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don't try to fight the feelin' (GOT).

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⊰ PARCHEMINS : 202
⊰ INSCRIPTION : 01/11/2010
⊰ CRÉDITS : b.velvet, rosendale
⊰ ÂGE RPG : 17 ans.
⊰ PSEUDO : applestorm.
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4266


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DOUBLE-COMPTE: LA MÉCHANTE ADMIN ROUGE ET OR, ça te parle ?
MessageSujet: don't try to fight the feelin' (GOT). Mar 2 Nov - 6:06

i'm a new soul i came to this strange world
hoping i could learn a bit about how to give and take.

Poudlard. Poudlard, Poudlard, Poudlard, Poudlard. Un merdier pas possible cette école. Des gosses partout – encore plus qu’à Durmstrang, si c’était possible – des élèves trop propres sur eux, un château trop magnifique, des professeurs trop accueillants, un discours de bienvenue trop gentil. Trop de monde, trop de joie, trop de bouffe, pas assez de whisky pur feu. Leur foutu banquet enfin terminé, Micah avait put se lever et sortir de cette Grande Salle, comme les anglais l’appelaient, où l’ambiance était vraiment trop nulle. Il dépassait tous les gamins qui avaient envahit les lieux d’une bonne tête, put se frayer, tant bien que mal, certes, un chemin jusqu’à la sortie. Il bouscula des plus jeunes, joua des coudes, lançait des « pardon, pardon, putain mais casse-toi ! » dans toutes les langues possibles et imaginables, et finit par être propulsé dans l’immense hall de sa nouvelle école – il allait devoir s’y faire, il était parti pour y rester un an. Il ne put s’empêcher d’inspirer un grand, très grand bol d’air frais. Il avait du mal à se faire à cette atmosphère écossaise. Chez lui, à Bergen, il faisait presque tout le temps froid, et il avait finit par s’habituer au courant d’air glacial qui lui gelait l’intérieur du nez à chaque inspiration, aux picotements sur ses mains et son cou toujours nus dus aux températures toujours en-dessous de la barre des zéros degrés. Là-bas, l’air était froid, tranchant comme une lame, mais il était pur. Ici, quelque soit les formules magiques utilisées pour rendre Poudlard habitable, il lui semblait lourd et pollué, rempli d’une odeur d’herbe mouillée particulièrement dégoutante. Mais bon, on ne pouvait pas tout avoir. Ce que Poudlard avait ? La beauté des lieux, Micah ne pouvait le nier. Le parc était beaucoup plus petit que celui de Dursmtrang, mais il semblait moins limité. Sans compter qu’on ne mangeait et ne buvait pas dans de la vaisselle d’or et d’argent, en Norvège. Mais le mieux, aux yeux du jeune brun, c’était sans doute l’absence totale de cours sur la magie noire. Oh, bien sûr, il y avait le cours de Défense Contre les Forces du Mal, mais ce n’était rien d’extraordinaire, comparé à ce que l’on enseignait dans son ancienne école.
Bref, Micah était enfin libre. Les mains fourrées dans les poches de son pantalon noir d’uniforme – brrr, l’une des pires choses dans ce collège, leurs uniformes étaient d’un ringard ! – son regard balaya les nombreuses possibilités d’occupations qui s’offraient à lui. S’isoler dans le parc, malgré le fait que tous les élèves étaient censés regagner leurs dortoirs respectifs à partir de maintenant tout de suite ? Tentant. Bon moyen de tester cette nouvelle herbe, dégotée juste avant de débarquer, qui reposait dans sa poche, et dont il caressait affectueusement l’emballage de l’index saisit d’envie. Au pire, il dirait qu’il n’avait pas comprit les dernières paroles du directeur. C’était totalement faux, bien sûr, puisqu’il parlait couramment l’anglais, le français, le japonais et l’espagnol, mais étant donné qu’il avait l’occasion de se servir de cette excellente excuse, autant jouer le jeu. Descendre dans ce qu’il avait comprit être les cachots, et commencer le repérage des lieux dès maintenant ? Plus vite le plan de l’école serait imprimé dans son esprit, mieux c’était. Faire mine d’examiner les énormes sabliers – qu’il trouvait vraiment hideux, d’ailleurs – qui servaient de compteurs des points des différentes maisons ? Pas intéressant. Il ne devait pas rester dans le champ de vision de toute cette bande de vieux profs. Non, il fallait qu’il trouve quelque chose à faire qui ne nécessitait pas de rester dans les environs du hall et de la Grande Salle. Se diriger vers les étages, et s’en remettre au hasard ? Toute façon, il y avait sans doute des milliards de milliards de choses à découvrir, dans un château tel que celui de Poudlard. Comme ce vieux lardon de dirlo s’était amusé à leur dire pendant le festin. S’il décidait de commencer sa visite par le haut, il trouverait certainement mille et une occupations à la seconde. Micah finit donc par décider – consciemment ou pas, vu qu’il était encore dans un état pas possible – de se taper la grimpette, et advienne que pourra. Sauf qu’il valait mieux se montrer discret, en ce premier jour de Poudlarisation. Ses yeux grands ouverts partirent à la recherche de ses compatriotes et amis – ou pas – de Durmstrang. Lorsqu’il aperçut, au loin, des têtes connues, il trébucha tant bien que mal jusqu’à eux, et les suivit de loin. Autour d’eux, le charivari de centaines d’élèves retentissait dans le hall et les escaliers. Les étudiants de Serpentard et de Poufsouffle descendaient vers les cachots pour les uns, et les sous-sols pour les autres, les Gryffondor se dirigeaient vers le septième étage en riant entre eux, tandis que les Serdaigle, plus calmes, rejoignaient leur tour en discutant. Il était assez facile de reconnaître les nouveaux arrivants. C’étaient les plus paumés. Toute la petite bande se mit en marche, Micah à la traîne, attardant son regard sur tout et n’importe quoi. Il avait beau avoir lut l’Histoire de Poudlard, après avoir apprit qu’il allait y passer sa dernière année d’étude (curiosité et question d’adaptation oblige), il crut que son cœur allait lâcher – tout comme tous les élèves étrangers avec qui il se traînait – lorsque la cage d’escaliers qu’ils gravissaient tranquillement se mit brusquement à changer de direction. " Helvete fœn ! " Il lui fallut deux bonnes minutes pour se remettre de cette sympathique péripétie de bienvenue. Non loin de là, sur le pallier du deuxième étage qu’ils s’empressèrent d’envahir, un groupe d’élèves de Poudlard rigolaient en les regardant. En effet, ça devait être un spectacle des plus marrants pour eux, que de voir une bande de petits perdus faire une attaque cardiaque collective dans des escaliers, car « ohhh mon dieu, les escaliers, ils bougent ! », alors qu’eux, avec l’habitude, ne s’en formalisaient même plus. Ils reçurent de nombreux regards aussi glacés que les fjords de Norvège en retour. Les élèves de Durmstrang et de Salem, agacés, vexés, se hâtèrent dans le couloir, tandis que ceux de Poudlard, remis de leur crise de rire, continuaient leur grimpette. Micah s’attardait. Il avait besoin de trouver des chiottes. Pour pisser, et pour autre chose aussi. De plus illégal. " Et toi, le boutonneux ! Oh ! Je te parle, putain ! " Un gamin, qui devait être en quatrième, se retourna, ne pouvant ignorer plus longtemps que c’était à lui que l’intrus s’adressait. Il lui jeta un regard noir. Micah tendit le doigt vers le couloir qui partait dans la direction opposée de celle que les autres avaient pris. " Y a quoi par là ? " Le quatrième plissa les yeux d’un air méchant et septique. Peut-être se demandait-il si Micah était sérieux ? Y avait-il quelque de si bizarre, dangereux ou connu – ce qui équivalait à extraordinairement amusant et à voir à tout prix, pour le norvégien – dans ce couloir ? Il haussa les épaules, tourna les talons et s’empressa de rattraper ses amis en trottinant. " Drittsek… " marmonna Micah en râlant. Sans chercher à intercepter un autre petit con poudlarien, il partit dans la direction si mystérieuse. Avec un peu de chance y trouverait-il des… Jackpot ! Il ouvrit grand la porte, se précipita vers la première des cabines – putain, ils ont pas de pissoirs pour mec, dans cette école ? – et soupira de soulagement. Une fois ça fait, il sortit plus tranquillement, et, sortant de sa poche son paquet de tabac, tituba jusqu’au mur du fond, passant devant les autres cabines.


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MessageSujet: Re: don't try to fight the feelin' (GOT). Mar 2 Nov - 11:44


« I got my head checked by a jumbo jet.
It wasn't easy but nothing is. »


« … souhaite une bonne nuit »
Il conclut enfin, bon sang, ce n’était pas trop tôt ! Je sentais ma pauvre tête sur le point d’exploser, une sorte de cocotte minute à retardement, il aurait continué encore deux minutes que j’explosais ici. Non mais, par le slip de ce fuckin’ Merlin que ce directeur allait me gonfler s’il faisait toujours d’aussi long discours. A Beauxbâtons, je ne vais pas dire que ce n’était pas pareil cependant notre directrice avait du charisme, de la prestance, un truc qui faisait que peu importe ce qu’il se passait nous l’écoutions jusqu’au bout, buvions presque ses douces paroles… hum.. En même temps tu haut de ses 3 mètres, nous avions mieux intérêt à gober ses paroles. ‘Anyway’ comme disent mes nouveaux camarades anglais. Camarades Anglais mon œil, ces espèces de prétentieux, hautains, qui se prennent pour on ne sait trop quoi. J’arrive à peine, j’sors de toute une journée de train et ils sont aussi accueillant qu’une veracrasse en décomposition. Les deux années d’études qui me restent vont être bien sympathiques ou très chaotiques. A cette idée, un large sourire fleurit sur mon visage de poupée ultra crevée et éméchée, je lâchais un long bâillement, m’étirais avant de me relever et de suivre le mouvement de la foule. Je restais néanmoins loin derrière histoire de pouvoir les zieuter et d’éviter d’aller me mélanger à la populace qui se poussait, se bousculait, jouait des coudes, pour sortir de là. Je soupirais et levais les yeux au ciel exaspérée par le besoin perpétuel de l’Homme à se chercher des problèmes ou plus simplement à se compliquer la vie. Bref. Je continuais de les suivre, finit par sortir de la « Grande Salle » comme ils l’appellent, regardait autour de moi, tout était nouveau ici, tout restait encore à découvrir et cette idée là me plut plus que jamais. Je pourrais aussi comparer avec Beauxbâtons, ouais c’était pathologique comme attitude, tout le temps obligé de comparer avec ce que nous, Français, avions à la maison, toujours ce besoin de se mesurer aux autres. Haha et après on parle de coalition dans le monde magique, peu importe les frontières, les Ecoles, etc.. tout ce baratin sur la solidarité. Douce utopie bien ironique. Hormis nos propres intérêts ainsi que notre petit confort, je ne vois pas tellement ce qui compte d’autres de nos jours. Enfin passons. Je continuais mon repérage rapide des lieux, du hall là en l’occurrence, avant que mon regard ne vrille vers les escaliers et que j’en reste presque abasourdie, ahurie, les yeux écarquillés version soucoupe et que ma mâchoire ne s’en décroche. « What’s the fuck » m’exclamais-je avec mon accent anglais plus que bancal mais mon effarement plus que réel. Des escaliers qui bougent… c’était quoi leur problème, ils voulaient qu’on se casse la gueule or what, ou alors c’était mon cerveau qui, encore une fois, débloquait complètement, se plaisait à me jouer des tours le fourbe ! J’avais peut être, également, trop abusé du Gin ce soir pourtant j’étais -presque- certaine de n’avoir rien foutu dedans et puis le Gin c’est pas comme du Whisky Pur Feu, ca fait rien c’te camelote, d’autant plus que ca reste une boisson moldue que je m’étais dégotée avant de partir ce matin. Ou pire encore, c’était cette bouffe dégueulasse Anglaise ! Mes parents m’avaient prévenu pourtant que les Anglais mangeaient des trucs justement immangeable par des gens normalement constitués, aller soyons sympathiques et pas Anglophobe -or whatever else- et disons le « commun des mortels ».
Après quelques longues minutes plantée, perplexe et complètement sceptique face aux escaliers qui bougent, je décidais de m’y engager, je pris mon courage à deux mains et montait les marches précautionneusement comme si elles allaient se dérober sous mes pieds. Après tout mieux vaut prévenir que guérir, c’est bien connu, et puis s’ils sont assez perturbés pour nous mettre des escaliers mouvants sait-on jamais quelles autres conneries ils peuvent nous sortir. Foutu Anglais. Si nous on avait tout le temps besoin de comparer, eux, en revanche, avaient toujours besoin de nous sortir des trucs de plus en plus stupides et inutiles pour se faire remarquer. Mais passons. Je déambulais ensuite, avec cette nonchalance qui était mienne dans les couloirs du château, ayant perdu le groupe entre deux contemplations de tableau. Je ne m’inquiétais pas me disant que je finirais bien par retrouver ma route dans ce labyrinthe. Ensuite une question existentielle me vint, percuta de plein fouet toutes les pensées qui se trouvaient à l’instant dans mon esprit embrumé, les obligeant à faire de la place. « Où étaient les toilettes ? » lâchais-je à haute voix dans ma langue maternel, m’arrêtant en plein milieu du couloir, me tapant le front. Ouais j’avais envie soudainement d’aller aux petits coins comme on dit et c’était pressant même là. Je m’activais, regardais à droite, à gauche, une quelconque indication. C’était immense ici, ils ne pouvaient pas distribuer des plans honnêtement. Fuck. Je courais presque désormais, arpentant les couloirs, m’enfonçant un peu plus dans les entrailles du château, me paumant plus simplement. L’envie d’aller soulager ma vessie devenait plus que dominante et si je ne trouvais pas il risquait d’y avoir conflit.
Ma respiration en devint presque saccadé tellement je courrais qu’à un croisement je me tapais une pauvre conne, une sale blondasse qui me toisa. D’ordinaire je l’aurais incendié mais là pas le temps. « Dis moi toi, ils sont où les chiottes dans c’te bâtisse ? » lui demandais-je brusquement l’envie de pisser occultant la politesse. Elle me dévisagea, s’arrêta surtout sur mes cheveux rouges flamboyant, mes yeux lancèrent presque des éclairs puis elle pointa une porte non loin de nous. Je ne le remerciais pas -évidement- me précipitais et allait me soulager.

Le sourire aux lèvres, je sortais de la cabine en remontant mon pantalon sur mes jambes, sans aucune pudeur, avant d’apercevoir une silhouette dans le miroir, puis vrillais mon regard noisette vers le jeune homme qui se tenait contre le mur. « Qu’est-ce que tu fous là ? » lâchais-je dans un Anglais approximatif, sans vergogne, mais surtout étonnée qu’un mec puisse se balader dans les chiottes pour meuf. Peut être ici, étaient-ils laxistes au point de faire des toilettes mixtes. Après tout ils sont Anglais, tout est possible. Je finissais ensuite de remonter mon jean, le boutonnais en continuant de le dévisager, lui et son air d’abruti défoncé s’apprêtant à se rouler une énième clope.


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MessageSujet: Re: don't try to fight the feelin' (GOT). Sam 20 Nov - 3:57

lord, it was a plane crash
but i’m sure that i was dreaming

Là, les choses prirent une tournure très bizarre. Bizarre, ouais, c’est le mot. Alors qu’il s’appuyait tranquillement contre le mur, un bruit caractéristique se fit entendre. Une porte qui s’ouvre. De chiottes, sans doute, car oui, il était bien dans les chiottes. Au moins quelque chose sur lequel l’autre petit idiot l’avait bien renseigné… Ah, mais non ! Puisque cet abruti ne l’avait absolument pas renseigné. Bref, Micah était en pleine opération roulage de clope sans renverser tout le tabac malgré la tremblote de ses doigts – c’est un pro, dans ce domaine – lorsqu’une porte d’une cabine non loin de là s’ouvrit à la volée. S’il avait été dans un autre état, il aurait été surprit, fait un bon d’au moins deux mètres en arrière, balancé dans tous les sens ce qu’il avait dans les mains et gueulé comme une fille. S’il avait été dans un autre état. Non, là il se contenta de relever la tête d’un air vaguement intéressé. Il ne fut même pas étonné de voir une gosse sortir de la toilette en remontant son futal le plus naturellement du monde, comme s’il n’avait pas été là. Avait-il été plus silencieux qu’il ne l’avait cru ? Il avait pourtant l’impression d’avoir été aussi calme qu’un éléphant qui venait d’avaler une mouche. De son côté également, la fille le fixait. D’un air moins laxiste, peut-être. Ben quoi, elle avait jamais vu un mec de sa vie ou quoi ? Ou peut-être était-ce le tabac, qui la choquait ? Il ricana intérieurement. Peut-être que les élèves de Poudlard étaient tous des petits prudes, en fait. Ou peut-être pas, il en avait pas grand-chose à faire, pour être honnête. " Qu’est-ce que tu fous là ? " lâcha-t-elle d’une façon qui faillit le faire exploser de rire. Non mais avait-il vraiment put imaginer une seule seconde que cette nana était anglaise ? Impossible. No way, comme diraient ses nouveaux hôtes. Dans sa tête, il était plié en quatre – en vrai, il se contenta de la dévisager. " Comment ça, qu’est-ce que je fous là ? " Non mais t’es conne ou quoi ? " Qu’est-ce que je fais, là, d’après toi ? " Son accent était – sans prétention – autrement meilleur que celui de poil de carotte. Nom de dieu, c’est lui qui allait passer pour un English. Oh, et puis en fait, qu’est-ce que ça pouvait bien faire ? Il ne la connaissait pas, de toute façon, et puis bon, lui et les autres, hein. Leur avis, il s’en tapait comme de la première dent de Grindelwald. En grand diplomate qu’il était, Micah finit par avouer la terrible, la honteuse, l’énorme vérité sur sa présence dans ce lieu si dangereux, si interdit. " Bon, d’accord, je te l’dis mais tu ne le répètes à personne, d’ac ? " Il jeta un coup d’œil autour d’eux, les traits figés dans une expression d’inquiétude terriblement bien feinte. Il prit une grande inspiration, s’approcha d’elle à pas mesurés, hésitants. Arrivé à son côté, il lui fit signe, de ses doigts, de s’approcher. Il se pencha vers son oreille, sourit. " J’avais besoin de pisser " souffla-t-il, l’air extrêmement sérieux. Il ne lui laissa pas le temps de répondre qu’il se redressa et se recula en lui faisant un grand sourire, pour aller s’adosser à nouveau au mur du fond. Il la fixa un moment – du moins il la fixa du mieux, dans la mesure où la pièce commençait à tourner autour de lui. Il secoua discrètement la tête, cligna plusieurs fois des yeux. Finalement, d’un air vaguement moqueur, il brandit sa cigarette terminée devant sa nouvelle amie mi-femme mi-potiron, comme pour lui rendre hommage, avant de sortir sa baguette magique de la poche de son nouvel uniforme – beurk, beurk et rebeurk – et de l’allumer grâce à celle-ci. Tout en la fixant, il fourra sa cigarette entre ses lèvres, tira une longue bouffée de fumée, qu’il souffla expressément dans sa direction en se penchant en avant. Alors, la partie de sn cerveau programmé pour la débauche se mit à sonner l’alarme. Il haussa les sourcils, se pencha un peu plus, renifla, puis fronça les sourcils. Se trompait-il ? Non, impossible, il était bien trop callé dans le domaine. Il s’était donc trompé sur son compte. Et même largement, si c’était bien ce qu’il pensait. Et en dépit de tout ce qu’il avait déjà ingéré et qui auraient put l’induire en erreur sur sa certitude que c’était bien ce qu’il pensait, il était absolument certain que c’était ce qu’il pensait. Il se la dévisagea, suspicieux, étonné. " Tu sens le gin ! " l’accusa-t-il. Il était indigné. Indigné qu’elle ait osé l’engueuler alors qu’elle venait sans doute de s’enfiler toute une bouteille. Et sans lui, qui plus est ! Indigné qu’elle ait put le faire sans lui proposer au moins une gorgée. C’était idiot, of course, mais bon, Micah était du genre à boire ou fumer tout ce qui se trouvait dans un rayon d’un kilomètre, alors imaginer qu’il puisse en avoir été autrement le dérangeait. Il fit un bond en arrière, brandit l’index vers elle. " Tu caches bien ton jeu hein, traîtresse ! " s’exclama-t-il, pris dans son propre délire. Sans doute la gosse allait-elle flipper à le voir dans cet état – « merde, mais il est bon pour Shutter Island, ce mec ! » – ou alors elle allait se foutre de sa gueule. De toute façon, pour ce qu’il en avait à faire.


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