AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Vole vole petit n'oizeau. ☁

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Invité
Invité


MessageSujet: Vole vole petit n'oizeau. ☁ Dim 21 Nov - 0:41



      Parce que je vais faire du steak de ce hibou.
      Et que je serais sûrement aussi rouge que lui.

      PV PEARLYNE




    La fin du mois de septembre était étonnamment douce et clémente avec nous tous, pensionnaire de Poudlard. En effet, un soleil brillait dans le ciel quasi exempte de nuage et le seul indice qui pouvait trahir que nous étions en automne c'était les quelques feuilles mortes qui jonchaient les patios, les cours et le parc, craquant sous nos chaussures et tourbillonnant au gré du vent. Une petite brise s'était levée depuis quelques heures et faisait danser les cheveux des filles, les robes de sorcier et les papillons. Ce temps était parfait. Mais il m'avait rendu un peu mélancolique. En effet, c'était par un temps pareil qu'un soir, j'avais dit au revoir à ma sœur, lui apprenant que j'allais déménager, qu'elle ne devait surtout pas en parler à notre père et que je lui enverrai souvent de mes nouvelles. Cette pensée me fit soudainement réaliser que cela faisait longtemps que je n'avais pas envoyé de mes nouvelles à ma sœur cadette. Il fallait que je remédie à ce problème le plus rapidement possible.

    Je sortais présentement d'un cours de soin aux créatures magiques. Je remontais donc de la lisière de la forêt interdite où nous avions parlé de scrout à pétard pour me diriger vers le château. A mes côtés, Melchior restait silencieux. Il avait très bien compris que je remâchais des pensées pour le moins sombres et qu'il valait mieux me laisser tranquille. Il n'était pas mon meilleur ami pour rien. C'était lui qui me comprenait sûrement le mieux. Et qui, d'un regard, savait pertinemment comment j'allais. Il faut dire que l'été passé en réfugié chez lui nous avait donné le temps de vraiment nous connaître. Cela peut paraître un peu étrange pour deux mecs de dire ça, c'est d'ordinaire plus les filles qui ont ce genre de relations avec leur meilleure amie. Mais non, je n'avais aucune honte à dire que sans ce mec qui marchait à mes côtés, je serais grandement diminué. Arrivé à l'enceinte du château, je lui tapais gentiment sur l'épaule, lui adressait un sourire puis partait vers la gauche tandis qu'il prenait tout droit pour aller à la grande salle où Roll et Alex nous attendait sûrement. Comme à son habitude, il se contenta de hocher de la tête en parlant posément. « Évite les problèmes pour une fois s'il te plait. J'ai un devoir à rendre en sortilège et j'aimerai vraiment le finir plutôt que de jouer les super-man avec toi. » Nouveau sourire de ma part, qui se voulait rassurant mais je le vis partir avec une fine ride sur le front, preuve qu'il était soucieux. Pauvre Melchior, je n'étais pas un ami de tout repos, il faut bien l'avouer …

    L'oubliant un instant, je remontais mon sac sur mon épaule et me mettais en mouvement, direction, la volière. Tout en avançant, je réfléchissais à ce que j'allais dire à ma sœur. J'avais rencontré tellement de monde depuis notre arrivée, il s'était passé tellement de chose et Poudlard en lui même était difficile à expliquer dans une lettre. Tandis que je cheminais, un petit sourire vint éclairer mon visage. J'avais trouvé une super idée ; j'allais prendre des photos de Poudlard que je lui enverrais dans ma prochaine lettre. Après tout, c'était important vu qu'elle aussi allait venir ici. Et qu'elle m'avait souvent demandé de lui raconter comment été Poudlard dans les lettres qu'elle m'envoyait en réponse. Celles-ci me faisaient extrêmement plaisir même s'il avait été dur de mettre en place la correspondance. En effet, étant à l'époque chez Melchior, je ne voulais pas que mon père découvre où j'étais et même plus, qu'il sache que j'écrivais à Azalée. J'avais donc envoyé les lettres chez des voisins (sorciers), sachant pertinemment que, n'aimant pas mon père, ils transmettraient la lettre à ma sœur de manière discrète. Nous avons ainsi pu communiquer.

    Cela me rassurait un peu. Parce que j'étais partit de chez moi le cœur lourd. L'idée de laisser Az avec ce monstre m'avait fait plutôt mal. Mais c'était ainsi, je ne pouvais juste pas rester plus longtemps avec cette chose plus longtemps, je crois honnêtement que je l'aurais tué dans son sommeil. Frissonnant à cette idée, je resserrais les pans de mon grand manteau de Durm, que j'avais gardé malgré tout car il était bien plus chaud que celui de Poudlard. Tournant la tête vers la gauche, je remarquais que j'étais sur une sorte de pont, ou d'arche plutôt, qui reliait deux parties du château et qui s'ouvrait sur l'extérieur. M'arrêtant alors, je posais (ou plutôt je laissais choir) mon sac au sol pour m'accouder sur la barrière qui empêchait les plus fous de sauter, gagnant ainsi une dernière chute de plus de 60 mètres à vu de nez. Au loin, la forêt interdite s'étendait, le lac noir non loin et un peu plus près, sur la droite, le terrain de quidditch. Un petit sourire étira mes fines lèvres. J'avais beau dire, ici, le quidditch était plutôt d'un bon niveau.

    Nous n'avions pas encore fait notre premier match mais j'avais observé quelques entraînements des autres équipes. Et globalement, c'était des adversaires redoutables. Il faudrait certainement se battre pour obtenir la victoire et, avec un peu de chance aussi, et beaucoup d'entraînement, la coupe du tournois. Ce serait génial si celle-ci pouvait revenir à Durm. Je restais là, à sourire béatement à cette idée, quelques secondes avant de secouer ma tête comme un chien qui s'ébroue, sortant d'un beau rêve. Me repoussant de la barrière et attrapant mon sac, je me remettais rapidement en marche vers la volière qui n'était plus très loin.

    En arrivant en haut des escaliers, je restais un instant devant l'embrasure de la porte, écoutant les cris des hiboux et chouettes, les bruits sourds des battements d'ailes des rapaces et celui, aigu, du vent s'engouffrant dans les hautes fenêtres. J'inspirais doucement avant d'entrer dans la volière, esquivant un premier hibou, grand-duc à vue de nez, qui me frôla la tête en criant, mécontent. « T'inquiète mon poulet, pour la peine, je peux t'assurer que c'est toi que j'enverrais livrer ma lettre. Faut être un peu plus poli dans la vie tu sais, sinon comme là, ça t'apporte que des ennuis. » Je ne pense pas que le hibou avait compris ce que je lui avais dit mais toujours est-il qu'il se posa non loin de moi et me fusilla du regard mais il resta tout du moins silencieux. Je tirais un petit bout de viande de mon sac, empaqueté d'un papier blanc, qui attirait tout de suite son attention et son regard perçant. Sortant la viande, je la tendais vers lui, un sourire aux lèvres avant de lui jeter à ses pieds (ou plutôt à ses serres). D'un geste extrêmement rapide, il se jeta sur la nourriture et l'engloutie rapidement, me tirant un nouveau sourire. « Bon, on fait la paix ? » Pour toute réponse, le hibou poussa un grand cri mais il ne s'éloigna pas. Bon, ça c'était réglé.

    Trouvant un banc qui semblait miraculeusement propre (chose certainement dû à un sortilège, plus que le bienvenue), je m'y asseyais et sortant un parchemin, une enveloppe et une plume je commençais la lettre pour ma sœur.

    Lys a écrit:
    Az, j'espère comme toujours que tout va bien pour toi, que tu travaille bien à l'école, que ça va à la maison et que tu es heureuse. Te fait-il travailler un peu la magie ? Parce que c'est l'année prochaine que tu viens avec moi à Poudlard ! Remarque, je pense bien que tu le sais vu que tu me harcèle toujours pour connaître un peu mieux Poudlard. D'ailleurs à ce propos, j'ai pensé que je pouvais prendre des photos, les faire développer et te les envoyer dans ma prochaine lettre. Comme ça, tu aura une idée réaliste du château. Par contre, pour mieux connaître l'arrangement des pièces, il faudra que tu vois ça par toi même. Tout bêtement parce que moi même, je m'y perds encore, ce château est pire que Durm au niveau « labyrinthesque » et je me perds tout le temps. Tu gardes ça pour toi mais cette année, je travaille un peu mieux les potions. Le prof que j'ai ne veut pas laisser quelqu'un à la traîne. J'ai donc le droit à des cours de rattrapage. C'est pas génial mais bon, je m'y fais. Par contre, au niveau des cours, celui des soins aux créatures magiques est plus que génial ! Même si les grandes étendues de Durm me manque, je dois avouer que c'est plutôt pas mal ici. Ils ont d'ailleurs un super terrain de Quidditch. Bien sûr, je fais partie de l'équipe. Melchior aussi et Alex de même. Si on peut cet été, je passerai te prendre pour t'entraîner à voler surs un balai. Tu es douée et je suis sûr que tu ferais une très bonne attrapeuse ! Parole de peut-être futur capitaine de l'équipe de Durm. Et tant pis s'il trouve quelque chose à redire, je ne m'effacerais plus devant lui. Je vais travailler dur Az. Pour pouvoir t'arracher à lui, qu'on est une maison tout les deux, que tu sois heureuse. Tu verra, on y arrivera c'est sûr ! Tu me manque petite sœur, fais très attention à toi ! Je t'embrasser sur les deux joues. Lys.

    Une fois la lettre finie, je la mettais rapidement dans une enveloppe puis y inscrivais l'adresse de nos voisins. Plus la peine de mettre un petit papier pour dire que c'était pour Azalée, ils savaient désormais pour qui était la lettre quand elle arrivait. M'approchant du hibou, je lui confiais la lettre, effleurais le haut de son crâne en guise de caresse puis je me reculais juste à temps pour éviter un coup d'aile tandis qu'il s'envolait. Je le suivais du regard quand un bruit de pas attira mon attention, quelqu'un arrivait. Me retournant, je sursautais à la vue d'une silhouette qui m'étais familière. Pearlyne. Me retenant à grand peine de rougir, j'ébouriffais mes cheveux d'une main tandis que je saluais la demoiselle. « Salut Pearlyne ! Je … J'ai finis donc si tu veux, je te laisse la place. » Étonnant me direz vous, comme je perdais tout mes moyens face à cette demoiselle. Mais c'était parce qu'elle avait le chic de me mettre mal à l'aise avec ses sous-entendus. Moi qui avait voulu la comprendre, je m'y étais peut-être mal pris car c'était clair qu'elle avait une idée en tête. Une idée qui me mettais grandement mal à l'aise car comment lui faire comprendre que ce n'était pas possible sans la blesser ? Voilà tout le fond de mon problème. « Euh ... Ca va sinon ? » Arg ! C'est bidon bidon bidon !


Spoiler:
 


Dernière édition par Lysandre A. Hansen le Lun 22 Nov - 1:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

⊰ PARCHEMINS : 357
⊰ INSCRIPTION : 12/10/2010
⊰ CRÉDITS : unicorn ; tumblr
⊰ ÂGE RPG : 17 ANS
⊰ PSEUDO : mischievous wink
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4640


STOP FOR A MINUTE
JUKEBOX: PARAMORE ◊ feeling sorry
RELATIONSHIPS:
DOUBLE-COMPTE: none :)
MessageSujet: Re: Vole vole petit n'oizeau. ☁ Dim 21 Nov - 5:29

Ce n’est que ce matin que je me suis rappelé que je devais écrire a ma mère depuis deux semaines. Enfin, quand je dis « je », il s’agit de mon presque-moi, ma jumelle, Freyja, qui est passé a côté de moi quand elle allait dans la salle commune et moi l’inverse, et qui m’a dit en passant « Au fait, t’as pensé à écrire à maman ? ». Cette fille est la championne des questions rhétoriques. Bien sur, elle le savait, que ça m’était complètement sorti de la tête, mais elle avait la gentillesse de me rappeler, de sorte que je me sente moins idiote quand, a notre rentrée chez nous, ma mère me fiche une baffe. « J’y ai pensé » ai-je dis avec un sourire qui voulait tout dire. Elle a levé les yeux au ciel et a continué son chemin, tandis que je ronchonnais. Dès que j’ai eu une heure de libre, j’ai pris un bout de papier et j’ai commencé à écrire la longue lettre détaillée que je voulais faire à ma mère.
Je suis restée un quart d’heure devant, a dessiner sur le feuille, autour des quelques mots que j’avais écris. Puis j’ai dis que ça me les brisait et je suis partie m’aérer. Oh, je parle beaucoup avec des expressions exagérées. Honnêtement, je voulais vraiment écrire une longue lettre à ma mère, savoir qu’elle aurait un sourire en la lisant, en se disant « c’est bien ma fille, ça », comme dans les films, quand les enfants sont partis loin, qu’ils disent à leur mère qu’elle leur manque et qu’ils se retrouvent, se jettent dans les bras l’un de l’autre et tout fini bien. Sauf que chez moi, ce n’est pas comme ça. Si je me mettais à dire à ma mère qu’elle me manque, elle rappliquerait immédiatement pour voir ce qu’il se passe, j’en conviens, mais parce qu’elle pensera que j’ai un problème grave, que je commence à faire une dépression ou je ne sais quoi. Et elle aura raison. Ce n’est pas que je n’aime pas ma mère, loin de la, mais les démonstrations d’affection entre elle et moi, non, ça ne se fait pas, tout simplement. Alors quand je dis que je suis restée un quart d’heure, c’est faux aussi. Je m’attendais à ce que l’inspiration arrive d’un coup, que ça soit expédié le plus rapidement possible. Les années d’avant, c’était un truc du genre : « salut maman, je sais je t’envoie encore une fois cette lettre en retard mais j’ai fait ce que j’ai pu, on est débordé de travail dès la rentrée c’est fou ! D’ailleurs, j’ai encore pleins de boulot donc je ne détaille pas plus, rien de spécial à signaler STOP bonjour de Judy STOP prend soin de toi STOP ta fifille, Pearlyne (et pas Azylis-Jazz trop long trop moche trop compliqué, hein) ». Sauf que cette année, ma mère semblait être un peu inquiète, du fait qu’on est plus à Durmstrang, mais a Poudlard. A mon avis Freyja a du la rassurer pas mal, déjà, mais après c’est une autre histoire.
Je poussais un profond soupir, quelques heures plus tard, en me rendant compte que cette lettre n’était toujours pas envoyée. Il ne me restait plus qu’a monter jusqu'à la voilière, de mentionner rapidement Poudlard dans ma lettre et de lui envoyer. Adieu mes rêves de longue et émouvante lettre… Je souris toute seule, me disant que ma mère lirait cette lettre rapidement et ne ferait plus attention que ça a ce que j’avais écris, comme d’habitude. Ce n’était pas plus mal, me sermonnais-je en montant les marches. J’avais demandé juste avant l’endroit où se trouve la voilière a un petit de Durmstrang, qui est devenu tout rouge, m’a bafouillé la direction et jetait des coups d’oeil aux alentours. Je ne sais pas si il a cru que j’allais le bouffer, mais en tout cas ça y ressemblait. Je me dis qu’il a du penser que je venais le draguer. C’est totalement stupide, je ne vais pas me mettre a draguer un petit de onze ans, je ne suis pas encore désespérée a ce point !
Il n’empêche qu’il n’a pas menti. Heureusement, sinon j’aurais monté des étages sans fin pour rien. L’endroit est assez aéré, ce qui empêche les odeurs de fiente de rester et de vous intoxiquer. Je m’arrête un instant en voyant que quelqu’un y est déjà. Je me stoppe littéralement en remarquant que je le connais déjà. Ce gars est un ami d’un gars avec qui j’ai couché. Son ami avait très bien compris que je ne voulais rien après, mais lui essaie de vouloir devenir mon ami, ou mon petit ami, je ne sais pas trop. J’opterais plutôt pour la première solution, étant donné qu’il rougit et qu’il essaie de me repousser dès qu’il me fait des avances. Je me demande s’il est toujours puceau, car ça pourrait être ça qui l’empêche d’aller vers l’avant avec moi. Il se dispute avec son hibou, ce que je trouve vraiment mignon.
Je l’observe un instant, jusqu'à ce qu’il m’aperçoive, après avoir envoyé son hibou, l’avoir bichonné et tout. Pour ma part, ma mère n’avait acheté qu’un hibou commun pour ma sœur et moi, afin de limiter les dépenses, car on ne roulait pas forcément sur l’or. C’était un hibou qu’on avait depuis notre première année. Je l’ai aperçu tandis qu’il voletait difficilement. Freyja a ce tic de toujours donner énormément à manger à nos animaux, du coup ils deviennent obèses, et maman leur fait faire un régime. Moi je leur fais des bisous, des câlins, et puis c’est tout. Ma sœur sera la future dresseuse de dragons, dans un cirque moldu, j’en suis certaine.
Je regarde Lysandre, qui semble mal à l’aise a cause de ma présence. Je lui souris d’un air charmeur qui ma caractérise et m’avance vers lui. Je ne suis pas aussi assurée que j’en ai l’air. Je me demande vraiment pourquoi il est toujours aussi mal à l’aise avec moi, comme s’il avait envie de fuir, et surtout pourquoi malgré tout il continue a vouloir devenir mon ami. Quelque part, je suis touchée de l’attention qu’il me porte, ça me fait penser que je ne suis peut-être pas si repoussante que ça, malgré les rumeurs qui courent sur moi, malgré ma réputation, tout simplement.
Il s’ébouriffe les cheveux, et il ne se rend pas compte que ça le rend juste plus sexy, et que ça me donne envie de lui sauter dessus pour le poupouter comme je ne vais pas tarder a le faire avec mon obèse d’hibou, quand j’aurais écris mes trois quatre mots à ma mère.
« Salut Pearlyne ! Je … J'ai finis donc si tu veux, je te laisse la place. »
Je ne peux m’empêcher de pouffer en secouant légèrement la tête. Toujours aussi galant, et surtout aussi coincé. Je lui adresse un petit clin d’œil en faisant un pas en sa direction.
« Oh non, ne t’inquiète pas, il y a assez de place pour deux… »
Je m’approche de lui avec une lenteur étudiée. Il n’a pas l’air d’être si pressé que ça de partir, pourtant je me sens dans la peau du prédateur qui s’approche de sa proie.
« Euh ... Ça va sinon ? »
Je regarde autour de moi, histoire de ne pas trop le mettre a l’aise non plus en le fixant sans cesse, puis hausse les épaules.
« Maintenant que je te vois, oui, ça va beaucoup mieux, mais je me prend la tête depuis ce matin pour écrire une lettre a ma mère. »
Je marque une pause, le regardant de nouveau.
« J’imagine qu’un gentleman comme toi sais toujours quoi dire aux mamans de ses conquêtes, quand vous êtes pris sur le fait, non ? »
Je lui adresse de nouveau un sourire éclatant, pour lui montrer que je rigole. Je rigole toujours avec lui. Sans le vouloir, il me fait rire. Mais je ne désespère pas, je sais qu’un jour il tombera enfin dans mes filets, qu’il comprendra que je n’ai pas de problèmes particuliers et que ma vie me va très bien comme ça. Des fois il me rappelle Judy. Sauf qu’il n’est pas elle, et ça fait toute la différence.
« Et toi, ça va ? Tu as l’air…gêné. », dis-je le plus innocemment possible.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Vole vole petit n'oizeau. ☁ Lun 22 Nov - 2:30

      J'ai bu l'amour au souffle amer.
      J'ai vu les tours tomber sur terre.




    J'avais eu la surprise de voir la silhouette de Pearlyne dès que le hibou avait passé la fenêtre. Et je dois avouer que nous avions eu tout les deux des réactions bien différentes. En effet si j'avais tout de suite était gêné, sentant le rouge me monter doucement au visage, la jeune femme elle avait parut totalement zen et à l'aise, bien ici. Elle avait d'ailleurs esquissé un petit sourire charmeur comme à son habitude auquel j'avais répondu par un sourire, plus timide de ma part et mon geste de nervosité avec lequel j'avais ébouriffé mes cheveux. N'allez pas croire que j'avais conscience du fait que cela me rendait plus … sexy, bien au contraire ! C'est d'ordinaire plutôt un signe de gros manque de confiance. Une manière de ce cacher un peu, de se mettre en retrait, de mettre entre elle et moi ma main. Comment ça je fais de l'analyse corporelle ? Et bah oui un minimum, et j'assume ! Passons, pour l'instant, j'avais peut-être d'autre choses à faire et à penser plutôt que de m'occuper de ma gestuelle non ?

    Lorsque je me reprenais suffisamment pour enfin parler, je frémissais à son petit rire cristallin. J'avais bien conscience que c'était moqueur mais difficile de lui en vouloir quand tout de suite après elle m'adressait un clin d'œil et m'assurait d'une voix tranquille qu'il y avait bien assez de place pour deux avant de s'avancer doucement vers moi. Maman. Si elle se sentait sûrement tel un prédateur en tout cas moi j'avais réellement l'impression d'être un lemming poursuivie et guetté par une chouette afghang. Brrr. Heureusement, une fois que je lançais à nouveau la conversation, la jeune femme, certainement consciente de mon … trouble, détourna le regard pour observer aux alentours. Pour ma part, j'étais toujours planté là, debout, les mains dans les poches de mon jean, la tête rentrée dans mes épaules. Je ne me redressais que lorsque Pearlyne reposa son regard sur moi pour parler à nouveau. « Maintenant que je te vois, oui, ça va beaucoup mieux, mais je me prend la tête depuis ce matin pour écrire une lettre a ma mère. » Et allez hop, je repique un fard. Mais pourquoi ne voulait-elle pas comprendre que je ne voulais pas la voir dans mon lit mais que je voulais juste la connaître, la voir comme une amie tout court plutôt qu'une petite amie ? Passons, j'avais tout de même noté qu'elle n'arrivait pas à écrire une lettre à sa mère, cela voulait-il dire qu'elle avait un problème avec celle-ci ou étais-je entrain de faire de la psychologie à deux francs six sous ? Avant que j'ai pu trouver une réponse à cette question, la jeune femme ajouta malicieusement : « J’imagine qu’un gentleman comme toi sais toujours quoi dire aux mamans de ses conquêtes, quand vous êtes pris sur le fait, non ? » Hum … Le tout accompagné d'un petit rire.

    Me redressant, j'esquivais rapidement une chouette qui plongeait vers nous, s'étant fait pousser par un autre rapace, avant de poser mon regard sur la jeune femme et de répondre d'une voix une peu plus assurée. « L'attaque » de la chouette m'avait quelque peu ramené sur terre, ce qui n'était pas plus mal ! « Ravi de voir qu'au moins je te mets de bonne humeur ! Et pour ta lettre, je pense qu'il vaut mieux faire court et concis qu'un grand ramassis de blablatage. Ta mère doit te connaître non ? Elle comprendra certainement que tu as plein de choses à faire et le principal c'est au moins de lui dire que tu l'aime, que tu pense à elle et tout et tout non ? » Hypocrite. J'étais réellement hypocrite sur le moment vu que moi même, je n'envoyais plus de lettre à ma mère. Il n'y a pas d'adresse pour le paradis. Cette pensée voilà mes yeux quelques secondes avant que je relève la tête et, avisant un hibou non loin, j'effleure ses plumes tout en ajoutant à l'intention de Pearlyne quelques paroles d'une voix un peu plus hésitante. « Quand on est vraiment un gentleman, on évite de faire des choses qui mérite des excuses ou d'autre choses comme ça. Mais merci du compliment, disons je fais attention à préserver un semblant de vertu. » Houla, première fois que j'osais aborder le fait que je n'avais jamais réellement entretenu une relation avec une femme.

    Mais j'espérais à vrai dire que Pearlyne ne retiendrait pas ça mais qu'elle comprendrait plutôt dans les paroles « j'essaye de préserver ma vertu » qu'il n'y avait rien à tenter avec moi. Que je ne lâcherai pas, que ce n'était pas cela que je cherchais avec elle. La voix de la demoiselle me sortit de mes pensées. Redressant la tête je rougissais brièvement lorsqu'elle me disait avoir remarqué que j'étais gêné. Difficile de nier à vrai dire. Mon tic revint de plus belle, ma main ébouriffa à nouveau mes cheveux tandis que je répondais à nouveau d'une voix plus timide que je ne l'aurais voulu (ce qui me faisait pas mal enrager d'ailleurs, pourquoi n'arrivais-je pas à maîtriser mieux ma voix ?). Toujours est-il que je répondais à Pearlyne les bras croisés, appuyé contre une colonne de bois. « Gêné moi ? Si je te dit que tu es troublante, tu le prend comment ? Mais sinon ça va, moi je n'ai pas eu de mal à écrire la lettre pour ma sœur même si j'aurais dû le faire plus tôt … Au fait j'y pense, si tu écris ta lettre de suite, tu as besoin d'aide pour attraper un hibou ou pas ? » Un véritable gentleman oui. Mais en parlant de hibou, l'un des habitants de la volière jugea bon de me foncer dessus en criant. C'était déjà le deuxième ! Esquivant de justesse les serres qui frôlèrent ma tête, j'attrapais mon sac et me dirigeais vers la sortie, m'approchant de ce fait de Pearlyne.

    Marchant quelque peu à reculons pour surveiller qu'on ne m'attaquait pas à nouveau, je jetais un coup d'œil à ma main gauche. Voilà pourquoi les hiboux semblaient s'être pris d'affection pour moi ; il y avait encore des traces de sang sur mes doigts, reste de la viande que j'avais donné au hibou qui portait la lettre pour ma sœur. N'ayant pas d'eau sous la main, je devais trouver du sable pour m'en frotter les mains et ainsi me débarrasser de la trace sanguinolente qui marquait ma main. Mais pour se faire je devais passer devant la jeune femme, la frôler même. Inspirant un grand coup je bloquais ma respiration le temps de franchir la porte et de me retrouver à l'air libre, respirant à nouveau une fois la jeune femme passée. Laissant à nouveau choir mon sac, je cherchais du regard du sable. Manque de bol, il n'y en avait pas dans le coin. J'allais devoir gardé ma main légèrement rouge. Me retournant rapidement, je me retrouvais bien plus près que je ne l'aurais cru de la jeune femme. Sursautant un coup, je reculais d'un pas, buttais contre le petit muret qui empêchait de faire le grand saut avant de m'immobiliser et de relancer la conversation d'un ton incertain, voulant la questionner à nouveau sur sa famille et en savoir plus sur elle. Indiscret moi ? Si peu ! Et puis avec ma tête d'ange, on me pardonne tout (a). « Ça ne me regarde sûrement pas mais … tu devrais quand même écrire une lettre à ta mère, même si c'est peu, même si ça te semble bidon. C'est … important. Pour le moment qu'elle est encore là, tu devrais en profiter. Après, on regrette de ne pas avoir saisi chaque occasion pour lui prouver sa tendresse. » Les yeux perdus dans le vague, je laissais ma voix se perdre un peu dans le vent qui venait de se lever.

    La famille était un sujet quelque peu sensible pour moi mais il m'avait semblé important de lui faire cette remarque qui me semblait juste. En effet, il m'arrivait souvent de regretter le temps où ma mère était encore en vie. Mais passons, ne voulant pas laisser la conversation là dessus, sur ces paroles plutôt sombres aussi, d'une voix plus joyeuse, je rajoutais : « Au fait j'ai croisé deux filles dans les couloirs qui discutaient de toi. Elles ne disaient pas que du bien. Et ce n'est vraiment pas les seules que j'entends depuis le début de l'année. Elles sont en train de te faire une sacrée réputation Pearlyne, pourquoi diable tu n'essaye pas de démentir tout ça ? Tu es une bonne sorcière, tu pourrais aisément leur clouer le bec. Et au pire, je suis sûr que bon nombre de gars, moi y compris, seraient d'accord pour jouer des poings pour t'aider ... » C'était totalement sincère. Je savais bien que la jeune femme était une coureuse de caleçon comme disait Alex mais j'étais aussi persuadé qu'elle n'était pas que cela, que cela pouvait être une amie géniale, loyale et adorable. C'était sûrement quelqu'un de très bien, et de très intéressant même si elle ne mettait pas toujours ce trait de caractère en avant. Quant à moi, j'étais toujours là, ma main rouge en suspension pour éviter de tacher mes habits.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

⊰ PARCHEMINS : 357
⊰ INSCRIPTION : 12/10/2010
⊰ CRÉDITS : unicorn ; tumblr
⊰ ÂGE RPG : 17 ANS
⊰ PSEUDO : mischievous wink
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4640


STOP FOR A MINUTE
JUKEBOX: PARAMORE ◊ feeling sorry
RELATIONSHIPS:
DOUBLE-COMPTE: none :)
MessageSujet: Re: Vole vole petit n'oizeau. ☁ Mer 24 Nov - 3:45

Lysandre se baisse pour éviter une chouette qui lui fonce dessus, ce que je trouve étrange de la part d’une chouette. Il essaie de se tenir a distance de moi, et je sais que je ne peux l’en blâmer. S’il ne veut pas tomber dans mes filets, il ferait mieux de partir, vite, loin, sans hésiter. C’est pour ça que je me pose tant de questions étrange à son sujet, parce qu’a côté de ça, il essaie de me connaître, mais pas « intimement » dans mon sens à moi.
« Ravi de voir qu'au moins je te mets de bonne humeur ! Et pour ta lettre, je pense qu'il vaut mieux faire court et concis qu'un grand ramassis de blablatage. Ta mère doit te connaître non ? Elle comprendra certainement que tu as plein de choses à faire et le principal c'est au moins de lui dire que tu l'aime, que tu pense à elle et tout et tout non ? »
Encore une preuve qu’il cherche a fuir sans vraiment le vouloir. Il parle beaucoup, mais toutes ces paroles inutiles veulent dire « bon, ben, salut, a plus, hein ! On se reparle plus tard, la, euh… ouais ! ». Je n’ai pas envie d’aborder le sujet de ma mère avec Lysandre. Il est très gentil et je sais qu’il n’a pas envie de me froisser avec ça. Je me traite d’idiote, pour avoir évoqué le sujet de la famille. Tout autre que lui s’en serait totalement moqué, de ma famille. Je décide de jouer là-dessus, et de ne pas relever. Après tout, c’est ce qu’il fait, lui, avec mes sous-entendus.
« Au pire, je lui dirais que tu m’as retardée, elle me connait, en effet, elle comprendra…très bien ! »
Je ne vais tout de même pas lui dire que ma mère est comme moi mais en plus vieille. A mon âge, on me traite de pute. Au sien, on la traite de vieille folle. Parce qu’elle a refusé de grandir, d’après les gens. D’un côté, je la comprends, moi aussi je voudrais rester comme ça toute ma vie. Mais elle a décidé de vivre assez longtemps, peut-être cause de Freyja et moi, je ne sais pas… Je ne dirais pas a ma mère que je l’aime et que je pense a elle, parce qu’elle ne me croira pas. Je sais qu’au fond elle sait que je l’aime, mais elle sait aussi très bien que si je ne lui ai pas envoyé de lettre avant, elle saura que je n’ai pas pensé à elle plus tôt, ce dont je fais part à Lys, en haussant un sourcil et sans cesser de sourire.
« Tu crois vraiment qu’elle me croira quand je lui dirais que je pense a elle alors que ça fait des semaines que j’aurais du envoyer cette lettre ? »
Il répond ensuite a ma question, en caressant un hibou. Gentleman. Ça me fait rire, et je secoue de nouveau la tête.
« Tu sais, les gentlemen, comme James Bond, par exemple, couchent avec toutes les filles qu’ils croisent. »
Et j’ai raison. Ça ne m’arrive pas souvent, surtout avec lui, mais cette fois, c’est vrai. Je les ai tous vu, les James Bond. Et chaque fois il a une nana différente, comme dans tous les films avec des gentlemen.
Lysandre avait beau en dire, il était beaucoup plus mal à l’aise qu’il ne voulait le laisser paraître. Il passe de nouveau la main dans ses cheveux, et a une voix de plus en plus petite, même s’il essaie de garder contenance. J’ai envie de lui dire que je ne vais pas le bouffer tout cru, mais je doute qu’il me croit beaucoup… Sa réponse a ma question me confirme cette idée. Je sais que je devrais le rassurer, faire en sorte qu’il n’ait pas peur de moi, mais je ne suis pas sure d’en avoir forcément très envie. Moi qui pleure tout le temps que je n’ai pas d’amis, l’attention que me porte Lysandre semble paraître de la nécessité pour lui que le réel besoin. Il répond à ma question, puis change brusquement de sujet, pour revenir à ma lettre. Je ne sais pas s’il a perçu ma réticence à parler de ma lettre ou pas, mais en tout cas il insiste. Tant pis pour mi, j’aurais mieux fait de me taire quand je le pouvais encore.
« J’aime l’idée que je sois troublante, à tes yeux », je dis avec un regard appuyé. Il va encore rougir, c’est mignon. Je hausse les épaules quand a sa proposition. « Oh tu sais, il est assez docile, il viendra quand je l’appellerais… » Et juste après sa proposition, un hibou lui fonce dessus. Bon… pour le coup du chevalier qui se fait respecter par les oiseaux, ce n’est pas encore ça, mais je dois avouer que ce côté gentleman est assez attirant. Il recule vers la sortie, et donc vers moi, tandis que j’examine les deux hiboux qui lui ont foncé dessus l’un après l’autre. Je me dis que les hiboux ne doivent pas avoir le même sens de la chevalerie que lui, ou qu’ils sont tout simplement jaloux parce qu’entre eux, ils ne le font pas.
Lysandre me jette un coup d’œil avant de passer juste à côté de moi. Je le regarde faire. Le fait qu’il bloque sa respiration en passant me vexe un peu, on dirait que je pue. Et même s’il a fait en sorte que je ne le remarque pas, je l’ai perçu. Je ne pense pas que ça soit du a mon odeur, les fientes de chouettes sentent nettement moins bon que moi. Il semble chercher quelque chose des yeux, mais son sac est bien visible. Puis il se tourne de nouveau vers moi et sursaute, ce qui m’effraie un peu sur le coup. Je ne sais pas si c’est notre proximité qui lui fait cet effet, mais il a l’air presque terrorisé. De la part de quelqu’un qui cherche à me connaître, je reste perplexe.
« Ça ne me regarde sûrement pas mais … tu devrais quand même écrire une lettre à ta mère, même si c'est peu, même si ça te semble bidon. C'est … important. Pour le moment qu'elle est encore là, tu devrais en profiter. Après, on regrette de ne pas avoir saisi chaque occasion pour lui prouver sa tendresse. »
Je fronce les sourcils, le prenant mal, très mal. Au départ. Il n’a aucune idée de ma vie familiale, de ce que j’ai vécu et tout le reste. Et puis, ses paroles m’apportent le doute. Ce gars-là a perdu sa mère, et surement pas de la même façon dont j’ai perdu mon père. J’hausse les épaules, amère. Je n’ai pas envie de parler de ma mère, ni de ma sœur, et surtout pas de mon père. La seule personne au courant de ma vie familiale, c’est Judith, et je trouve parfois que c’est déjà trop. Mais Lysandre semble troublé depuis tout à l’heure, peut-être a cause de cette lettre qu’il a envoyé, et je n’ai pas envie de me fâcher avec quelqu’un qui s’intéresse a moi pour autre chose que pour mon corps, bien que je ne m’en suis jamais plainte, j’en conviens. J’opte pour la compassion.
« Je vois… famille monoparentale ? Mais ma mère sera plutôt du genre à s’inquiéter si je lui mets une tonne de « je t’aime » dans ma lettre, plutôt qu’un « R.A.S », tu sais… »
Il semble se ressaisir, et retrouve sa joie et sa bonne humeur.
« Au fait j'ai croisé deux filles dans les couloirs qui discutaient de toi. Elles ne disaient pas que du bien. Et ce n'est vraiment pas les seules que j'entends depuis le début de l'année. Elles sont en train de te faire une sacrée réputation Pearlyne, pourquoi diable tu n'essaye pas de démentir tout ça ? Tu es une bonne sorcière, tu pourrais aisément leur clouer le bec. Et au pire, je suis sûr que bon nombre de gars, moi y compris, seraient d'accord pour jouer des poings pour t'aider ... »
Je le regarde instant, l’espace de quelques secondes, avant d’exploser de rire.
« Pourquoi voudrais-tu que je démentisse ? Si ça leur fait plaisir de dire du mal sur moi, qu’elle le fasse ! De toutes façons, elles trouveront toujours quelqu’un d’autre sur qui ragoter. Tu sais, toutes les rumeurs ne sont pas vraies, mais derrières toutes il y a un fond de vérité… Pour pouvoir les démentir il faudrait que je change ma façon d’être, et pour le moment je suis heureuse, je n’ai pas envie de devenir quelqu’un d’autre. Et tu crois vraiment que si des mecs jouent des points pour moi, ça va changer quelque chose ? »
Je le regarde de nouveau, puis secoue la tête. Comme si je pouvais décider d’un claquement de doigts que j’allais devenir la miss parfaite de l’école. Je n’ai pas beaucoup d’amis, et je finis par croire que ce n’est pas uniquement a cause de ma réputation, mais a cause de moi, tout simplement.
Quelque chose tombe de sa main et s’écrase sur le sol. En baissant les yeux, je n’aperçois qu’une petite tache rouge, et mon sourire disparait. Il saigne. Il a la main en sang, et l’a surement senti, mais il reste la à me faire la discussion. J’écarquille les yeux de surprise. Il fait attention à moi, et pas à lui.
« Lysandre ! Tu saignes ! Bouge pas ! »
Je saute vers mon sac, en sors des mouchoirs et lui saisi le poignet, afin de pouvoir essuyer tout le sang avant de le soigner.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Vole vole petit n'oizeau. ☁ Mer 15 Déc - 11:35

(Je suis désolée, navrée, vraiment honteuse, du retard !! ><)



      Et fier, ou non, là n'est pas la question.
      Et je n'attends rien de tes ombres, de tes efforts.
      J'ai pris au soleil le feu qui manque à ton corps,
      Et perdu ton âme à l'horizon.





    Mon problème majeur avec Pearlyne c'est que je ne suis pas attiré par elle. N'allait pas croire qu'elle ne soit pas à mon goût et tout, bien au contraire, c'est une jeune femme sublime mais que voulez vous, mon cœur bat pour une autre … Bidon et légèrement niais, très certainement un poil trop romantique mais voilà, j'en suis là et il faut que je l'accepte désormais. Mais passons, revenons en à mon problème avec Pearlyne : le fait qu'elle tente all the time (comme disent les english) de me pousser dans son lit (même si j'ai parfois l'impression que c'est surtout un jeu pour elle, qu'elle adore me voir rougir comme un puceau … ce que je suis après tout arf T___T). Bref, ce jeu nous amène à un drôle de jeu de chat et souris. Pour peu que Pearlyne me fasse une petite réflexion de son cru, voilà que je piquais un fard, qu'elle était le prédateur et moi la proie. A l'inverse, j'avais remarqué que dès que j'abordais un sujet un peu plus personnel sur elle, les rôles s'inversaient. Bon à mes dépends, il faut bien avouer que la jeune femme elle, ne piquait pas un fard toutes les trente secondes mais que voulez vous, je ne suis et je ne serais sans doute jamais vraiment à l'aise avec le genre de sujet que Pearlyne affectionne tant. Bref, passons à nouveau sur ce qu'Alex et Melchior appelle gentiment « mon petit problème » car la jeune femme avait à nouveau parlé. Et m'est avis qu'elle avait bien compris le fait que je n'étais pas à l'aise bien qu'elle eut le tact de ne rien dire, préférant parler de manière plutôt anodine sur sa mère. Et avant que je ne puisse rajouter quelque chose, la voilà qui fait une remarque pour le moins … pertinente. « Tu crois vraiment qu’elle me croira quand je lui dirais que je pense a elle alors que ça fait des semaines que j’aurais du envoyer cette lettre ? » Ce à quoi je répondais assez rapidement. « Et pourquoi pas ? Après tout tu peux penser à elle sans lui envoyer de lettre. Tu en es l'exemple parfait. Si tu n'arrivais pas à faire ta lettre, cela n'empêche pas pour autant que tu pense à elle non ? »

    Mouhaha une nouvelle fois mon esprit logique a prit le dessus ! /zbaff/ passons. Car lorsque je lui faisais part de ma conception des Gentleman, elle répondit rapidement : « Tu sais, les gentlemen, comme James Bond, par exemple, couchent avec toutes les filles qu’ils croisent. » Parole qui me tirèrent il faut l'avouer, un bon éclat de rire avant que je ne lui réponde d'une voix un peu plus légère (bien qu'encore un peu gênée je pense) : « Certes ! Dans ce cas, je crois alors qu'on peut dire que je fais partit d'une petite part de gentleman qui respectent encore quelques valeurs, quitte à passer pour un vieux crétin arriéré. » Oui parce que soyons réaliste tout de même et ne nous voilons pas la face. A notre époque, les mecs encore disons .. hum chastes car n'ayant pas encore sauté une fille avant le mariage (ou même la majorité) sont plutôt mal vus. On a le chic de passer pour des ringards mais l'avis des autres m'importe peu en faite, je préfère conserver mes valeurs et mes idées. En d'autre termes ne pas me parjurer. Cela peut paraître vraiment fort, peut-être exagéré mais pour avoir vu mon père faire du mal à ma mère, j'avoue avoir du mal à approcher la gente féminine et à me sentir à l'aise avec ses représentantes. Mais bref, essayons d'être un peu plus concis car, vous l'aurez remarqué, j'ai tendance à divaguer aujourd'hui. N'ayant pas vraiment réaliser la réticence de la jeune femme de parler de sa famille, sûrement à cause de ma propre gêne, je l'avais à nouveau relancé sur le sujet. Oh mais elle me pardonnera certainement vu que je lui avais avoué qu'elle me troublait. En même temps, il m'est difficile de le cacher. D'autant plus que j'ai parfois l'impression que Pearlyne prend un malin plaisir à me mettre encore plus mal à l'aise. Comme maintenant qu'elle déclare sans sourciller « J’aime l’idée que je sois troublante, à tes yeux ». Bon comme prévu, me voilà qui rougis encore. La jeune femme est vraiment douée dans ce domaine. A peine une parole ou un regard d'elle et me voilà rouge pivoine ou poivron à votre guise. Mais bon, je ne lâcherai pas pour autant, quitte à passer pour un coincé. Mais comme dit plus haut (god j'ai tendance à être redondant ce soir) je n'ai guère d'estime pour l'avis des autres.

    Passons. Arrive ensuite mon moment « je suis fou mais j'le vis bien » tandis que je sors de la volière pour essayais de faire disparaître le sang que j'ai sur la main. Je ne cherchais vraiment pas à vexer la jeune femme en retenant ma respiration et cela peut paraître excessif mais au risque de me répéter, étant plutôt novice avec les femmes et n'ayant guère étant « courtisé » ainsi (j'arrive d'ordinaire à les faire fuir ou à les envoyer dans les bras d'Alex) je préfère ne pas prendre de risque. Aurais-je pensé qu'en respirant son odeur j'allais tomber foudroyer ? Non non je ne suis pas aussi crédule. Juste que j'avais eu vent de part Alex de certaines filles qui utilisaient des filtres d'amour ou d'attirance de haute technologie. Pensais-je que Pearlyne utiliserait ce moyen déloyal ? Certainement pas mais j'avoue ne pas avoir vraiment réfléchis. D'autant plus qu'à bien y penser, Alex m'avait certainement encore fais une « blague » dont il a le secret. Levant discrètement les yeux au ciel, je maudissais en silence mon ami avant de relancer la conversation, laissant ma main rougie pendante le long de mon corps. Arf c'est bien bibi ça. A peine avais-je fermé ma bouche que la jeune femme fronçais les sourcils. J'avais l'impression d'avoir mis les pieds dans le plat mais pire que ça, j'avais carrément sauté dans le plat en question. Aussi, je fus étonné de l'entendre parler d'une voix où pointait … la compassion. Je masquais néanmoins ma surprise avant de répondre, un peu amer (mais après tout c'était moi qui avais lancé le sujet non ?) « Hum … On peut dire ça comme ça bien que ça soit un poil plus compliqué. Et je suis désolé, je ne connais pas la relation que tu as avec ta mère, je ne peux certainement pas te donner tes conseils ! » J'esquissais un petit sourire avant de changer à nouveau de sujet, sautant du coq à l'âne, chose pour laquelle j'étais décidément plutôt doué.

    Je ne pensais pas la faire rire mais Pearlyne avait pour moi un caractère et des réactions imprévisibles. Ajoutez à cela que j'étais maladroit avec la gente féminine et vous obtiendrez bon nombre de situations où je n'avais qu'une envie : connaître une formule pour disparaître sous terre. J'ai malheureusement bien peur de ne pas être assez attentif en cours de sortilège pour me fabriquer une telle formule ! Passons, une fois qu'elle eut fini de rire, la jeune femme m'expliqua le pourquoi du comment de son hilarité. « Pourquoi voudrais-tu que je démentisse ? Si ça leur fait plaisir de dire du mal sur moi, qu’elle le fasse ! De toutes façons, elles trouveront toujours quelqu’un d’autre sur qui ragoter. Tu sais, toutes les rumeurs ne sont pas vraies, mais derrières toutes il y a un fond de vérité… Pour pouvoir les démentir il faudrait que je change ma façon d’être, et pour le moment je suis heureuse, je n’ai pas envie de devenir quelqu’un d’autre. Et tu crois vraiment que si des mecs jouent des poings pour moi, ça va changer quelque chose ? » Paroles auxquelles je répondais rapidement : « Pourquoi ? Parce que ce genre de réputation te suis malheureusement assez longtemps, tu te vois dans vingt ans être « la fille qui … sautait sur tout le monde à poudlard » ? Et puis, je suis sûr que tu n'aurais pas tant à changer. Je suis persuadé que tu n'es « pas que ça ». Ne le prend surtout pas mal hein ! Je dis ça pour toi, parce que je suis convaincue que tu es quelqu'un de bien. » Je lui offrais à ce moment certainement mon plus franc sourire. Il n'y avait aucun sous-entendus de mon côté alors il n'y avait pas de soucis. Je rajoutais cependant en rigolant doucement. « Quant au fait qu'on joue des poings pour toi, a vrai dire je ne saurais dire si cela pourrais arranger les choses. Vous, les filles en somme, avez parfois de drôle de manières de faire, qui plus est lorsqu'il s'agit de lancer des rumeurs ou de parler des gens dans leur dos ! »

    Et là, je dois avouer qu'une chose pour le moins étrange se passa. La jeune brune s'avança soudainement vers moi en criant que je saignais. Quoi ? Pardon ? Je saigne ? Je mis quelques temps avant de comprendre de quoi Pearlyne parlait. Et quand enfin cela fit tilt dans ma tête, j'explosais à mon tour de rire. Se faisant, je lui attrapais la main pour la rassurer et lui prenait doucement ses mouchoirs et lui expliquait ce qui se passait en essuyant mes mains : « Non non, ne t'inquiète pas ! C'est à cause du morceau de viande que j'ai amené pour mon hibou pour le moins capricieux. C'est d'ailleurs pour ça que je me suis fais agressé par les bestioles. Et je cherchais du sable propre pour me laver les mains n'ayant pas d'eau, c'est pourquoi je suis sortie et … bref c'est une longue et pas vraiment intéressante histoire si tu veux mon avis. Mais merci pour les mouchoirs. Je suis ravi de de voir que tu fais mentir les deux cruches que j'ai entendu. Elles avaient l'air de dire que tu ne lèverai pas le petit doigt pour aider quelqu'un dans le besoin. Et même si j'ai pour habitude de ne pas juger les gens sans les connaître, qui plus est si c'est des femmes, ce ne sont rien que deux connes à mon humble avis. » J'avais mis une grande conviction dans mes dernières paroles avant de relever ma tête, souriant comme un gamin avant d'ajouter d'une voix franche et amicale. « Je dois avouer que j'ai du mal à te suivre parfois et que ta façon de faire m'étonne assez souvent mais je peux te dire que je te considère comme une amie. Vraiment. » Avec toujours ce grand sourire de gamin sur les lèvres. Après tout, n'était-ce pas ce que j'étais ? Un vrai gamin, et fier de l'être qui plus est !

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

⊰ PARCHEMINS : 357
⊰ INSCRIPTION : 12/10/2010
⊰ CRÉDITS : unicorn ; tumblr
⊰ ÂGE RPG : 17 ANS
⊰ PSEUDO : mischievous wink
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4640


STOP FOR A MINUTE
JUKEBOX: PARAMORE ◊ feeling sorry
RELATIONSHIPS:
DOUBLE-COMPTE: none :)
MessageSujet: Re: Vole vole petit n'oizeau. ☁ Lun 20 Déc - 5:57

Lysandre était l'unes des rares personnes qui avaient de me faire rire. En général, c'était plutôt moi qui voulait faire rire les gens, et qui, en général, se prenait un gros vent, parce que personne ne m'apprécie. En général. J'haussais les épaules quand a sa remarque par rapport a ma mère. Il était vrai que je pensais a elle, par moments. Mais pas tout le temps. A vrai dire, si ma soeur n'avait pas été dans la même école que moi, ma mère n'aurait surement plus reçu de lettre de ma part pendant mon absence. Mais ma jumelle semble a voir un minimum de bon sens, ce qui semble être rare dans la famille, parce que ma mère et moi oublions tout le temps un truc. Et il n'empêchait que je ne savais toujours pas quoi lui écrire.
Sa remarque sur les gentlemen me fit rire. Il était tout l'inverse moi ; respectant les femmes et se réservant pour la bonne, tout en venant en aide à toutes les autres, se respectant ainsi lui-même. Moi, je n'avais pas une grande estime de moi même, et pour cause. Je couchais avec tout ce qui me passait sous la main, en ressentant uniquement quelque fois un plaisir coupable. Et les gens ne me respectaient pas. Sauf lui et Judy.
Avec du recul, je me dis que c'est peut-être pour ça que je le drague tout le temps. je pense que si un jour il commence a me céder, je me sentirais mal. Mais ce gars pourrait être comme ma Judith pour moi, mais je n'aime pas dévoiler ma vie, et une personne au courant c'est déjà bien.
Lysandre rougit, et ça me fait encore plus sourire. je trouve ça mignon. je n'ai pas l'habitude de voir des gars rougir. Quand j'en drague, ils sourient, leur orgueil est remonté a bloc, et bien souvent leurs parties génitales aussi -ahem-, et deux jours plus tard, même pas, ils ne me connaissent plus. Quand c'est ceux des vacances, ok, c'est normal. Ce qui me déçoit le plus, c'est ceux de l'école, qui m'insultent, couchent avec moi, puis continuent, même quand ils ont eu des étoiles dans les yeux pendant "l'après". Mais je n'avouerais jamais la déception qu'ils me causent. C'est une faiblesse qu'on ne peut pas avouer, avec une réputation comme la mienne. Et surtout pas à Lysandre, qui semble s'être mis en tête de me protéger et de défigurer tout ceux qui lancent des rumeurs sur moi.
Il passe rapidement, et d'une manière très floue sur la question de la famille. Je lui adresse un petit sourire entendu, ma bonne humeur redescendant un peu. Il change de sujet, je comprend. Il n'a pas envie d'en parler. Lui aussi n'a pas du vivre des trucs cool, dans sa vie, des trucs bien pire que moi. Je me dis que les gens sont complexe. Il y a des personnes qui en veulent au monde entier à cause d'une mésaventure quand ils sont gamins. Moi, je vis de débauche et je fais la sourde oreille aux ragots qui courent sur moi. Lysandre semble vouloir venir en aide a tout le monde. Sa solution, beaucoup plus altruiste que la mienne, n'est peut-être pas si mauvaise. Mais ce n'est pas moi qui pourrait endosser ce rôle, désormais.
« Pourquoi ? Parce que ce genre de réputation te suis malheureusement assez longtemps, tu te vois dans vingt ans être « la fille qui … sautait sur tout le monde à poudlard » ? Et puis, je suis sûr que tu n'aurais pas tant à changer. Je suis persuadé que tu n'es « pas que ça ». Ne le prend surtout pas mal hein ! Je dis ça pour toi, parce que je suis convaincue que tu es quelqu'un de bien. »
Je baisse les yeux, le temps de réfléchir a ça. Inévitablement, je me mets a penser à ma mère, qui, quand elle était jeune, n'avait pas cette réputation. (enfin, je ne crois pas, je ne parle pas suffisamment avec elle pour le savoir) Maintenant, elle réussissait quand même a se trouver des mecs d'un soir, malgré son âge. Je ne suis pas « que ça » ? A part quelques uns de mes rares amis, personne ne le pense. Je ris jaune, étrangement touchée par ses paroles. Je le regarde dans les yeux, en essayant de ne rien laisser paraître.
« C'est marrant, tu vois. T'es le premier a dire ça. Les gens, au contraire, ça les arrange que je sois « que ça ». Je t'aime bien Lysandre, t'es super sex et tout, mais des fois, t'es vraiment naïf. Tu crois que j'ai jamais essayé de démentir une rumeur qui disait que j'avais couché avec ma soeur jumelle, ou que ma première fois, c'était a neuf ans et que j'avais bourré volontairement le gars, ou d'autres trucs débiles dans le genre ? Les gens ont besoin de personnes comme moi, pour qu'ils puissent ragoter, se sentir supérieur à quelqu'un. Tu sais si le principe des prostituées ne fonctionnaient pas, il n'y en aurait surement pas. Mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? J'aime bien rire, j'aime bien m'amuser, et même rien que parler, mais les gens ils s'en foutent, tu peux faire pareil avec plein d'autres personnes, c''est pas moi en particulier qui va les intéresser. » Je lui adressais un sourire rassurant. Peut-être que ça allait lui casser le moral, peut-être qu'il allait avoir pitié de moi, chose dont je n'ai pas besoin. J'étais habituée à tout ça, désormais, et les mots des gens ne m'atteignaient plus. D'ailleurs, ils ne m'avaient jamais vraiment atteint un jour. J'enchaînais. « Mais c'est la vie, et la mienne me convient tout à fait comme ça. » Certes, c'était un peut bizarre, de dire ça comme ça, surtout après cette tirade. Mais c'était vrai. Je ne lui précisais pas que, dans vingt ans, je ne me voyais pas tout court. je n'avais pas envie de finir comme ma mère, ou de devenir autre chose que moi. Ma vie comme elle était actuellement me plaisait, je me sentais libre, sans toutes ces chaînes, et Judith était la meilleure amie qu'on pouvait rêver avoir.
Lysandre me rassura au sujet de sa main ; sur le coup, je me sentis un peu bête, mais ris de ma propre bêtise. Quand il traita les deux commères de conne, je ne pus réprimer un sourire-grimace, contente de l'entendre dire quelque chose d'autre que des compliments. Je devais bien admettre que des gens comme lui faisaient du bien. Enfin quelqu'un qui ne se fiait pas qu'aux "on m'a dit que" qui finissaient toujours par se faire déformer pour devenir quelque chose d'effroyable. Je ne serais pas étonnée qu'un jour on colporte que j'avais tué mon amant, juste parce que j'ai repoussé un gars qui voulait être mon petit ami quand j'avais quinze ans.
« Je dois avouer que j'ai du mal à te suivre parfois et que ta façon de faire m'étonne assez souvent mais je peux te dire que je te considère comme une amie. Vraiment. »
J'éclatais de nouveau de rire.
« C'est encore une façon pour toi de me repousser ? » le taquinais-je. Je n'avais jamais été expressive "dans le bon sens". soit je l'étais trop, soit je ne l'étais pas assez. Aussi, je m'approchais de lui et le serrait dans mes bras, ses paroles m'ayant fait chaud au coeur. A part Judith, personne ne me considère vraiment comme son amie. « C'est gentil, merci. », lui dis-je au creux de l'oreille, avant de me reculer et de lui adresser un grand sourire. J’avais cru comprendre que, au départ, il évitait soigneusement de se retrouver trop proche de moi, de peur que je ne lui saute dessus. Mais c’était différent, maintenant. S’il me considère comme une véritable amie, jamais il ne se laissera tenter par moi, même si j’essaie encore et encore. Cependant, s’il pensait ainsi s’en sortir afin que j’arrête mes sous-entendus, il n’était pas au bout de ses peines.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Vole vole petit n'oizeau. ☁

Revenir en haut Aller en bas

Vole vole petit n'oizeau. ☁

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SONORUS. :: 
IT'S THE END OF AN ERA
 :: The pensieve :: saison un :: rps
-