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♫ Touche moi avec tes mots ♫

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⊰ PARCHEMINS : 313
⊰ INSCRIPTION : 07/11/2010
⊰ CRÉDITS : Avatar : © psychozee. | Signature : © bazzart
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MessageSujet: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mar 16 Nov - 22:24


Hâtons-nous de succomber à la tentation, avant qu'elle ne s'éloigne.



Mon voisin de classe m'administra un nouveau coup de coude dans les côtes, me signifiant ainsi que le cours venait de se terminer. Je retournais brutalement à la réalité, sans me souvenir ce quoi il avait été question lors de la leçon d'aujourd'hui.

Maudit soit-il... Il fait vivre de ma vie un enfer.

Les autres élèves étaient déjà en train de rassembler leurs affaires et de quitter la serre. Même mon voisin prenait déjà la direction de la sortie. J'étais une des dernières. Tout ça pour quoi?Parce que je m'étais laissée bercer par sa voix délicieuse, parce que je m'étais abandonnée à sa contemplation. Foutu professeur. Comment pouvait-il m'envouter au point que je sois incapable de suivre le cours de botanique depuis le début de l'année, depuis que nous étions arrivé à Poudlard et que lui, était devenu mon professeur. Avant lui, mes maîtres de botanique avaient toujours vanté mes talents, je buvais leurs paroles, y cherchant la moindre information qui pourrait me faire avancé sur la voix des potions. Malheureusement ce n'était plus le cas, j'avais prit beaucoup de retard que je devais combler en dehors des heures de cours. Oh j'avais bien essayer de ne pas l'écouter, de ne pas le regarder, de suivre le cours par moi même à l'aide de mon bouquin. Tu parles, je me sentais oppresser par sa simple présence. Il m'était impossible de suivre le moindre cours lorsqu'il était à proximité. J'avais d'ailleurs provoqué un bon nombre de catastrophe, à tel point que mon groupe de travail refusait que j'approche les plantes et les outils que nous utilisions.

Je me relevais, m'apprêtant moi aussi quitter le cours. Seulement, je ne pu m'empêcher de remarquer que nous n'étions plus que tout les deux. Ce genre d'occasion était tellement rare que je ne pouvais décemment pas passer à côté de cela. Il faut dire que Cohnaan prenait un soin particulier à ne pas se retrouver dans la même pièce que moi, si ce n'est en cours. Plus encore, il évitait de se retrouver dans une situation où nous nous retrouverions sans personne d'autre que nous. Son indifférence était presque aussi insupportable que les séances de cours et attisait encore plus cette irrésistible envie de reproduire ce qui était, d'après lui, une "erreur". Combien de fois ne m'étais-je pas replongée au cœur de ce souvenir. Combien de fois n'avais-je pas espérer qu'il m'attire contre la chaleur de son corps, caché dans un des recoins du château où nul ne pourrait nous surprendre!? Combien de fois avais-je rêvé gouter à ses lèvres une nouvelle fois!? Combien de fois avais-je espéré une convocation dans son bureau !? Si l'interdit et l'inaccessible m'avaient toujours, là, ils me consumaient de l'intérieur, me détruisaient. Je ne voyais qu'une solution pour apaisé cette torture constante, qu'il me cède, encore et encore, sans jamais que cela ne prenne fin.

C'était horrible. J'avais je n'avais ressentis cela pour personne. Jamais je ne me l'étais permis. J'avais toujours désirer pour mieux m'en débarrasser lorsque j'avais eu ce que je voulais. Mais pas avec lui, non, c'était tellement plus fort. J'avais eu ce que je voulais de lui et pourtant, cela n'avait en rien étouffer cette obsession pour lui, bien au contraire, les flammes brulaient et dansaient au plus profond de moi, incandescente. Tout cela, c'était de sa faute à LUI. Lui et ses p*tains de valeurs à la c*n. Pourquoi voulait-il absolument s'y tenir alors qu'il les avait de toute façon déjà enfreinte? Oui, c'était de sa faute. Il n'avait pas besoin d'être à ce point désirable. J'étais dépendante de lui. Il était devenu ma drogue. Délicieuse drogue dont je ne pouvais pas me passer. Délicieuse drogue qui n'était pas si néfaste que cela. C'était bien cela le problème, car je n'avais alors aucune raison de mettre fin à cette dépendance.

Je le toisais quelques instants. Il me tournait le dos et ne semblait même pas s'être rendu compte de ma présence, bien trop occupé à ranger ce que nous avions utilisé pendant le cours, ou plutôt ce que les autres élèves avaient utilisés. Je rejoignais la sortie et fermais la porte, nous enfermant tout les deux dans la serre sans que personne ne puisse plus nous voir. Je tournais les talons, allant vers lui. Mes talons martelaient le sol dans un rythme régulier et calme, il l'avertissait de ma présence, ou du moins, de la présence de quelqu'un. Je n'attendais qu'une chose, qu'il se retourne, qu'il me fasse face, qu'il m'affronte. Il finit par se retourner, il finit par découvrir que nous n'étions que tout les deux, que je l'avais pris au piège. Je me perdais dans la profondeur de son regard azuré. Je lui souris, simplement, haussant les épaules avec une moue faussement désolée. Cette situation était inévitable, cela devait arrivé à un moment ou un autre, il le savait, tout comme moi. Je m'approchais, dangereusement, j'allais jusqu'à poser ma main sur son torse. Je franchissais la distance qu'il y avait entre nous, naturellement, comme si elle n'avait jamais existé. Raisonnes moi, si c'est ce que tu veux réellement, raisonne moi, car je suis incapable de le faire seule. Ce n'était qu'un murmure, à peine audible. Je sentais mon cœur battre la chamade à l'intérieur de poitrine. La vérité? Je n'avais qu'une seule envie, embrasser les années qui nous séparait, mais la peur d'essuyer un nouvel échec m'empêchait de faire quoi que ce soit... pour le moment du moins.

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Dim 21 Nov - 9:32


I want to hold your hand. but I can't.



c'était une torture. et, aussi douce fut-elle, c'en était bel et bien une.
elle était là, assise sagement à sa table, en train de me fixer, buvant les paroles. je n'étais même pas sure qu'elle se préoccupait de ce don il était question dans ce cours. j'avais la vague impression que seule ma voix lui importait, mais après tout, il était fort possible que tout ça ne fut que le fruit de mon imagination débordante. avec les évènements de cet été, il était pratiquement impossible pour moi d'enseigner correctement avec Maïa sous les yeux. parce que je me sentais étrangement faible, comme si j'étais prompt à céder à chaque instants, comme si j'allais me ruer sur elle pour l'embrasser. pourtant j'avais été bien sage depuis l'erreur monumentale qu'avais été notre nuit passée ensemble. je ne l'avais plus embrassée, je n'avais rien fait qui aurait pu lui faire croire à un quelconque espoir de récidive. pourtant moi-même je ne croyais pas en ma capacité à lui résister. je me sentais soudainement impuissant de lui dire non à chaque fois qu'elle posait ses yeux sur moi.

en cet instant précis, je résistais à plonger mes yeux dans les siens. parce que je savais que j'allais penser à des tas de choses auxquelles je m'étais interdit de penser, comme, par exemple, l'éventualité d'un "nous". c'était improbable. je n'osais même pas imaginer la tête de mon père et ma belle-mère si nous leur annoncions la nouvelle. mon père me ferait certainement exploser la tête avec sa baguette, au mieux. au pire, il me torturerait certainement pendant des heures avant de consentir à m'achever. et pourtant, mon père était loin d'être violent, alors ça peut certainement traduire de la tournure qu'aurait pris les évènement et les réactions si ma famille avait appris que nous avions eu une aventure. étais-ce le mot approprié? j'aurais tellement préféré pouvoir appeler ça une "histoire", vous savez, comme s'il s'agissait d'une histoire d'amour, mais encore une fois, mes souhaits étaient irréalisables, improbables. je tachais du mieux que je pouvais de mener à bien mon cours, cessant l'espace de quelques instants de penser à la magnifique jeune fille de dix ans mon aîné me servant de belle sœur, et avec qui, soit dit en passant, j'avais partagé une nuit passionnée, sous l'emprise de l'alcool. aujourd'hui, il était question d'aborder, avec l'aide du livre de Botanique, les plantes les plus venimeuses présentes dans le monde des sorciers. je savais à quel point Maïa était passionné par ce genre de sujet, et j'avais pensé ce matin là, en préparant mon cours, qu'elle serait un tant soit peu enthousiasmée par la sujet, et qu'elle arrêterait de me fixer sans ciller, mais c'était peine perdue. elle n'avait même pas ouvert son bouquin, et semblait entendre ma voix sans réellement comprendre le sens de ce que je disais. et moi qui pensais raviver sa passion pour cette matière, je m'étais visiblement trompé sur toute la ligne. comment pouvait-elle être si dépendante de moi? c'était presque incroyable. je n'arrivais pas à comprendre ce qui, en moi, l'attirait. j'avais pourtant essayé maintes et maintes fois de lui faire comprendre que je n'étais pas le genre d'homme qu'il lui fallait, qu'elle aurait mieux fait d'arrêter de penser à moi. la fin de mes vacances avait consisté en essayer de lui faire comprendre que rien d'autre ne se passerait jamais entre nous deux.

moi-même, j'espérais mentir en disant cela. en quelques sortes, j'étais aussi dépendante d'elle qu'elle l'était de moi. le seul bémol était que je ne le montrais pas le moins du monde. est-ce qu'une personne censée aurait eu envie d'ébruiter ça? non. je n'avais jamais été une personne censée, d'ailleurs, mais je n'avais aucune envie que mes proches le sachent. ça aurait été une horreur d'avoir à s'expliquer face aux autres. la seule chose dont j'avais envie, c'était que tout ça reste secret, que jamais personne ne le sache. et pourtant, ma lâcheté me décevait moi-même. comment pouvais-je faire ça à Maïa? comment pouvais-je me faire ça? nous crevions d'envie d'être ensemble, et ça, c'était clair pour l'un comme pour l'autre. enfin, seul Maïa le laissait paraitre, moi je faisais semblant de m'en ficher, de n'avoir agit que sous le poids d'une solitude intense et sous l'emprise de l'alcool. le cours est terminé. déclarai-je avec un grand sourire aux élèves, déclenchant une agitation et un brouhaha typique des fins de cours. je ne savais même pas comment j'avais pu mener mon cours avec toutes les choses que j'avais eu en tête durant cette heure. je répondais des vagues "au revoir, à demain", aux élèves qui daignaient m'offrir la politesse de me saluer. au passage, je ne pus m'empêcher de remarquer que le voisin de Maïa la secouait pour la faire se lever. elle semblait toujours dans les nuages.

mais je ne la regardais que durant l'espace d'une seconde, espérant qu'elle ne croiserait pas mon regard. j'avais peur qu'elle ait envie de venir me parler. c'était ma hantise, ça, qu'elle vienne près de moi, pour discuter. depuis la rentrée, j'avais œuvré avec merveille pour que nous ne nous retrouvions jamais ô grand jamais seuls tout les deux. et jusque là, j'y étais parvenu. reprenant le cours de mes activités, je me mis à placer les plantes à leur place, sur les étagères. à chaque fin de cours, il y avait un bazar pas possible, mais j'aimais ranger. c'était bizarre. le silence était revenue. j'entendais ses talons claquer sur le sol, se dirigeant vers la porte. pensant qu'elle allait partir, je me sentis un peu plus serein, mais, contre toute attente, elle ferma la porte, empêchant ainsi à quiconque de nous rejoindre. et elle se dirigeas vers moi, ses pas rythmés par le bruit produit par ses chaussures. mes cheveux chocolat virèrent au noir corbeau. je sentais la confrontation arriver. j'étais près de la table qui me servait de bureau, et je rassemblais mes affaires, les mains tremblantes. j'étais drôlement agité en sa présence. y avait-il seulement quelqu'un d'autre dans la pièce? elle s'arrêta, et je finis par me retourner, me disant que je ne pourrais pas lui tourner le dos éternellement.

elle était là, tel un ange, planté devant moi, à me toiser de son regard merveilleux. elle m'avait pris au piège. il n'y avait plus l'ombre d'un seul autre élève dans cette pièce. nous étions seul. situation que j'avais redouté depuis la rentrée. puis elle avança vers moi, l'air de rien, une moue innocente gravée sur son visage. nous étions très proches à présent, et elle posa une de ses mains sur mon torse, contact qui me fit frissonner. elle était trop belle. et moi trop idiot. je devais la repousser et pourtant je n'avais qu'une envie: que nos lèvres s'unissent, que le temps s'arrête, que plus rien de compte à part nous deux. raisonnes moi, si c'est ce que tu veux réellement, raisonne moi, car je suis incapable de le faire seule. me dit-elle, de sa voix infiniment douce. à ce train là, je n'allais pas être capable de lui résister bien longtemps. Maïa... lui dis-je, d'une voix tout aussi douce, mes yeux bleus perçant la suppliant presque. arrêtes. continuai-je, lui demandant par là de cesser d'espérer, ce cesser de le torturer. c'est impossible. lui dis-je, avec un léger soupir. ce mot lui même me dégoutait. impossible. la seule chose impossible n'était pas notre amour, pour ma part, c'était l'éventualité d'avoir à oublier son regard, son visage, la douceur de son parfum. voilà qui était impossible. mais certainement pas notre relation. pourtant il fallait s'en persuader, c'était indispensable.
mais je redoutais d'avoir à la faire souffrir.




Dernière édition par Cohnaan C. Callahan le Dim 5 Déc - 9:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Dim 21 Nov - 12:29

Maïa... L'entendre prononcer mon nom. C'était tellement délicieux. Après l'ignorance et l'indifférence, voilà que sa voix, douce et caressante, venait à me nommer. J'étais vivante dans son monde, comme dans le mien. Ma main se glissa délicatement sur son épaule, mes doigts effleurant à peine son corps. Ils continuèrent leur chemin dans sa nuque pour remonter à l'arrière de sa tête. Mes doigts se frayait un chemin dans sa chevelure qui s'était assombrie lorsque je m'étais approché de lui. Tout son être me fascinait, ses dons de métamorphomage tout autant, et ce même si je n'avais jamais apprécier la métamorphose. Arrêtes. Voilà que venais l'interdiction. Interdiction d'aller plus loin et de rêver à un quelconque future qui nous unirait. Mes lèvres se pinçaient délicatement l'une contre l'autre, mes doigts continuant de se mouver à l'arrière de son crane. Ses mots sonnaient faux et ne semblaient pas avoir de sens réelle. Ils étaient en contradiction avec la tension palpable qui persistait entre nous. C'est impossible. L'index de mon autre main vint se glisser sur ses lèvres, les barrant pour lui intimer le silence. A quoi bon parler si c'était pour dire de pareil sottise. Impossible. Cela sonnait faux, tellement faux. Il ne semblait même pas y croire lui même. Nous avions déjà franchis la limite du possible lors de cette fameuse nuit d'été. L'alcool nous y avait aider, mais nous avions à jamais franchis la frontière. Impossible, c'est un mot que je ne connaissait pas et que je ne voulais pas connaître, particulièrement à cet instant précis. Je restais contre lui. Il n'avait même pas tenter à me repousser, ce qui me poussait à espérer que ce qui avait été créé ce jour là persiste encore aujourd'hui.

Quand on veut, on peut. Ma voix n'était qu'un murmure, sensuel et caressant. Je le toisais, mon regard ancrer dans le sien, il m'était impossible de m'extraire à cette contemplation. Je profitais de cette proximité entre nous, proximité qu'il ne m'accordait plus depuis cette nuit là. On devinait l'ébauche d'un sourire à la commissure de mes lèvres. Maintenant, reste à savoir ce que tu veux. L'index qui lui barrait les lèvres se glissa sur son menton et suivit le reste de ma main sur sa joue. Sa peau était douce et brulante. Si cela n'avait tenu qu'à moi, je me serais abstenue de dire quoi que ce soit, je me serais contenter de l'embrasser. Sa bouche. Sa respiration régulière, son souffle chaud, les palpitations de son cœur, ses yeux... Surtout ses yeux. Il me faisait chavirer. Il me troublait, m'envoutait, m'émerveillait. J'avais l'impression de pouvoir me perdre dans les profondeurs de son regard, de pouvoir m'y noyer sans opposer de résistance. Il aurait bien pu faire ce qu'il voulait de moi, j'étais littéralement hypnotiser par l'intensité de son regard. C'est ce que j'aurais fait avec n'importe quel autre garçon, c'était bien cela le problème, il n'était pas n'importe quel garçon. Les autres semblaient bien fade et banal à côté de lui. En une nuit il les avait tous évincer, les faisant passer en second plan. Cette obsession que je lui vouait, cette dépendance dont je ne parvenais à me débarrasser, restait sans explication. C'était une évidence, ni plus ni moins. Dans les premiers temps, j'avais cru que l'attirance indéniable que j'éprouvais à son égard n'était due qu'à la nature de cette relation, au secret qui l'entourait. Je m'étais très vite rendue compte que cela allait bien au delà de cela.

Mais si tu ne veux pas, je veux te l'entendre dire. Dit-le moi. Oserais-tu me dire qu'il n'y a rien entre nous!? Oserais-tu me dire que tu n'en as pas envie!? Oserais tu me mentir en me regardant droit dans les yeux!? Mes mains venaient de se nouer dans sa nuque, refermant mon étreinte sur lui, l'empêchant ainsi de me fuir. je l'enlaçait, rapprochant mon corps du sien. Je pouvais deviner sa musculature à travers le tissus de ses vêtements. J'avais rêver son corps tellement de fois qu'il me semblait que je le connaissait par cœur. J'avais l'habitude d'obtenir ce que je désirais, mais je n'avais jamais désirer à ce point et j'en venais à me demander s'il était possible que je ne puisse pas tout avoir. Cette pensée me noua l'estomac. Je posais ma tête dans le creux de son cou, comme pour ne pas être arraché à la possibilité de quelques choses de plus. La vérité? Je crevais de trouille à l'idée qu'il me repousse, que l'alcool ne soit la seule et unique raison qui l'ai pousser à terminer dans mes bras. Non. Ce n'était pas possible. Il y avait bel et bien quelques choses entre nous, je n'étais pas folle. L'idée qu'il puisse me rejetée était insupportable et pourtant, cette ombre planait au dessus de moi, menaçant de tomber et de m'ensevelir.

Si j'avais pu imaginer auparavant que notre relation deviendrait aussi complexe. Si j'avais pu imaginer que je ressentirais un jour ce genre de chose, et qui plus est, pour lui, le fils de celui qui avait été pour moi comme un père. Mais je en parvenais pas à le considérer comme un frère, nous n'avions jamais été proche, ou du moins, nous ne l'avions jamais été auparavant. Il n'était pas Lewis, il était même très loin de l'être. Lewis était mon frère, rare était mes souvenirs d'enfance dans lequel il ne figurait pas. Il en était de même pour Bonnie. J'avais grandit avec eux et je ne pouvais les envisager autrement que comme mon frère et ma sœur. Cohnaan, lui, n'avait jamais été là, nos souvenirs commun était rare. Nous nous entendions bien, mais sans plus, il n'était autrefois pas plus qu'un ami. Hm. je ne devais pas penser au Callahan, je ne devais pas me tracasser de ce qu'ils pourraient bien penser de cela, non, pas maintenant, il saurait toujours temps de s'en tracasser plus tard, si cela devait réellement poser problème. Je redoutais de devoir un jour leur avouer l'existence de ce terrible secret, mais paradoxalement, j'aurais aimé car cela signifiait qu'un "nous" existait.

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Lun 6 Déc - 6:27

merde, merde, merde, merde (...) ça me faisait un mal de chien à avoir à lui résister. maïa n'était pas une fille ordinaire, au contraire. elle faisait naître en moi des sentiments et des sensations qu'il me semblait n'avoir jamais ressenti de toute ma vie. j'aurais pu assimiler sa façon de faire à de la torture, pure et simple, tant je souffrais intérieurement. à la guerre comme en amour, tout les coups sont permis, dit cette saleté de proverbe. et elle m'en faisait sérieusement baver. c'est qu'elle avait une sacré technique à laquelle je ne pourrais plus résister bien longtemps, je le savais. je m'étais dit une bonne centaine de fois, si ce n'était plus, qu'il fallait que j'arrête de penser à elle, à la douceur de sa peau, à la chaleur de ses lèvres. mais c'était trop m'en demander. je ne pouvais pas l'oublier, la mettre de côté, l'expulser de ma vie. il était tout simplement improbable que je m'en sépare un jour, et pourtant, je faisais tout pour la maintenir loin de moi, tout en gardant bien sur l'espoir désespéré qu'elle reviendrait, encore et encore, à la quête de mon amour et de ma considération. je m'efforçais d'être froid et distant, chose que je détestais être, mais rien n'y faisais, je n'y parvenais pas. mon cerveau me disait de partir, de la laisser en plan dans cette serre, mais mon coeur refusait d'accepter cette idée barbare, et mon corps ne produisait aucun mouvement. c'était un bordel monstre dans mon corps, je n'avais jamais ressenti une chose pareille. il y avait mon coeur et mon corps, qui en premier hurlaient qu'ils avaient envie d'être avec Maïa. et il y avait mon cerveau, ce petit merdeux, avec ma conscience, qui me murmuraient qu'il était très mal d'avoir envie de ce genre de chose avec ma demi-soeur. je me perdais petit à petit, et son contact n'arrangea pas les choses. au contraire, cela ne fit qu'empirer. cédera, cédera pas? c'est impossible. lui dis-je en soupirant, n'ayant pas la force de lutter autrement que par les mots. son index vint doucement se poser sur mes lèvres, m'ordonnant ainsi le silence. elle ne voulait pas en entendre plus.

je voulais l'embrasser partout, l’appeler ma princesse, faire naître des étoiles dans ses yeux, décrocher la lune lorsqu'elle me le demanderait, la serrer dans mes bras pour ne plus jamais la lâcher. je voulais tant de choses impossibles, impensables. c'était mal que j'en ai envie d'ailleurs. car c'était ma demi-soeur, nous faisions partie de la même famille, ce qui rendait toute histoire entre nous deux parfaitement inconcevable. et ça, ça avait le don de me broyer le coeur, et le cerveau aussi, au passage. j'avais mal, tellement mal. je ressentais peut-être des sentiments merveilleux, mais certaines de mes illusions, irréalisables, impensables, me faisaient mourir à petit feu. quand on veut, on peut. sa voix était merveilleuse, et résonna dans mon cerveau, aussi douce qu'une caresse. quand on veut, on peut... j'en crevais d'envie, et le pire, c'était que je ne pouvais pas. enfin, si, je pouvais parfaitement franchir cette barrière que je m'étais ordonné de ne jamais franchir, mais je n'avais pas le droit. maintenant, reste à savoir ce que tu veux. me dit-elle, usant à nouveau de sa voix délicieuse. puis, dans une caresse, son index quitta mes lèvres pour glisser contre ma peau, d’abord vers mon menton, puis sur ma joue, déposant sa main entière sur celle-ci. sa main froid semblait se réchauffer au contact de ma peau, et j'étais en train de bouillir intérieurement alors que mon visage pâlissait à vue d'oeil.

mais si tu ne veux pas, je veux te l'entendre dire. dit-le moi. oserais-tu me dire qu'il n'y a rien entre nous!? oserais-tu me dire que tu n'en as pas envie!? oserais tu me mentir en me regardant droit dans les yeux!? tout d'un coup ce fut de trop. ses mains vinrent s'échouer derrière ma nuque, ce qui provoqua en moi un frissonnement jusqu'aux orteils. elle me procurait des sensations inattendues, inconnues. ses mains n'étaient plus du tout glacées. elles me brûlaient la peau, et faisaient courir tout le long de ma colonne vertébrale des frissons de satisfaction. je voulais lui rendre cette étreinte, moi aussi, mais j'étais toujours bloqué, indéniablement incapable de produire le moindre mouvement. je réfléchissais à la vitesse de la lumières et de bien trop nombreuses pensées me parcouraient l'esprit. il y en avait tout simplement trop pour que j'aie une conversation saine entre mon coeur et mon cerveau. j'étais incapable de m'entendre penser, ce qui me troublait deux fois plus, ce qui n'étais pas peu dire. encore une fois j'hésitais. succomber à la tentation ou y résister? y succomber aurait été tout simplement merveilleux, un vrai délice, un paradis sur terre. mais y résister était bien plus prudent, bien plus raisonnable. qu'aurait pensé la familles s'ils avaient appris ça, hein? Maïa semblait s'en ficher pas mal, ce qui ne m'étonnais pas. pourquoi lui était-il si simple, si facile, de transgresser les règles, alors que c'était une vraie torture pour moi de l'avoir un jour fait sous l'emprise de l'alcool? c'était une question sans réponse. je me tuais à me dire que j'étais l'adulte, que c'était moi le responsable. mais ça me broyait le cerveau d'avoir à penser qu'elle avait beau avoir dix-sept ans passé, et que sa maturité de lui permettait pas de me rendre la tâche plus facile, en abandonnant l'idée de m'avoir à ses côtés, et pas seulement en tant que demi-frère.

je voulais qu'elle me repousse. mais je ne voulais pas. c'était bien trop paradoxal pour que moi-même je parvienne à comprendre mes propres envies. c'est ta soeur! me murmurait ma conscience, cette immonde pétasse, alors que la partie de mon cerveau la moins raisonnable me hurlait: mais tu t'en fiches, tu l'aimes non? et alors, qu'est-ce que ça change, hein? ça change tout justement! balivernes. si son père l'apprenait il le tuerait. t'as pas envie de mourir, hein Cohnaan? tu dis vraiment des conneries. deux âmes qui s'aiment ne devraient pas se repousser, voilà ce que je pense moi!. voilà ce qui se tramait dans ma tête, n'arrêtant jamais. j'avais envie de faire taire ces petites voix, mais je n'y parvenais pas. avoir deux idées à la voix, et devoir trancher, ce n'était pas mon fort. j'avais toujours ressenti de la culpabilité après avoir fait un choix important. Maia... il n'est pas question de ce que je veux ou non. dis-je, en me décidant enfin à briser le silence de notre étreinte. mes mains passèrent derrière ma tête, atteignant les siennes, pour qu'elle me lâche. mes mains dans les siennes, je fis descendre ses bras le long des miens, dans le but que nos corps ne se touchent plus. mais une fois que ses bras furent le long de son corps à elle, j'étais complètement incapable de lâcher ses mains. je ne pouvais pas. j'avais les yeux rivés sur ma main ancrée dans la sienne. tu... dis-je, confus, relevant les yeux vers elle. elle me regardait avec une intensité déconcertante. mon coeur battait de plus en plus fort. ma main gauche laissa celle de Maïa, et s'approcha doucement de sa joue je n'osais pas la toucher. puis mon bras se débloqua, et le revers de ma main caressa avec douceur sa joue. tu sais parfaitement ce que je veux. mon ton était doux. ça n'en reste pas moins impossible cependant. j'étais horriblement contradictoire.
j'étais heureux comme ça. ma main dans la sienne. mes yeux dans les siens. même si je devais me reprendre, et que ça ne devait pas durer.



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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mar 7 Déc - 10:11

Maia... il n'est pas question de ce que je veux ou non. Vraiment? Pourtant cela ne concerne personne d'autre. Ma voix n'était qu'un murmure, à peine audible. Je le laissais briser l'étreinte que j'avais formé autour de son cou avec une certaine appréhension. Était-il en train de me repousser? C'était ce que je redoutais de plus à son égard, qu'il me jette comme une malpropre, qu'il pense réellement que ce qui c'était passé entre nous n'était qu'une bêtise, que l'unique raison pour laquelle cela c'était passée était bel et bien l'alcool, qu'il le regrettait amèrement chaque jour et qu'il voulait réellement me voir le plus loin possible de lui. Cette idée m'était insupportable. Elle me torturait quotidiennement, à chaque fois que son regard évitait le mien, à chaque fois qu'il m'était indifférent. La peur s'empara de moi lorsqu'il abaissa mes bras, je m'apprêtais à ce que mon corps quitte le sien, qu'il ne m'éloigne un peu plus de lui. Mais, pour mon plus grand bonheur, mes mains restèrent dans les siennes. Tu... Son regard se relevait enfin, rencontrant le mien. Je laissais mes orbes noisettes se plongés dans les profondeurs de son regard, me laissant submergé par leur beauté et leur mystère. Il m'envoutait un peu plus à chaque instant. Au fur et à mesure que le temps passait, mon obsession pour lui et le désir que je lui vouais étaient renforcés, mais pas seulement, non, ils s'intensifiaient, ils s'emparaient de mon cœur que je ne pouvais plus protéger. Je lui avais abandonné sans même penser à lui résister. Non, c'était impensable, cela semblait impossible qu'il appartienne à quelqu'un donc le droit de le conquérir. Jamais je n'avais imaginé ressentir cela, moi qui m'étais toujours promis de ne pas m'attacher, de ne pas offrir mon cœur de peur qu'il ne soit réduit en cendre, tout comme ma petite personne. Je savais à quel point il était dangereux d'aimer, c'était merveilleux et à la fois destructeur, c'était se livrer pleinement et donner l'occasion de faire tout et n'importe quoi, parce que l'on exposait nos faiblesses, nos peurs et nos côtés les plus sombres, on s'exposait au danger. Mais je lui avais tout donné, TOUT. Je lui donnais une pleine liberté d'agir, peu importe s'il pouvait me blesser, pour lui, j'aurais tout tenté. Le contact de sa main contre la joue me désarma encore davantage. C'était délicieux, cette caresse, cette sensation qu'il éveillait. Je résistais furieusement à l'envie de l'embrasser, il était si proche, tellement proche, il ne me suffisait que d'avancer légèrement ma tête pour goutter à ses lèvres, pour lui voler un baiser.

J'attendais la suite. Il s'était réfugié dans son silence s'en prendre la peine de poursuivre. J'attendais, sagement, profitant de ces yeux divins que je ne pouvais quitter une seule seconde tant ils étaient divin. tu sais parfaitement ce que je veux. Faux. je ne le savais pas. Il m'avait laissé dans l'ignorance, ne cessant de dire que notre relation était impossible, que tout cela n'avait été qu'une erreur à mettre sur le compte de l'alcool. Et pourtant, il en venait à me dire ce genre de chose. Cela avait forcément un sens, un sens qu'il se refusait pourtant à prendre au sérieux puisqu'il me résistait toujours un peu plus. Je le savais? Non. Je croyais savoir. J'espérais savoir. ça n'en reste pas moins impossible cependant. Cela ne faisait que confirmer le sens que j'avais donné à ses paroles. Il venait de me donner exactement ce que je voulais, il venait de détruire les barrières qui me retenaient jusqu'à présent, il venait de me dire ce qu'il voulait et c'est seulement cela qui avait de l'importance. Rien d'autre. J'étais terriblement égoïste, je le savais. Je me refusais de penser au conséquence de tout cela. Je me refusais à penser à ce qu'il pourrait se passer, puisque nous serions tout les deux. J'avais tendance à ne voir que ce qui m'arrangeait, comme si aucune autre barrière n'existait. La moral? Je n'en avais aucune. Pas quand cela le concerne lui. Il me faisait dépasser nos limites, ou plutôt mes limites. Il était mon frère? Possible, mais seulement juridiquement. Nous avions le même nom, mais notre fraternité s'arrêtait là. Nous n'avions pas réellement eu de lien lorsque nous étions plus jeune, nous ne nous sommes jamais considéré comme frère et sœur. Nous avions encore moins le même sens. Nous étions de la même famille, mais nous étions pourtant deux étrangers avant cette nuit là. Je me refusais d'y penser autrement. Quant à son poste de professeur, ce n'était qu'un détail, il ne me restait plus qu'un an avant de finir mes études, un an de silence après lequel nous pourrions faire ce que bon nous semble. Personne ne l'apprendrais et tout irait bien, c'était aussi simple que cela.

Je venais poser ma main libre sur son torse, me saisissant du bout de tissus qui le couvrait pour l'approcher légèrement de ma personne. Ses lèvres étaient proche des miennes, tellement proche, son souffle chaud caressait ma peau. Je détournais mon visage du sien, approchant mes lèvres de son oreille, caressant sa peau du bout de celle-ci. Je ne connais pas ce mot. Et tu ne devrais pas le connaître. Je déposais finalement un baiser contre sa joue, contre sa joue mais bien trop proche de ses lèvres pour que cela soit un simple baiser. J'aurais pu l'embrasser, certes, mais je ne pouvais me résoudre à l'embrasser de force, à aller contre ces désirs, bien que, au fond, j'étais certaine que cela n'aurait pas été le cas. Je respectais sa volonté, tentant en vain de le détourner de celle-ci.

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Dim 12 Déc - 11:28

Couvre ta peau, garde ta douceur... ♫



j'étais indigné par ma propre conduite je ne pouvais pas lui faire ça. me faire ça. faire ça à notre famille. je briserais le pacte que je m'étais fait à moi-même, après notre nuit passée ensemble, si je la touchais à nouveau, autrement qu'en la considérant comme ma sœur. pourtant je savais que j'allais craquer, et qu'un jour ou l'autre j'allais à nouveau tomber dans ses bras, sans l'aide de l'alcool cette fois. je me devais d'être fort pour nous deux, car elle avait maintes et maintes fois prouvé qu'elle se fichait pas mal de ce que la famille pourrait bien penser de ce qui se passait entre nous. car, même si nous n'avions pas récidivé le fait d'avoir couché ensemble, il aurait été très facile pour Bonnie, Lewis ou même nos parents -Lily était trop petite - de sentir qu'une électricité dans l'air était présente en notre compagnie, à nous deux. et puis ils auraient juste à remarquer la manière avec laquelle Maïa me dévorait des yeux pour comprendre ce qui était survenu entre nous deux. je devais cacher tout ça de notre famille. j'avais la trouille qu'ils finissent par s'en rendre compte, ce qui arrivait toujours dans les feuilletons moldus de mauvais gout. et puis, tout aurait certainement été de ma faute aux yeux de mon père et de la mère de Maïa. c'était moi l'adulte, c'était moi l'homme. conclusion? c'était moi le goujat de première ayant couché avec sa sœur! une élève, encore, ils auraient certainement toléré. mais c'était Maïa. ma sœur... MA SŒUR! je m'efforçais de me rassurer, en pensant que je n'allais plus coucher avec elle, et que tout reviendrait normal... mais nos relations ces derniers temps n'étaient pas très concluantes pour penser que ça allait se passer de cette manière là. c'était mal, mais j'en avais atrocement envie. et elle ne me rendait pas du tout la tâche facile. je ne voulais pas et en même temps je voulais. et puis c'était toujours la même chanson... j'avais l'impression d'être incapable de penser à quoi que ce soit d'autre. même pendant les cours, je pouvais paraitre dissipé. je me croyais revenu à Salem, à nouveau... il m'arrivait même de jouer le rôle du professeur bête et méchant, en donnant des interrogations écrites à mes élèves pour combler mon manque d'investissement dans les cours, ces temps-ci, tant la jeune femme m'occupait presque en permanence l'esprit.

notre relation était vouée à l'échec, je ne cessais de me le répéter. les liens qui nous unissaient dans une famille commune, aussi maigre fussent-ils, rendaient toute question d'avenir impossible à se poser. il n'était pas bien d'avoir des envies telles que j'en avais envers une jeune femme que je me devais d'appeler ma "demi sœur". quelle connerie. elle n'avait pas plus été ma sœur que Voldemort n'avait été l'ami de Potter. nous n'avions jamais rien eu en commun, à part un foyer, et une famille. aujourd'hui pourtant, nous partagions la même envie de s'unir, les mêmes sentiments l'un envers l'autre. ce n'était plus juste physique, comme ça avait pu l'être la première fois, quand l'alcool avait fait baisser nos barrières mutuelles, nous laissant accéder au jardin de l'interdit. c'était plus que ça maintenant. nous étions coincés avec des sentiments à en perdre la raison. en cet instant, mon bras était venu rejoindre le long de mon corps, tandis que ma main droit était toujours ancrée dans la sienne, sans que je ne puisse la retirer. mon corps avait besoin de ce contact, il ne pouvait plus s'en passer. l'idée de la lâcher m'était horriblement inimaginable. je voulais rester avec elle à jamais. j'avais envie qu'elle me serre dans ses bras, qu'elle m'embrasse. m'eut-elle frappé que j'aurais tout de même éprouver du bonheur. je voulais qu'elle fasse le premier pas. je voulais lui céder, à nouveau. des tas d'envies naissaient dans ma têtes, toutes plus folles les unes que les autres.

puis sa main vint se poser sur mon torse, agrippant le maigre bout de tissu qu'était mon T-Shirt, utilisant ce moyen pour m'approcher d'elle encore plus. je pensais qu'elle allait m'embrasser tant son visage s'approcha du mien. et pourtant non. comme une évidence, sa bouche vint se loger au creux de mon oreille. Je ne connais pas ce mot. Et tu ne devrais pas le connaître. sa voix résonnais dans ma tête. cette mélodie si douce, ces paroles si tentantes. je n'avait plus envie de connaitre ce mot. plus du tout maintenant que nos corps étaient si proches, si enclins à se toucher, à se sentir. puis je sentis sa joue glisser, frôlant la mienne, pour permettre à ses lèvre de déposer un baiser proche de mes lèvres. bien trop proche. pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tout redeviens possible... lui murmurais-je à mon tour, sentant des frissons de satisfaction naitre le long de mon corps. ma main brûle dans la sienne. je dispose mon visage à quelques centimètres du sien, faisant en sorte de pouvoir la regarder dans les yeux. j'étais en train de rompre mon pacte. j'étais en train de faire une erreur. c'était mal, et pourtant ça faisait tellement de bien... ... alors que ce n'est qu'une illusion. continuai-je, d'une voix douce et mélodieuse, lente et posée. ma main libre caresse sa joue à nouveau, puis descend en suivant la courbe formée par ses cheveux, pour venir à nouveau se poser le long de mon corps. je ne dois pas l'embrasser. ô combien merveilleuse illusion. soufflais-je dans une voix encore plus basse qu'un murmure, parfaitement audible par la jeune femme vu notre proximité. ses yeux me dévoraient les miens autant que je dévorais les siens. nos lèvres étaient si proches, son souffle était si doux... j'aurais pu rester des heures planté là, en sa compagnie, avec pour seule satisfaction de la regarder.



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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Lun 20 Déc - 9:45

Hurle a tes yeux de ne pas regarder. Si seulement c'était aussi simple que cela, si seulement je pouvais m'extraire à sa contemplation, si seulement je n'étais pas envouté par ce physique divin qui ne devrait pas appartenir au commun des mortels tant il était attirant, séduisant. Ne pas le regarder. C'était un crime. Une insulte à son corps d'Apollon et son visage d'Adonis. Fais promettre à tes mains de ne pas toucher. C'était trop tard. j'avais céder et à présent, aucun retour en arrière n'était possible, j'étais paralysée et ma seule option, notre seule option était d'aller plus loin encore, nous plongeant à corps perdus dans ce que l'on ne pouvait assumer à la vue de tous. Dis à tes mots de se ravaler. Mais ils s'échappaient, me brulant les lèvres pour que je ne puisse les garder pour moi. Mais mes mots n'étaient pas les seuls à connaître ce double tranchant. Non, les siens me heurtaient, me repoussaient et pourtant, je ne pouvais me résoudre à lui intimer le silence, j'avais besoin d'entendre le son délicieux de sa voix. Oublie ce que tu penses, même si c'est vraie. Mais je le pensais, trop fort sans doute, j'avais l'impression que les moindres parcelles de mon corps criait cette vérité que je n'étais plus capable de cacher. Range tes mains. Non, ma main était enfermé dans l'étreinte de la sienne, je me refusais de lui résister d'une quelconque manière. Si cela ne tenait qu'à moi, les barrières auraient déjà été franchie depuis longtemps. Si cela n'avait tenu qu'à moi, nous serions déjà passé outre les limites du raisonnable... A moins que ce soit déjà fait. Range tes caresses. Ce n'était pas tant le contact de ma peau contre la sienne, non, ça allait au delà de ça. C'était ces mots, ces paroles, ces yeux et ces mains. 'était tout. Tout ne semblait être que des caresses. Couvre tes seins, ici y a rien de bien. Non franchement rien. Du moins c'est ce que les autres penseraient de nous s'il nous voyait ainsi. Nous avions franchit les limites sans les franchir. Nous étions pourtant restez sage, mais notre étreinte ne tromperait personne. Pourtant, je me foutais de ce que tout ce beau monde pouvait penser. je m'en foutais parce qu'il était mon obsession au point que le reste ne semblait plus avoir la même importance, particulièrement lorsqu'il était si proche de moi. Offre ton amour, ou c'que tu crois. De l'amour. Je ne savais pas si c'était de l'amour, mais au fond, qu'est ce que cela pouvait-être d'autre? Je n'avais jamais ressentis ça pour personne. Jamais. C'était une nouveauté pour moi. Une nouveauté délicieusement destructrice. Garde tes bras. Oh oui, j'allais garder mes bras, j'allais l'enfermer dans mes bras et je ne le laisserais plus partir. Et assure toi...

Couvre ta peau Trop tard pour moi. Trop tard pour lui. Tant mieux pour nous. Mes mains glacés se glissait sous ses vêtements, caressant du bout des doigts la chaleur de sa peau qui s'animait de frisson. Il ne pouvait plus me mentir. Pas plus que je ne le pouvais. Garde ta douceur. Je cédais. Mes lèvres venaient s'emparer des siennes, avidement, assouvissant les désirs retenus depuis trop longtemps. Ferme tes jambes. Je venais l'étreindre, plaquant mon corps contre le sien, glissant ma main libre à l'arrière de son crane. Sèche la sueur.

Mens moi. Il ne pouvait plus. Nous avions été trop loin. Nous en avions trop dit. Il n'y avait plus de place pour le doute. Non. Mens toi. Évidement, toujours, je me mentais, enfouissant au plus profond de moi même cette culpabilité que je refusais d'affronter. Pourquoi? je n'en avais pas envie. Puis, je me foutais des autres, je ne pensais qu'à moi, purement et simplement à moi, comme l'égoïste que j'étais. J'aurais peut-être du penser un peu plus à lui, enfin non, je pensais à lui, mais j'aurais du penser à ce que cela pourrait lui apporter, à tout ce que je pouvais briser en un simple baiser. Tais-toi. Je ne voulais plus entendre parler d'illusion, non, je venais de lui prouver que c'était loin d'en être une, très loin. Oublie moi. Il aurait peut-être du. Tout comme moi. On aurait peut-être du tout simplement oublier cette histoire. Non, non, c'était n'importe quoi. Pour rien au monde je n'avais envie d'oublier ce que je vivais avec lui, peu importe ce qu'il pouvait bien se passer. Mord tes larmes et ne vois pas les miennes. Je ne leur donnerais jamais l'occasion de couler, je ne laisserais rien nous arrivez, non, je tenais beaucoup trop à lui, beaucoup trop à nous. Et bientôt, sècheront les tiennes.

Ne sens pas ces draps Plus jamais. Plus jamais je ne voulais me réveillez dans un lit vide où il ne restait plus que l'effluve de son parfum, que les traces de son corps, que cette présence. T'as pas le droit. Et comment que j'ai le droit. Je l'ai pris le droit, je l'ai pris j'en ai user et j'en ai abuser. Ne sens pas l'amour. Je pourrais m'y faire. Je pourrais m'enticher de ce que l'on ressent l'un pour l'autre et le pire, c'est que je ne pourrais plus m'en défaire, je ne pourrais plus m'en passer, j'en deviendrais dépendante. C'est pas pour moi. C'est ce que j'avais toujours cru, ou plutôt, ce que j'avais voulu croire. Mais il était tomber du ciel alors que je ne l'attendais plus. C'est pas pour nous. Et pourtant si, malgré nous, malgré tout, malgré ce que l'on pense, malgré ce que les autres en penseraient et malgré tout ce qui nous oppose. C'est pour nous. Je profitais de lui encore un peu, l'embrassant langoureusement, l'embrassant comme je n'avais jamais embrasser personne. Je l'aimais, c'était aussi simple que cela.

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Dim 26 Déc - 3:25

Ne parle plus, ne chuchote pas... ♫



je voulais que tout soit bien plus simple. mais non, ça ne l'était pas. je ne savais plus ce que je devais penser. je n'avais pas la moindre idée de si je devais encore lutter contre son charme, et contre mon attirance envers elle - que dis-je?- mon amour envers elle, plutôt! sincèrement, j'étais perdu. elle avait encore plus le don de me troubler, lorsqu'elle était près de moi. tous les jours, pendant les cours, lors des repas collectifs, dans les couloirs, j'étais parvenu à me protéger d'elle, de son espèce de pouvoir sur moi, et ça avait été plutôt simple, parce qu'elle n'était pas aussi proche de moi qu'elle l'était maintenant. c'était facile, il me suffisait de l'ignorer, même si ça devenait de plus en plus difficile à chaque fois. là, je ne pouvais plus rien contre elle. je la touchais, elle me touchais. je n'avais aucune idée d'où cela allait nous mener, tout les deux. je savais que c'était dangereux, et que nous étions en train de nous avancer dans une voie qui allait être compliquée, plein d’embûches. pourtant je m'en fichais, en cet instant, car je ne parvenais plus à réfléchir. les milliers de questions qui fusaient dans mon cerveau ne parvenaient pas à trouver de réponse, tant que mes yeux étaient plongés dans les siens, tant qu'elle me touchait. plus rien n'étais impossible, et j'en était parfaitement conscient. je savais que tout les deux, dans cette serre, presque seuls au monde, rien n'allait pouvoir nous arrêter, tout était parfaitement probable. et j'avais la sensation que je lui avais donné absolument ce qu'elle voulait. je venais de lui prouver que je ressentais la même chose, que je n'étais pas un con insensible ayant couché avec sa demi-soeur pour l'éviter ensuite. je l'aimais. elle l'avait compris. je le savais.

puis ses mains glacées glissèrent sous ma chemise, produisant un effet tant attendu, des frissons de satisfactions, qui naquirent sur ma peau. et ses lèvres vinrent se coller aux miennes, dans un baiser que j'avais tant redouté, et pourtant tant attendu. mes lèvres étaient en feu, mon corps hurlait. comment pouvait-elle avoir le droit de... de quoi? de me rendre aussi dingue? aussi amoureux? hein? comment avait-elle de droit d'avoir cet effet là sur moi? qu'est-ce qui lui octroyait ce pouvoir là, de me rendre fou d'elle? parce que je l'étais bel et bien, fou. mes envies me torturaient, mais le peu de raison qui me restait me disait de tout plaquer, de partir de cette serre, de la laisser toute seule. pourtant, cette raison était minuscule maintenant, elle ne dirigeait plus mon esprit, ce n'était plus qu'une murmure. seul mes désirs étaient des ordres, des conseils à suivre. embrasse-la. déjà fait. passe ta main dans ses cheveux ma main se leva alors, puis agrippa avec douceur ses cheveux merveilleux, suivant leur courbe douce, jusque dans son dos. elle finit la course au creux de celui-ci. bordel, mais prouve lui que tu l'aime! je ne savais même plus comment je devais faire. j'avais tellement peur de lui rappeler tout le mal que je lui avais fait, en évoquant mes sentiments. je ne voulais pas qu'elle fuie, comme je l'avais fait. j'aurais voulu qu'elle reste pour toujours. ma main vint alors se poser sur sa joue, et mes lèvres s'écartèrent des siennes. ses yeux merveilleux me regardèrent alors, nos visages toujours très proches l'un de l'autre. je m'en veux tu sais? ma voix n'était qu'un simple murmure. elle aurait presque pu penser que c'était une illusion, si elle n'avait pas vu mes lèvres bouger avec douceur. je m'en voulais tellement. je l'avais laissée toute seule, après avoir fait quelque chose que j'avais considéré comme un erreur, ce soir d'été, sous l'emprise de l'alcool. elle me regardait, ça me suffisait. j'aurais pu rester ici pendant des heures.

elle semblait avoir peur, depuis que j'avais brisé notre étreinte, que je la repousse à nouveau, que je parle et que je brise tout ce que nous venions d'accomplir tout les deux, mains dans la mains, lèvres contre lèvres. t'avoir laissé toute seule ce matin, être parti comme un voleur. et puis t'avoir ignoré si longtemps après... je baissais les yeux un moment, pour ensuite les replonger dans ceux de Maïa, comme si j'étais en manque de son regard, comme s'il avait été une drogue pour moi. il l'était. Maïa l'était. c'était absolument certain, ça crevait les yeux. je l'aimais tellement que je me demandais comment j'avais pu vivre sans elle. je devenais fou, j'en pouvais plus... un murmure. toujours et encore un murmure. comme si ce que j'éprouvais, ce que je disais, était un secret, qu'elle seule était en droit de savoir. comme si j'avais moi même peur de ce que j'étais en train de lui avouer, comme si j'avais peur qu'elle me laisse après ça, qu'elle me repousse à son tour. je lâchais sa joue, pour la caresser avec le dos de mes doigts, tout doucement. j'aurais certainement pu rester ainsi jusqu'à la fin de mes jours, si je l’avais voulu, si elle l'avait voulu. mais le temps filait, mon envie grandissait, ses lèvres m’appelaient. mes lèvres vinrent toucher les siennes, encore une fois, et je l'embrassais avec plus de fougue que jamais, et mes mains saisissaient le bas de son dos. je ne me rappelais pas avoir éprouvé autant de passion avec une autre fille, c'était bien une première. j'embrassais ma demi-soeur. les Callahan sont vraiment tordus. ♪



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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Lun 27 Déc - 12:05

Ses lèvres ne s'éloignèrent des miennes que tardivement. Contrairement à ce que j'avais craint, il m'avait rendue mon baisé divinement. Mon corps vibrait sous douceur infime que ses caresses me prodiguaient. Quelle monstre d'égoïsme j'étais pour le faire ainsi céder. Mais la récompense était tout simplement au delà de mes espérances. Être dans ses bras ainsi était encore plus exquis que dans mes souvenirs qui pourtant, était imbiber de l'alcool que nous avions consommé ce fameux soir. Ses lèvres s'écartèrent des miennes. Je le laissais faire, à contre cœur, priant silencieusement toute sa personne de ne pas me repousser, de ne pas me demander de partir ou pir, de ne pas partir lui même, me laissant ici, dans cette serre, avec comme seul souvenir, la sensation de ses lèvres contre les miennes. Je m'en veux tu sais? Non mais... C'était une blague? Sérieusement, là je craignais le pire. Il s'en voulait de m'avoir cédé aussi facilement? C'était donc cela? Il n'avait donc envie que d'une chose, prendre ses jambes à son cou et s'éloigner le plus loin possible de mot, le fruit défendu dont il ne voulait plus. Je fronçais légèrement les sourcils, signifiant ainsi mon incompréhension à son égard. J'ouvrais la bouche et la refermait aussitôt, une moue perplexe s'emparant de mes traits fins. T'avoir laissé toute seule ce matin, être parti comme un voleur. et puis t'avoir ignoré si longtemps après... Soudain, ses paroles semblaient prendre un tout autre sen et je me sentais coupable d'avoir imaginer qu'il pouvait s'amuser ainsi de moi. Comment avais-je pu ainsi douter de lui? j'étais impardonnable. Il m'étonnait un peu plus, ses excuses résonnant tels une mélodie délicieuse aux creux de mes oreilles. Ses mots me comblaient bien plus que n'importe lequel de ses baisers, que n'importe lequel de ses caresses. Je n'avais qu'une seule envie, l'embrasser à nouveau, l'embrasser et gouter à ses lèvres si délicieuses et chaleureuses. Il baissait les yeux, fuyant honteusement mon regard. Mon index venait se glisser sous son menton, l'obligeant à replonger ses yeux dans les miens. Ses yeux, merveilles inventions dans lesquels j'aurais pu me noyer sans craindre de mourir. Je devenais fou, j'en pouvais plus... Mon index remontait doucement ses lèvres pour qu'il garde le silence. Il n'avait pas besoin d'en dire plus, il était déjà pardonné dés l'instant où j'avais recroisé son regard. Laissons le passé derrière nous tu veux bien !? Ma voix n'était qu'un murmure. Oui. Il n'y avait plus de passé. Il n'y avait plus de future. Il y avait juste lui et moi, prisonnier de l'instant présent. Je n'avais pas envie de penser à ce qui nous attendait, j'avais tellement peur de voir ses barrières se reconstruire entre nous. NON. Je ne voulais pas, je m'étais donnée corps et âme pour les briser. Tout était parfait comme cela. Je voulais resté figé dans le présent, sans que rien ne vienne bouleverser la perfection de cet instant idyllique.

Et voilà que ses lèvres venant s'emparer à nouveau des miennes. Un baiser pleine de fougue. Un baiser qui m'emportait bien au delà des murs du château, bien au delà de tout, dans un monde qui n'appartenait qu'à lui et à moi. Je l'enlaçais, mon corps se mariant au sien dans un parfait accord. Je savais pourtant qu'il nous faudrait parler de ce que nous réservait l'avenir, de ce qui allait se passer lorsque l'on quitterait tout les deux cette pièce pour revenir dans un monde bien trop réelle et bien trop hostile pour accueillir ce genre de relation. Il n'était pas seulement mon frère, il était aussi mon professeur. Que pouvions nous bien faire? Nous enfuir? C'était ridicule et sérieusement, ce n'était pas mon genre, non, j'étais plutôt du genre à foncer tout droit sur mes problème sans penser au conséquence. Seulement je n'étais plus seul, il y avait lui et cela changement énormément de chose. Je pensais trop, au lieu de profité pleinement de cet instant, c'était trop facile, c'était paradoxale avec ce que je lui avais demander à peine quelques secondes plus tôt. Je quittais ses lèvres, bien que j'aurais prolonger son baiser encore davantage? Mes mains nouées derrière sa nuque, je le toisais, plus sérieuse que jamais. Que va-t-on faire? Recommencer comme avant? Je ne sais pas toi, mais personnellement, j'en serais incapable... Cela me brulait les lèvres, il fallait crever l'abcès. C'était maintenant ou jamais.


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Dernière édition par Maïa K. Callahan le Dim 2 Jan - 2:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Sam 1 Jan - 6:42


Dis à tes mots de se ravaler. Oublies ce que tu penses, même si c'est vrai... ♪



tout était parfait. je n'étais qu'un égoïste. je ne pensais qu'à moi même, enfin plutôt à nous deux à vrai dire. mais quand même. j'avais l'impression que mon désir passait en premier, et qu'il n'y avait de place pour rien d'autre. la raison s'était envolée, le passé ne comptait plus. le fait qu'elle fut ma soeur m'était même sorti de la tête. et ça c'était pire que tout, car ça avait été, durant ce début d'année, la seule raison qui m'avait empêché d'aller vers elle. cette raison m'avait obligé à la laisser tomber, à me torturer moi-même en me disant que jamais quoi que ce soit entre nous ne serait possible. aujourd'hui, avait-ce changé? pas à ce que je sache. nous étions toujours de la même famille. peut-être pas du même sang, mais nous avions vécu dans la même maison, tout les deux, sous l'emprise de nos parents. je la connaissais depuis qu'elle était très jeune. et puis, elle était mon élève, et j'étais son professeur. je n'osais même pas imaginer ce que tout le monde dans l'école dirait s'ils apprenaient que j'entretenais ce genre de relation avec ma petite soeur. et Bonne? et Lily? et Lewis? et mon père? mon dieu, je voyais déjà leurs visages indignés. de toute manière, je savais que s'ils venaient à l'apprendre, ça allait être moi le seul et unique responsable. mon père dirait certainement que Maïa est jeune, et par là il voudrait dire qu'elle était influençable. alors la faute retomberait sur moi. il ne aprviendrait jamais à comprendre, cette idiot. il verrait juste le pire, et jamais il ne parviendrait à sentir l'amour qui nous unissait. ça, c'était certain. mais le meilleur à espérer fut que jamais il n’apprenne cette histoire. je devenais fou, j'en pouvais plus... j'avais trouvé les mots justes pour décrire l'état dans lequel j'avais été après toute cette histoire avec elle. je m'étais senti fautif, et je n'avais pas cessé de me demander si elle ressentait la même chose que moi. sérieusement, je me torturais moi même, c'était incroyable. j'étais toujours partagé entre mon désir d'être avec elle, rien qu'avec elle, et le désir d'être un gars bien, le genre d'homme qui n'aurait jamais couché avec sa demi soeur. elle posa avec douceur son index sur ma bouche, m'ordonnant de me taire. Laissons le passé derrière nous tu veux bien !? me demanda t-elle, d'une voix basse, presque un murmure. puis ses lèvres vinrent retrouver les miennes, avec plus de fougue que la première fois, comme si ça avait été un supplice, durant cette partie "blabla", de ne pas pouvoir s'embrasser. son corps collé au mien, j'avais la très nette impression d'être au paradis, et de n'avoir jamais été aussi heureux de toute ma vie. j'aurais pu mourir maintenant.

mais à nouveau, ce contact du se rompre. ce fut Maïa qui prit la parole, les mains nouées derrière ma nuque, ses yeux dans les miens. Que va-t-on faire? Recommencer comme avant? Je ne sais pas toi, mais personnellement, j'en serais incapable... je savais que nous devions en parler. mais je n'avais pas la force d'imaginer de quoi allait être fait notre avenir, tous les deux. j'aurais tellement aimé qu'on puisse s'enfermer dans cette pièce à jamais, faire un petit nid douillet, se couper du monde, pour ne plus jamais en sortir. mais c'était improbable. insensé. pourtant j'aurais voulu oublier que les barrières se posant entre nous n'étaient dues qu'aux idiots, dehors. l'école, les élèves, nos parents. ça nous empêchait de vivre une vie normale. pourtant, qui étaient-ils pour nous juger? ils n'avaient pas la moindre idée de la puissance de nos sentiments. ses yeux étaient merveilleux. lorsque je plongeais dans son regard, je n'avais plus aucune envie d'en sortir. Maïa... prononcer son nom était un délice. Rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne veux plus fuir alors que la seule chose dont j'ai envie, c'est d'être avec toi. lui dis-je, tout aussi sérieux qu'elle l'était, elle. Il faudra juste un peu de prudence. ajoutai-je, avec un sourire joueur, passant ma main dans ses cheveux doux, tout en pensant à combien ça allait être amusant de cacher cette relation aux yeux des autres. se retrouver en douce dans des couloirs, ou le soir, dans mes appartements. ça avait quelque chose de risqué, et pourtant, j'aimais ces perspectives.



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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Dim 2 Jan - 2:20

Maïa... Son murmure, son soupir, je regrettais soudain ses lèvres, je regrettais de lui avoir demander ce qu'il allait advenir de nous alors que j'aurais pu l'embrasser, encore et encore, en profiter jusqu'à ce qu'il ne se rende compte de l'erreur qu'il avait commis. Je voulais en profiter un peu plus, toujours plus, gouter à ses lèvres jusqu'à ce que je n'en puisse plus, jusqu'à ce que je m'en lasse. Non, c'était impossible, comment aurais-je pu m'en lasser alors qu'elles m'avaient si longtemps obsédées? C'était impossible, tout simplement inimaginable. Rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne veux plus fuir alors que la seule chose dont j'ai envie, c'est d'être avec toi. Ses mots résonnaient aussi divin que n'importe quel message provenant des cieux, ses lèvres si délicieuses répandaient une nouvelle exquise qui éveillait en moi des sentiments dont je ne soupçonnais l'existence. Il exhaussait mes vœux, telle un génie, arrivé dans ma vie comme par enchantement. Si j'avais imaginer un jour qu'il aurait été celui qui m'inspirait autant de bonheur, je ne l'aurais probablement pas cru. Lui, le grand Cohnaan, le grand frère avec lequel je n'avais jamais été proche, d'ailleurs, je ne l'avais jamais considérer comme tel. Il était le frère de Lewis, de Bonnie et de Lily. Soudain, j'en venais penser à eux. Sans doute ne verrait-il pas la situation de la même façon, sans doute ne parviendrait-il pas à comprendre ce qui nous unissait... A moins que. Bonnie savait qu'il y avait quelqu'un, elle avait beau ne pas savoir qui, elle avait respectée mon silence et s'était d'or et déjà intéressé à ce que je ce pseudo inconnu faisait naître en moi. Probablement que cela perdrait tout le charme que cela avait si elle apprenait que celui dont je ne cessais de parler était son frère, ou techniquement, notre frère. Puis il y avait Lewis. Celui là ne savait rien de mon trouble, mais chaque jour, je savais que je me rapprochais un peu plus de l'instant fatidique où il comprendrait tout ce que je lui avais caché. Je m'étonnais que cela ne soit pas encore le cas. Lewis et moi avions une relation complexe. Nous nous connaissions dans nos regards, dans nos silences et dans les non-dits, les paroles n'avaient pas véritablement d'importance, nous n'avions pas besoin de cela. C'était dangereux, je le savais. Et Lily, si petite Lily. Peut-être qu'elle serait la plus apte à comprendre, elle, si petite, elle ne verrait que l'amour véritable, parce qu'elle n'est qu'une gosse et que les gosses ne s'embarrassent pas petits détails, contrairement à nous. Nos parents? Hm. Je ne préférais pas y penser. Ils ne tenteraient pas de comprendre, aveuglé par leurs instincts parentaux qui leur crieraient de nous protéger l'un de l'autre. Ils ne chercheraient pas plus loin et cela risquait de creuser un fossé entre nous. Il faudra juste un peu de prudence. Un peu beaucoup. Le fait que nous soyons issus d'une même famille n'était franchement pas la barrière la plus contraignante, du moins, cela ne l'était pas pour moi. Non, le fait qu'il soit professeur était légèrement plus problématique et cela m'avait déjà causé du tord de bien des façons. La preuve, ma concentration était réduite à néant chaque fois qu'il était présent dans la pièce. J'étais certaine que mes notes s'en était fait ressentir. Outre cela, il risquait sa place au sein de Poudlard. Jamais je ne voudrais être la cause de son malheur, jamais. Aaaah conversation sérieuse. Je la méprisais déjà, mais nous aurions tout de même du passé par là, franchissant les barrières plus difficilement, mais les franchissant tout de même, main dans la main, puisque dorénavant, nous serions deux à traverser cela, nous n'aurions plus à le faire séparément. Cela avait quelques choses de rassurant et d'excitant à la fois.

Tu sais à quel point j'aime vivre dangereusement. Oh, il le savait probablement. Ne serait-ce qu'à travers ce que nos parents pouvaient en dire. Après tout, n'avais-je pas user de la magie devant des moldus avant d'atteindre la majorité? N'avais-je pas reçu un avertissement qui m'aurait probablement fait expulser de Salem à la moindre entorse au règlement? Si. C'était moi. Totalement moi. Je ne supportais pas de vivre sagement, non, il fallait que je trouve un moyen d'enfreindre les règles, ou du moins, de les contourner. Le danger. Le risque. L'interdit. C'était des mots, simplement des mots et pourtant, j'en raffolais. Ces simples mots m'attiraient à eux, inévitablement, comme des aimants. Mais ce n'était pas seulement ces mots, c'était ce qu'il provoquait chez moi. Une décharge d'adrénaline et d'excitation, c'était inexplicable, c'était l'amour du risque, le fait que dans ce genre de situation, nous pouvions sombrer à chaque instant, nous pouvions nous faire prendre. C'était tout simplement extraordinaire. Mieux que n'importe quel sport, mais tout aussi extrême. Il fut un temps où j'avais crains que l'amour que je lui portais n'était du qu'à cela : l'amour de l'interdit. Mais à présent, j'avais la certitude que ce que j'éprouvais pour lui allait au delà de cela. Aujourd'hui, il ne m'était plus interdit, et pourtant, aujourd'hui, je l'aimais plus, tellement plus qu'à n'importe quel temps du passé.

Et puis je t'aime, Toi, Cohnaan Callahan. C'était étrange. Autrefois, toutes ces filles mielleuses qui parlaient ainsi d'amour me filais la gerbe. J'avais l'impression que jamais je ne saurais de celle qui se laisse toucher par l'amour. J'avais même cru ne jamais m'entendre dire ces mots. Et pourtant, aujourd'hui, je lui soufflais, tout doucement, telle un murmure. Jamais je n'avais été aussi sincère. C'était venu tout seul, tout naturellement, sans que je ne puisse y réfléchir, sans que je ne puisse le regretter par après, car c'était vrai, tellement vrai. C'était une vérité absolue et une des plus grandes certitudes de ma vie. Si cela n'avait pas été le cas, je ne me serais probablement pas laissé aller à de pareil mots. Je prenais une inspiration profonde, me glissant dans l'étreinte de ses bras. Je respirais son odeur, me laissant enivrer pleinement, délicieusement. Mes lèvres venaient se glisser dans son cou pour y déposer quelques baisers, sensuels. L'une de mes mains s'étaient glissées dans ses cheveux de jais alors que l'autre glissait le long de son torse, parcourant son corps d'Adonis que j'avais l'impression de connaître par cœur, tant je l'avais rêvé. Si tu savais à quel point il m'est arrivé de te détesté. Chaque fois que je te voyais fuir. Chaque fois que nos regards se croisaient et que tu disparaissais dans un autre couloir. J'ai cru devenir folle. J'ai même cru avoir rêver ce qu'ils nous étaient arrivé. Ma voix n'était qu'un murmure, coupé par les baisers que je laissais sur sa peau chaude. Un murmure délicieux, suave et caressant, porteur de la tendresse et de l'amour que je lui portais. Tu as été un tortionnaire, Cohnaan Callahan. Je relevais alors ma frimousse, plongeant mon regard dans le sien. Un sourire malicieux venait s'emparer de mes lèvres, des lueurs joueuses et amusées embrasaient mes orbes noisettes, y faisant naître des reflets de miel. Ma main quittait sa tignasse pour se glisser sur sa joue, mon pouce vint délicatement contre ses lèvres, les effleurant avec douceur. Et pour cela, je demande un dédommagement.


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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Ven 21 Jan - 8:49

Décidément, connaitre quelqu'un comme Maïa était une chance inestimable. Elle était... merveilleuse. A couper le souffle. Parfaite. Aucun mot n'était adéquat pour la décrire complètement. Il était certain que je n'avais jamais ressentais pour quelqu'un ce que je ressentais pour elle. Personne n'avait eu autant d'importance qu'elle, et j'étais certain que jamais je ne parviendrais à la remplacer, si elle venait à se lasser, et à me laisser. Maïa avait ce don inné de faire battre mon coeur à mille à l'heure, en un seul regard, en un seul geste. Et elle est parfaitement unique, ce qui m'empêchais de penser à la laisser tomber pour être un "bon frère", préférant faire primer le cerveau & les règles face à la passion. Je ne pouvais pas penser à ça. Jamais personne ne parviendrait à faire battre mon coeur comme ça. Jamais personne ne parviendrait à monopoliser autant mes pensées, ma vie entière même. Personne. En sa présence, je ne parvenais plus à penser à quoi que ce soit d'autre qu'à elle. Tous mes problèmes semblaient s'évaporer, et il m'était parfaitement impossible de parvenir à me concentrer pleinement, à reprendre le fil du temps, de la situation. Elle avait le pouvoir de me faire tout oublier, de m'hypnotiser, presque. Et je me rendais compte, petit à petit, que cette relation avait quelque chose de destructeur, de dangereux. J'aurais tout fait pour elle. Absolument tout. J'aurais même donné ma vie pour donner la sienne, si ça avait été nécessaire. A bien des égards, ça n'était pas du tout le genre de relation frère/soeur qui courrait les rues. Loin de là. C'était mieux que n'importe quoi.

Être avec elle, c'était le paradis sur terre, le bonheur pur et simple. J'avais la chance d'être avec elle, en ce moment même. Mon coeur était en feu, à nouveau, et battait tellement que c'en était presque indécent. Ses yeux étaient inévitables, et depuis que j'avais plongé mes pupilles dans les siennes, il m'était impossible de les retirer. Elle me retenait prisonnier, dans son monde à elle. Dans un monde où n'existaient ni règle, ni interdits. Un monde dans lequel nous pouvions vivre en paix, libres de laisser parler nos sentiments. Un monde invisible qu'elle était la seule à maîtriser. Un monde dans lequel elle m’entraînait peu à peu, sans que j'ai assez de force pour y résister. Je ne voulais pas y résister, voilà tout. Comment lui résister? Comment lui dire que je ne voulais pas être avec elle, alors que c'était bien la seule chose dont j'avais envie. Bordel, je l'aimais. Comment aurais-je pu ne serait-ce que l'espace d'une seconde penser à la quitter? Tu sais à quel point j'aime vivre dangereusement. dit-elle. Oh oui, je le savais. Chez Maïa, la recherche du danger était comme une seconde nature. Elle n'avait visiblement jamais vraiment la volonté de faire preuve de prudence. Et on la blâmais souvent pour ça. Moi, je ne pouvais qu'admirer la façon dont elle se fichait royalement de toutes les moindres règles existant.

Ses doigts effleuraient ma peau. Son corps était presque collé au mien, ce qui ne me déplaisait pas. Parfois, elle glissait quelques baisers dans mon cou, me faisant frisonner. Si tu savais à quel point il m'est arrivé de te détesté. Chaque fois que je te voyais fuir. Chaque fois que nos regards se croisaient et que tu disparaissais dans un autre couloir. J'ai cru devenir folle. J'ai même cru avoir rêver ce qu'ils nous étaient arrivé. Ses mots étaient murmuré, et fréquemment coupé par le bruit des baisers qu'elle déposait partout sur ma peau. Tu as été un tortionnaire, Cohnaan Callahan. Un tortionnaire. Oui, peut-être bien. Certainement. Je m'étais moi-même blessé un peu plus à chaque fois que je l'évitais. Et pour cela, je demande un dédommagement. Sa voix était douce, merveilleusement suave. Sa main quitta mes cheveux, tandis qu'un de ses doigts vint se poser sur mes lèvres. Un sourire malicieux éclairait son visage, et ses yeux étaient à nouveau plongés dans les miens. J'avais l'impression de vivre les instants les plus merveilleux de toute ma vie. Grâce à elle, le temps s'arrêtait. Dédommagement? demandai-je, tout en lui rendant son sourire malicieux. Tout ce que tu voudras, Princesse. J'inspirais, me noyant dans les profondeurs de ses yeux. Je t'aime.

Et même si notre relation avait un gout d'interdit, même si nous n'aurions jamais du entretenir ce genre de relation, je n'eus pas le moindre remord à prendre son doux visage entre mes mains, et de déposer mes lèvres sur les siennes, à nouveau. J'avais besoin d'elle comme mes poumons avaient besoin d'air. Piètre comparaison. Mais vraie. Horriblement vraie.






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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mar 10 Mai - 3:56

Dédommagement? J'haussais vaguement les épaules, un sourire espiègle et joueur aux lèvres. Il n'avait pas vraiment le choix. Ce n'était pas très honorable de jouer ainsi avec sa culpabilité, mais ce n'était pas très méchant, ce n'était pas du chantage, du moins pas à proprement parler. Si je voulais réellement l'atteindre et lui faire du mal, j'aurais été beaucoup plus inventive et j'aurais sortis des armes contre lesquels il n'était pas habilité à se battre. Par chance, ce n'était absolument pas dans mon intention, la rancœur n'était pas dans ma nature... Hm. Si, en fait, complètement, mais cet histoire n'avait rien avoir avec cela. Je n'allais tout de même pas faire d'histoire alors que j'avais enfin ce que j'avais voulu. Mes doigts parcouraient ses lèvres, délicieuse et gourmande, j'avais envie d'y gouter, encore et encore, inlassablement. Tout ce que tu voudras, Princesse. Un rire amusé s'extirpa de mes lèvres. Je penchais la frimousse vers la droite, glissant ma main sous son menton pour m'en saisir avec douceur. J'observais sa beauté divine et irréaliste, j'avais l'impression de me retrouver face à un ange qui pouvait s'échapper à tout instant pour me fuir. J'avais toujours eut de l'assurance, j'avais toujours eut confiance en moi et en mes talents de séductions, toujours, sauf avec lui. Mon frère était l'exception. Détestable exception qui m'obsédait. Je m'étais souvent interrogée pour mon attirance à son égard, cela allait au delà d'une attirance purement physiquement, cela allait au dessus de tout ce que j'avais connu et pourtant, j'avais crains qu'il ne soit qu'un jeu, un simple jeu dont je finirais par me lasser. Son indifférence à mon égard ne faisait que renforcer cette attirance, oppressante et destructrice. Mais il avait céder, à l'instant même où ses lèvres avaient effleurés les miennes, j'avais su que jamais je ne pourrais m'en lasser. Ainsi, Cohnaan Callahan, mon frère aux yeux de tous, était devenu l'exception qui s'était emparé de mon cœur. Qui aurait cru, moi, Maïa, la collectionneuse d'homme, j'étais amoureuse. Et comme si cela n'était pas suffisamment hallucinant, il avait fallu que cela tombe sur lui. Quel ironie du sort. A croire que la vie s'acharnait contre notre famille.

Une famille énigmatique et atypique. Il faut dire que nous n'avions jamais été dans la norme, nous avions toujours attirés les regards sur nous, pour une raison ou une autre. Mais étrangement, nous inspirions la sympathie autour de nous. Peut-être était-ce notre côté dramatique. J'avais très tôt perdu mon père, tellement tôt que je ne l'avais pas connu, ou du moins, je ne m'en souvenais plus. Mais ma mère avait trouvé un père de substitution, accompagné de ses trois merveilleux enfants au dessus desquels planait l'ombre d'une mère légèrement dérangée. Lily était venue clore cette merveilleuse histoire, au nom de l'amour qui contre toute attente, unissait notre famille. Nous étions tous très différent, trop différent, avec des lubies décalées et fantasques. Oh. Cette histoire aurait pu être bien jolie si elle en était resté là, mais les gens n'aimaient pas les histoires qui finissaient bien, ils aimaient les drames. Alors nous enchaînions les drames. Mais derrière cette sympathie ce cache de la pitié et de l'hypocrisie. Enfin... J'étais peut-être trop cynique, je l'avais toujours été. Nous étions loin de notre Amérique et ici, en Angleterre, nous étions tous plus bizarre les uns que les autres. Jugés de la tête au pieds, nos différences n'étaient pas perçue de la même manière. Nous n'étions pas affecté de la même manière, peut-être parce que nous avions chacun nos propres soucis. Oui, parce que des soucis, nous en avions, au point de ne parfois pas voir ceux qui étouffais notre fratrie doucement.

Tout ce que je voudrais? Est ce seulement bien raisonnable... Tu ne devrais peut-être pas parler trop vite, juste au cas où tu ne pourrais pas honoré ta parole. Je tapotais doucement son torse. C'était loin d'être un reproche, non, mais ce que je voulais réellement, il ne pouvait me le donner, au nom de la convenance et par respect pour tout ce qui nous était cher et important. Pour la première fois, je devrais me satisfaire de ce qui m'étais donné et ne pas agir en petite fille capricieuse. C'était le genre de situation où l'on peut tout perdre à force de trop en demander et je ne voulais surtout pas le perdre, pas maintenant, alors que je venais à peine de le récupérer. Je m'étais peut-être avancée un peu trop rapidement en prétendant que jamais vivre dangereusement. Enfin, j'aimais vivre dangereusement, ce n'était pas cela le soucis... Le soucis c'est que je n'étais pas certaine de vouloir avoir à cacher ce que nous partagions. C'était un secret qui me semblait trop lourd. Égoïstement, j'aurais pu lui proposer de fuir loin de tout cela, de refaire notre vie là où personne ne nous connaissait. Hm... Mais je n'étais pas le genre de fille à fuir. Non, j'affrontais le danger en pleine face. Sans peur. Sans crainte. Une tête brûlée.

Je t'aime. L'entendre prononcé ses mots était presque aussi étrange que lorsque je les avais moi même prononcé. Il était probablement le seul garçon à les avoir jamais entendu sortir de ma bouche, mais là, c'était différent. Mon cœur se gonflait de joie, s'emballait contre ma poitrine, il battait à tout rompre. Ce n'était pourtant que trois mots, trois tout petits mots. je commençais tout juste à comprendre leur sens, leur sens réelle. Je lui souris, simplement, ma main se glissant contre sa nuque je venais poser mon front contre le sien, mordant légèrement ma lèvre inférieur. Si tu pouvais me le dire à chacune des secondes que je passe avec toi, peut-être que je finirais par y croire... Un sourire malicieux, je laissais ses lèvres s'emparer des miennes. Savourant l'instant que j'étais en train de vivre, de peur qu'il ne prenne fin trop rapidement. Quand pourrions nous avoir droit à un autre moment comme celui-ci? Rien n'était certains. Je souriais à nouveau, malicieusement, mettant fin au baiser. Hm. Oui, peut-être que je pourrais m'y faire.



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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mar 10 Mai - 4:38

Je la regardais droit dans les yeux, ma main dans ses cheveux doux. Je me souvenais comme si c'était hier du jour où je l'avais abandonné, comme si elle n'avait jamais rien signifié pour moi. Et dieu seul savait combien c'était en réalité tout le contraire. J'avais pris peur, comme un idiot, et je l'avais laissé se réveiller avec un morceau de papier, expliquant la raison de mon départ. Je ne pouvais pas... Lorsque je m'étais réveillé très tôt, ce matin là, j'avais été pris d'un remord horrible. Qui étais-je pour faire de telles choses avec ma demi soeur? Qu'allait penser mon père, et ma belle-mère? Que dirait Lewis, Bonnie?... Qu'allait penser Lily? La seule chose que j'avais trouvé à faire, c'était de mettre cet incident sous le coup de l'alcool, car il était vrai que j'étais à moitié ivre ce soir là. J'avais eu honte, tellement honte. Je m'étais promis de lui résister par la suite, ce matin là, coûte que coûte, car j'avais été pris d'une 'crise existentielle'..

Qu'est-ce qui avait changé depuis ce jour là? Comment étais-je devenu aussi incapable de lui résister, et surtout, pourquoi ne pouvais-je plus lui résister? Une question que je ne cessais de me poser, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Elle m’obsédait complètement. Avais-je déjà été amoureux auparavant? Non, si mes souvenirs étaient bons. Je n'avais jamais autant désiré une femme que Maïa. Jamais. Était-elle si différente de toute les autres femmes? Aux yeux des autres, non, pas vraiment. Mais à mes yeux à moi, elle était unique, irremplaçable. Je ne pouvais pas m'en passer, plus maintenant, et je ne vivais pas une seconde sans avoir peur de la perdre, cet ange tombé du ciel, venu s'emparer de mon coeur.. La seule femme que j'avais vraiment aimé, d'un amour destructeur, qui parfois me faisait mal. Et le sort s'acharnant sur moi avait fait en sorte que notre amour soit impossible. Les circonstances de notre amour rendaient impossible notre union, et, à petit feu, ça nous tuait tous les deux. Au final, on avait décidé d'emmerder les bonnes convenances, et toute ces idioties qui nous destinaient à stopper notre relation. On ne se l'était pas vraiment dit, mais c'était juste une évidence. Dès la seconde où je l'avais embrassé, cette barrière avait disparu, elle s'était envolée, partie à jamais. Rien, ni nos parents, ni ces idiots d'employés de Poudlard, ne nous empêcheraient de nous aimer. Après tout, qui étaient-ils pour nous juger? Évidement, tout cela devait rester secret, même s'il était difficile de nier l'alchimie entre nous deux. Mais, garder notre relation secrète avait quelque chose d’excitant, et amusant à la fois. Et, vous connaissez Maïa, et moi même d'ailleurs, nous sommes deux joueurs invétérés..

La proximité entre nous me faisait du bien. J'avais l'impression que mon coeur allait exploser, tant il battait fort, et tant il débordait de joie. Je croyais bien n'avoir jamais été aussi heureux de toute ma vie. Elle vint poser son front contre le mien. Si tu pouvais me le dire à chacune des secondes que je passe avec toi, peut-être que je finirais par y croire... Elle arracha à mes lèvres un grand sourire. Maïa avait toujours le mot pour me faire sourire, et c'était l'une des nombreuses raisons de pourquoi je l'aimais, pourquoi c'était Elle, et personne d'autre, que mon coeur avait élu. Ca aurait pu être n'importe qui d'autre, vous savez. Mais parfois, l'amour fait bien les choses. Je ne trouvais rien de spécial aux autres femmes. Comparées à Maïa, elles étaient fades, inutiles, pas du tout impressionnantes. Maïa, c'était tout pour moi, car ele représentait à la fois ma famille, et l'amour dont j'avais tant manqué, que je m'étais tué à essayer de trouver, alors qu'il était juste là, devant. Elle. Je l'embrassai, à nouveau, incapable de lui résister. Ce moment avait un gout d'éternité. J'aurais pu mourir tout de suite, ma vie était complète, merveilleuse. Hm. Oui, peut-être que je pourrais m'y faire. Son sourire était éclatant, et tellement contagieux que je ne pus m'empêcher, à mon tour, de rire, malicieusement. Les paroles qu'elles venaient de prononcer me firent me rendre compte à quel point elle avait peur de me perdre, et combien elle croyait peu à notre amour. De son côté, je pensais qu'elle était sure de ses sentiments. Mais était-elle sure des miens? Après tout, je lui avais donné toute les raisons de me haïr, surtout en prétendant ne rien ressentir pour elle, car notre amour était impossible. Il était tout à fait normal qu'elle doute de moi, de ma sincérité. Pourtant, je n'avais jamais été aussi sincère de toute ma vie. Je l'aimais, plus que tout, plus que moi-même, plus que ma propre vie. Elle n'avait pas le droit de douter de ça..

Je t'aime. dis-je, doucement, en déposant un baiser sur sa joue droite. Je t'aime. ajoutai-je, cette fois en embrassement lentement sa joue gauche. J'inspirai, plein de bonheur, et surtout d'espoir. Je t'aime. soufflai-je pour la troisième fois, cette fois en déposant un baiser extrêmement doux sur son petit nez, ce qui me fit sourire. Je t'aime. répétai-je, sans me lasser de lui prouver mon amour, en déposant un baiser sur son front. Je saisis ses deux mains à la fois, avec douceur, et je les approchaient de ma bouche, pour déposer un baiser sur ses mains jointes. Je levai les yeux vers elle, et je dis, à nouveau, avec un sourire sincère. Je t'aime!... L'un sans l'autre, on était plus rien. A cet instant même, je me demandais comment j'avais pu tenir aussi longtemps loin d'elle. J'avais du avoir un sacré cran pour lui résister. J'étais faible, de lui avoir cédé. Pourtant, sous cet aspect, la faiblesse n'avait jamais été aussi enivrante, aussi tentante..

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mar 31 Mai - 9:12

    Je détestais la botanique, et de toute évidence, la matière me le rendait bien. Oh, bien évidemment, mes notes ne chutaient pas à cause de cette matière ou autre, simplement, la maîtresse de ce sujet semblait déterminée à me faire participer à son cours, quoi qu'il en coûte. Cependant, elle se heurtait constamment au mur que je dressais entre le commun des mortels et ma personne. Je refusais de toucher à la moindre plante, à avoir un contact avec quoi que ce soit de végétal. Cela semblait bien singulier aux yeux de n'importe quel élève, sachant que je rendais tout de même des devoirs et que je m'exerçais à la partie théorique néanmoins ; mais j'avais toujours été excentrique à ma manière, et cela, autant les élèves de Salem le savaient depuis un bon moment, et autant ceux de Poudlard et des autres écoles l'avaient découvert rapidement.

    Pourquoi j'abhorrais cette matière ? C'était simple. Elle agissait tel un dommage collatéral dans mon esprit. Apprivoiser la botanique, m'aventurer de l'ennemi, ce serait comme sympathiser avec la mort et la douleur. Ce serait comme si affronter le décès de ma mère en pleine face, et cela, je le refusais. Je n'admettais pas sa disparition, j'avais toujours l'espoir de la faire revenir, même dix ans après son accident mortel. La botanique avait toujours été une partie imposante dans la vie de ma génitrice, ainsi que celle de mon aîné d'ailleurs. Pour ma part, j'avais cessé d'y vouer le moindre intérêt depuis que j'avais perdu ma mère, comme j'avais fuit beaucoup de choses. Cela n'avait pas tardé à venir aux oreilles de mon père et ma belle-mère, mais ils n'avaient jamais vraiment creusé le problème. Ils se doutaient sans doute d'où cela venait, mais ne voyant pas comme résoudre le problème et s'apercevant que mes résultats scolaires n'en pâtissaient pas, seulement mon caractère, ils ne s'étaient pas davantage alarmés. Le cas de Bonnie les inquiétait davantage. Et puis, je n'avais jamais été le genre de membre de la famille à attirer l'attention ou autre. J'étais le translucide des Callahan, et ne m'en plaignais pas.

    Cependant, voilà qu'il y a toujours ces professeurs passionnés qui veulent comprendre leurs élèves, qui ont leur réussite à cœur. Visiblement, ma professeur était désireuse de faire de moi un maître de la botanique, pour qu'elle s'acharne tant sur mon cas. J'avais pensé qu'au bout de plusieurs refus, elle finirait par se raviser et aller voir ailleurs, mais non. Elle semblait aussi têtue que je l'étais. Dans son cours, refuser d'interagir avec un fichu morceau de gazon était comme un affront et méritait pratiquement l'exclusion de son cours. Ça l'avait été une fois ou deux, depuis, elle essayait juste de m'avoir à l'usure, en attirant l'attention sur moi, ce qu'elle savait je haïssais. Vil combat entre élève et professeur. Moi qui pensais qu'elle aurait mieux à faire, j'avais tort.

    Et forcément, il y a aussi de ces professeurs qui s'imaginent que vous êtes leur enfant. Vraiment, leur progéniture. Qu'ils doivent enfiler le rôle de parents, parfaire notre éducation, notre comportement, et combler nos lacunes. Comprendre nos problèmes individuels et les résoudre. Un peu comme si on se retrouvait dans un hôpital psychiatrique, mais en plus effrayant, puisqu'on est à Poudlard... Dans tous les cas, j'étais peut-être à ses yeux un cas intéressant. Peut-être avait-elle loupé sa vocation pour psychologue ? Je ne savais même pas s'ils avaient des psychologues à Sainte-Mangouste, maintenant que j'y repensais. Dans tous les cas, c'était toujours le même problème entre elle et moi. Et cette fois-ci, ce fut dans le hall d'entrée que le round #64 entre la professeur et moi prit place.

    « Callahan, étant donné que vous n'avez pas participé à la fin du cours, vous trouverez dans la deuxième serre votre devoir corrigé ainsi que vos devoirs à me rendre pour la fin de la semaine. »

    Je me stoppais, examinant mon interlocutrice quelques minutes, sans réellement broncher. Réaction que la maîtresse de botanique s'empressa d'accompagner par un geste de la main, comme si elle tentait de me faire redescendre sur Terre. Agitée, elle ajouta, d'un ton étonnement doux :

    « Allez, vite. Je ne vais pas tarder à aller verrouiller les serres, vu que les cours sont terminés pour aujourd'hui. »

    Je remontais mon sac à bandoulière, mes fioles de potions diverses et variées s'entrechoquant à l'intérieur, empruntant le chemin vers le parc du château d'un pas nonchalant. Je n'étais pas un paresseux niveau devoirs, mais devoir m'aventurer dans les serres ne m'enchantait pas plus que cela. Surtout que ce soir, j'aurais préféré me concentrer au chaud dans mon lit plutôt que de me faire agresser par le temps humide et froid de l'automne. Je remontais mon col dans un espoir vain de me réchauffer et accélérais le pas vers les serres, empruntant le sentier tant parcouru. Quelques minutes plus tard, j'arrivais enfin devant les serres et ouvrais la porte de la deuxième pour m'y engouffrer sans attendre. Je frottais silencieusement mes mains l'une contre l'autre dans le but de les réchauffer et me stoppais alors que j'entendais une voix masculine à quelques mètres d'où je me trouvais. Super, je n'étais pas seul. Je fronçais les sourcils, refermant la porte avec précaution, évitant de faire le moindre bruit, ce dont j'étais devenu expert depuis mon plus jeune âge. Puis, je me retournais vers le chemin que je devrais emprunter pour atteindre mon devoir corrigé. Toutefois, je ne pus m'empêcher de stagner un peu près de la porte de la serre. Cette voix masculine, qui enchaînait les « je t'aime », me semblait étonnement familière. Étrangement, et presque horriblement familière. Ça m'effrayait un peu, et j'ignorais pourquoi. Ce n'était pas la première fois que je tombais sur des couples en ébullition – à mon plus grand damne -, mais c'était simplement l'effet de cette voix, et les paroles mêmes m'empêchaient de mettre le nom sur cette voix... Nom d'une goule édentée. Je réprimais un frisson et me décidais à avancer précautionneusement vers le bureau du professeur où mon fichu devoir devrait reposer sagement... La serre numéro deux... Franchement, c'était quoi les probabilités pour qu'un couple bizarre se cajolent à cette heure-là, dans cette serre particulière, alors que j'étais forcé à y récupérer mon écrit ? J'évitais de justesse une branche d'arbuste, tant occupé par passer le plus loin possible des bruits de baisers qui s'enchaînaient. « Je t'aime », « Je t'aime ». Par Merlin, pourquoi j'arrivais pas à mettre un nom sur cette voix que je connaissais par cœur... ?! C'était trop, j'accélérais le pas vers le dit bureau, évitant la végétation avantageuse du lieu, mais finissais à mon plus grand bonheur dans une impasse. Je revenais sur mes pas, prenais un peu n'importe quelle direction dans ce labyrinthe verdâtre et finissais enfin par apercevoir un bout de bureau à... L'opposé d'où j'étais. Ma mort était proche, de toute évidence. J'inspirais profondément, calculant un chemin, et finissais par prendre par la droite. Grave erreur.

    Quelques pas à peine, j'eus enfin ma réponse. Cette voix que je connaissais si bien, était véridiquement celle de mon frère. Et, la femme à laquelle il déclarait son amour n'était pas une femme à proprement parler... Mais une jeune fille de septième année, plus précisément, ma demi-sœur, que je considérais comme ma sœur. En fait, étrangement, j'étais plus proche de Maïa que de Bonnie ou Lily-Robin. J'avais beau avoir passé toute ma vie avec Bonnie, Maïa avait toujours été celle avec qui le courant passait mieux. Tous les deux, on avait cette relation que je retrouvais nulle part ailleurs, c'était comme si on était fait de la même manière, bien qu'on n'eut aucune goutte de sang en commun. En effet, Maïa était la fille de ma belle-mère avec un autre homme. En d'autres mots, seul le mariage faisait de nous deux des frère et sœur. Cependant, bien que sanguinairement parlant cela n'était pas choquant, il fallait avouer que dans l'éthique ou dans de manière tout bonnement générale, surprendre mon frère aîné avec ma sœur était des plus déroutants. Et effrayant. Et... Choquant. Je restais un moment figé, comme pétrifié par le spectacle. Je n'avais même pas l'idée de faire demi-tour et fuir, ni de leur faire part de ma présence. J'étais simplement, sous le choc, juste devant eux.


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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mar 31 Mai - 10:53


Mes paupières se refermaient sur mon regard. Je savourais les caresses et la chaleur de ses lèvres qui se posaient contre mes joues pour y déposer leur empreinte. Il marquait ma peau, agrémentant ses baisers de Je t'aime qui sonnait merveilleusement à mes oreilles. Ses lèvres contre mes joues. Ses lèvres contre mon nez. Ses lèvres contre mon front. Il saisissait mes mains. Ses lèvres contre mes mains. Nous nous apprivoisions, sans se douter le moins du monde de la présence de ce spectateur des plus particuliers. Lui et moi. Moi et lui. Je l'avais voulu tellement fort, je l'avais cru tellement fort, et pourtant, j'étais là, dans ses bras, hésitant à croire à cet instant idyllique. Peut-être que je n'avais pas voulu voir les barrières qui se hissaient entre nous, les barrières qu'il avait lui même hisser en me fuyant et on n'osant pas se confronter à moi avant aujourd’hui, peut-être que j'avais été aveuglé par cette obsession dévorantes, peut-être que je n'avais pas pu saisir les doutes qui me rongeaient et qui mettaient en péril cette relation. Aujourd'hui, je l'avais pour moi, cette obsession était mienne, elle mourrait entre mes bras, prenant une tout autre forme sans. La crainte de me lasser de cette obsession le jour ou je l'obtiendrais m'avait terrassé durant une fraction de seconde, mais dans l'étreinte de ses bras, les doutes s'étaient envolé et la vérité m'avait frappé. Je l'aimais. J'avais toujours eu la certitude que cela se passerait, que nous nous retrouverions, mais je n'avais pas eut l'occasion de m'y préparer. C'était étrange, c'était troublant et cela m'emportant complètement. Mes mains se refermaient contre les siennes, les serrant doucement pour ne pas qu'il puisse échapper. Il faudrait que j'apprenne à lui faire confiance, il faudrait que j'apprenne à croire en lui et surtout, à croire en nous. Le voile de chair se souleva, mon regard s'ancrant dans le sien, je ne pu m'empêcher de sourire à la vie de son visage et de ses traits parfaits, si proche du mien. Je pouvais sentir la chaleur de son souffle délicat contre ma peau. Le silence s'était emparé à nouveau des lieux, seuls les battements de nos cœurs cognant contre nos poitrines à l'unissons brisait se silence... A moins que... Il y avait un troisième cœur dont les battements semblaient irrégulier. Une troisième respiration. Je fronçais les sourcils, lançant des regards interrogatifs à Cohnaan, roulant mes yeux, je lui demandais silencieusement ce qu'il y avait derrière moi. Avait-il lui aussi entendu ou n'était-ce que le fruit de mon imagination.

Son regard quitta le mien pour se glisser avec lenteur sur les lieux. Il se stoppa en cours de route, semblant avoir trouver quelques choses qui, visiblement, l'empêchait de réagir à la vue des ses orbes exorbitées. Quoi? Il ne répondu que par son silence, il était figé à tel point que je cru à une mauvaise plaisanterie de sa part. Je venais lui administrer un coup contre l'épaule, pestant, je n'imaginais pas une seule seconde ce qui se trouvait dans mon dos. C'est franchement pas drôle !!? Son manque de réaction m'interpella toutefois. Je ne savais plus que je devais croire, je n'osais pas me retourner, je n'osais pas faire face à la réalité qui semblait le terrifié. Qui pouvait bien se trouver derrière moi et pourquoi ce silence? Je pris une inspiration profonde, refermant fermement mon étreinte contre la main de mon professeur de botanique. Je me tournais lentement et découvrais Lewis. J'avais brusquement oublié la situation complexe dans laquelle nous nous trouvions. C'était Lewis. C'était mon frère. J'étais presque soulagée. Pfiou. Lou, tu m'as foutu la trouille. Était-ce volontaire? Je n'en savais rien, mais la main de Cohnaan se refermait contre la mienne, me rappelant la dure réalité. Mes orbes s’écarquillaient alors. Lewis. C'était pire que tout. C'était pire que n'importe quel autre personne. lewis. Bordel. J'avais l'impression de l'avoir trahis, de l'avoir poignardé alors qu'il avait le dos tourné. Merde. Lewis. Je le toisais quelques secondes, cherchant quelques choses à dire, cherchant quelques choses à faire. Je ne trouvais rien, parce qu'il n'y avait rien. Mon regard se glissait doucement vers la main qui j'avais tenues jusque là. Je la relâchais, comme si elle m'avait brûlée. Comme si cela changeait quelques choses, il en avait vu bien trop... Mais qu'avait-il vu exactement? Quelle connerie. Quel beau secret. Il n'avait pas tenu bien longtemps, même pas quelques heures. Je me tournais brutalement vers l'ainé des Callahan, espérant qu'il sorte de sa torpeur, qu'il réagisse, qu'il trouve quelques choses à dire, à faire. J'en revenais finalement au cadet, mon frère, il était probablement celui qui me connaissait mieux que personne. Nous avions toujorus été proche, nous nous connaissions au point de ne pas avoir besoin de mot pour se comprendre. Égoïstement, je craignais que ce qui venais d'être découvert ne brise à jamais le lien qui nous unissait depuis si longtemps. Je voulu faire un pas vers lui, mais me stoppait avant même d'avoir enclencher mon mouvement. Mes lèvres se pinçaient délicatement l'une contre l'autre, embarrassée et honteuse qu'il le découvre ainsi. Ce n'est pas ce que tu crois. Tu parles, c'est exactement ce que tu crois, Lewis. Regarde moi dans les yeux, tu le sais, n'est ce pas? Ce n'est qu'un mensonge? Tu le sais? Mais comment t'avouer l'inavouable? Comment pourrais tu comprendre alors que je n'ai pas su le faire pour toi. Bordel de merde. C'était insupportable. Je n'attendais qu'une seule chose, que l'un des deux parlent, qu'ils se fassent entendre... Que Lewis hurle, qu'il me déteste, tout, pourvu qu'il réagisse. J'étais légèrement étourdie, ma tête tournait, j'avais l'impression que le sol se dérobait sous mes pieds, comme si je venais de sortir d'un manège moldu, le genre de manège qui te retourne l'estomac, le genre de manège que je détestais. Je fis quelques pas, m'éloignant de Cohnaan sans pour autant m'approcher de Lewis. Mes mains venaient se glisser de part et d'autre de ma frimousse. Bordel de merde. Le pire, c'est que tout cela était de ma faute, j'avais poussé Cohnaan au vice, je l'avais poussé dans ses retranchements pour le faire céder et nous en étions là. Je me tournais vers lui, sincère je murmurais faiblement. Je suis désolée...


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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mer 1 Juin - 2:53


    Lui avouer mon amour était une chose indispensable pour moi. Je ne pouvais pas faire autrement. Réctifions. Je ne pouvais plus faire autrement... Plus maintenant... Je ne pouvais plus lui cacher ce détail dans mes sentiments, je ne pouvais plus la laisser dans l'ignorance, la laissant penser que, finalement, elle n'était rien pour moi. C'était tout le contraire, et je ne pouvais plus lui mentir, et en quelques sortes, me mentir à moi même par la même occasion. Elle détenait mon coeur, et maintenant elle le savait parfaitement, mais après l'erreur que nous avions fait de coucher ensemble (ce que j'avais considéré comme une erreur), je n'avais pas eu l'occasion, jusqu'à ce jour, de lui avouer que je l'aimais, sincèrement, véritablement. Elle avait certainement du penser qu'elle n'était qu'un coup d'un soir, une fille comme une autre. Mais c'était faux. Elle était tout pour moi. Bien plus qu'une soeur, bien plus qu'une élève, bien plus qu'une simple fille. Bien plus que tout. J'aurais tout donné pour que cet instant dure une éternité, pour que nous puissions à jamais rester tous les deux, dans cette serres, à l'abris de tous, et surtout à l'abris de ceux qui ne toléreraient jamais notre amour, comme ces idiots de professeurs de Poudlard. Mais, ici, nous étions également à l'abris de notre famille... Cette dernière était bien celle qui serait le moins compréhensible. Notre famille ne comprendrait jamais. Ils me prendraient tous pour un raté, et cette histoire reposerait sur mes épaules d'adultes. Histoire que, soit dit en passant, je n'avais pas su gérer d'une manière convenable, enfin, pas aux yeux de mon père, et de la mère de Maïa, s'ils venaient un jour à l'apprendre...

    A l'abris... L'étions nous réellement?! A l'instant même ou cette sensation de confiance montait en moi, pensant que personne ne pouvait nous découvrir, ce sentiment se brisa en mille morceaux. Je regardais Maïa, que j'identifiais alors comme étant l'amour de ma vie, la seule femme que j'avais jamais aimé. Celle-ci fronça les sourcils, et partageait visiblement la même sensation étrange que moi. Cette sensation d'être épiés, de ne plus être seuls. Mon coeur s’emballa, battant encore plus fort qu'il y a quelques secondes, et cette fois, c'était sous l'effet de la crainte, et non de l'amour. Dans un certain sens, je ne voulais pas quitter le regard de Maïa, et affronter la vérité. Je sentais cette présence dans la pièce, mais je ne voulais pas faire face à cette idée, l'idée d'être pris, ensemble, tous les deux. J'avais cédé à sa perfection il y a à peine une demi heure, et voilà que quelqu'un nous découvrait? Obéissant au regard de Maïa, qui semblait me supplier de jeter un coup d'oeil, je n'eus pas d'autre choix que de lever les yeux. Merlin, comme j'aurais souhaité mourir à cet instant là... Je découvris, près de l'entrée de la serre, une silhouette. D'abord horrifié, conforté dans l'idée que quelqu'un ait assisté à la scène de tendresse entre Maïa et moi, je fus ensuite parfaitement stupéfait de voir que cette personne n'était autre que mon jeune frère, Lewis, qui se trouvait être également le demi-frère de Maïa. BOUM. BOUM. BOUM. Les bruits de mon coeur étaient insupportables. Ils s'étaient encore plus intensifiés à la vue de mon Loulou, horrifié à son tour. Qu'allait-il penser? J'avais envie de partir en courant. Une envie de vomir était également présente, là, au creux de mon estomac, qui avait fait un bond énorme à la découverte de mon frère, présent dans les lieux. Pourquoi, Merlin, POURQUOI? Pourquoi lui? Pourquoi pas un banal autre élève? Le hasard était très mal fait, le destin était un salaud. J'éprouvais un sentiment de haine envers cette misérable coïncidence, qui nous mettait dans une situation horriblement embarrassante. Ouvrir les yeux comme des soucoupes, fut la seule réaction immédiate que j'eus. J'étais visiblement incapable de faire quoi que ce soit d'autre. Quoi? demanda Maïa, que, l'espace d'une fraction de seconde, j'avais oublié. Elle allait être aussi embarrassée que moi. Croyant que mon état de paralysie temporelle n'était qu'une pauvre et minable blague, elle me lança un coup de point affectueux dans l'épaule. C'est franchement pas drôle !!? Aucune réaction de ma part... J'aurais tellement souhaité que toute cette histoire ne soit qu'une blague. J'en aurais même drôlement ris. Mais non, tout était bien réel. Mon frère était bel et bien présent dans cette serre, et avait vu la scène entre sa belle soeur et moi. Comment rattraper cette erreur? Que dire? Que faire? Je n'en avais pas la moindre idée. Visiblement interpellée, Maïa recommença à se faire du soucis, et préféra juger de la situation par elle même.

    Elle se retourna alors, ma main dans la sienne. Puis, sans que je puisse en comprendre la raison, elle paru soulagée, soudainement. Pfiou. Lou, tu m'as foutu la trouille. Ma gorge était nouée, mon corps tremblait, je voulais disparaître six pieds sous terre, ou m'envoler, partir loin d'ici, de ce château, de cette serre. Je voulais remonter le temps... Intentionnellement, je serrais brusquement et fortement la main de Maïa, comme si je désirais la ramener à la réalité. Elle ne mis que quelques secondes pour comprendre, enfin... Ce n'était pas n'importe qui... C'était Lewis... Et, bien sur, il avait découvert notre secret. Je me sentais honteux, et des tas d'autres sentiments se bousculaient en moi. La peur qu'il en parle à quelqu'un. La crainte qu'il m'en veuille, qu'il ne désire plus me parler. La colère qu'un incident comme ça se produise. La peine d'un sentiment de bonheur brisé en mille morceaux. Mais l'amour. Surtout l'amour. Sous deux formes différentes. Celui que je nourrissais en secret pour ma demi-soeur, un amour inconditionnel, impossible à réfréner. Et celui que j'avais pour mon petit frère, un amour plus fort que tout. Mon coeur semblait sous pression, incapable de ralentir ses battements...

    Maïa, de son côté, venais de comprendre. Elle lâcha brusquement ma main, comme s'il s'agissait d'une substance dangereuse. Je sentis le regard de ma demi-soeur se poser sur moi, en guise d'appel à l'aide, mais je ne pus réagir... Quelque chose d'invisible m'en empêchais. J'étais immobile, cherchant désespérément quelque chose à dire, à faire... Ce n'est pas ce que tu crois. Un si beau mensonge, une énième façon de se voiler la face, d'empêcher la vérité d'exploser en plein dans notre figure. Mentir, à ce stade-ci, était parfaitement vain. Pourtant, Maïa semblait avoir choisit cette option, sans savoir pourquoi, certainement par réflexe. J'aurais surement cherché à faire pareil si j'avais pu avoir le courage de dire quoi que ce soit.. A ma plus grande surprise, Maïa se tourna vers moi, et me dit qu'elle était désolée. Arrêtant de fixer Lewis, je tournais alors les yeux vers elle. Ma gorge semblait bloquée, et pourtant, je parvins à parler. Tout est de ma faute... On aurait jamais dû... Voilà. Après quelques temps à savourer nos retrouvailles, on en revenait au même point, aux mêmes interrogations. Cet amour était-il, ou non, impossible? La présente de Lewis me rappelait qu'il y aurait toujours des problèmes, s'ils décidaient de s'aimer, et d'oublier l'opinion publique. Il y en aurait toujours... Mais, pourtant, l'idée de se séparer de Maïa à nouveau lui était insupportable. Allait-il devoir le faire, encore? Lewis était tout aussi figé que moi il y a quelques secondes. D'un air suppliant, je m'adressais ensuite à lui; Dis quelque chose Loulou. Je t'en supplie...


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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mer 1 Juin - 6:47

Si cela me choquait d'avoir surpris Cohnaan et Maïa s'embrasser en cachette dans la serre de Poudlard ? Inévitablement. Je ne comprenais pas ce qui se déroulait devant mes yeux, la logique des actes qui se passaient juste devant mon nez. J'avais l'impression de rêver et d'avoir surpris quelque chose qui ne devait exister, quelque chose d'interdit, de mal. Pourtant, Cohnaan était droit devant moi, en train de commettre cet interdit. J'avais toujours imaginé mon frère comme une personne droite, respectueux des mœurs et règles. Ceci était-il l'exception ? Ou ma vision des choses se heurtait-elle à des bornes ? Il faut dire que ce genre de spectacle ne se passe pas tous les jours, qu'on n'en parle pas. C'est un tabou, une tare, une malédiction. Bien que les enjeux n'étaient pas les mêmes pour mon frère et ma sœur.

Mes yeux s'arrêtaient sur Maïa, bien que mon corps n'osait effectuer le moindre geste. Je repensais à cette conversation que nous avions eu quelques semaines auparavant à propos de l'infirmière de l'école. Maïa haïssait Elizaveta pour m'avoir « ensorcelé » à sa manière, bien qu'elle n'y était pour rien. J'étais tombé sous le charme de l'adulte, bon gré mal gré, et jamais la jeune russe n'eut à y faire quelque chose, si ce n'est que d'être elle-même et exister. Mais les faits étaient présents : un élève ne pouvait entretenir une relation de ce type avec un membre du personnel. Maïa m'avait quasiment défendu de continuer de voir Elza, elle avait lutté pour que j'arrête de l'aimer et m'avait clamé les dangers de cette relation, davantage au niveau des sentiments qu'au niveau de l'exclusion ou du règlement, d'ailleurs. Je me rappelais de ses termes, qui me paraissaient maintenant hautement hypocrites. Comment ma sœur avait-elle pu refuser de me comprendre, avait-elle pu juger mon amour secret pour la jeune femme, alors que par derrière, elle était éprise de mon frère, et que visiblement, cela était réciproque ? Elle m'avait mis en garde contre ces sentiments destructeurs, mais elle, elle y plongeait totalement, presque tête baissée. Je ne comprenais plus, je ne comprenais rien. Et je n'assimilais pas comment cette relation avait-elle pu perdurer devant mes yeux. Depuis combien de temps jouaient-ils leur petit manège ? Qui était au courant ? Et surtout, pourquoi ? Pourquoi tout risquer, pourquoi agir de cette manière, pourquoi répondre à l'appel de l'amour tout de suite alors que les dangers sont si imminents, si imposants, si destructeurs ?

Mais de toute façon, rien que le fait de voir deux membres de ma fratrie ensemble me déstabilisait. Rien que ce simple fait, sans l'idée des règlements de l'école de sorcellerie, de la conversation que j'avais eu avec Maïa. Rien que le fait que devant moi, se trouvaient ma sœur, et mon frère. Le problème fracassait mon crâne, tentant d'y déceler une réponse, une explication, une solution. Mes yeux fixaient sans gêne le couple, et je ne cillais pas lorsque Maïa ne trouvait rien de mieux que de me rendre encore plus perplexe.

« Ce n'est pas ce que tu crois »

Et qu'est-ce que je croyais, au juste ? Que ce qu'ils faisaient était mal ? Puni ? Qu'ils n'avaient pas le droit de le faire, et que c'était sans doute pour cela qu'ils s'étaient cachés ici ? Que je devais vraiment être né sous une mauvaise étoile pour avoir le droit à ce genre de surprise ? Que je ne comprendrais sans doute jamais rien à ce genre de problème ? Qu'ils étaient en danger, autant l'un que l'autre, et que je ne voulais pas qu'ils en pâtissent ? Je ne voulais pas que Cohnaan ou Maïa se fasse virer de l'école. Je ne voulais pas qu'ils partent. J'accepterais de tenir le silence, de respecter leur secret, du moment que de leur côté, ils ne procèdent pas au genre d'excentricités qui les renverraient du château et rendraient leur vie bien plus misérable que ce qu'elle est aujourd'hui. Alors que mes deux interlocuteurs se retournaient l'un vers l'autre, s'excusant pour une raison qui m'était tout aussi obscure que la situation, je me contentais de reprendre lentement possession de mes moyens, plaquant une main contre mon front, ce qui me donnait un air encore plus abasourdi. Ce n'était en aucun cas mon problème, pourtant, c'était tout comme, tant je ne pouvais leur en vouloir et tant je les aimais. Et par Merlin, c'était horrible à vivre.

« Dis quelque chose Loulou. Je t'en supplie... »

Mon regard se posa sur mon frère, et tout d'un coup, les choses me parurent plus simples. Ou plutôt, plus dramatiques. Ce genre de vision du futur, vous voyez toute la suite des événements et vous vous stoppez au point culminant, au point affreux, à la fin de tout. Pire que d'être bannis de Poudlard serait de l'être de la famille. Qu'est-ce que penserait mon père et ma belle-mère ? Ils n'accepteraient sans doute pas cette relation. Ou alors, difficilement. Je les voyais mal l'encourager, dans tous les cas. Mais dans ce cas-là, la famille se briserait. Et cela pour une deuxième fois dans mon cas. Cohnaan et Maïa partiraient, laissant Bonnie Lily et moi derrière. Ils s'en iraient vivre leur histoire, ils m'abandonneraient. J'étais égoïste, franchement égoïste de voir les choses comme ça, et j'en avais conscience. Je me détestais pour penser de cette manière. Pourtant, j'étais tellement effrayé à l'idée de finir seul, de finir encore une fois au milieu des lambeaux de la famille, qu'une boule se formait dans ma gorge et qu'une pierre semblait être tombée au fond de mon estomac, douloureusement. Je soupirais, laissant retomber mon bras parallèle à mon flanc.

« Ne partez pas... S'il-te-plaît, Co', ne fais pas ce que papa nous a fait. »
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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mer 1 Juin - 8:09

Tout est de ma faute... On aurait jamais dû... BAM. Je m'attendais à beaucoup, mais à ça, certainement pas. Que faisait-il de toute ses paroles? N'avait-elle donc aucun sens à ses yeux? Brusquement, je remettais en question la sincérité de cette homme qui m'avait tant obsédé et qui m’obsédait encore. Je n'arrivais pas à le comprendre. Le choc de cette déclaration me coupa le souffle. Je cherchais un appui, un soutient, peut importe tant que cela m'empêchait de vaciller. Je n'avais qu'une seule envie, quitter la pièce, partir, les laisser derrière moi. Plus le temps passait, plus la situation se détériorait, même si je ne croyais pas que c'était possible. Lewis restait silencieux, Lewis était toujours silencieux, mes les grimaces et l’effroi qui se déformaient ses traits étaient insoutenable, invivable. Le malaise m'oppressait de plus en plus, j'étais figée et étourdie, je cherchais une issue, pour la première fois de ma vie, j'avais envie de fuir le plus loin possible. Dis quelque chose Loulou. Je t'en supplie... Je n'osais pas relever mon regard vers eux. Je ne savais pas ce que je faisais encore là. Mes sentiments se mélangeaient, se confrontaient. D'un côté, il y avait Lewis. Il avait beau ne pas être mon frère de sang, il était mon frère de cœur, plus encore, il était un ami inestimable en qui je pouvais avoir irrémédiablement confiance et pourtant, je n'avais pas pu lui dire cela, je n'avais pas réussi à m'ouvrir à lui, sans doute parce que je craignais d'avoir à affronter sa réaction, de ce qu'il aurait pu me dire, de ce qu'il aurait pu penser de moi... Mais finalement, c'était pire. Quant à Cohnaan. C'était un mélange de range et de tristesse. J'avais l'impression d'être l'une de ses filles qui se laissaient bercer par l'illusion de jolies paroles. Une idiote, qui avait oser y croire. Tout était sans doute trop parfait. Tout était sans doute trop beau. Les larmes montaient à mes yeux et je les contenais, respirant profondément, tentant de garder le peu de dignité qui me restait. Finalement, peut-être qu'il valait mieux que cela se fasse maintenant, le temps aurait rendu les choses bien plus douloureuses. Ne partez pas... S'il-te-plaît, Co', ne fais pas ce que papa nous a fait. BAM. J'encaissais le coup, pour la deuxième fois. Mes doigts se serraient contre la table près de laquelle je me trouvais. Lewis comparait Cohnaan à son père, notre père, puisque c'est toujours ainsi que je l'avais toujours considéré. Nous signifait Bonnie, lui et peut-être même leurs mères. Et moi... moi... Je savais parfaitement le rôle que je tenais dans cette jolie métaphore. Les larmes roulaient sur mes joues. J'étais ma mère, celle avec lequel leur père, notre père était partit. J'étais celle qui brisait tout, celle qui les séparait. Comment pourrais-je rester après cela? J'étais décomposée et réellement dégoutée de l'image et de la place que j'occupais à présent dans leur vie. Je n'avais pas pu retenir mes larmes, elles s'étaient échappées malgré moi, face à cette réalité que je ne parvenais plus à affronter.

Stop. Ma voix résonnait, clair et parfaitement audible. D'un revers de la main, je balayais les larmes qui recouvraient mes joues, je les faisais disparaître pour qu'il n'en reste aucune trace. Je pris une inspiration profonde, relevant pour la première fois mon regard eux, plus exactement sur Lewis. Lou, écoute moi attentivement. Je déglutissais difficilement, rassemblant rapidement mes pensées pour ne pas dire quelques choses que je regretterais par la suite. Cohnaan n'ira nulle part. Il n'y a aucune raison... Et il n'y en aura jamais plus... D'accord? Je ne pouvais pas lui promettre, je n'aurais jamais oser, de peur de finir par la trahir un jour ou l'autre. Le plus dure restait à venir, je devais affronter Cohnaan. Nouveau silence. Je prenais une nouvelle inspiration, fermant les yeux quelques secondes le temps de trouver suffisamment de courage pour lui dire ce que j'avais sur le cœur. Je me redressais, délaissant l'appuie qui m'aidait à tenir debout, j'avais tellement serrer le banc que ma main restait marquer par le bois. Je m'avançais doucement vers l'ainée de la famille, feignant une assurance que j'avais perdue au même titre que ma dignité. Je me stoppais en face de lui, ancrant mon regard dans le sien avec toute l'arrogance qui me restait. J'esquivais un sourire, vague, remplie d'ironie. BAM. Ma main était partie toute seule, ou presque, j'avais légèrement anticipé, très légèrement. Je savais qu'il n'émettrait aucune résistance. Je ne vais pas te laisser l'occasion de fuir une deuxième fois, parce que cette fois-ci, c'est moi qui part. Tu as de la chance, au moins, toi tu sais à quoi t'en tenir. Je tournais les talons avant qu'il ne puisse me retenir. Je rejoignais la place que j'avais occupée auparavant et où mes affaires demeuraient. Je rassemblais rapidement le tout et les fourrais dans mon sac que je balançais sur mon épaule. Je passais près de lexis, passant ma main sur sa joue avec douceur. je ne lui en voulais pas pour cette métaphore maladroite, je ne lui en avais jamais voulu, j'avais simplement ce que je méritais. Le mieux, c'est que tu oublies tout ça, hein !? T'inquiètes pas, la famille ira bien, Cohnaan sait merveilleusement faire semblant. Si tu veux en parler, on le ferra, mais plus tard. Je t'aime, tu le sais, hein? Je l'aimais, oui, et je ne voulais pas qu'il en doute une seule seconde. Les larmes reprenaient le dessus, je me détournais pour qu'il ne puisse pas les voir. Je sortais de la salle, les laissant derrière moi. Je retrouverais Lewis plus tard, dans la salle commune et peut-être que nous pourrons parler, mais pas maintenant, pas avec Cohnaan dans la pièce. Je quittais la serre, rapidement, le cœur serrer, les larmes ruisselant sur mon visage. Je n'avais qu'une seule envie, retrouver n'importe qui pour aller me griller une clope en compagnie d'une bouteille ou l'autre, j'avais juste envie de tout oublier, de laisser toute cette histoire derrière moi, de me sentir mieux, ce qui n'était pas difficile, parce que je me sentais complètement minable.

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mer 1 Juin - 10:13


    Pourquoi? C'était la seule et unique question qui se bousculait dans ma tête. Sous toute ses formes. Pourquoi Lewis était-il apparu comme ça, à l'improviste, pendant ce moment qui pouvait être considéré comme honteux? Pourquoi est-ce que je n'arrivais pas à décider de quoi le futur serait fait? Pourquoi avais-je cédé? Pourquoi cela faisait-il si mal? Mais surtout.. Pourquoi devais-je subir la torture d'un amour interdit? Comment se faisait-il que la seule femme qui ait jamais tant occupé mes pensées fut ma demi-soeur? Tant de questions. Si peu de réponses à fournir. Le coeur a ses raisons que la raison ignore. Je ne pouvais pas choisir vers qui mon affection devait se diriger. J'aurais tellement voulu que tout soit simplifié, plus facile. J'aurais tout donné pour que Maïa soit une jeune fille ordinaire, accessible, et non pas une membre de ma famille. Malheureusement, la plupart de mes souhaits étaient inaccessibles. Et cette situation était en train de me tuer à petit feu. La beauté des instants que je venais de passer avec Maïa s’atténuaient, et, à mesure, je sentais mon coeur se compresser dans ma poitrine, je sentais ma gorge se serrer, et mon corps tout entier réagissait à la peine qui me submergeait depuis quelques minutes.

    Je ne cessais de repenser à ce qu’on venait de se dire, à l’amour que je lui avais enfin confessé… Tout cela était la pure vérité. Pourtant, après mes paroles, allait-elle penser que je n’étais qu’un misérable menteur, se servant d’elle comme d’une simple idiote ? J’en avais affreusement peur. Pourtant, en lui avouant à quel point elle comptait à présent pour moi, je n’avais jamais été aussi sincère. N’avait-elle pas lu dans mes yeux la passion, la tendresse, et l’amour que je lui portais ? Mes dents vinrent instinctivement mordre ma lève inférieure, en pensant à ce que je venais de dire. J’aurais vraiment aimé effacer ces paroles. Pourquoi devais-je être un tel idiot ? Je pris une grande inspiration, pensant à ce qui allait se passer par la suite, à ce qui était inévitable. La confiance et l’amour que me portait Lewis était certainement perdus à tout jamais. Et, malheureusement, les faits venant de m’exploser à la figure me confortaient dans l’idée qu’il en était de même pour ma chère et tendre Maïa. Un misérable abruti, voilà ce que j’étais…

    Je voulais tant remonter en arrière, que j’aurais tout sacrifié, rien que pour prendre les bonnes décisions. Mais qu’étaient les bonnes décisions ? Qu’aurais-je dû abandonner pour remettre les choses dans le bon ordre, pour que tout s’arrange ? Je n’en avais pas la moindre idée. Je sentais, au fond de moi, que j’avais pris, à chaque fois, les mauvaises décisions. Je m’étais en quelques sortes trompé de route. J’aurais certainement du ne jamais passer cet été chez mon père, et tout cela aurait été réglé. Pas de Maïa. Aurait-ce été la solution ? Encore aujourd’hui, j’étais persuadé que si cette nuit passée avec Maïa avait été effacée, j’aurais tout de même, tôt ou tard, succombé à ses charmes. Dans tous les cas, je serais toujours au même stade, raide dingue d’une fille inaccessible, que je n’aurais pas dû aimer… AH. La seule chose dont j’avais envie, c’était d’avoir des réponses à mes trop nombreuses questions. Je n’étais qu’un gamin, tiraillé par ses envies, confronté à ses choix. Sauf que la question n’était pas aussi banale que le choix entre une glace au chocolat ou à la pistache. Non. Je devais choisir entre mon égoïsme et ma droiture. Le camp de l’amour, de la passion, ou celui de la raison, apportant un certain malheur ?! Je ne savais plus. J’avais tellement lutté contre mes envies, et cédé il y a peu de temps, qu’y renoncer était très difficile. Trop difficile.

    Je n’avais qu’une hâte, c’était que quelqu’un rompe ce silence horriblement pesant. Maïa devait certainement se sentir trahie par l’homme qu’elle aimait. Mais ce n’était certainement qu’un petit grain de sable comparé au bazar qui devait se bousculer dans l’esprit de mon petit frère en cet instant précis. Le pire, dans tout ça, c’était qu’il n’avait pas dit un mot depuis cette « découverte », si bien que ni Maïa, ni moi-même, n’avions une seule petite idée de ce à quoi il pensait en cet instant. Nous en voulait-il ? Ne partez pas... S'il-te-plaît, Co', ne fais pas ce que papa nous a fait. Pendant un bref instant, je retenu ma respiration, comme si je pensais que cela suffirait à arrêter le temps, à arrêter mon cœur. Mais cela ne suffisait pas. Je dus respirer à nouveau, et faire face aux battements de mon cœur, qui me donnaient la vague impression qu’il allait lâcher dans peu de temps.

    Comment pouvait-il penser que nous songions à le quitter ? Jamais je n’aurais fait ça. Même si nous avions décidé de vivre pleinement notre amour avec Maïa, je n’aurais jamais pensé une fraction de seconde à laisser les personnes qui comptaient le plus pour moi derrière moi. Contrairement à la peur infondée de Lewis, je n’avais aucunement l’intention de reproduire le schéma de mon père, qui avait tout quitté pour vivre un nouvel amour. Je savais que Lewis avait une peur très nette de l’abandon, et qu’il se sentait certainement trahi, et avait peur, en cet instant même. Mais, pour rien au monde je n’aurais laissé mon petit frère sans repères, pour être un sale égoïste. Ni même Bonnie, ou Lily. Personne ! Mon rôle de grand frère était d’être raisonnable. Mais, si je voulais l’être, cela m’éloignait de la fille vers laquelle mon amour était dirigé, à savoir Maïa. Je ne voulais pas être raisonnable. Mais avais-je vraiment le choix ? C’était donc ça la question ultime que je devais me poser ? Maïa ou les autres ? J’avais tellement envie de croire que tout pouvait se concilier… Que tout pouvais aller ensemble… Je voulais à la fois pouvoir être avec elle, l’amour de ma vie, mais aussi continuer d’aimer ma famille, pouvoir m’entendre avec eux. Mais, aux yeux de tout le monde, je demeurerais certainement le pauvre con ayant tout brisé, ayant menacé l’équilibre d’une famille recomposée déjà bien assez fragile comme ça…

    Cette maudite boule coincée dans ma gorge ne partait donc pas… Je sentais que les larmes auraient dû accourir le long de mes joues pâles, pourtant, rien ne venait… Je ne parvenais pas à pleurer, pour une raison qui m’était inconnue. Comment peux-tu penser ça Lewis ?... demandai-je, d’une voix faible, très affecté par l’idée ayant traversé l’esprit de mon frère, qui pensait que nous aurions pu un jour le quitter… J’étais totalement perdu... Maïa me tournait le dos. Je sentais que des larmes devaient inonder son visage, et je devinais que c’était un mélange agrémenté de colère envers moi, et en même temps certainement de tristesse. Je me sentais coupable comme jamais… Je ne voulais pas renoncer à notre histoire, à notre amour. Pourtant, mes paroles prouvaient le contraire. Je ne pensais pas ce que je disais, voilà où était le problème. Cependant, le mal était fait, je ne pouvais plus retourner en arrière à présent. La sentence allait tomber, et ça me tuait de devoir faire face à cela…

    J’étais mort de peur, un vrai gamin… Mais mon avenir se jouait à présent. Qu’allait décider Maïa ? Se laisserait-elle tromper par mes paroles ? Saurait-elle démêler le vrai du faux, les sentiments de l’obligation ? Au fond, j’espérais que ce serait cela qui se passerait… Pourtant, aujourd’hui, tout semblait décidé de s’écrouler en mille morceaux, mes espoirs avec… Stop. Sa voix était calme, et autoritaire. Tout reposait sur sa décision… Lou, écoute moi attentivement. Il était clair qu’elle semblait déterminée à m’oublier pour le moment. Elle préférait se concentrer sur Lewis, histoire de se donner du temps pour réfléchir. Mais sa sentence tomberait, à un moment ou à un autre… Je désirais juste qu’elle tombe le plus tard possible, histoire de me voiler la face plus longtemps. Cohnaan n'ira nulle part. Il n'y a aucune raison... Et il n'y en aura jamais plus... D'accord? J’aurais dû suivre l’expression ‘tourne sept fois la langue dans ta bouche avant de parler’. Je n’avais pas réfléchis… Je n’avais pas pensé que mes paroles pourraient mettre un terme à notre histoire. Je n’avais pas mesuré leur impact. Ce qu’elle disait me blessait énormément. J’avais l’impression de mon corps se vidait de son sang, que mon cerveau était broyé, mon cœur arraché, mes jambes réduites en bouillies… Ses derniers mots plongèrent la serre dans un silence mortelle… J’avais peur.

    Elle se tourna alors vers moi, comme pour terminer cette sortie qui se devait d’être théâtrale. Elle avança vers moi, avec un air arrogant, feignant un sourire rempli d’ironie, comme si elle cherchait à se convaincre elle-même qu’elle n’avait pas perdu sa belle assurance. Elle voulait garder la tête haute, et je la comprenais. Je n’étais qu’un enfoiré. Je ne lui en voulu même pas pour le geste furtif qu’elle fit juste après. Sans spécialement y avoir plus pensé que ça, sa main partit toute seule, venant rencontrer ma joue avec violence. Une douleur lancinante s’en suivit, et pourtant, je savais que je l’avais vraiment mérité. Je ne vais pas te laisser l'occasion de fuir une deuxième fois, parce que cette fois-ci, c'est moi qui part. Tu as de la chance, au moins, toi tu sais à quoi t'en tenir. La sentence était tombée. Je m’étais parfaitement attendu à cela. Mais je n’avais pas imaginé à quel point cela allait me faire du mal… C’était une douleur insupportable, quelque chose que j’étais incapable de surmonter. Je ne voulais pas qu’elle parte. Jamais. Je l’aimais plus que tout. NON ! Elle n’avait pas le droit de partir. Elle ne pouvait pas… Je n’étais rien sans elle… Elle tourna les talons, et commença à remballer ses affaires. J’avais la vue qui commençait à se troubler. Cette fois, les larmes parvenaient à couler. J’étais en train de tout perdre, et je ne pouvais rien y faire… Le mieux, c'est que tu oublies tout ça, hein !? T'inquiètes pas, la famille ira bien, Cohnaan sait merveilleusement faire semblant. Si tu veux en parler, on le ferra, mais plus tard. Je t'aime, tu le sais, hein? l’entendais-je dire à mon frère. D’un revers de manche, j’essayais d’éliminer les larmes qui roulaient sur mes joues, mais elles semblaient se multiplier à mesure que je tentais de les combattre. C’était peine perdue.

    Je ne savais plus quoi faire. Maïa devait être partie à l’heure qu’il était. J’avais froid. Horriblement froid. Mon cœur était glacé. Les goutes au dehors commençaient à tomber, le temps était gris. Je suis désolé Lou... fut la seule chose que je parvins à articuler. Des tas de choses défilaient dans ma tête. Je devais la rattraper. Je ne pouvais pas faire autrement… Oubliant momentanément mon frère, je me mis à réagir, en sortant de mon immobilité, et en réalisant que l’un de mes plus grands bonheurs était en train de m’échapper, et que je ne faisais rien pour le retenir. Je lançais alors un regard à Lewis, qui lui indiquait qu’il devait avoir confiance en moi, qu’il devait rester ici, que j’allais revenir… Je devais régler ce désastre avant qu’il ne soit trop tard ! Je me précipitais alors dehors, sans penser à la pluie qui commençait à tomber. Je la voyais, remontant la pente d’herbe menant au Parc. Je me mis à lui courir après, le cœur battant plus fort que jamais. Elle n’allait pas me pardonner comme ça. Mais qui ne tente rien n’a rien, n’est-ce pas ? Une fois arrivé à sa distance, je lui saisis le poignet, l’obligeant à me faire face. Je la regardais dans les yeux, en ne pouvant pas ignorer les larmes qui coulaient de ces derniers.

    Pardonne-moi. Je suis un con. Un minable. Un raté. Je ne te mérite pas. Je repris mon souffle, qui était saccadé. J’avais toujours en otage son poignet, et je le serrais comme si c’était la seule chose à laquelle je pouvais me raccrocher. Tout ce que je t’ai dit tout à l’heure, c’était vrai. Tout était vrai ! Je baissais les yeux, honteux. Je ne sais plus quoi faire Maïa ! Je la regardais alors à nouveau. Mon ton était désespéré. La pluie qui coulait sur mon corps me glaçait littéralement jusqu’au os, mais peu m’en importait.
    Aux yeux de tout le monde, ce n’était qu’une dispute entre frère & sœur. Pourtant, à mes yeux à moi, c’était une conversation qui allait déterminer mon avenir, ma vie toute entière. C’était l’amour de ma vie, et le sort s’acharnait à vouloir nous séparer. Pourquoi ?


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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Mer 1 Juin - 12:58

Généralement, lorsque je surprenais quelque chose du genre, c'est-à-dire, une démonstration d'amour ou quelque chose qui n'était pas sensé être vu pour x ou y raison, je me contentais de me volatiliser et faire comme si de rien n'était. Mais là, je ne pouvais pas faire marche arrière, je n'arrivais pas à reculer et repartir de cette serre. J'étais comme cloué, je prenais littéralement racine, devant le spectacle qui m'horrifiait. Il me terrorisait réellement. J'avais peur de ce que je voyais, j'avais peur de l'incompréhensible qui se dressait devant mes yeux et ce qu'il pourrait impliquer par la suite. Et c'était sans doute pour tout cela, ainsi que toute les pensées qu'il régit dans mon esprit, que je demeurais planté, silencieux, les yeux rivés sur mes deux aînés. C'était peut-être stupide de tant me questionner sur ce que je voyais, peut-être un peu mal venu. Pour certaines questions, il s'agissait du problème de Maïa et Cohnaan, bien que je n'arrivais pas à me sortir de l'équation vu qu'il s'agissait tout simplement de deux Callahan, et si cette relation prenait de l'ampleur, la famille la subirait forcément. Après, cela n'était pas certes forcé d'être négatif, mais de beaucoup de points de vue, elle n'augurait rien de bon, malheureusement.

Je ne prenais la parole que lorsque Cohnaan m'implorait de le faire. J'analysais mon frère et ma sœur complètement dépités par ce qui venait de se passer. Alors que j'étais choqués, eux semblaient surtout avoir le ciel qui leur tombait sur la tête. Cohnaan paraissait affecté davantage du côté tristesse tandis que Maïa s'en fâchait, d'une certaine manière, pour une raison qui ne révélait selon les événements que des paroles de mon frère. Toutefois, ayant déjà bien trop de problèmes et questions en tête, je me contentais de répondre à mon frère par une demande également. Demande qui résumait très bien les plus grandes peurs qui ornait ma vie depuis une bonne décennie, si ce n'est ma vie entière. Chacun a ses phobies, chacun a ses craintes. La mienne, aussi paradoxale puisse-t-elle l'être étant donné ma personnalité solitaire, est de me retrouver seul, abandonné. Je me trouvais franchement égoïste d'avoir cette terreur au fond de moi, continuelle, car d'une certaine manière, elle m'obligeait à toujours vouloir l'attention, le temps, de quelqu'un, en particulier de mes proches. Je les empêchais un peu de vivre leur vie, faire ce qu'ils désiraient faire, pour mon bien subjectif. J'en avais conscience, sérieusement, mais je n'arrivais pas à lutter contre, je n'arrivais pas à changer de peur, et je ne pensais pas cela possible, de toute façon. Après tout, on ne se refait pas.

« Comment peux-tu penser ça Lewis ?... »

Mes yeux se plantèrent sur le visage de mon frère, attendant une suite pour sa réponse, implorant des prochains mots, une vraie réponse, une affirmation ou une négation, quelque chose de précis, qui m'expliquerait à quoi je devrais me préparer, qui me procurerait une vision plus nette sur les événements à venir. J'étais réellement effrayé, réellement sincère lorsque je lui demandais de ne pas nous réserver le même sort que celui que nous avez généreusement offert notre géniteur. Ce n'était pas la même situation, bien que les personnages étaient les mêmes, ils étaient tous plus vieux, plus indépendants. Pourtant, dans mon cas, il y aurait les mêmes impacts, sinon plus grands, ne faisant que fragiliser les failles ouvertes depuis le premier coup.

« Stop. »

J'attirais mon regard sur le visage de ma sœur inondé de larmes. Elle se débarrassa vite de ses larmes d'un revers de manche, et reprit la parole, dont chacun de ses mots semblaient se répercuter contre la lourdeur de l'atmosphère qui nous englobait tous les trois.

« Lou, écoute moi attentivement. Cohnaan n'ira nulle part. Il n'y a aucune raison... Et il n'y en aura jamais plus... D'accord? Je ne vais pas te laisser l'occasion de fuir une deuxième fois, parce que cette fois-ci, c'est moi qui part. Tu as de la chance, au moins, toi tu sais à quoi t'en tenir. »

Je n'esquissais le moindre geste, me contentant de suivre du regard ma sœur, docile. Je l'observais s'avancer vers mon aîné, le toiser quelques instants avant de le gifler violemment. Rapidement, la joue de mon aîné prit une teinte rosée, de laquelle j'eus du mal à détacher les yeux pendant quelques secondes, tant j'avais l'impression de vivre dans une autre dimension. Ce qui se passait devant mes yeux était complètement incohérent. Un coup je surprenais ces deux-là s'embrasser, un autre coup ils se faisaient violence. De quoi me déstabiliser encore plus, et me conforter dans ma crainte. C'était comme si tout était devenu pire. Entre choisir un relation amoureuse secrète entre Cohnaan et Maïa et une haine emplie de rancœur entre les deux, je préférais le premier choix, bien qu'il fut considéré comme malsain et contre les mœurs et l'éthique pour la plupart du commun des motels. Au moins, il n'y aurait pas de haine, mais de l'affection et de l'amour. Et dans ce simple choix, ma décision était aisément prise. Je n'étais pas quelqu'un de violent et haineux, je ne l'avais jamais été. Ainsi j'étais capable de leur promettre des tas de choses pour qu'ils reviennent à ce stade de leur relation et non à cette profonde dégradation, je m'en voulais d'être là, d'avoir été envoyé ici, de les avoir surpris eux, d'être responsable peut-être ce tout cela, de cette gifle, de cette acidité. Je détestais voir toute preuve de ce genre d'agitation, et bien qu'en ce moment j'avais tendance à agir de la même manière que ma sœur mais à la masculine, il fallait avouer que... Avoir ce spectacle devant mes yeux m'enfonçait par ailleurs un peu plus dans mon incompréhension et mon choc.

« Le mieux, c'est que tu oublies tout ça, hein !? T'inquiètes pas, la famille ira bien, Cohnaan sait merveilleusement faire semblant. Si tu veux en parler, on le ferra, mais plus tard. Je t'aime, tu le sais, hein? »


Docile, et connaissant particulièrement bien Maïa, je lui obéissais, me refusant de la retenir pour essayer d'arranger les choses, pour m'excuser de la tournure des événements ou autre. Je savais pertinemment que tout ce que désirerait Maïa en ce moment serait de ne pas confronter tout de suite les problèmes, elle aurait besoin de faire le vide, de se les sortir de la tête pendant une bonne soirée, peut-être faire une ou deux petites bêtises, avant d'y revenir, sinon, ce serait agir contre sa nature et sa façon de faire. Et cela, je le respectais, envers et contre tout. Je retenais seulement sa proposition d'en parler plus tard, alors que sa main affectueuse caressait doucement ma joue.

Pendant quelques minutes qui semblaient durer des éternités, je regardais mon frère, dont les larmes ruisselaient sur ses joues. Étrangement, j'étais resté impassible, je restais calme. Probablement un peu trop pour que cela semble normal, mais je l'étais vraiment. Le choc m'avait comme anesthésié d'autres sentiments, d'autres émotions, bien que mon cerveau faisait les liens entre ce qui se passait et que je décelais le bien du mal, le triste du joyeux, les erreurs des réussites. Puis, Cohnaan se décida enfin à emprunter le même chemin que celui vers lequel notre sœur s'était orientée quelques minutes auparavant.

« Je suis désolé Lou... »

En l'occurrence, je l'étais également. Il me lançait le genre de regard de grand-frère dont il avait le secret et j'entendais bien vite la porte de la serre se refermer derrière lui. Seul, je relâchais la pression qui résidait dans mes épaules depuis quelques temps désormais par un simple soupir et observais autour de moi, comme si j'avais oublié où je me situais. Je réprimais un frisson à la vue de toutes les plantes des cours de botanique et m'aventurais enfin vers le bureau où mon devoir reposait. Je le fourrais dans mon sac, m'asseyant au pied du dit bureau, le plus à l'abri des plantes possible. La tête dans mes mains, les coudes contre mes genoux, je prenais sur moi pour ne pas partir, tout en essayant de digérer tout ce qui venait de se passer à un rythme beaucoup trop rapide pour moi.

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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Jeu 2 Juin - 1:07

Dehors, le temps s'était dégradée du tout au tout, se calquant à la perfection avec la situation désastreuse qui s'était abattue sur notre famille. Les éléments se déchainaient, comme pour illustrer la tornade qui nous terrassait de l'intérieur. Le vent soufflaient, se faufilait violemment entre mes mèches blondes qui se mêlaient et s'entremêlaient, envahissant mon visage. La pluie s'écrasait contre ma peau, contre mes joues se mêlant aux larmes qui coulaient à présent en toute liberté, loin du regard des garçons Callahan. J'étais incapable de courir, j'avais le souffle coupé, le cœur meurtris et blessé en alerte m'empêchait de trouver la force de m'éloigner, de partir le plus loin possible, de m'enfuir, d'être hors d'atteinte. Je m'en foutais des problèmes des métrologiques, des intempéries et de ce vent qui s'acharnait contre moi, je crevais de mal au point que les bourrasques qui me laceraient le corps ne semblait avoir aucun impact sur moi. Je ne sentais ni le vent, ni le froid, ni la pluie, je ne sentais rien, juste une douleur indéfinissable au cœur, comme si une main avait déchira ma peau pour se glisser dans ma poitrine et s'était saisi de ce petit organe qui battait bien trop fort et que cette main le serrait avec force avec la ferme intention de ne pas s'arrêter tant qu'il ne serrait pas détruit, anéanti, complètement brisé. Je ne voulais pas penser à ce que je laissais derrière moi, mais c'était inévitable. Je ne pouvais m'empêcher de voir apparaître le visage de Lewis dont les traits étaient déformées par l'horreur et la désarrois que lui inspirait cette découverte. j'étais habituée à son silence et à son calme, mais les choses étaient différentes et effrayantes, je craignais de l'avoir brisé, d’avoir commis l'irréparable et que les choses ne puissent plus redevenir comme avant. Le fait qu'il me compare à ma mère m'avait fait comprendre à quel point il pouvait être blessé, désorienté et apeuré. Ce qu'il ressentait était plus important que tout le reste, plus important que moi, plus important que Cohnaan. Ah Cohnaan. Maudit soit-il. Pourquoi avait-il fallu qu'un homme aussi parfait se présente sur mon chemin? Pourquoi avait-il fallu que sa personne tout entière soit ancrer en moi, comme une évidence? Tout était parfait avant que cet adonis ne se présente devant moi, remettant en question toute mes évidences concernant la nature humaine, concernant l'homme, mâle en puissance qui n'était rien de plus que des jouets entre mes mains. Ils avaient bouleverser l'ordre des choses, sans s'en rendre compte, il m'avait fait miroité l'existence d'un sentiment qui dépasserait en beauté, en pureté et en intensité tout ce que j'avais pu connaître auparavant. Il m'avait donné la force d'y croire, la force d'espérer et aujourd’hui, il m'en privait. Comment pourrais-je me relever? Comment pourrais-je oublier? Je n'avais qu'une seule envie, me perdre dans mes travers, me noyer dans l'alcool, m'abandonner dans les bras du premier crétin qui se présenterait, un gars comme ça, face et terne, qui se contenterait de me satisfaire et qui n'oserait pas prétendre à mon cœur. Peu importe, tant que je pouvais, l'espace d'une seconde, oublier ce foutu professeur de botanique. Mais je fus frappé par l'évidence. Je manquais de vaciller, glissant sur le cheveux boueux que le temps rendait pratiquement impraticable. Je ne pourrais pas l'oublier, son ombre planerait toujours au dessus d'eux pour me prouver que jamais plus je ne pourrais ressentir la même chose. La douleur gagnait en intensité. C'était horrible.

Je sentis l'étreinte de sa main se refermer sur mon poignet. Il m'obligea a tourner les talons pour lui faire face, mais je ne pouvais l'affronter, je ne pouvais me confronter à ses yeux, de peur de ce que j'y découvrirais. Je laissais partir mon front reposer contre son torse, une voix intérieur me rappelant à quel point je le détestais, mais plus encore, que cette haine que je lui vouais ne pourrait jamais dépasser l'amour que j'éprouvais pour lui. J'étais incapable de dire quoi que ce soit, la gorge nouée, le souffle court. Comment allais-je faire? Qu'est ce que j'allais devenir si je devais renoncer à lui? Je ne serais que le pâle reflet de moi même, je me noierais dans mes déboires et dans la débauches qui m'avaient bercé jusqu'à présent. Pardonne-moi. Je suis un con. Un minable. Un raté. Je ne te mérite pas. Lui pardonner? A l'entendre, c'était quelques choses de simple et facile. Lui pardonne? Oui, je pouvais lui pardonner, mais je craignais de le faire, de peur de le revoir partir lorsque la moindre difficulté se présenterait à nous. Il finirait par regretter de m'avoir choisi. Ce n'était pas la première fois. Il pouvait me laisser, m'abandonner, il l'avait déjà fait. Ma main libre se relevait, se posait contre son torse et se refermait sur ses vêtements avec force. je m'accrochais à lui pendant que je le pouvais encore, je m'accrochais à lui avant de le perdre. Il serait mon poignet avec une telle force que son étreinte était douloureuse, mais elle était le seul vestige de notre relation et je ne l'aurais échangée contre rien au monde. Cette douleur, ce n'était rien à côté de celle de mon cœur. Tout ce que je t’ai dit tout à l’heure, c’était vrai. Tout était vrai ! Pourquoi me disait-il tout cela? Pourquoi s'acharnait-il à me servir des mots, toujours des mots, rien que des mots? Je ne leur trouvais plus de sens, il me cognait sans que je ne puisse en saisir l'impact. Ils semblaient si facile à prononcer que je ne parvenais pas à y croire, je n'arrivais plus à le croire lui, parce qu'il allait de nouveau partir, peut-être pas maintenant, mais il le ferrait. Pourquoi repousser l'échéance? Pourquoi ne pas faire cela maintenant? Pourquoi attendre et risquer d'être blesser encore davantage? Je ne sais plus quoi faire Maïa ! Je redressais mon regard vers lui. Un soupire s'échappa de mes lèvres, ma main libre se soulevait pour venir se glisser contre sa joue humide où se mélangeaient la pluie et les larmes qu'ils versaient par ma faute. Je le toisais, quelques instants, la douceur et la tendresse avaient envelopper la rage, elle l'avait chassée.

Tu dois penser à ce que TOI, tu veux. Pas moi, pas Lewis, personne d'autre que TOI. Ma voix n'était qu'un murmure, à peine audible, le vent et la pluie s'acharnaient à ce qu'elle ne puisse se faire entendre. Il devait penser à lui, c'était important, c'était primordiale, il devait savoir lui même, il détenait déjà la réponse, il devait la chercher au plus profond de lui même. Je glissais ma main sous son menton, l'obligeant à me regarder. Peu importe la décision. Que tu m'aimes ou que tu m'vires, je veux te l'entendre dire. Je lui donnais le choix ultime, je lui donnais l'opportunité de prendre sa vie en main et d'en faire exactement ce qu'il voulait. J'avais retrouvé un semblant de calme. Je faisais preuve d'une maturité que l'on voyait rarement en moi. Peu importe la décision, tu trouveras une solution pour chacun des obstacles. Prend le temps de réfléchir, prend ton temps, je ne veux pas avoir de réponse immédiate. Je me détachais de lui, faisant un pas en arrière, je le faisais lâcher prise, libérant mon poignet qui se trouvait légèrement marquer par la force de son étreinte. Tu as un mois. Ne cherches pas à me voir en dehors des cours, ni à me parler? Un mois pour prendre une décision. Je fronçais soudain les sourcils toisant les alentours à la recherche de mon frère, mon deuxième frère, celui qui méritait réellement le titre. Où était Lewis? J'en revenais à Cohnaan, la rage et la colère s'emparant de moi. Je venais le pousser au niveau de l'épaule. Ne me dis pas que tu l'as laissé là bas? En voyant la tête de l'ainée de notre fratrie, je savais que c'est exactement ce qu'il avait fait et je lui administrais un nouveau coup contre l'épaule, clairement furieuse qu'il ait pu abandonné notre cadet dans un moment pareil. Il crève de trouille à l'idée de nous perdre et toi, tu le laisses tout seul, tout seul au milieu d'une serre remplie de plante. C'est quoi ton problème Callahan? Papa a oublié de te fournir un cerveau à la naissance? Je soupirais face à son manque de discernement, ma frimousse se secouait à la négative. D'un mouvement de la main, je l'envoyais promener alors que je tournais les talons pour dévaler la pente et rejoindre la serre où mon pauvre Lewis devait se sentir terriblement mal. Je courrais, peu importe les douleurs qui m'oppressait, Lewis était là, en bas, tout seul et il avait besoin de moi. Il était ma seule priorité. Hors d'atteinte, j'ouvrais la porte de la serre. Ruisselante, j'étais trempée par la pluie et complètement débraillée par le vent. Un soupire tendre s'empara de mes lèvres lorsque je le vis recroqueviller près du bureau. D'un mouvement de la tête je l'invitais à me rejoindre. Allez viens, on se tire d'ici. Une virée à Pré au Lard, ça te dis? Je connais un passage secret qui nous y mènera sans que personne ne le sache et je crois qu'on a tout les deux besoins de s'évader...


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▲ LE COCOTIER DES ILES jette des cocos bombes atomiques.

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⊰ INSCRIPTION : 07/11/2010
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⊰ PSEUDO : Kayàa.
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4580


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MessageSujet: Re: ♫ Touche moi avec tes mots ♫ Sam 4 Juin - 10:28

Dis à tes mots de se ravaler, oublie ce que tu pense, même si c'est vrai. J'avais beau me le dire, encore et encore, je ne pouvais pas me résumer à la laisser partir. Même si je savais éperdument que rien ne serait jamais simple avec elle, je m'obstinais à m'accrocher à cet amour dévastateur, qui m'habitais depuis pas mal de temps déjà. J'allais finir par avoir mal? Je m'en foutais pas mal. La seule et unique chose qui m'avait fait mal, dans notre relation, c'était de devoir la quitter. Ce fameux matin, en la laissant se réveiller seule dans mon lit. Et cette après-midi même, en regardant ses cheveux blonds virevoltant dans le vent, filtrant dans les quelques carreaux ouverts de la serre. Mon coeur avait cru, l'espace d'un instant, que ce sentiment de sérénité, d'amour, de bonheur, c'était envolé à tout jamais. Et j'en étais vraiment effrayé. Je ne savais plus quoi faire. La peur inondait mon corps tout entier, et au fond, j'avais juste une envie, oublier toute cette histoire. Rentrer chez moi. M'allonger dans mon lit. Et dormir. Ne plus me réveiller, pourquoi pas? Cela aurait été tentant. M'en aller loin, très loin. Devoir affronter Maïa me décourageait. Je savais que son caractère n'allait pas me faire de cadeau. La marque rouge présente sur ma joue en témoignait. Jouer avec elle, c'était jouer avec le feu. Et je venais de me brûler, me brûler le coeur. C'était la première raison qui me donnait envie d’abandonner. Et puis après, il y avait Lewis. Ce que je venais de lui faire était impardonable. Voilà une deuxième raison. M'endormir. Pour de bon. Finalement, l'envie d'être avec elle m'avait boosté. J'avais tout laissé en plan, même Lewis, sans penser à l’environnement qui l'entourait. Je courais, la rattrapant, comme si je tentais de courir derrière le temps qui me filait entre les doigts, qui me narguait, qui riait en me regardant, aussi pitoyable. Par peur de perdre mon petit frère, je venais de perdre une personne qui comptait tout autant, Maïa. Pas le même amour, pas les mêmes sentiments. Pourtant le même combat. Le combat d'un frère acharné, bien déterminé à ne perdre ni l'un, ni l'autre. Ça m'aurait tué de devoir me retrouver seul, sans eux, sans leur amour. Je ne pouvais pas me permettre de perdre Lewis. Mais d'un autre côté, j'aurais tout fait, absolument tout, pour qu'elle me reprenne, qu'elle me pardonne, qu'elle me console, en me disant que, même si ce n'était qu'un vilain mensonge, tout allait bien se passer. Elle était la seule à pouvoir me comprendre, à comprendre ma crainte d'être rejeté à cause de cette relation. Elle avait dû sentir, si elle m'aimait vraiment, que ce "nous n'aurions pas dû", n'était qu'un pitoyable mensonge qui avait été inventé pour rassurer mon petit frère. J'avais parlé bien trop vite, n'ayant pas pensé une seule seconde ce que je disais. N'y avait-il donc aucun moyen de combiner les deux? La famille et l'amour faisaient généralement bon ménage... Pas dans ma situation, cependant...! Je ne sais plus quoi faire Maïa ! Un appel à l'aide. Un vrai. Celui d'un homme perdu, seul, incompris. J’étais le goujat qui détenais son coeur, celui qui l'avais brisé. Et j'étais un bien piètre frère. Des larmes coulaient, encore et encore, me rappelant de la gravité de la situation. La pluie coulait tout autant.

Tu dois penser à ce que TOI, tu veux. Pas moi, pas Lewis, personne d'autre que TOI. Le fait qu'elle accentue ses paroles de manière à ce que je me rende compte que TOUT dépendait de moi, cela me mettait dans un état encore plus ravagé. Je ne voulais pas choisir. J'avais peur de choisir. Le choix que j'avais à faire était en train de me tuer, et j'avais l'impression de n'avoir jamais été aussi malheureux de toute ma vie. Si jamais je venais à choisir l'une des deux propositions, je finirai toujours par regretter, ou me sentir coupable, de ne pas avoir laissé une chance à l'autre. Maïa ou ma famille? L'amour ou l'honneur? Incapable de faire un choix, je me sentais inutile. Inutile et honteux qui plus est. Mais je n'y pouvais rien. J'avais toujours été ainsi. Peut-être plus depuis la mort de ma mère. Car j'avais detesté le changement qu'avais produit son décès. Ce changement dans ma vie, ce changement dans mon coeur. Et le choix, pour moi, signifiait le changement. Et j'en étais parfaitement effrayé. Pourquoi tout ne pouvait-il pas rester tel que c'était maintenant? Si seulement Lewis n'était pas arrivé... Tout aurait pu continuer ainsi... Peut-être pas indéfiniment, mais en tout cas assez longtemps pour que mes sentiments deviennent plus clair, et pour que le choix soit facile à faire, sans remords. Là, je n'avais clairement pas le temps.

Elle me souleva le menton, moi qui avais lâchement baissé la tête, de peur qu'elle ne me repousse. Cette fois, c'était ses yeux dans les miens, à l'image des quelques minutes d'auparavant, sauf qu'ils n'exprimaient tout deux ni amour, ni tendresse, mais tristesse, et souffrance. Peu importe la décision. Que tu m'aimes ou que tu m'vires, je veux te l'entendre dire. Elle avait raison. Mais je n'avais pas la moindre idée de ce que je devais faire. Je l'aimais. MERDE! Peu importe la décision, tu trouveras une solution pour chacun des obstacles. Prend le temps de réfléchir, prend ton temps, je ne veux pas avoir de réponse immédiate. Je voulais qu'elle me guide. Je ne voulais pas devoir faire un choix, pas tout seul, pas comme ça... Elle me fit lâcher prise. J'avais complètement fait abstraction de la douleur que je lui infligeais au poignet, et il émanait maintenant de cette prise une couleur rosée, marque de ma force involontaire. Tu as un mois. Ne cherches pas à me voir en dehors des cours, ni à me parler? Un mois pour prendre une décision. Un mois... Mes yeux regardaient sans vraiment voir, mon corps tenait debout avec l'envie de s'effondrer par terre. Tout d'un coup, elle me poussa, sans savoir pourquoi. Ne me dis pas que tu l'as laissé là bas? Merde. Loulou. Il crève de trouille à l'idée de nous perdre et toi, tu le laisses tout seul, tout seul au milieu d'une serre remplie de plante. C'est quoi ton problème Callahan? Papa a oublié de te fournir un cerveau à la naissance? Papa. Ce mot creusait un fossé entre nous deux. Il séparait cet instant d'orage, au ciel paisible d'il y a peu de temps, métaphoriquement. Il laissait nos mots doux au placard. Son père. Le mien. Le notre. Y avait-il une quelconque place pour une histoire d'amour là dedans? Non. Il n'y en avait jamais eu. Il n'y en aurait jamais.

Je la regardais s'éloigner, en tournant la tête, le regard noir qu'elle m'avait jeté toujours gravé dans mon esprit. Sans y réfléchir, je m'asseyais dans l'herbe, toute mouillée. Au point où j'en étais, je n'avais plus rien à perdre. Pliant mes jambes en hauteur, je vins enfouir ma tête dans mes bras, eux-mêmes posés sur mes genoux. Je me recroquevillais toujours comme ça, en étant gamin. Cela faisait des siècles que je ne m'étais pas tenu comme ça. Mais, admettons-le, cela faisait des années et des années que je n'avais pas été aussi malheureux... Range tes mains, range tes caresses.
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