis. Je n'avais aucune idée de la manière dont nous nous comporterions à l'avenir, ni comment ça allait se dérouler désormais mais j'étais assez heureuse pour ne pas paniquer à cette pensée. Inspirant profondément, je pris de nouveau la parole :

    LILWEEN - Alors on continue ! A quand le prochain défi ?


J'étais impatiente. Je voulais jouer tout de suite ! Je voulais qu'il me lance un autre défi, encore plus fou. Toujours plus fou, je cherchais déjà une autre chose complétement dingue à lui faire faire. Je voulais qu'on aille plus loin, qui sait si on ne pouvait pas devenir plus proches, comme des amis, peut-être ? Je nous imaginais déjà, nous lançant des défis tout en nous racontant nos petites histoires personnelles même si j'étais loin d'être ce genre de fille. Pour dire vrai, c'était plutôt lui que j'imaginais raconter ses histoires personnelles mais je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il me déballe sa vie d'un coup. Quelque part, le côté personnel et intime n'était pas ce qui m'intéressait le plus, au contraire. Je trouvais justement que le côté impersonnel de notre amitié était le plus attrayant, ça me plaisait de ne pas avoir à me justifier devant un silence quelconque. J'étais de nature silencieuse, je ne parlais pas encore moins pour me confier alors vraiment, ça me faisait du bien de ne pas avoir à parler de moi, de mes sentiments et de mon existence. C'était ce qu'il y avait de mieux avec notre relation anonyme, au moins, Syrius ne pouvait rien me demander à propos de moi parce qu'il ignorait qui j'étais et qu'il était trop occupé à accomplir mes défis ainsi qu'à en trouver un autre en retour, pour penser à me demander quoi que ce soit sur ma personne. Ainsi, découvrir l'identité de Syrius était quelque chose de remarquable mais j'avoue que j'étais plus inquiétée par le fait que lui aussi soit au courant de mon identité, j'avais peur à cause de cette découverte qui était réciproque et qui, de cette manière, pouvait m'être plus désavantageuse qu'autre chose. Comment aurais-je pu connaitre les intentions de Syrius à mon propos ? Comment aurais-je pu savoir s'il se préparait à me marteler de questions ou s'il comptait plutôt s'abstenir et se contenter de notre divertissement enfantin. J'espérais qu'il choisirait de laisser les choses en état et qui sait si avec du temps, les confidences ne viendraient pas d'elles-mêmes ? Certes, il fallait qu'il soit extrêmement patient pour cela parce que j'étais tout sauf loquace. Cependant, je trouvais que c'était assez juste comme situation parce que je me connaissais et je ne souhaitais pas une relation à sens unique. En effet, j'étais tout à fait prête à ne rien lui demander non plus car je comprenais tout à fait qu'il ne veuille rien non plus me confier sur lui. Je respectais cela, c'était une forme d'égalité à mes yeux et je dois dire que jamais, à mes yeux, j'envisageais l'option qu'il accepte de me parler de lui sans rien obtenir de ma part, sans aucune confidence en retour. J'étais fixée dans une image d'équilibre et ainsi d'égalité dans mes relations avec les autres. Ils ne me donnaient que s'ils recevaient en retour. Sacrifier une chose pour en obtenir une autre. J'étais très méfiante dans mon genre et de cette manière, j'étais sceptique devant tout autre genre de liaison. Sur un coup de tête, cependant, je lançais à Syrius :

    LILWEEN - J'ai un autre défi pour toi : tu cours au milieu de la Grande Salle en sautant et en criant "je vole !"


Sur ceux, sans même me soucier de toutes les choses auxquelles je m'étais efforcée de réfléchir et de trouver une solution, j'éclatais d'un rire clair et honnête en imaginant mon camarade (et même mon nouvel ami ?) se prendre au jeu et relever le pari que je lui lançais.

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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Jeu 9 Déc - 6:08

« quoi? arrêter? non, bien sur que non! » il n'était pas question d'arrêter. je m'amusais tant en sa compagnie que jamais je n'aurais souhaité arrêter, même si nous venions tout juste de découvrir nos identités respective. justement, nous connaitre enfin allait peut être nous permettre de nous amuser encore davantage. mais aussi j'étais sur que ça corserait d'autant plus les choses, et que les défis allaient monter en puissance, et que cela finirait par dépasser largement ce que nous avions fait jusque là. justement, c'était ça qui me plaisait le plus. repousser mes limites signifiait m'amuser encore davantage, et je ne refusais jamais une bonne partie de rire. c'était libérateur pour moi de vivre des journées amusantes, toutes roses, simples et pleines d'humour. j'en avais besoin. c'était primordial. sans amusement, j'étais certain que je mourrais. mon épouvantard montrait d'ailleurs à quel point je ne pouvais me contenter de la noirceur et de l'oubli. l'humour m'étais indispensable, c'était en quelque sorte une bouffée d'air absolument primordiale à ma survie. et grâce à Lilween, j'étais certains que même si j'étais lâché par tous mes amis comme une vieille chaussette -ce qui ne risquais pas d'arriver-, j'aurais quelqu'un avec lequel partager des fantaisies, par le biais de défis plus farfelus les uns que les autres. je n'avais jamais eu ce genre de relation avec quiconque, c'était une sorte de première fois. néanmoins, je ne pouvais pas me plaindre, car j'étais totalement ravi de tout ce qui s'était passé entre nous, défis comme rencontre. « Génial ! Oh, c'est vraiment génial ! Je suis contente. » le fait qu'elle soit si sincère me faisait énormément plaisir. ça me touchait que nous puissions avoir une telle envie de jouer ensemble, sans pour autant se connaitre réellement. j'étais persuadé que Lilween était quelqu'un de bien, bien que je ne l'avais connu que par le biais de la table des défis, et que je m'étais rendu compte de sa véritable identité il y a quelques minutes à peine.

les couverts étaient tous en action. chaque élève était bien occupé à dévorer son repas avec une rapidité déconcertante. les plats servis à Poudlard étaient si merveilleusement bons qu'il était impossible de le pas les avaler en moins d'une minute, de peur de ne pas avoir le temps de se resservir. les elfes de maison, pour ma part, je les vénérais, tant ils nous offraient des saveurs parfaitement délicieuses. même si certains élèves assimilaient leur état de cuisinier à de l'esclavage pur & simple, je pouvais dire sans me tromper qu'ils étaient parfaitement heureux là où ils étaient, dans les cuisines de Poudlard, à préparer de bon petit plat. pourquoi en étais-je certain? tout simplement parce que Galadriel et moi étions de véritable petit fripons irrécupérables, et que nous fourrions très souvent notre nez dans des endroits qui n'étaient pas censé nous accueillir... dont les cuisines faisaient partie. cet endroit était étrangement animé par l'envie des elfes de faire toujours et encore les meilleurs plats jamais fait. et tout cela dans la bonne humeur la plus complète, ce qui nous avait stupéfié, moi et mon camarade. heureux de servir des petits merdeux d'élève, et des idiots de professeurs... étrange tout ça, n'est-ce pas? « Alors on continue ! A quand le prochain défi ? » ça me faisait très peur. elle avait dans les yeux une lueur de malice qui me disait que je n'allais pas échapper à un défis illico presto, en direct, sans même passer par la table des défis, située dans la salle d'Histoire de la Magie. cela allait certainement être d'autant plus amusant, cependant je redoutais tout de même ce que j'allais avoir à accomplir. généralement, les idées de ma camarade de jeu étaient vraiment tordues. c'était d'ailleurs pour ça que en ce jour, j'étais complètement vêtu de jaune. les risques du métier...

un défis fut prononcé. « J'ai un autre défi pour toi : tu cours au milieu de la Grande Salle en sautant et en criant "je vole !". » techniquement, je ne m'étais pas attendu à quelque chose de plus facile. c'était totalement ce que j'avais redouté. Lilween avait une imagination qui me plaisait beaucoup, et elle avait de merveilleuses idées en ce qui concernait de trouver des défis le plus vite possible, les rendant néanmoins cohérents. « alors tu veux jouer à ça, hein? » dis-je d'un ton amusé, ayant une idée en tête. « tu vas le regretter ma belle. » continuai-je, mettant mon plan en action. sans qu'elle s'y soit préparée, je lui saisis la main, en me mettant à courir, en direction de la table des Serdaigle. je remarquais d'ailleurs que Pandora était absente à la table des Poufsouffles. Une fois arrivé au milieu de cette table, Lilween sur mes talons, obligé de me suivre contre son gré. arrivé à l'endroit que je trouvais adéquat, c'est à dire au milieu de la pièce, entre les rangées de Poufsouffle et Serdaigle, j'entrepris de monter d’abord sur le banc des bleu & bronze pour terminer sur la table carrément. Lilween était bien forcée de me suivre, car sa main ne parviendrait jamais à se retirer de la mienne. je me mis à courir, sur la table bien sur, en direction de la porte, slalomant entre verres et fourchettes, entre assiettes et couteaux. notre course folle avait attiré tout les regards. arrivé au bout de la table, je fis une sorte de saut, en disant assez fort « je vooooooooole. » puis nos pieds touchèrent le sol. je vis qu'un professeur s'approchait de nous pour nous réprimander, et je me mis à courir de plus belle, entraînant à nouveau la jolie Serpentard. je ne savais pas du tout où je devais aller pour éviter cet adulte, la première solution aurait été la bienvenue. soudain, comme un cadeau du ciel, je remarquais la porte entrouverte d'une classe non utilisée. ni une ni deux, j’entraînais ma camarade dans mon sillage en entrant dans la salle. celle-ci était peu éclairée et plutôt sale, mais ça allait faire l'affaire. « satisfaite? » lui dis-je, tout fier de moi, avec un grand sourire, reprenant mon souffle, et lâchant sa main pour m’asseoir sur une table poussiéreuse.

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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Dim 26 Déc - 11:32

A peine Syrius avait-il prononcé son « alors tu veux jouer à ça, hein ? » que je me préparais déjà au pire. Son regard amusé était trop... amusé pour ne pas cacher quelque chose. Je n'appréhendais pas, ce n'était pas ça, disons que, comme il le disait, je commençais déjà à regretter mon défi. Il n'y avait qu'une raison envisageable à un tel réjouissement de la part de mon nouveau copain : il prévoyait un défi-vengeance terrible. J'allais souffrir, sans aucun doute possible. J'étais certaine qu'il prévoyait déjà quelque chose d'affreux pour se venger de moi, m'imaginant tous les moyens qu'il pourrait -et qu'il allait- employer afin de me rendre encore plus ridicule que je ne l'étais déjà, que je ne me rendis pas véritablement compte de ce que mon ami faisait. Comment aurais-je pu prévoir ce qu'il s'apprêtait à faire ? Je n'aurais pas pu tout simplement. Imaginez un peu ma stupeur lorsque sa main a saisit la mienne, la serrée assez fort pour que je ne puisse pas me dégager et que mon colocataire de table de cours à commencer sa course folle à travers la Grande Salle, moi sur ses talons. Je n'arrivais pas à le croire, et je dois le reconnaitre, j'ai mis un sacré bout de temps à comprendre que si Syrius exécutait bel et bien son défi, il me forçait à faire de même. Ce n'est que lorsqu'il monta sur le banc des Serdaigle, visiblement très content de son stratagème, que je me rendis compte de tous les regards posés sur nous. Et pourtant, je le suivais, prise désormais d'un fou rire incontrôlable, slalomant désormais entre les assiettes et les verres des élèves qui nous regardaient comme des bêtes sauvages. Syrius me trainait derrière lui, me guidant à travers les divers obstacles qui reposaient sur les tables, et tandis qu'il se mettait à crier « Je vooooole ! » mon fou rire s'accentua jusqu'à, pratiquement, prendre le dessus sur les cris de Syrius. Je n'arrivais pas à m'arrêter alors même que nous surplombions nos camarades, sans une seule seconde penser à l'image qu'on allait avoir de moi. Sans penser, à aucun moment que je pouvais avoir l'air complétement ridicule et qu'après cela, plus personne ne me verrait de la même manière. Je ne pensais pas du tout à ce qu'on allait dire de moi ou de Syrius parce que je m'amusais comme une petite folle.

J'étais complétement absorbée par notre voyage sur les tables de nos camarades si bien que je mis un certain moment à comprendre que nous n'étions plus dans la Grande Salle mais dans un couloir -dont je n'aurais su donner une situation précise- poursuivis par un professeur mécontent et prêt à nous punir pour notre petite escapade dans les airs. D'une certaine manière, nous avions fait fort : monter sur les tables des différentes maisons, en plein déjeuner ! Et c'est à cet instant précis que je me rappelais nos déguisements complétement loufoques, et mon rire, qui s'était vaguement calmé entre temps, reprit de plus belle. Repartie dans un fou rire solitaire et incompréhensible, je remarquais, avec des difficultés je le reconnais, que Syrius continuait de me tirer par la main pour échapper à ce prof visiblement très en colère après nous. Soudainement, je fus tirée dans une salle de classe par mon copain de Gryffondor qui ferma la porte aussitôt après notre entrée. Les yeux humides de larmes de joie, j'eus un mal fou à contenir mes rires pour nous éviter d'être repérés. Cependant, un oeil par la serrure nous apprit que le fameux prof mécontent venait de passer à vive allure avec sans doute, l'espoir de nous rattraper à un moment ou à un autre. A peine fut-il hors de ma vue que je repris mes rires de plus belle, en beaucoup plus discret tout de même. Je fus d'ailleurs obligée de m'accroupir tant j'avais mal au ventre, avec cette histoire. Je crus entendre Syrius rire lui aussi mais j'aurais été incapable de l'affirmer tant j'étais moi-même occupée par mon propre fou rire. Lorsque, enfin, je retrouvais un semblant de calme, je m'assis le long du mur, allongeant mes jambes à mon aise alors que Syrius, lui, prit place sur l'une des tables.

    SYRIUS - Satisfaite ?
    LILWEEN - Complétement ! C'était génial. Mais, saches que ma vengeance sera terrible. Et est-ce que ce défi compte pour moi aussi ?


Après tout, moi aussi, j'y avais participé à ce défi. Je souhaitais que Syrius me fasse cette faveur, que ce défi compte aussi pour moi car après tout, moi aussi j'avais volé l'espace de quelques minutes, quelques secondes, qui sait ? Les élèves de Poudlard n'avaient pas simplement vu un garçon un peu dingue déguisé en poussin et simulant son envol, ils avaient bien vu un garçon déguisé en poussin et une fille en barbe à papa, simulant un envol. Je m'étais amusée comme une petite folle ! Je crois que jamais je n'avais ris autant de ma vie, aussi exagéré que cela puisse paraître, c'était pourtant ce que je ressentais. Et je dois avouer que jamais je n'aurais cru prendre autant de plaisir à jouer à un jeu de la sorte, et pire encore, jamais je n'aurais cru rire de moi-même, alors que je venais de me rendre ridicule devant une très grande partie de l'école. J'en avais même oublié mes cheveux roses. Comment aurais-je pu m'en soucier après un petit passage en compagnie d'un poussin volant, sur les tables de la Grande Salle ? C'était assez fou, ce changement que je venais tout juste de constater. Je venais, en quelques secondes, de devenir aussi joyeuse que n'importe quelle personne, oubliant totalement cette monotonie qui règle d'ordinaire ma vie. Je venais de me rendre compte à quel point je pouvais être maussade, comme personne et bizarrement, je ne regrettais pas. J'étais maussade, je riais peu mais j'avais l'impression que c'était justifié, alors que ce n'était pas le cas du tout, bien que je n'en ai pas réellement conscience. Ma mauvaise humeur semblait tellement méritée, normale en de telles circonstances, je n'arrivais pas à oublier, rien qu'un instant ce début de vie gâché qui était le mien, alors qu'une longue existence s'étalait devant, prête à être saisie. J'aurais pu sourire, rire encore longtemps, toute ma vie si je le souhaitais mais la rancœur était tellement forte dans mon caractère que je n'arrivais pas à sourire ou bien rire très longtemps. Sauf aujourd'hui. Je m'étais éclatée et à aucun moment, je n'avais pensé que je devrais m'arrêter parce que la vie n'avait pas été très tendre avec moi. Je m'étais lâchée, tout simplement. Et ça m'avait fait un bien fou sans même que je ne m'en rende véritablement compte.

    LILWEEN - Merci, je n'avais jamais ri autant.


C'était la vérité, et bien que la sincérité ne soit pas mon fort, ça me semblait normal d'avouer cela à Syrius. J'espérais que lui aussi c'était amusé, au moins presque autant que moi. Je souhaitais continuer, désormais, et à tout prix, nos petits jeux, aussi stupides et puérils soient-ils. J'avais l'intuition profonde que peut-être cela me changerait-il, peut-être que grâce à ça, j'arriverais à devenir meilleure. Mais désormais, c'était à moi d'accomplir un défi. Je trépignais presque d'impatience, ainsi, je me redressais d'un bond pour venir me poser à côté de Syrius, les mains sous les cuisses, balançant mes jambes, pressée. Après quelques secondes qui me parurent être une véritable éternité, je m'éclaircissais la gorge avant de demander à mon ami :

    LILWEEN - Alors, tu te lances ? C'est quoi le prochain défi ?


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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Mar 28 Déc - 12:41


« satisfaite? » dis-je alors, tout en tentant de reprendre mon souffle après cette course folle, durant laquelle nous avions tenté d'échapper au vilain monsieur qui nous avais couru après. non mais, sérieusement, de nos jours, quel professeur ou adulte dans cette école pouvait encore prétendre avoir un semblant d'autorité envers moi? pas un grand nombre, évidemment. disons que ces personnes rares étaient même inexistantes. certains professeurs laissaient tout passer, à présent, sachant que j'étais réellement THE GROS BOULET, et que rien ni personne ne pourrait jamais m'arrêter. depuis mon entrée à Poudlard, je m'étais quasiment auto-proclamé le rigolo faisant toujours un monceau de connerie, sans que personne ne puisse l'en empêcher. j'avais tout de même réussi à me faire repérer le premier jour, en gueulant contre le Choixpeau Magique et la professeur s'en occupant, parce que ceux-là m'avaient oublié. avaient-ils imaginé ce jour là, en voyant mon joli minois de gamin de onze ans, qu'ils venaient de piocher le digne descendant des maraudeurs, & des très mythiques Fred et George? non, et heureusement, sinon ils m'auraient certainement directement fait enfermer, pour leur éviter toute la peine qu'ils s'étaient ensuite donné pour tenter de me faire arrêter de faire des bêtises, et pour essayer de me faire taire. les pauvres... parce que par la suite, je n'avais plus été seul pour prodiguer mes méfaits, comme je l'avais fait durant toute mon enfance. à Poudlard, c'était différent. j'avais rencontré ma moitié -façon de parler, hein-, mon frère, le meilleur ami que j'allais jamais avoir. j'ai nommé. -roulement de tambours- GALADRIEL. le seul et l’unique. à nous deux, nous faisions la paire. le pire cauchemar de tout enseignant qui se respecte. le concierge lui aussi ne nous portait pas franchement dans son coeur. et justement, c'était encore plus excitant de faire équipe pour rendre la vie impossible aux gens que nous n'aimions pas, et merveilleusement amusant de faire sourire tous les autres qui nous aimaient. non, mais sérieusement, j'étais fêlé. enfin, nous l'étions, avec ma Galette préférée. et les professeurs désespérés se contentaient aujourd'hui de seulement nous mettre des heures de colles, sans même tenter de raisonner, en nous passant un savon. « Complètement ! C'était génial. Mais, saches que ma vengeance sera terrible. Et est-ce que ce défi compte pour moi aussi ? » répondit-elle. sincèrement, elle semblait s'être beaucoup amusée lors du défi. j'adorais l'idée de faire rire les autres, c'était l'un de mes passes temps favoris. je n'imaginais pas comment la vie serait sans humour, sarcasme, et tout autre technique de ce genre. je n'aurais plus eu qu'à m'adakedavriser moi même si on me disait un jour qu'il fallait que j'arrête de rire.

« non ma jolie, c'était MON défi. » lui dis-je à mon tour, amusé, lui prouvant ainsi qu'elle n’échapperai pas à MA propre vengeance. car oui, à présent, c'était à moi, et à moi seul, de décider de la tournure des évènements. j'aimais tellement avoir entre les mains le choix d'annoncer un défi, c'était vraiment une sensation merveilleuse. j'essayais toujours tant bien que mal de reprendre mon souffle, et je tentais également de trouver le prochain défi que j'allais donner à Lilween, et qu'elle allait devoir exécuter devant moi. « Merci, je n'avais jamais ri autant. » la sincérité dont elle faisait preuve avec moi, bien qu'elle ne me connaisse -réellement- que depuis peu me touchait. elle semblait être une amie admirable, et je sentais que j'allais être particulièrement ravi de l'avoir croisée en ce jour. j'esperais également que nous allions continuer d'entretenir une aussi bonne relation qu'en ce jour, car j'adorais complètement jouer avec elle, lui lancer des défis, la faire rire, et la surprendre. il était peut-être un peu trop tôt pour la qualifier de "vraie amie", mais je sentais que ça allait bientôt être le cas, car cette fille, peut importait sa maison, je l'adorais déjà.

« Alors, tu te lances ? C'est quoi le prochain défi ? » me demanda t-elle, après être venue juste à côté de moi, en ayant montré une pointe d'impatience. je la regardais alors, tout en étant conscient que mon souffle était parfaitement régulier à présent. j'étais actuellement en pleine réflexion, quand au prochain défi qu'elle devrait d'accomplir. je me redressais, amenant mon index sur mes lèvres, indiquant le silence à ma jolie camarade. puis je me dirigeais vers la sortie de la salle, n'ayant aucune idée de si elle me suivait ou non. en faisant ça, je remarquai qu'il y avait, près de la porte, un seau d'eau bien rempli. n'y prêtant pas plus attention que ça, j'entrouvris la porte, jetant un coup d'oeil dehors, vérifiant si le fou était encore là ou non. négatif, la voie était libre. juste devant moi se trouvait une espèce de balcon qui laissait entrevoir en bas le Hall d'Entrée. je jetais un coup d'oeil à travers la rambarde de marbre, et je vis qu'en bas de trouvait l'homme qui nous avait poursuivi, en pleine conversation avec le concierge. « Lil? » lançai-je, cherchant ainsi à ce que la jeune femme me rejoigne, ce qu'elle fit juste après que je l'aie appelée. « tu vois le gentil monsieur juste en bas là?... » lui demandais-je, en jetant un coup d'oeil au professeur furieux qui avait tenté de nous attraper après notre petite escapade sur les tables. elle acquiesça d'un signe de tête. je le laissais en plan pour entrer à nouveau dans la salle, saisissant le seau d'eau que j'avais aperçu près de la porte. me ramenant avec la main droite bien chargée, je posai mon seau près de Lilween, avec un énorme sourire. « à toi de jouer... CAP? plouf, plouf, plouf... ♪ » il lui suffisait juste de lâcher le contenu du seau dans le vide, en visant bien, et le vieux fou allait de retrouver tout mouillé. j'en bavais d'impatience, un sourire éclatant aux lèvres.

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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Ven 31 Déc - 7:10

Lorsque je vis Syrius poser son doigt sur sa bouche pour m'intimer le silence, mon radar à conneries se mit aussitôt en marche. Je le voyais arriver le petit Gryffondor, avec son défi ridicule qui allait me tomber dessus. Certes, nous étions déjà haut dans mon baromètre à conneries avec nos déguisements respectifs, seulement j'avais le pressentiment que ça n'allait pas s'arrêter là. Malgré tout, j'étais impatiente de voir ce qu'il me réservait. J'avais hâte d'entendre le défi et de l'accomplir parce que je voulais rire de nouveau. Ça m'avait fait un bien fou de rire et j'en voulais encore un peu plus. Je trouvais que c'était une drogue, en quelque sorte et rien qu'à cette pensée, l'image de ma mère, agenouillée entre notre table basse et notre canapé usé, devant une ligne de cocaïne m'assaillit. J'en avais des tonnes de ces images, des tas de souvenirs de ma mère avec sa drogue. Je m'en souvenais parfaitement, comme si c'était hier et ça rouvrait une blessure que j'avais cru cicatrisée. Je lui ressemblais, rien qu'en assimilant le rire à une drogue, j'avais la sensation d'être elle. Pour la première fois de ma vie, je comprenais ma mère et son addiction bien que mon envie de rire et son envie de drogues soient tout à fait différentes. Je savais désormais ce qu'elle avait pu endurer pour ne pas prendre cette chose qui la faisait se sentir si bien. Le rire, c'était tout nouveau pour moi et pourtant, j'en voulais encore. Bizarrement, je trouvais que ce rire était spécial, peut-être grâce à Syrius et ses défis. En tout cas, je sentais que tout autre rire avec tout autre personne serait différent et que je ne le verrais pas de la même manière qu'en cet instant précis.

Voyant Syrius s'éloigner pour passer la tête par la porte, visiblement inspiré par ce qu'il y avait dehors, j'en profitais pour fermer les yeux et tenter de repousser ces images de mon enfance qui étaient remontées à la surface. Je n'avais pas envie de gâcher ce moment parce qu'il était génial. Bien que je fus convaincue qu'après avoir quitter Syrius, ma morosité me reprendrait, je me concentrais pour ne pas y penser. Mon nouvel ami de Gryffondor quant à lui était sortit de notre cachette à observer je ne saurais dire quoi. Moi, j'étais restée assise sur la table, plantée là à me convaincre de ne pas gâcher cette journée à cause d'un souvenir d'enfance. Je n'allais pas redevenir morose à cause de ça, j'étais décidée à rester joyeuse et à profiter de Syrius et de ses défis.

    SYRIUS - Lil' ?


A peine mon nouvel ami avait il prononcé ces trois lettres que j'accourais, tel un chien-chien avec son maître. J'avais beaucoup être assez automatique, je n'en restais pas moins intriguée par ce ton malicieux que Syrius avait employé. Je l'avoue, il avait attisé ma curiosité en trois lettres qui n'étaient en réalité que mon surnom. Tout le monde n'avait pas la classe de rendre intéressant un surnom de trois lettres et ce n'était visiblement pas le cas de mon copain Syrius. Alors, réellement curieuse de voir ce qu'il me voulait après une réflexion aussi longue, je sortais de la salle de classe. Syrius était penché à la balustrade qui terminait le couloir et semblait captivé par ce qu'il voyait. D'un signe de main, il me demanda de le rejoindre, ce que je fis. Une fois à sa hauteur, je me penchais à mon tour à la balustrade pour regarder en bas. Là, juste au dessous de nous, parlaient le concierge et ce professeur qui avait tenté, mais en vain, de nous mettre la main dessus après notre petit spectacle dans la Grande Salle. En prêtant une oreille attentive à leur discussion, on pouvait tout à fait y entendre le récit de nos folles aventures sur les tables de la Grande Salle. En voyant le prof, aussi mécontent, j'étouffais un rire. Pas assez étouffé cependant puisque les deux hommes cessèrent de parler pendant quelques secondes tandis que Syrius et moi nous étions baissés pour ne pas se faire prendre. A peine relevés, Syrius se tourna vers moi et me demanda malicieusement.

    SYRIUS - Tu vois le gentil monsieur juste en bas là ?


Je ne pouvais décemment pas le manquer ce gentil monsieur. Il nous avait coursé à travers la Grande Salle histoire de nous coller pendant le reste de notre scolarité à Poudlard, alors j'étais bien obligée de le reconnaître. Je regardais Syrius attentivement, prête à boire n'importe laquelle de ses paroles, prête à faire n'importe quoi pourvu que ce soit amusant. Je me contentais de hocher la tête pour lui signifiait que je le voyais, cet adorable monsieur. Et sans que je ne m'y attende, il fit demi-tour et revient sur ses pas pour revenir avec un sceau à la main qu'il déposa à mes pieds. Oh, non, non et non. Mon radar à conneries était en alarme rouge, j'avais bien compris ce qu'il me demandait de faire et c'était tout simplement trop drôle pour que je puisse le refuser ce défi.

    SYRIUS - A toi de jouer... Cap ? Plouf, plouf, plouf...


Mon sourire fut si grand que j'eus mal au zygomatiques. C'était bien trouvé je dois dire et il fallait que je le reconnaisse, Syrius était plutôt gentleman sur ce coup car je m'attendais à bien pire, quelque chose d'aussi humiliant que de courir à travers la Grande Salle en criant « je vole ! ». Certes, j'allais forcément avoir de gros problèmes, ce prof allait me voir et j'allais finir coller pendant un sacré bout de temps mais qu'est ce que ça pouvait bien faire ? Et puis, je lui devais bien ça, à mon Syrius après ce que je lui avais fait faire ! Alors bien sûr que j'étais cap ! Pour qui il me prenait ce Gryffondor ? Ça promettait d'être excellent, j'avais déjà envie de rire de ma bêtise tant c'était stupide. Et je ne pus m'empêcher de glousser en entendant le « plouf, plouf, plouf » de Syrius.

    LILWEEN - Comme si je pourrais refuser un défi pareil ! Quelle question ! Bien sûr que je suis cap !


Ma phrase terminée, j'attrapais le sceau rempli par son anse -ce qui me fit chanceler tant il était lourd, au passage- avant de me rapprocher de la rambarde. Je jetais d'abord un coup d'œil aux deux hommes qui avaient repris leur conversation après une fausse alerte, puis, saisissant le sceau par le fond, je versais lentement son contenu sur ces deux messieurs en pouffant. Le rire me revenait et c'était génial. Mieux que l'adrénaline, que la coke ou que n'importe quelle autre drogue. Je n'étais décidément pas comme ma mère, moi je ne touchais qu'aux choses légales. J'eus une pensée pour elle, me disant que si elle avait rit plus, peut-être que jamais elle n'aurait touché à ces saloperies. Puis, je me concentrais pour viser tout particulièrement le fameux prof qui semblait encore plus mécontent de ce coup là. Je vidais l'eau lentement afin de pouvoir profiter du spectacle. Et tandis qu'un fou rire me reprenait, je pris la peine de leur crier :

    LILWEEN - Petite douche gratuite. Ne me remerciez pas, je vous en prie.


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Dernière édition par D. Lilween Walker le Ven 11 Mar - 7:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Dim 6 Mar - 3:32

« à toi de jouer... CAP? plouf, plouf, plouf... ♪ » Ma gentillesse m'étonnait moi même. Aux vues du défi qu'elle m'avait ordonné d'accomplir peur auparavent, celui que je lui avais donné était une partie de rigolade. Bien qu'elle risquait de nombreuses heures de colles pour ce qu'elle allait faire, ça n'était pas aussi humiliant que de courir comme un fou dans une sale pleine de monde en prétendant voler. Non mais, quelle bonté. Tsss. Elle ne pu pas s'empêcher de rigoler lorsqu'elle m'entendit parler. J'aimais bien susciter chez les autres ce genre de réaction. Faire rire, c'était mon registre. Je ne pouvais pas m'empêcher Pour le bien de l'humanité, je m'étais allié à Galadriel. Et là, vous pouviez être assurés que nous faisions tout notre possible pour faire le plus de bêtises possibles et imaginables, tous les deux. Sincèrement, j'adorais ça. J'étais en quelques sortes né pour ça. C'était mon passe temps favori, mon pêché mignon. Peut-être même le seul don apparent que j'avais. Au moins, tout le monde était prévenu; avec moi, on ne s'ennuyait pas. Et, l'étendu de ma folie semblait ressortir encore plus en la compagnie de Lilween. Je venais tout juste de découvrir que c'était elle, ma copine de défis. Et croyez moi, je n'étais pas près de la lâcher. Nous avions encore devant nous de nombreuses choses à faire, de nombreux défis à relever. Voilà toute l'étendue de notre relation. Réunis pour le meilleur & pour le pire, avec un seul et unique but, faire des choses absolument folles que personne n'essaye de réaliser, pas même dans leurs rêves les plus fous. Qu'est-ce qui nous poussait à faire ça? Peut-être tout simplement la fierté. Oui, la fierté de relever le défis, et de ne pas être une poule mouillée. La fierté de dire "CAP". La fierté d'avoir été capable de faire quelque chose parfaitement fou, presque impensable, et surtout très risqué. Il était clair que nous n'avions pas fini de nous prendre des dizaines d'heures de colle, mais sincèrement, je m'en fichais pas mal. L'amusement que nous en retirions en valait largement la peine. Et puis, tout de même, que représentait pour moi une misérable heure de colle, alors que je détenait certainement le recors du nombre retenue, ici, à Poudlard. « Comme si je pourrais refuser un défi pareil ! Quelle question ! Bien sûr que je suis cap ! » lança t-elle, ne laissant pas filer son joli sourire, toujours présent sur son visage. Évidemment, c'était obligé qu'elle réussisse ce défi. J'avais peut-être été trop gentil. Ha, la galanterie, ça ne me réussissait pas vraiment. Tout de même, je ne pouvais pas m'empêcher d'être impatient de voir l'eau tomber droit sur cet idiot de professeur. Ça allait certainement nous valoir quelques heures de colles, mais bon...

Lilween saisit le seau, qui semblait tellement lourd pour elle. Elle le hissa au dessus de la rambarde, avant de déverser son contenu, plutôt lentement, sur les deux idiots en bas, qui ne semblaient pas apprécier du tout ce qui était en train de leur arriver. Trempés jusqu'aux os, Lilween lança aux deux; « Petite douche gratuite. Ne me remerciez pas, je vous en prie. » J'étais pris d'un fou rire que je ne parvenais pas à arrêter, en voyant la tête des deux personnes en bas, qui étaient partagés entre surprise et indignation. Visiblement, ils semblaient avoir une très grande envie de nous arracher la tête. Ou même pire. « Euh... Lil?.. C'est superflu de hurler " COUREZ!"? » demandais-je, sans vraiment le demander, en hurlant le dernier mot comme prévu. En vitesse, j'attrapais le poignet de ma camarade, pour l’entraîner avec moi dans une nouvelle course folle. Bien que j'étais persuadée que le professeur ne nous suivrait pas, j’accélérai tout de même la cadence. On ne sait jamais. Je ne savais pas du tout où nous devions aller. La seule chose que j'avais en tête, c'était de trouver un endroit où se cacher. J'eus alors une idée. Descendants les escaliers qui se trouvaient devant nous, nous arrivâmes au rez-de-chaussée. Évidemment, ce n'était pas la destination finale que je désirais atteindre, alors je continuai de courir, Lilween à mes trousses. Nous atteignîmes vites l'herbe du Parc. A force de courir, on finit par arriver près de la cabane du garde chasse, à la lisière de la forêt interdite. Celui-ci devait être, comme tout le monde, en train de déjeuner. Je me dirigeais vers le potager, où étaient exposées des vingtaine de citrouilles toutes plus grosses les unes que les autres. Essoufflé, je lâchais le poignet de ma camarade, pour m’asseoir derrière les massives citrouilles. Là, au moins, nous pouvions être sur de ne pas être vu. Je ne pouvais pas m'arrêter de rire.

Je n'avais pas la moindre idée d'où me venait cette obsession de rire, encore et encore. Peut-être mon enfance m'avait-elle vaccinée, côté malheur, ou du moins assez pour que je n'ai plus jamais envie de faire une tête d'enterrement de toute ma vie. Mon père avait passé tellement de temps à vouloir me faire devenir un bon petit sang pur. Et ma mère avait toujours été de son avis, ne défendant pas son fils pour un sou. Puis il y avait aussi mes petites soeurs diaboliques, qui s'étaient arrangées pour nous faire vivre, à Sadélye et à moi, un véritable enfer terrestre. Au fond, je m'en étais plutôt pas mal sortit, quand on y réfléchissait bien. J'aurais pu leur céder, et me coller au moule familial, en devenant un Serpentard détestable, comme on en voit souvent. Ça serait certainement arrivé, si je n'avais pas eu cette force de caractère si intense, et si je n'avais pas été doté de cette envie de toujours contredire mes géniteurs, avec ardeur. C'était bel et bien ça qui m'avait permis d'être celui que j'étais aujourd'hui, vous savez, ce Gryffondor téméraire et ayant toujours cette envie de rire. D'ailleurs, la personne que j'étais donnait à mon père de vraies envies de meurtres envers moi, tandis que ma mère continuait à m'ignorer. Mon mère aurait bien pu me saigner à mort qu'elle n'aurait pas levé le petit doigt pour aider son fils. Je crois que l'instinct maternel, chez elle, il n'existait pas. Elle n'avait d'yeux que pour ses deux petits monstres, alias les jumelles, soeurs diaboliques. Sadélye et moi, on était dans le même sac. Les hontes de la famille Slyback. Moi un peu plus que ma plus jeune soeur d'ailleurs, car j'étais celui qui avait débuté la rébellion, et qui avait entraîné Sadélye..

Reprenant petit à petit mon souffle, je finis par dire à Lilween, qui s'était assise à côté de moi:« Encore une fois, je suis dans le regret de t'annoncer qu'on a eu chaud aux fesses! » Ceci fut suivi d'un éclat de rire. Encore un. Les yeux perdus dans le vague, je réfléchissais à ce qu'on allait bien pouvoir faire. Évidemment, c'était à elle de dire ce qu'il fallait que je fasse, puisqu'elle venait de relever avec brio mon défis. « A ton tour. Quel sera le prochain défi? » ajoutai-je alors, avec un sourire aux lèvres, celui qui ne me quittait jamais. J'avais hâte qu'elle me trouve quelque chose à faire, même si ça devait ajouter encore maintes et maintes heures de retenue à mon palmarès.




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MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Sam 26 Mar - 10:48

    SYRIUS - Euh, Lil' ? C'est superflu de hurlez "courez !" ?


Je crois que de toute ma vie, je ne m'étais jamais autant amusé. J'avais le ventre douloureux à force de rire, les joues contractées à cause de mes gloussements et les yeux pleins de larmes tant j'étais hilare. C'était de la folie ! Syrius me donnait des crampes aux abdominaux et me remplissait la vessie. Oui, j'avais envie d'aller aux toilettes à force de rire. Bien entendu, nous nous étions remis à courir comme si nous avions le diable aux trousses. C'était assez drôle, ça aussi. J'avais du mal à assimiler le chemin que nous prenions, mon nouveau copain me guidait à travers les couloirs de l'école sans que je ne puisse m'arrêter de glousser. J'étais totalement enivrée par l'humour de Syrius, c'était assez simple, j'avais l'impression d'être une cruche qui riait au moindre de ses mots. J'avalais ses phrases comme on avale de l'alcool. Je n'en pouvais plus. Nous avons couru encore un moment jusqu'à ce que je me rende compte que nous étions désormais dehors. Je ne remarquais même pas l'air frais tant j'avais chaud d'avoir tant ris. Je sentais que mes joues étaient brûlantes et malgré le fait que je n'avais que ma robe de sorcier sur moi, je ne frissonnais pas. Il faut dire que j'étais totalement bouillante de l'intérieur, comme saoule de toute l'euphorie que me transmettait Syrius. Puis, alors que celui-ci continuait de me tirer vers la cabane du garde-chasse et ses citrouilles, je dus m'accroupir pour retenir mon envie pressante. J'étais là, pliée en deux afin de me retenir d'un besoin primitif et urgent devant un Gryffondor que je ne connaissais pas peu de temps avant, hormis par l'intermédiaire d'une table de cours que nous partagions.

    LILWEEN - Juste une envie de pipi mais ça y est, c'est passé.


Je ne sais pas si c'était vraiment indispensable, cette petite précision, mais je l'avais dit, juste au cas où. J'avais l'impression de devoir me justifier alors que ça n'était pas forcément le cas. Je pense que j'étais vraiment ridicule dans cette position et je pensais que Syrius devait se poser quelques questions à ce propos là. J'avais à peine repris mon souffle que j'avais déjà rouvert la bouche pour lui expliquer ma position de guignol.
Enfin, il faut que je le reconnaisse, j'étais assez fière de moi d'avoir pu faire mes preuves devant Syrius. Certes, je trouvais que c'était un gentil défi cependant, j'étais assez contente d'avoir pu lui montrer que je n'étais qu'une simple parleuse, que tout n'était pas que dans mes propos et que moi aussi je pouvais faire des choses un peu dingues. J'étais d'autant plus fière de moi qu'en même temps, je repoussais mes propres limites, ce que je n'aurais jamais fait en temps normal. Mettons les choses au claire, tout ce que je faisais avec Syrius, je savais désormais que je ne les ferais jamais avec quelqu'un d'autre. C'était devenu sacré pendant le laps de temps que nous venions de passer ensemble. Je trouvais dès à présent que je pouvais être drôle quand je le voulais. Je trouvais aussi que j'arrivais à me sentir bien sans avoir à être saoule et ça aussi, ça me rendait fière de moi-même. J'avais l'impression d'aller mieux et de ne plus être cette fille un peu dépressive et méchante que tout le monde voyait. Bien sur, ce n'était qu'une impression, je savais parfaitement que dès le lendemain, tout serait terminé, que la magie de l'instant se serait évaporée et que j'allais reprendre mon masque de déprimée redoutable que tout le monde connaissait. Parce que Syrius ne pouvait décidément pas me coller aux baskets sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Après tout, nous ne nous connaissions pas depuis beaucoup de temps et je pensais que c'était 1) totalement ridicule de demander ce genre de chose à un garçon qui ne me connaissait pratiquement pas, 2) complétement puéril de penser que si j'avais Syrius sur les talons tout le temps, mon malaise passerait et 3) tout à fait égoïste de croire que je pouvais m'approprier de la sorte le jeune Gryffondor. Malgré tout, je nous imaginais bien, tous les deux toujours collés à faire des blagues assez lourdes aux autres et à continuer nos défis sans aucune limite. Seulement je savais, dans mon for intérieur que même si j'avais ce visage souriant collé au train, mon mal-être finirait par revenir. Je savais que je ne pouvais pas espérer être guérie de mes démons intérieurs rien qu'en le décidant. Par compte, et j'en étais convaincue comme j'étais convaincue de la forme sphérique de la Terre, Syrius pouvait m'aider. Il pouvait m'aider à sourire et à oublier de temps en temps ces flammes infernales qui me rongeaient l'âme.

C'est à ce moment précis, exactement, que je me rendis compte à quel point je pouvais être égoïste. C'est vrai, je ne pensais qu'à moi sous prétexte que je n'allais pas bien tandis qu'à côté de moi, il y avait ce jeune homme, avec qui je semblais destinée à m'entendre et dont je m'appropriais la vie comme s'il n'était qu'un instrument, qu'une misérable marionnette que je contrôlais à ma guise. J'avais du mal à croire que je pouvais être aussi affreuse. Je ne me préoccupais pas du tout, mais alors vraiment pas, de tout ce qui pouvait concerner Syrius, de ses amis, de sa famille, de toutes les personnes qui pouvaient lui être chères. Je ne me préoccupais pas non plus de ses émotions, de ses envies ou de ses projets. Je ne pensais qu'à ma petite personne, persuadée que c'était la préoccupation de toutes les personnes qui m'entouraient, dont Syrius. D'un geste sec, je secouais la tête avec détermination et colère mêlées. Posant le regard sur mes genoux que j'avais ramenés sous mon menton, je m'appuyais lourdement sur l'une des citrouilles qui me tournaient le dos. Après un moment de silence, j'entendis Syrius expiré bruyamment avant qu'il ne prononce ces mots :

    SYRIUS - Encore une fois, je suis dans le regret de t'annoncer qu'on a eu chaud aux fesses !


Je ne pus m'empêcher de glousser. Je détestais les gens qui gloussaient et pourtant depuis que j'avais rencontré Syrius, je ne pouvais m'empêcher de le faire. J'avais l'impression d'être l'une de ces poules qui ricanent dans votre dos parce que vous n'avez pas remarqué que votre robe de sorcier est coincée dans votre culotte. Je n'aimais pas les gens qui gloussaient mais j'adorais le faire. C'était ridicule et stupide, ça ne voulait rien dire seulement je trouvais ça très drôle de le faire. C'était comme si mon nouveau copain m'avait appris à le faire et à ne plus mépriser cette réaction. Je faisais désormais partie de ces poules qui gloussent dans les couloirs de l'école. Et malgré ce que j'en pensais d'ordinaire, là, ça ne me dérangeait pas plus que ça car je trouvais que c'était amusant à faire. Je crois que quelque part, ça me faisait me sentir normale. Notre éclat de rire s'étirait, c'était un peu comme si nous ne voulions pas arrêter de rire, comme si c'était mieux de laisser notre hilarité continuer encore un peu pour ne pas avoir à faire à un silence qui aurait pu être pesant. Je n'avais aucune idée de ce que j'aurais bien pu dire à Syrius hormis pour lui lancer un nouveau défi. Je ne voulais pas y aller trop vite, je ne voulais pas paraître trop brusque et je pensais que pour l'instant, il était peut-être mieux pour nous de ne rester que dans l'amusement. Puis, sans que je ne m'y attende, parce que plongée dans des divagations à propos de choses personnelles sur mon copain, je sursautais en l'entendant me demander :

    SYRIUS - A ton tour. Quel sera le prochain défi ?


Au fond de moi-même, une petite vague d'excitation naissait au fur et à mesure que je me mettais à chercher un défi inoubliable. Je n'étais pas sadique ni quoi que ce soit seulement j'avais envie de rire et je voulais voir jusqu'où mon copain de Gryffondor pouvait aller. Je voulais connaître ses limites tout en m'amusant et en profitant du moment présent. Sans m'en rendre compte, mes yeux se portèrent d'eux même vers les citrouilles qui nous entouraient. Je relevais l'un de mes sourcils en regardant Syrius, tenant mon défi. Un sourire espiègle se dessina sur mes lèvres et je saisis une grosse citrouille pour la poser par terre. Là, sous le regard certainement interrogatif de mon nouvel ami, je levais ma baguette pour découper dans la chair orangée, des yeux, un nez et une bouche. Puis, retournant l'énorme légume, je découpais un large trou qui permettait ainsi à une tête de passer. Je pris soin d'enlever le plus possible de chair possible, réussissant à faire apparaître un véritable masque. Posant enfin les yeux sur Syrius, je ne pus m'empêcher de sourire à pleines dents en lui montrant ma petite œuvre d'art. Sans le laisser me demander quoi que ce soit, je pris la parole pour lui annoncer mon plan assez démoniaque, je l'admet.

    LILWEEN - Tu enfiles cette citrouille sur ta tête et tu rends une petite visite à notre directeur adoré, qui est sûrement encore dans la Grande Salle.


Sur ceux, je lui tendis la tête vide en riant et en imaginant ce que ça donnerait : un poussin avec une tête de citrouille au milieu de la Grande Salle, faisant la révérence au directeur de Poudlard.

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▲ SYSSY L’IMPÉRATRICE jette des diadèmes empoisonnés.

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⊰ INSCRIPTION : 10/10/2010
⊰ ÂGE : 21
⊰ CRÉDITS : class whore/tumblr.
⊰ ÂGE RPG : Seize ans.
⊰ PSEUDO : winged syrius.
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 5368


STOP FOR A MINUTE
JUKEBOX:
RELATIONSHIPS:
DOUBLE-COMPTE: Cohnaan C. Callahan
MessageSujet: Re: yellow submarine. as pink as a pig. LILWEEN Jeu 2 Juin - 0:44


Aujourd'hui, nous avions bel et bien accumulé des actions plus stupides les unes que les autres. Les défis, c'était la seule et unique chose qui nous réunissait, elle et moi. C’était vrai tout de même. Après six ans de cohabitation dans ce château extrêmement réputé, nous n’étions jamais parvenus à nous croiser. Enfin, si, nous nous étions déjà vus. Mais jamais nous n’avions eu la merveilleuse occasion de faire connaissance. Il avait suffit d’un pur hasard, et d’une table partagée dans un cours parfaitement ennuyeux à mourir, et notre ‘histoire’ amicale avait commencée. Franchement, c'était un sacré beau hasard qui nous avait amené là où nous étions aujourd'hui. Et j'étais drôlement chanceux que cette fois, le destin parfaitement étrange fut de mon côté. Ça me donnait envie de sautiller partout, car ma vie sociale était la seule chose qui me rendait aussi heureux. Surtout que je ne pouvais pas m'empêcher de la trouver bien remplie, et pas mal réussie. Mais tout de même, Lilween, en cet instant, était pour quelque chose à mon bonheur. Elle était fantastique, et j'aurais désiré que notre petit jeu de défis ne s'arrête jamais, tant il me faisais sourire.

Tout cette histoire me renvoyait à des questions existentielles. Je venais de rencontrer une jeune fille parfaitement adorable, à laquelle je n’avais jamais imaginé parler de toute ma vie. Et si je passais à côté de certaines choses, magnifiques, à cause de simples préjugés, aprioris, ou à cause d’un certain bon sens ? Des gens qui seraient certainement merveilleux se cachaient partout dans ce château, et je n’avais parfois jamais parlé à l’un d’entre eux. Comme ce minuscule Poufsouffle de troisième année, qui avait le don de faire peur à tout le monde… Peut-être était-il gentil lui aussi ? Je me fis alors, intérieurement, la promesse d’essayer d’aller lui parler un jour, en espérant que l’un de ses nombreux boutons ne se percent pas pendant que je tenterai d’établir un dialogue cordial avec ce petit, très souvent Noooon, je ne pouvais pas faire ça… Bouh, j’avais peur maintenant. Il était terrifiant ce gamin…

« A ton tour. Quel sera le prochain défi? » J’attendais le prochain avec une vague d’excitation non négligeable. Cela devenait une petite manie, pour nous deux, de vivre à travers nos défis, tous plus vaches les uns que les autres. Mais, vous saviez quoi ? J’arrivais à la faire sourire, avec mes idées tordues, et mes défis parfaitement irréalisables, et ça, c’était l’une des plus belle récompense qu’on pouvait offrir à un garçon comme moi. Faire rire les autres. C’était ça mon but principal dans la vie. Et, quelque chose me disait, maintenant que je venais de faire « vraiment » la connaissance de Lilween, qu’elle n’avait pas spécialement l’habitude de sourire. Rien qu’à voir la maison dans laquelle elle se trouvait, j’avais quelques idées quand à son quotidien. Ce n’était pas une question de préjugés, loin de là, juste une certaine expérience au niveau des Slytherin, qui n’avaient pas pour habitude première de se marrer comme des petits fous. La plupart d’entre eux étaient de gros sadiques, alors, penser que la jolie Lilween s’amusait dans sa salle commune, c’était une sacrée erreur. Enfin, tout ceci n’était que le point de vue d’un Gryffondor parfaitement cinglé, dont le jugement n’était pas spécialement très facile à avaler. En tout cas, la principale information que je devais tirer de mes idées, c’était que je me sentais très fier de parvenir à faire sourire Lilween, que je considérais d’or et déjà comme une nouvelle amie, que je ne comptais pas laisser partir de sitôt.

J'avais plutôt peur de ce que mon amie me réservait, sachant depuis peu qu'elle était tout aussi tordue que moi. Voire même plus. Elle était en train de faire je ne savais trop quoi avec l'une des citrouilles présente autour de nous. Dès qu'elle eut fini, elle me regarda, avec un air amusé. « Tu enfiles cette citrouille sur ta tête et tu rends une petite visite à notre directeur adoré, qui est sûrement encore dans la Grande Salle. » Et merde. C'était encore plus sadique que je ce que j'imaginais. Hum. Mais après tout, pourquoi pas? Ce n'était pas une si mauvaise idée, et, je devais avouer que ça risquais d'être drôlement amusant. Il n'était pas du tout étrange que, au fil du temps, les défis deviennent de plus en plus difficiles à réaliser, ou de plus en plus dangereux. Mais, justement, c'était ça le jeu. C'était à celui qui ferait les choses les plus folles, sous les ordres de l'autre. Je n'étais pas près de m'avouer vaincu, surtout pas maintenant que j'avais rencontré Lilween. Je n'étais pas une poule mouillée. Même si ce défis là incluait le directeur de notre belle école.

Sans se faire attendre, elle me tendit la citrouille, et je sentais le feu de la victoire vibrer dans ses yeux. De toute évidence, elle savait que j'étais capable de tout et n'importe quoi, et que ce n'était pas ce défi là, ni même un qui serait mille fois pire, qui me ferait reculer devant le danger. Sincèrement, j'étais apte à tout faire, je m'en fichais des conséquences. J'avais pris conscience, comme très peu d'autres personnes, qu'on était jeune qu'une fois, et que, si je ne m'amusais pas dès maintenant, je ne pourrais jamais plus le faire. La seule chose dont j'avais envie, c'était de croquer la vie à pleine dent, de profiter de ma jeunesse. Je désirais plus que tout oublier cette famille merdique, qui me poussait à bout, et qui ne m'acceptait pas tel que j'étais. Je voulais tout oublier. Profiter. Juste profiter. « Défi accepté. » lui annonçai-je alors, avec un voix d'hôtesse de l'air, pesant mes mots, ce qui était assez étrange, je devais l'avouer. Je saisis alors la citrouille que la jeune femme me tendait, en riant. J'en profitais pour me relever, en m'étirant. Lui tournant momentanément le dos, je me mis à enfiler la citrouille sur ma tête, et, lorsque je me retournais, je ne voyais absolument rien du tout. Mais je devinais que Lilween était toujours assise juste devant moi, et je l'entendais rire à la vue du spectacle hilarant que je lui offrait. Un mec ressemblant à un poussin, avec, qui plus est, une citrouille sur la tête. Je lui tendis la mains, en disant; « Si vous permettez, mademoiselle. » Ma voix était étouffée, mais audible, à cause de la citrouille que je devais porter malgré moi. Elle saisit ma main, pour que je l'aide à la relever. « Hum, tu vas devoir m'aider à ne pas trébucher, il fait tout noir la dedans. » ajoutai-je, alors que nous nous mettions à marcher en direction du château.

J'étais heureux. Plus que jamais. Lilween y était pour beaucoup d'ailleurs. Elle me guidait à mesure que nous avancions. Je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où nous étions, alors je n'avais plus qu'à lui faire entièrement confiance. Ma survie en dépendait. « Tu sais, c'est pas tous les jours qu'on rencontre quelqu'un comme toi. » dis-je alors, en le pensant réellement. Elle était fantastique. J'avais juste envie qu'elle sache ce que je pensais à propos d'elle, histoire que ça soit clair. J'étais réellement heureux que le hasard ait si bien fait les choses, et qu'il m'ait octroyée une si bonne compagne de conneries.






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