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I bet you look good on the dance floor (JUDY).

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⊰ PARCHEMINS : 202
⊰ INSCRIPTION : 01/11/2010
⊰ CRÉDITS : b.velvet, rosendale
⊰ ÂGE RPG : 17 ans.
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⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4394


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MessageSujet: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Dim 28 Nov - 4:27

mon tombeur n’est pas un arnaqueur,
il n’a jamais promis d’apporter le bonheur.

Micah inspira une longue bouffée sur la cigarette qu’il avait coincée entre ses lèvres. Assis sur l’appui de fenêtre en marbre noir, le dos appuyé contre l’encadrement de la vitre, genoux fléchis devant son nez, son regard était rivé vers quelque chose de lointain, par-delà la fenêtre grande ouverte. Très habile aurait été celui qui aurait put deviner ce qui occupait l’esprit du beau norvégien, à cet instant précis. Il était presque immobile, et seul ses mouvements de va et vient pour amener sa cigarette jusqu’à sa bouche témoignaient qu’il n’était pas entrain de dormir. À force, même les autres élèves de Durmstrang présents dans la salle commune ne lui prêtaient plus aucune attention – tomberait-il de la fenêtre qu’ils ne le remarqueraient sans doute même pas. Lentement, il souffla un long panache de fumée qui flotta un instant autour de son visage impassible, bien que cerné, et qui finit par s’envoler avec la brise qui s’écrasait de temps à autre sur ses joues. Il cligna des paupières, une fois, deux fois, ses yeux papillonnèrent vers le bas, vers le parc de Poudlard. Cela faisait plusieurs semaines déjà, que les élèves de son école originelle et lui étaient arrivés en Angleterre. Pourtant, il ne parvenait pas à se considérer comme chez lui. Oh, bien sûr, il avait finalement apprit à apprécier les repas, leur nouvelle salle commune, qui, dans la mesure où des centaines d’élèves norvégiens devaient y loger, était tout bonnement immense, l’aura chaleureuse qui se dégageait de ce château. Il était obligé d’admettre que cette école avait tout pour plaire. Mais rien à faire, il était trop habitué aux couloirs sombres de Durmstrang, à son ambiance glauque, à sa bouffe bien de chez eux.
Bref, en réalité, Micah attendait. Il attendait même depuis une grosse demi-heure. Il avait deux heures de temps libre, cette après-midi, et il avait tellement peu de courage pour faire ses devoirs – qu’il bouclerait de toute façon ce soir en moins d’une demi-heure – qu’il avait finit par se poser là, seul, tranquille. Et il attendait. Quoi ? Aucune idée. Lui-même n’en était pas sûr. L’orage qui le forcerait à bouger ? Son prochain cours ? Le diner ? Ou quelqu’un, peut-être ? Pearlyne ? Judy ? Les deux ? Plan à trois ? Ou peut-être Cassandre ? Ou l’envie d’aller retrouver Margaux ? Il n’était pas vraiment plus avancé sur la bonne façon d’occuper ces cent vingt longues minutes, qu’il y a une demi-heure, à ce stade. Son esprit ne cessait de s’envoler vers telle ou telle pensée insignifiante. Il se rappela qu’il n’avait plus écrit à son père depuis des siècles. En fait, il ne lui avait écrit qu’une seule fois, depuis la rentrée, et sans foute ses parents s’inquiétaient-ils, quant à son intégration dans sa nouvelle école. Micah était déjà un organisme instable à la base, alors modifier un tout petit peu son environnement naturel et ça donnait des parents morts de frousse. Il riait intérieurement en imaginant sa mère, si protectrice, si aimante, entrain de stresser pour un rien, ne cessant de s’inquiéter pour lui. Et s’il ne se plait pas, à Poudlard ? Si le traumatisme lui faisait faire des choses encore plus stupides que d’habitude ? Et si ses nouveaux profs le prenaient en grippe ? Et s’ils se faisaient trop d’ennemis parmi ses nouveaux camarades, l’obligeant à se battre en duel ? Et si les autres se moquaient de lui ? Micah adorait sa mère, certes, et il savait pertinemment que toutes ces hypothétiques questions lui étaient passées par la tête à un moment où à un autre. Diplomate et généreux, il se promit d’écrire à ses parents dès qu’il le pourrait – sans doute plus tard dans la journée. Là, il était occupé. À attendre. Et à analyser la démarche de deux filles de Salem qui traversaient le parc en direction de la porte d’entrée principale. Celle de gauche était svelte et très jolie, avec ses longs cheveux bruns, il se promit de faire sa connaissance dans les plus brefs délais. La seconde, plus boulote, le cheveu noir, avait un visage qui lui semblait familier. Il s’arrêta à peine sur elle, bien que sa libido trop peu satisfaite à son goût ces temps-ci aurait put le pousser à l’aborder elle aussi, ne serait-ce que pour la nuit.
Depuis qu’il s’était installé sur l’appui de fenêtre, la porte de la salle commune n’avait cessé d s’ouvrir et se fermer, laissant entrer et sortir des élèves, sans qu’il n’y prête la moindre attention. Pourtant, tout à coup, son regard se braqua sur le tableau qui protégeait l’entrée qui s’ouvrait. Une blondinette à l’allure indifférente déboula dans la salle. À peine eut-elle le temps le temps de jeter un coup d’œil autour d’elle, que le bras de Micah s’enroulait déjà autour de ses épaules. Il avait remarqué qu’elle semblait faire la tête – lui faire la tête – ces temps-ci, ce qui le dérangeait fortement, et dérangeait encore plus son instinct de mâle, il devait l’avouer. " Tiens, une vieille connaissance. " Il sourit, lui adressa une œillade. Pour une fois, ses pupilles avaient une taille normale. Bon point pour lui. " Ça fait des heures que je m’ennuie tout seul, tu veux pas m’aider à passer le temps ? On peut faire ce que tu veux, se regarder droit dans les yeux, discuter chiffon, cours, Durmstrang, Poudlard, vêtements, ou j’ai même quelque chose à te proposer pour lequel on n’aura même pas besoin de vêtements ! " Il lui attrapa la main, la tira vers un coin à l’écart des autres, près de la fenêtre où il avait élu résidence quelques secondes plus tôt, et se laissa tomber dans un canapé de cuir, ne lui laissant comme choix que de s’assoir à côté de lui.



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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Lun 29 Nov - 8:55

« God, it's really the coldest autumn I knew in my life ! » Combien de fois j'avais entendu cette phrase avant d'en comprendre réellement le sens, il aurait été difficile de le dire. Toutes les minettes de Poudlard avaient sorti leurs capes d'hiver, leurs gants et leurs écharpes en laine, au grand dam d'un certain Micah Simmons qui ne se serait pas privé de plonger sous leurs jupes ou dans leurs décolletés. Toutefois, j'avais du mal à trouver cette automne aussi froid que ces filles le disaient - ceux que j'avais connu en Norvège étaient bien pires. Aussi n'avais-je pas hésité ce matin, en enfilant ma mini-jupe et mon collant noir ; grave erreur, puisque je n'en finissais plus d'affoler tout les mâles de Poudlard. Je n'oubliais pas non plus le regard à la fois effaré et aguicheur que m'avait lancé Pearlyne en découvrant ma tenue ce matin. Mais ce n'était pas moi, cette fille qui faisait siffler les mecs et se tourner les têtes dans les couloirs. Il y avait peut-être un peu de jalousie, ou de provocation dans tout ça ; ou alors était-ce tout simplement cet ennui qui ne me quittait plus depuis... depuis quand, au juste ? Sans doute depuis que Pearl m'avait fait redescendre de mon nuage. Sans doute me essayais-je de me cacher à moi-même à quel point la compagnie de Micah me manquait. C'était plus fort que moi. Ces putains de sourires en coin, ses œillades et sa manière de me draguer avaient fini par avoir raison de... ma raison, justement. Et je savais que je ne tiendrais pas longtemps sans le voir, malgré ce que m'avait avoué Pearl l'autre jour. Je m'ennuyais, en effet, et j'espérais peut-être aussi attirer son attention en étant une autre, juste pour une fois.

En résumé, je débloquais salement. Mes livres d'Étude de Runes et de Sortilèges sous le bras, je traversai le couloir à la hâte, pressée de retrouver le confort et l'atmosphère enjouée qui régnait dans la salle commune que la direction de Poudlard nous avait fournie. Il n'y avait qu'ici que je trouvais l'ambiance que nous avions connue en Norvège, que je me sentais vraiment chez moi. Poudlard n'était et ne serait, comme l'avait été Durmstrang, ma seconde maison. Toutefois, pouvait-on vraiment parler de "seconde" maison dans mon cas ? Au fond, je ne me sentais pas plus à ma place à Poudlard que chez moi. Je n'y étais que la bâtarde de la famille, l'adolescente délurée qui avait inutilement piqué sa crise en apprenant que celui qu'elle avait appelé Papa toute sa vie ne l'était pas. Ici, au moins, j'avais Pearl, j'avais Micah, j'avais mon petit monde qui, j'en étais naïvement convaincue, ne s'effondrait pas à son tour, et personne sur le dos. Mon retour en Norvège serait sans doute difficile, étant donné que je ne donnais plus aucune nouvelle à ma famille depuis mon arrivée en Angleterre, mais personne ne disait que je retournerais à Lillehammar. Personne.

Sans que je m'en sois rendue compte, j'étais déjà arrivée devant le tableau de l'entrée que je contemplai un instant, pensive, avant de tirer sur ma jupe pour la faire descendre plus bas sur mes jambes, dissimulant quelques morceaux de peau qui avaient déjà été bien trop admirés à mon goût aujourd'hui. Je murmurai le mot de passe à la bande de gnomes qui s'agitaient sur la peinture en déplorant une fois de plus l'extrême élégance de la décoration du château. Le tableau pivota et un vacarme assourdissant m'accueillit ; quelques têtes se tournèrent vers moi, certains m'adressèrent des regards intéressés, d'autres de simples sourires. Ayant passé assez de temps dans la peau de la bombe de Poudlard, j'allais me précipiter dans nos dortoirs pour enfiler un jean et un T-Shirt ample, quand un bras se posa sur mes épaules et me détourna de ma trajectoire.
« Tiens, une vieille connaissance. » Une odeur terriblement virile et surtout terriblement attirante qui ne m'était pas inconnue m'enveloppa avant que je n'ai pu me dégager de l'étreinte de Micah. « Oh. Salut, Micah. » J'avais essayé de garder un ton relativement neutre, mais c'était peine perdue : mes joues avaient pris une teinte cramoisie qui ne manqua pas de trahir ma fausse désinvolture. Il m'adressa un de ces énième clin d'œil, avant de m'entraîner dans un coin plus reculé de la pièce tout en déblatérant quelques idioties. « Ça fait des heures que je m’ennuie tout seul, tu veux pas m’aider à passer le temps ? On peut faire ce que tu veux, se regarder droit dans les yeux, discuter chiffon, cours, Durmstrang, Poudlard, vêtements, ou j’ai même quelque chose à te proposer pour lequel on n’aura même pas besoin de vêtements ! » Je levai les yeux au ciel d'un air enjoué, avant de me rappeler la discussion que j'avais eue avec Pearl il y a quelques jours. Je me souvenais parfaitement de ses mots. « Laisse tomber, j'l'ai déjà essayé, c'est la galère. » Je me renfrognais vaguement, avant d'inspecter discrètement ses pupilles, comme je le faisais chaque fois que j'entamai une conversation avec lui. Elles étaient, pour une fois, d'une taille ordinaire, ce qui ne manqua pas de me ravir. Je n'avais pas souvent l'occasion de parler au vrai Micah. Ses yeux se posèrent sur un sofa en cuir, dans lequel il se laissa lourdement tomber, m'entraînant dans sa chute. Maladroite comme je l'étais, je finis à moitié affalée sur lui, et je rougit encore un peu plus en constatant que ma jupe s'était relevée de quelques centimètres sur mes cuisses. Je m'empressai de la remettre en place, mais pas assez vite pour que Micah ne puisse se délecter de la vue. Je devinais à son regard qu'il pensait très justement à cette chose qu'on pouvait faire sans vêtements. Je lui assignais un coup de coude dans les côtes, avant de m'écarter de lui et de me redresser. Il m'adressa un regard joueur, puis je me décidai à placer un mot. « Vas-y, Micah, explique-moi. Qu'est ce qui se passe ? T'essayes de remettre le grappin sur moi parce que ça t'embête de voir que ton pouvoir de séducteur n'est pas suffisamment puissant pour me faire continuellement graviter autour de toi ? » J'étais peut-être allée un peu trop loin, mais j'en avais assez de me faire prendre pour une idiote. Gênée, j'ai baissé les yeux sur ma jupe dont je triturais nerveusement l'ourlet, tout en ramenant mes jambes sur le sofa. Je me suis demandée si j'avais réussi à le vexer, tout en sachant pertinemment qu'il ne s'énervait jamais contre personne, surtout pas contre moi. Alors je lui ai lancé un sourire à la fois ironique et désolé, puis je me suis légèrement déplacée pour m'approcher un peu plus de lui, en espérant qu'il ne remarquerait pas une fois de plus mes joues cramoisies. Foutu parfum.

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Sam 4 Déc - 5:35

    Faites-moi feuille de rose, prenez pitié en mon aveux,
    c'est une langue que je veux, c'est mon cul que je vous propose.


Avant, on aurait put dire que les quelques moments passés avec Judy étaient toujours une activité passionnante et on ne peut plus divertissante. Micah avait prit l’habitude – bonne ? mauvaise ? tout dépendait du point de vue – de lui faire du rentre dedans. Par amusement, certes, mais également car la jeune fille l’attirait réellement. Sur le coup, il était absolument inutile de se demander si la jeune fille avait conscience de ses tentatives souvent foireuses de rapprochement, car Micah était si peu discret que même la meilleure amie de Judy avait tout grillé. Ce qui expliquait la distance qu’elle avait mis entre eux, ces temps-ci. Bien sûr, cela, il l’ignorait. Du coup, exaspéré par la froideur de sa camarade presque autant que par son refus tout net de céder, il n’avait de cesse que de découvrir ce qui la perturbait autant. Sauf que ce n’était pas une tâche relativement aisée, étant donné qu’elle se laissait difficilement approcher. Fidèle à lui-même, Micah ne prêta nullement attention aux joues de la jeune fille qui se teintèrent de rouge. " Oh, salut Micah. " Bon. Ca allait encore être difficile. S’affalant sur le canapé, il réfléchit à toute vitesse à une façon directe et impossible à contourner pour lui faire cracher la vérité. C’est vrai quoi, il devait bien y avoir quelque chose, on ne faisait pas la gueule aux gens comme ça, sans raison. Il fut expulsé de ses pensées par quelque chose d’autrement plus intéressant. Il sentit un poids s’écraser sur ses genoux et à moitié sur son torse. Étonné, il baissa les yeux vers… Une paire de cuisses. Un immense sourire en coin se peignit sur ses lèvres. Elle avait beau tirer la gueule, le tout puissant dieu du sexe et des adolescents était avec lui. Il ne lui traversa même pas l’esprit que se délecter ainsi de la vue qui s’offrait à lui était malpoli. Qu’est-ce qu’il en avait à faire de toute façon ? Lorsqu’une jupe se soulevait miraculeusement juste sous ses yeux, quoi de plus normal de que se rincer l’œil ? C’était bien fait pour ça, les jupes, non ? Tellement occupé à analyser la physionomie du bas du corps de Judy, Micah ne remarqua même pas le rose qui colorait à nouveau ses joues. Bien que ça l’aurait fait rire. Il ne reprit ses esprits que lorsque qu’une main traîtresse lui barra la vue en remettant le vêtement d’une façon plus convenable, et lorsqu’un coude vint s’écraser entre ses côtes, le faisant étouffer une quinte de toux incroyablement sexy. Alors, il la regarda gentiment se redresser, une lueur joueuse dans les yeux. Il savait qu’il allait gagner. Oh oui, il en était sûr. Peut-être pas aujourd’hui. Peut-être pas demain. Mais il allait gagner – c’était certain. Ou en tout cas, il en crevait d’envie. " Vas-y, Micah, explique-moi. Qu’est-ce qui se passe ? T’essayes de remettre le grappin sur moi parce que ça t’embête de voir que ton pouvoir de séducteur n’est pas suffisamment puissant pour me faire continuellement graviter autour de toi ? " Micah ne répondit pas tout de suite, un air étonné figé sur le visage. Le regard fixé sur les mains de Judy, qui s’amusaient à triturer le tissu de sa jupe, il s’amusa mentalement de sa rebuffade, pas vexé le moins du monde. Un sourcil haussé, vaguement moqueur, il releva le menton, la regarda droit dans les yeux, accueillant son air sarcastique d’un sourire. C’est qu’elle sortait les griffes, la demoiselle. " C’est pour ça que je t’adore, tu vois. Je dois t’expliquer quelque chose alors que tu es bizarre... " Son regard s’égara vers l’ouverture en v de son décolleté. " Pff. Tant de gâchis. " Si ça n’avait tenu qu’à lui, ses doigts se seraient depuis longtemps animer pour partir à la conquête de ce nouveau territoire jusque là inconnu. Mais il avait réussit à l’isoler, à l’avoir pour lui tout seul – bien que la salle soit pleine de monde – et il tenait plus à savoir ce qu’elle avait que de se la faire, alors il prit sur lui et regarda ailleurs. Son visage tiens. Son joli visage. Aussi beau que son corps. Histoire de ne pas être tenté, il soupira, bougea légèrement pour pencher la tête et appuya sa joue quelque part entre son épaule et sa poitrine. Bon, ce n’était peut-être pas mieux, en réalité. Il expira lentement par la bouche, faisant voltiger une petite mèche de cheveux de Judy par la même occasion. " Non, moi ça va, je sais bien que tu es folle de moi, tu ne veux juste pas l’avouer. Dis-moi plutôt ce que toi tu as. Je me suis transformé en un de ces foutu anglais ou quoi, que tu m’évites comme la peste ? " Il pivota légèrement le visage vers le sien, lui adressant au passage un regard de chien battu aussi touchant que drôle.

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Mer 15 Déc - 4:21

Break me off, tie me down, tear me down
Make me feel like a little doll
Why don't you rape me now, when you hit me now
Make me feel like I'm nothing at all



C’est pour ça que je t’adore, tu vois. Je dois t’expliquer quelque chose alors que tu es bizarre... Je frémis, tout en tentant d'empêcher un sourire ravi de se dessiner sur mes lèvres. Mon Dieu, ça ne servait à rien ; mes tendons me faisaient mal tant j'essayais de retenir mon explosion de joie faciale. J'entendais déjà Pearlyne se foutre de moi, une fois que je lui aurais raconté tout ça - si je le faisais un jour. Elle m'avait prévenue, mais je n'y pouvais rien. Cela faisait bien deux, trois semaines que je l'avais consciencieusement évité, mais il avait fini par remettre le grappin sur moi, évidemment. J'avais beau essayé de me convaincre que j'étais "bien mieux sans lui", qu'il "n'en valait pas la peine" et autres conneries dans ce genre, c'était peine perdue. Je me fichais pas mal, au fond, d'être une fille parmi tant d'autres ; tant que j'avais un semblant d'importance pour lui, j'étais contente. Désespérant, mais je ne pouvais pas me cacher la vérité encore très longtemps. J'avais réussi à ne pas l'approcher pendant un petit bout de temps - quelques jours qui avaient suffis à effacer ma colère - mais je savais très bien que je ne pouvais pas laisser ce petit jeu du chat et de la souris durer plus longtemps. J'étais déjà trop atteinte. Alors j'ai laissé faire. Ses yeux se sont - comme d'habitude - posés sur mon décolleté, avec une nonchalance qui ne m'étonna pas. Pff. Tant de gâchis. C'était tellement lui, tout ça, j'aurais dû comprendre sans l'aide de Pearl ce qu'il avait derrière la tête. Mais cela ne faisait pas si longtemps qu'il faisait ça avec moi, pas si longtemps qu'il me voyait comme un bon coup. A bien y réfléchir, j'aurais presque préféré rester banale à ses yeux, rester la bonne copine, avec qui on pouvait bien délirer, mais qui ne serait jamais plus que cela. La perdante, bien sûr, mais cela me suffisait largement, à l'époque. Pearl menait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un garçon, et moi je restais de côté, en attendant le "prince charmant". Ce rôle là me plaisait bien, je me disais que la roue finirait bien par tourner. En effet, elle avait fini par tourner, seulement, pas comme je l'aurais voulu. Micah était encore très loin de l'image que je faisais du prince charmant, et c'était sans parler des autres mecs. En outre, il fallait être réaliste : personne ne parierait jamais sur Micah Simmons et Judith Berkolitz, surtout pas moi. On ne mélangeait fleur bleue et coureur de jupons. Je voyais presque son désir dans ses yeux, cette envie persistante de me mettre dans son lit, et je savais parfaitement que s'il me l'avait demandé, je n'aurais pas refusé. Je me serais laissée faire. Comme pour me faire sortir de mon silence emmuré, il a posé sa tête dans le creux de mon épaule, de manière à ce que je ne vois plus son visage, ce qui était sans doute une bonne chose. J'ai grimacé et j'ai silencieusement murmuré une flopée de jurons, tandis qu'il soupirait lentement, faisant voler une mèche de mes cheveux devant son visage. Celle-ci vint se déposer sur mes lèvres, avant que je ne la lui renvoie d'un souffle. Non, moi ça va, je sais bien que tu es folle de moi, tu ne veux juste pas l’avouer. Dis-moi plutôt ce que toi tu as. Je me suis transformé en un de ces foutu anglais ou quoi, que tu m’évites comme la peste ? J'eus bien sûr droit à son monumental regard de chien battu, qui ne manqua pas de me faire pouffer comme une gamine. J'étais encore plus pathétique que ces minettes de troisième année, à rire à tout ce qu'il disait et à sourire bêtement.Oh, non, bien sûr que non. Quoique, à force de coucher avec toutes les Anglaises que tu croises, tu dois bien finir par leur ressembler, non ? Et puis, tu sais, je ne voudrais pas te déranger pendant que tu essayes de remplir un peu plus ton tableau de chasse. Mes lèvres se sont tordues dans un grimace moqueuse, et j'ai fini par rassembler tout mon courage pour lui sortir mon plus beau mensonge.Et je ne suis pas folle de toi, Micah, arrête un peu de rêver, tu veux ? Mon cœur venait de rejoindre mon estomac et mes intestins pour la partouze du siècle. Il n'y avait sans doute pas plus piètre menteuse que moi.

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Jeu 30 Déc - 11:18

    But since you said goodbye, the polka dots fill my eye.
    And I don't know why.


En fait, au-delà des apparences, Micah aimait bien Judy. Vraiment. Certes, il ne l’aimait pas – ou en tout cas, il était certain de ne pas l’aimer, même s’il était mal placé pour pouvoir affirmer que les méandres de son cœur n’avait aucun secret pour lui – mais il aimait beaucoup sa compagnie, et il adorait la voir rougir. La faire rougir. Et en dépit de leurs différences, qui n’étaient pas petites et des moindres, il était persuadé qu’il était possible d’arriver à une relation équilibrée. Entre le drogué affamé de corps féminins et la petite fille qui attend un prince charmant tout droit sorti d’un conte de fée, il était franchement difficile de trouver des atomes crochus. Mais Micah était de ceux qui n’avaient que faire du fil rouge, des âmes sœurs et autres conneries destinées à faire rêver les enfants, les femmes, et les naïfs. Au contraire, il se délectait de voir comment il pouvait contrer le destin, comment il pouvait choisir lui-même de son futur. Comment, en un seul revirement, en une seule décision, en un seul acte ou geste, il était possible de changer complètement le futur. Inutile de préciser que le jeune homme aurait été particulièrement déçu et dégouté si on arrivait à prouver l’existence d’un grand tout cosmique qui dirige les moindres faits et gestes des pauvres petits êtres humains, ou si on trouvait un énorme grimoire dans lequel était écrit à l’avance l’histoire de l’humanité. Il aimait à se considérer comme un homme libre. Mais Micah savait pertinemment ce qu’il aurait du faire pour briser les préjugés que pouvaient avoir les gens les uns envers les autres et, par la même occasion, contrer l’avenir. Oh oui, il le savait. Sauf que c’est le genre de chose qu’il était incapable de faire. Mentir dans ses sentiments, ce n’était vraiment son genre. De plus, cela se voyait dans ses yeux. Il était capable d’éluder et transformer toutes les réalités possibles et imaginables, mais sur ses sentiments ? Non, impossible. De fait, il était impensable qu’il puisse dire à Judy qu’il l’aimât s’il n’était pas lui-même sûr et certain que c’était la vérité.
Elle rit. Et Micah aimait bien son rire. Ou du moins, il aimait qu’elle rigole. Alors il sourit imperceptiblement. « Oh non, bien sûr que non. Quoi que, à force de coucher avec toutes les anglaises que tu croises, tu dois bien finir par leur ressembler, non ? Et puis, tu sais, je ne voudrais pas te déranger pendant que tu essayes de remplir un peu plus ton tableau de chasse. » Il réfuta cet argument d’un geste indifférent de la main, comme s’il avait chassé un joncheruine qui lui tournait autour du visage. « Et je ne suis pas folle de toi, Micah. Arrête un peu de rêver, tu veux ? » À son tour, il s’esclaffa. Mauvaise idée, car à chaque éclat de rire, il rebondit sur le ventre de sa compagne, offrant sans doute un spectacle des plus drôles. Il ne la croyait absolument pas, mais une fois n’est pas coutume, il s’abstint de tout commentaires. Après tout, le but n’était pas de la blesser ou de la faire fuir à nouveau. Plongé dans la contemplation du genou de Judy, qui était droit devant lui, il se mit à réfléchir. « Je te préfère toi. Les anglaises, c’est pas trop mon truc. Salem ou Beauxbâtons, à la limite, mais j’ai du mal avec Poudlard. Étrange… Faut croire que les anglais ne sont pas montés comme le reste du monde… » Il continua à marmonner tout seul durant quelques instants, inconscient du fait qu’il racontait vraiment n’importe quoi. Judy devait bien rigoler en l’entendant, mais il n’y faisait pas attention. Et même si ça avait été le cas, ça ne l’aurait pas dérangé. Que les gens se bidonnent de lui dans son dos ne l’avait jamais vexé outre mesure. Il avait appris qu’il n’existait personne dont personne ne rigolait dans son dos, alors à quoi bon s’en faire ? « Sérieusement, mon cœur, qu’est-ce que j’ai fais de mal ? » Ou pas fait du tout, se retint-t-il d’ajouter. Il s’exprimait de façon plutôt décontractée, mais dans un coin de son cerveau, l’inquiétude était belle et bien là. Il ne parvenait pas à comprendre ce qui pouvait la mettre dans un tel état. Si c’était réellement car il lui plaisait, pourquoi s’éloigner et l’éviter plutôt que de le laisser faire ?
Tu sais pourquoi.
Il aurait sans doute analysé la situation, il l’aurait sûrement tournée et retournée dans tous les sens afin de comprendre, en temps normal. Mais il n’était pas réellement d’humeur. Non pas qu’il n’était pas de bonne, ou qu’il se sentait mal, non. Il n’était juste pas d’humeur. D’un bond, il se redressa en position plus ou moins assise, l’air à la fois endormi et enthousiaste. « J’aime pas, moi, quand tu fais la gueule. Tu veux pas qu’on se réconcilie autour d’un bon verre d’absinthe ? Parait que certaines personnes ne se rappellent pas ce qu’ils ont fait après avoir bu, tellement ils sont gonflés. Ca m’est encore jamais arrivé… J’aimerais bien voir jusqu’où tu peux tenir avant de te jeter sur moi. » C’était reparti – malgré la complexité de son esprit et de ses sentiments, Micah restait Micah. Qu’il râle ou qu’il arbore ce grand sourire qu’il avait présentement sur le visage.




Moi aussi désolée pour le retard, mais j'avais mes examens, tout ça, fin bref. I love you

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Mar 4 Jan - 6:05

I wait for you,
wait for you to kill everything I have inside,
Destroying everything I have inside.



Je n'étais pas le genre de fille, comme Pearlyne, à draguer les mecs, aller vers eux, à faire des manières, à minauder et à me passer la main dans les cheveux. C'était sans doute idiot - moi qui "cherchais le grand amour", j'aurais mieux de venir à sa rencontre que de l'observer de loin. Mais ce n'était pas moi, d'ailleurs cette tenue, ce comportement, ce n'était pas moi non plus. Moi je refaisais le monde, je m'inventais des histoires et je me rêvais une vie plus intéressante, sans jamais faire quoi que ce soir pour qu'elle le soit réellement. Tout simplement, je n'avais pas, comme AJ, cette capacité, cette facilité à aller vers les autres, à "séduire". Chez certaines filles, c'était presque inné, mais pas chez moi. Face à n'importe quel être vivant doté d'un chromosome Y, je perdais littéralement mes moyens - il me fallait alors faire un effort considérable pour ne pas balbutier, trébucher, me cogner ou faire tomber quelque chose. Au fond, malgré tout, malgré moi, malgré ce corps, j'étais toujours une petite fille intimidée. Si je l'avais voulu, j'aurais pu avoir tous les mecs de l'école à mes pieds, peut-être même plus encore que Pearlyne. Mais il restait cette timidité maladive, ce sentiments infect d'être toujours une enfant coincée dans le corps d'une presque-femme, emprisonnée par ses rêves et ses illusions qui subsistaient malgré tout. Je me sentais invariablement comme une princesse endormie attendant que le baiser du prince charmant viennent la réveiller ; comme plongée dans la torpeur, condamnée à attendre que quelqu'un viennent me sortir de mon long sommeil. Sauf que je n'attendrais pas indéfiniment ; les tirades de Pearlyne sur l'inutilité de l'amour et le mal que je me faisais commençaient à porter leur fruits. L'amour éternel, le coup de foudre et tutti-quanti, c'était sans doute un peu tiré par les cheveux.

En contemplant ses mèches cuivrées qui reposaient sur ma poitrine je me demandais, pensive, s'il n'était pas temps de provoquer un peu le prince, si peu charmant soit-il. Ses éclats de rires me sortirent de mes pensées, et, n'étant pas dupe quant aux cause de son hilarité, je lui assenais une tape sur la joue. Ses rires finirent par se calmer, pour laisser place à un moment de réflexions qui n'était pas de tradition chez Micah.
Je te préfère toi. Les anglaises, c’est pas trop mon truc. Salem ou Beauxbâtons, à la limite, mais j’ai du mal avec Poudlard. Étrange… Faut croire que les anglais ne sont pas montés comme le reste du monde… Son petit compliment me passa à dix mille au-dessus, le reste étant bien plus important à mes yeux. Je n'étais donc pas la seule à me sentir toujours aussi étrangère dans cette univers. Les semaines passaient et tout le monde semblait presque trop bien s'habituer à la vie ici, contrairement à ma petite personne. Je n'avais toujours pas vidé ma valise, comme si j'étais convaincue que bientôt tout cela s'arrêterait et que je pourrais, non pas retourner chez mes parents, mais au moins rejoindre la Finlande et essayer de survivre là-bas avec le peu de moyens dont je disposais. J'avais déjà imaginé des millions de fois un happy end à nos années d'études, dans mes rêves les plus fous - un retour en Finlande, une année sabbatique à parcourir les routes avec Pearlyne et d'autres. Mais, justement, c'était bien une de mes énièmes rêveries. Sérieusement, mon cœur, qu’est-ce que j’ai fais de mal ? Ce coup-là aussi, je crus que je rêvais. Mon coeur ? Des mots trop tendres pour être sortis de la bouche du Micah que je connaissais. Trop tendres pour être réels, mais qui faisaient tant de bien, au fond. Je cherchais son regard, comme pour me y déceler la preuve que tout cela n'était qu'une bonne blague, mais ses yeux restaient obstinément fixés sur mon genou droit. J'avais déjà eu droit à beaucoup de petits surnoms, de "morveuse" à un "chérie" aguicheur, mais ça, jamais. Rien, justement, Micah. Tu n'as rien fait. J'ai pris sur moi pour ne pas lui balancer ça à la figure puis me lever et partir en courant. Il ne comprenait donc pas ? Chaque fois que je l'apercevais, il tenait une autre fille dans ses bras, adressait un sourire charmeur à une autre fille, tripotait une autre fille. Toujours une autre que moi, et surtout, pire que tout, Pearlyne. Parce que si elle était ma meilleure amie, en ce qui concernait les mecs, elle était aussi la seule personne que j'aurais voulu voir approcher ceux qui me plaisaient, pour une nuit ou non. Sans doute avait-il senti mon trouble, car il fini par se redresser, de manière à ce que je puisse le regarder dans les yeux. Fronçant les sourcils avec un petit air faussement concentré, je le scrutais quelques instants, mais avant que j'ai pu formuler une réponse correcte, il repris cet air malicieux et tordu que je lui détestais. J’aime pas, moi, quand tu fais la gueule. Tu veux pas qu’on se réconcilie autour d’un bon verre d’absinthe ? Parait que certaines personnes ne se rappellent pas ce qu’ils ont fait après avoir bu, tellement ils sont gonflés. Ça m’est encore jamais arrivé… J’aimerais bien voir jusqu’où tu peux tenir avant de te jeter sur moi. Je déglutis difficilement, comme si la déception s'était accumulée au fond de ma gorge, tout en secouant lentement la tête de droite à gauche, dépitée. Les seuls mots qui me sont venus à l'esprit sont eux aussi restés coincés en moi, ne produisant qu'un murmure presque inaudible. Tu changeras jamais, hein ? Sans même attendre une réponse de sa part, je me levai et m'apprêtai à lui foutre la honte de sa vie de dragueur. Tu veux que je te dise pourquoi je te fais la tête, Simmons ? Tu veux savoir ce que tu as fais de mal ? Tu pense que tu peux être avec moi comme avec Pearl ou d'autres filles, mais c'est pas le cas. Je joue pas à ça, désolée. J'ai aucune envie d'être la cinquième roue du carosse. Tu sais quoi, Micah ? Ton cœur, il t'emmerde. Une bouffée de fierté m'envahit, aussi chassée par un éclair de douleur qui me lacéra la poitrine. Je savais pertinemment que j'étais allée trop loin.

Me détourner de lui. Inspirer à fond. Avancer. Gravir les escaliers de nos vestiaires. Ne pas y retourner. Et malgré tout, prier pour qu'il me rattrape, prier pour tout se passe comme dans les bouquins à l'eau de rose que je dévorais. Je me suis mordue les lèvres pour empêcher ma boule de déception d'exploser en un geyser de larmes. Pour faire comme si cela ne m'atteignait pas. Pour faire comme si, justement, je venais d'accepter sa proposition, comme s'il me suivait, comme si j'allais lui prouver là-haut qu'avec ou sans alcool, j'étais incapable de dire non.

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Mer 5 Jan - 4:19

    Baby, my baby, it’s written on your face, you still wonder if we made a big mistake.


Les paroles Micah semblèrent passer difficilement. Les unes après les autres. Le jeune homme voyait sur le visage de Judy qu’il ne se conduisait pas exactement comme elle l’aurait souhaité. Tant pis, le but de la manœuvre n’était pas de faire le fayot. Et surtout, surtout pas avec elle. En la voyant aussi tendue et visiblement déçue, il sut que, peut-être, il avait été trop loin sans comprendre ce que sa compagne désirait vraiment. Ou plutôt, sans doute l’avait-il compris, mais qu’il avait tacitement et involontairement décidé de n’y prêter aucune attention. Car c’était plus simple comme ça. « Tu ne changeras jamais, hein ? » Silence. Quant bien même il aurait été capable d’ouvrir la bouche, qu’aurait-il put lui répondre ? Non. Non, Jude, je ne changerai pas. Jamais. Parce que c’est trop tard. Parce que je suis moi, Micah. À quoi tu t’attendais, Judy ? Tu me connais pourtant, non ? Depuis longtemps – presque sept longues années. Tu m’as vu grandir. Pourquoi croire que ce que j’ai mis des années à construire pourrait voler d’un seul coup en éclats ? Tu es bien optimiste, Jude… D’un coup, soudainement, brusquement, prise dans sa colère, elle se releva, dominant le jeune sorcier de sa hauteur. « Tu veux que je te dise pourquoi je te fais la tête, Simmons ? Tu veux savoir ce que tu as fait de mal ? Tu penses que tu peux être avec moi comme avec Pearl et d’autres filles, mais ce n’est pas le cas. Je joue pas à ça, désolée. J’ai aucune envie d’être la cinquième roue du carrosse. Tu sais quoi, Micah ? Ton cœur, il t’emmerde. » À nouveau, le silence. Mais pas que par Micah, cette fois. Tous les élèves de Durmstrang présents dans la salle commune avaient interrompu leurs conversations pour écouter ce qui se passait entre Judy et Micah. Entre la délicate fleur bleue et le corrompu dragueur. Un drôle de spectacle, sans doute. Bien plus divertissant que n’importe quelle futile conversation d’ados en mal de leur pays. Honnêtement, il aurait préféré régler ça en privé. Non pas car le rejet pur et simple de Judy en présence d’autres personnes le gênait ou le blessait dans son ego – voilà longtemps qu’il ne prêtait plus attention aux dires des gens sur lui – mais simplement car il estimait que des spectateurs attisait la colère de la jeune fille. De plus, ce n’était pas leurs affaires.
Judith tourna les talons, presque à regret, et disparut dans les escaliers qui menaient aux dortoirs. Ce n’était pas la première fois qu’une fille avec qui il avait passé la nuit pétait un boulon car il la laissait tomber le lendemain, certes, mais jamais encore l’une d’entre elle n’aurait osé le faire aussi fort et devant tout ce monde. Bizarrement, elles avaient trop peur des représailles. Mais Micah n’était pas ce genre-là. Il n’avait presque jamais levé la main sur personne. Et pas une seule fois sur une fille. Même sur une vraie salope, qui l’aurait humilié, délaissé, trompé ou autre. C’était contre tous ses principes. De plus, ça n’aurait strictement à rien, si ce n’est à le faire culpabiliser et à le faire mourir de honte. Il préférait se faire pourchasser par des sirènes armées d’arcs à flèches sur des bateaux à voiles, ou pire, tomber à court de gin, que de frapper une fille, en particulier pour quelqu’un d’aussi futile. De toute façon, s’énerver était inutile. Il n’avait que faire des sentiments d’une quelconque ex à son égard. Sauf que Judy n’était pas une ex, mais une… amie. Oui, une amie. Ou presque, en tout cas. D’abord décidé à la laisser s’en aller pour qu’elle puisse se calmer, il finit par soupirer, et se leva à son tour. S’avança vers les escaliers, les grimpa quatre à quatre, avant d’apercevoir la silhouette de Judy devant lui. Gentiment mais fermement, il attrapa son poignet, la forçant à s’arrêter. « Eh, Jude, s’te-plait, t’énerve pas comme ça, c’est mauvais pour la peau. » Il la lâcha. Secoua la tête. « Bon, ok, désolé. Vraiment. » Il la regarda un instant. Elle semblait bouleversée. D’un seul coup, il ne sut plus quoi dire, ému. Il ne comprenait pas vraiment son attitude. Tenait-elle à lui plus qu’il ne l’avait soupçonné ? Ou était-ce simplement sa fierté – qu’il n’avait jamais soupçonné non plus – qui parlait pour elle ? « Écoute, excuse-moi si je t’ai blessée, c’était pas l’intention. Mais Jude, à quoi tu t’attends ? Qu’est-ce que tu crois ? Tu sais comment je suis, non ? Je peux pas empêcher ma langue de parler avant mon cerveau ou mon cœur. Je peux pas changer juste pour toi, Judy, navré. C’est moi, drague et mauvaises manières comprises, ou rien du tout. Tu me plais, j’y peux rien. Mais je vais pas me métamorphoser en prince charmant pour tes beaux yeux. Je croyais qu’au bout du compte, t’aurais compris ça. » Son regard était distant, dépourvu de sa malice et de sa chaleur habituelles. Il se tut. Pourtant, il avait l’impression de ne pas avoir totalement vidé son sac. « Je ne suis pas tout blanc, je sais. T’aurais pu prendre ça à la rigolade, comme d’autres, mais j’aurais pu faire des efforts. N’empêche, si tu ne me parles pas, je peux pas deviner ce qui se trame dans ton esprit, moi. » Il se rendit compte trop tard que ses paroles pouvaient être interprétées de plusieurs façons. Bon, tant pis. Advienne que pourra. Il soupira derechef, se laissa tomber contre le mur de la cage d’escaliers, épaule appuyée contre la pierre. Il avait terminé son discours, exprimé tout ce qu’il ressentait, et il était presque certain que quoi que dise Judy, ça ne changerait rien à son opinion. Alors pourquoi avait-il le sentiment que ce n’était pas fini ?

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Dim 9 Jan - 6:32

Je n'avais jamais eu ce comportement, avec qui que ce soit. Jamais eu cette envie de ridiculiser quelqu'un comme ça, jamais mis de côté le regard des autres pour n'accorder d'attention qu'à ma propre personne, ma propre déception, mes propres pensées. Je n'étais pas toujours des plus douces, c'était clair. Mais ça ? C'était comme si une autre avait pris ma place, avait exprimé les choses que je gardais enfouies en moi depuis tout ce temps de peur de dévoiler une trop grande partie de moi-même. Et bien que tout ce que j'avais dit me sembla justifié, le remord ne mit pas beaucoup de temps à m'atteindre - comme à chaque fois que je haussai le ton. J'avais laissé derrière moi un silence de mort, personne n'étant habitué à voir Micah se faire engueuler de cette manière. Pas qu'il soit ce genre de "superstar", ceux qui dirigeaient l'école et menaient tous le monde à la baguette sans que quiconque ose les contredire - enfin, c'était à voir. Mais personne, ou du moins aucune fille sensée ne pouvait lui résister. Mis à part Pearlyne et quelques autres spécimens de son genre, je devais être l'une des seules à lui avoir tenu tête de cette manière. Malgré moi, il en ressortit une certaine fierté malsaine, comme un semblant de vengeance, pour tout ça.

Mais je ne pouvais décemment pas lui en vouloir. J'étais la seule à m'être empêtrée là-dedans - je m'étais précipitée seule dans ce cercle vicieux. J'avais été témoin de sa transformation : j'avais surpris les pleurs de gamines qu'il avait déçu, j'avais ramassé ses bouteilles vides qui traînaient et l'avais pris sur le fait quand il se faisait ses lignes. Je ne pouvais lui reprocher d'être cette personne, simplement parce que si j'avais voulu le changer, j'aurais dû le faire bien avant ce jour-là. Et encore plus parce que c'était ce Micah-là, et pas une version assagie, qui me plaisait.

Des pas ont résonné dans l'escalier derrière moi, et la seule chose qui me vint à l'esprit fut de fuir. J'étais dans un état pas croyable, les yeux rouges et bouffis et les mains tremblotantes. Les chambres n'étaient plus qu'à quelques marches de moi, et une fois que j'y serais, plus personne ne pourrait venir m'emmerder. Au moment où mes doigts frôlèrent la poignée de la porte, une main vint fermement attraper mon poignet. De ma main libre, je m'empressai d'essuyer les larmes qui avaient coulé sur mes joues, sans pour autant me retourner vers lui. Je gardais le dos tourné, la tête basse.
Eh, Jude, s’te-plait, t’énerve pas comme ça, c’est mauvais pour la peau. Je me tournais vers lui, incrédule. Alors c'était tout ce qu'il avait à me dire ? Je me débattis sans grande conviction, mais cela suffit à ce qu'il me lâche. Cependant, avant même que je n'ai pu faire l'esquisse d'un mouvement, il reprit. Bon, ok, désolé. Vraiment. Un sanglot monta dans ma gorge jusqu'à m'étouffer, et une nouvelle bouffée de larme m'assaillit tandis que je me décidai à rester, et à l'écouter. Je l'observai, songeuse, en mordillant ma lèvre - pour la toute première fois, il semblait réellement sincère, comme s'il se souciait vraiment de savoir s'il m'avait fait du mal. Écoute, excuse-moi si je t’ai blessée, c’était pas l’intention. Mais Jude, à quoi tu t’attends ? Qu’est-ce que tu crois ? Tu sais comment je suis, non ? Je peux pas empêcher ma langue de parler avant mon cerveau ou mon cœur. Je peux pas changer juste pour toi, Judy, navré. C’est moi, drague et mauvaises manières comprises, ou rien du tout. Tu me plais, j’y peux rien. Mais je vais pas me métamorphoser en prince charmant pour tes beaux yeux. Je croyais qu’au bout du compte, t’aurais compris ça. Un soupir m'échappa et je me laissai glisser à même le sol, dépitée, le regard fixé sur le mur derrière moi, avec seulement son genou dans mon champ de vision. Mais je le sais, tout ça, Mike. J'm'en fous de tes mauvaises manières et de ta sale manie de sauter sur tout ce qui a une poitrine - si c'était pas le cas, on en serait pas là aujourd'hui. Tu comprends pas, c'est pas ça le soucis. C'est juste... je te demande pas de changer ça. Mais Micah, j'ai pas envie d'entre une nana parmi tant d'autres, c'est tout. Je baissais les yeux, gênée de me dévoiler à ce point, tout en sachant que je n'avais pas le choix. Tout ce qu'il avait dit était vrai, et je le savais depuis toujours. Il ne changerait pas, et seul la part encore trop gamine de moi-même avait continué à croire que les choses pouvaient encore changer. A croire que la Lune et le Soleil pouvait devenir un "nous". J'imagine que c'est pas à ta portée. C'est ma faute, j'aurais dû le comprendre depuis longtemps.Un silence embarrassé s'est installé entre nous le temps d'une respiration, chacun cherchant ses mots. Micah n'était plus le même, devenu subitement, froid, distant... sérieux. Cela me procura une sensation étrange. Je ne suis pas tout blanc, je sais. T’aurais pu prendre ça à la rigolade, comme d’autres, mais j’aurais pu faire des efforts. N’empêche, si tu ne me parles pas, je peux pas deviner ce qui se trame dans ton esprit, moi. J'ai haussé les épaules, avec l'air d'une petite fille que son père engueulerait. Ouais, je sais. Pardon.
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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Sam 22 Jan - 5:55

    She’s thinking he looks different today.


La scène qui se déroulait, là, toute de suite, entre les deux contraires, était plutôt épique. Même plus, dans un sens. Micah le serviteur de ces dames, Micah qui ne refusait jamais de trinquer, Micah qui aimait toujours tester toutes sortes de nouvelles choses. C’était plutôt étrange, pour lui, de parler à cœur ouvert. Il était du genre à se cacher derrière le sarcasme ou l’alcool. Pourtant, il n’était pas de ceux qui ont honte de leurs sentiments, ou qui sont tellement insensibles qu’ils ne parviennent même plus à exprimer une quelconque émotion humainement normale. C’est simplement que lorsqu’il pouvait l’éviter, il se passait volontiers des déballages de sentiments. Bref. Le jeune nordique avait le regard vrillé sur Judith, debout face à lui. Il ignorait comment cette journée finirait, et il ne pouvait s’empêcher de se poser des questions. C’était plutôt nouveau pour lui, étrangement. Habituellement, ses copines ne lui faisaient pas de scènes comme celle-là, et jamais une prétendante n’avait été amenée à la considérer autrement que comme un bon coup, un trophée qu’elles pourraient exhiber à leurs amies pour montrer qu’elles « s’était faite Micah Simmons ». En fait, on pourrait presque le voir comme un jouet. Un jouet volontaire et totalement consentant, mais un jouet quand même. Il était sans cesse en train d’affirmer qu’il aimait un peu trop les femmes et tirer son coup, qu’il savait ce qu’il faisait. Que c’était ça, la belle vie. Était-il encore vraiment maître de lui, cependant, depuis toutes ces années à vivre dans la débauche ? Ou l’alcool, l’herbe et, de fait, l’habitude, avaient-ils eu raison de lui ? Lentement, Judy se laisse glisser le long du mur, s’asseyant face à lui. « Mais je le sais, tout ça, Mike. J'm'en fous de tes mauvaises manières et de ta sale manie de sauter sur tout ce qui a une poitrine - si c'était pas le cas, on en serait pas là aujourd'hui. Tu comprends pas, c'est pas ça le souci. C'est juste... je te demande pas de changer ça. Mais Micah, j'ai pas envie d'entre une nana parmi tant d'autres, c'est tout. (…) J'imagine que c'est pas à ta portée. C'est ma faute, j'aurais dû le comprendre depuis longtemps. » C’était donc ça. Dans un sens, c’était un peu facilement devinable. Peut-être Micah avait-il même fait semblant de ne pas le voir. Pour ne pas avoir à se confronter à… l’amour, ou du moins l’affection et le désir. Pas le sien, sans doute, mais celui de la jeune fille. Depuis combien de temps cela durait-il ? Des semaines, des mois, des années ? Il comprenait qu’elle soit en colère, qu’elle soit déçue, qu’elle pleure. Durant une demi-seconde, il sentit son cœur se serrer. Il s’en voulu. Ouais, je sais. Pardon. Il lui aurait pris la main, l’aurait serrée dans la sienne – ou il l’aurait prise dans ses bras, lui aurait raconté n’importe quoi, histoire de la faire rire, histoire qu’elle arrête d’être triste et de raviver son regard vague. Mais ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire.
Dis-moi. Dis-moi comment je dois faire. Ce que je dois te dire, comment je dois agir. Je suis perdu.
Le brun se sentait totalement désemparé. Son cerveau était aux abonnés absents, et son corps était aussi lourd que du plomb. Réaction pour le moins étrange, car il n’avait jamais été aussi pris au dépourvu. Il faut dire que la situation était des plus inédites pour lui. Il ne se souvenait pas d’avoir jamais autant été apprécié d’une femme. Ou plutôt, il ne se souvenait pas qu’une femme ait jamais réagi de cette façon juste pour – ou à cause de – lui. « Pardon. » Et il se tut. Il avait beau essayer de réfléchir à quelque chose de passable à lui dire, il ne trouvait rien. Il releva légèrement le menton, observa Judy. Le regard à la fois concentré et vague. Moment d’incertitude. « Et donc où cela nous mène-t-il ? » Question de pure rhétorique. Nulle part. Évidemment. « Tu es une fille superbe, Judy. Tu as tout pour toi, tu ne devrais pas perdre ton temps pour moi. » Et il se tut, pensif, essayant de déterminer s’il mentait ou non. Peut-être qu’au final, il souhaitait qu’elle perde son temps pour lui. Ou peut-être pas. À vrai dire, il n’était plus sûr de rien.

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Jeu 3 Fév - 7:14

Je me recroquevillais sur moi-même, ramenant mes genoux contre ma poitrine et enfouissant mon visage dans mes bras en soupirant, dans un position de repli, une position fœtale, littéralement. J'avais peur, peur de le perdre, peur d'en avoir voulu trop et d'au final le voir m'enlever le tout. Si j'avais seulement eu la décence de me taire, d'encaisser et d'arrêter de rêver, tout aurait été bien plus simple. C'était ce que j'avais toujours fait, jusqu'à maintenant - prendre sur moi. Mais je voulais enfin faire quelque chose ; faire que quelque chose m'arrive, arrêter de regarder les autres s'éclater et laisser ma petite existence s'écouler tranquillement. C'était trop simple de laisser les choses se dérouler sans tenter le diable, juste par peur de faire une erreur, par peur de me faire jeter ou d'être déçue. Au risque d'avoir mal, il avait fallu que je le fasse. Mais tout cela n'avait en définitive absolument aucun sens. Comment pouvais-je seulement continuer à espérer quelque chose de cette histoire, à quoi jouais-je donc ? Pourquoi fonçais-je droit dans le mur tout en sachant que j'allais m'y écraser ? A quoi bon faire semblant, à quoi bon nier l'évidence qui se présentait à moi, à quoi bon continuer de forcer ma naïveté pour ne pas voir ce qui se tramait ? Je fonçais les yeux fermés depuis des années, refusant d'accepter la vérité, d'accepter qu'il devenait chaque jour un peu plus inatteignable. Dès le début j'avais eu tort de m'engager là-dedans, j'avais eu tort de me laisser envisager quoi que ce soit avec Micah, et j'avais eu tort aussi de lancer cette conversation.

Ravalant la boule de chagrin qui obstruait ma gorge, je levai les yeux vers lui, et décelais dans ses yeux une chose que je n'aurai jamais soupçonné y trouver. Cela devait se situer entre la pitié, la compassion, la tristesse et l'incompréhension... quelque chose dans ce genre. Il semblait perdu, désemparé, comme si le visage qu'il montrait habituellement - shooté ou non - n'était qu'un vulgaire masque. N'était-il pas censé être le dragueur, le tombeur de ses dames ? Je m'étais imaginée que Micah saurait parfaitement comme réagir, me jouerait la carte du "tu es trop bien pour moi", et m'embrasserait sur la joue avant de me planter là avec ma rancœur. J'avais joué cette scène dans ma tête des millions de fois avant de ne lui avouer ce que j'avais réellement sur le cœur. Imaginé qu'il me réservait le même sort qu'à toutes les filles d'avant, qu'il me jetterait comme toutes les autres sans même s'en vouloir pour m'avoir fait souffrir. Mais non. De nous deux, il semblait être le plus perdu, et de loin. Étais-je donc la seule à avoir jamais tenté de lui tenir tête, la seule à avoir osé lui dévoiler mes sentiments de cette manière ? Il avait tant de filles à ses pieds - peu importait leur nationalité, elles étaient toutes dingues de lui - et je ne pouvais pas les en blâmer, car j'étais comme elles. A la différence près qu'elle aimaient plus une image qu'une personne - je veux dire, elles ne l'avaient pas connu comme moi, à onze ans et des poussières, quand il n'était encore qu'un gosse paumé parmi tant d'autres. Quand la drogue, l'alcool, les nanas n'avaient pas encore eu raison de lui. Je me souvenais parfaitement qu'à l'époque, ni lui ni moi n'étions... n'étions quoi ? J'avais eu la possibilité d'essayer - ne serait-ce que d'essayer - de ne pas le laisser devenir ce qu'il était aujourd'hui. J'étais convaincue que je n'y serais pas parvenue, jamais il ne m'aurait écouté. Mais j'aurais pu essayer.
Pardon. Nos regards se croisèrent un instant, et je crus voir une ombre voiler son regard, comme si, un instant, il avait douté. Et donc où cela nous mène-t-il ? [...] Tu es une fille superbe, Judy. Tu as tout pour toi, tu ne devrais pas perdre ton temps pour moi. Je soupirai lourdement, avant de relever les yeux vers lui, et de déceler encore une fois cette chose indescriptible dans son regard. Mais c'était encore différent de la première chose que j'avais cru y voir ; ça n'avait à présent plus aucun rapport avec moi, ou avec ce que j'avais pu dire. Maintenant, c'est lui et lui seul. C'était lui qui se posait des questions, c'était lui qui posait problème. J'ai laissé passé les secondes, contemplant son visage sur lequel se lisait son trouble, avant de le sortir de ses pensées d'un ton brusque. C'est dingue, Micah, mais j'étais sûre que t'allais me sortir une connerie dans ce genre-là. Je le fixai pensivement, en clignant doucement des yeux et en secourant la tête de droite à gauche d'un air dépité. Enfin... si je suis là, c'est que je veux perdre mon temps pour toi. Même que tu sais quoi ? J'ai pas l'impression de perdre mon temps, en ce moment. J'ai l'impression de dire et de faire n'importe quoi, mais pas de perdre mon temps.
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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Dim 20 Fév - 0:49

    Oh I am what I am, I do what I want, but I can’t hide.


Un air. Une expression. Non, Micah. Tu t’égares. Ce n’est pas ça. Pas ça. « C’est dingue, Micah, mais j’étais sûre que t’allais me sortir une connerie dans ce genre-là. Enfin… Si je suis là, c’est que je veux perdre mon temps pour toi. Même que tu sais quoi ? J’ai pas l’impression de perdre mon temps, en ce moment. J’ai l’impression de dire et de faire n’importe quoi, mais pas de perdre mon temps. » Le garçon redressa les yeux. Son air désarçonné, presque innocent, était quelque peu choquant sur lui, comme si son visage avait été créé pour ne jamais avoir à porter ce genre d’émotion. Depuis qu’il était à Poudlard, les rares moments où il pouvait s’exprimer dans sa langue natale, le norvégien, étaient comme un moment de répits, une délivrance, où il était lui et entièrement lui. Pourtant, là, tout de suite, il aurait donné n’importe quoi pour que Judy et lui ne parlassent pas la même langue. Mais d’un autre côté, il avait le sentiment que même coincés chacun dans son propre langage, cela n’aurait rien changé. Judy connaissait Micah bien plus que de nombreuses autres personnes se targuant de savoir tout sur lui, bien que cela ne se voie pas à première vue. Ils avaient grandit ensemble, dans un sens. Elle l’avait vu au sommet de son intelligence, lorsqu’il avait humilié leur professeur d’histoire de la magie en troisième, elle l’avait vu désespéré et révolutionnaire, lorsqu’ils avaient du utiliser des rats morts pour leurs potions, effrayé, face au chat d’une fille de la même année qu’eux, elle l’avait vu dragueur, passionné, pensif, shooté, bourré. Elle l’avait même aperçu déconnecté et solitaire, la lettre lui annonçant que pépé Simmons était gravement malade coincée entre les doigts, un soir dans le parc de Durmstrang – et elle avait beau avoir fait semblant de rien, Micah savait qu’elle l’avait vu. Alors que pouvait-elle bien lire à présent dans ses yeux ? Il aurait presque voulu qu’elle le lui dise. Quoi faire. Quoi dire. Que ressentir. Il ne savait pas. Il était tiraillé entre plusieurs choix dont il se serait volontiers passé et dont, pire que tout, il ignorait complètement les conséquences. Se laisser aller à son mauvais caractère signifiait se lever d’un bond, le regard furieux. La regarder avec agacement, et se mettre à grommeler, ou pire à hurler, selon la frénésie qui le prendrait, en tournant en rond. J’en ai marre, Judy. Je peux te dire n’importe quoi, de toute façon, tu trouveras toujours quelque chose à critiquer ! Tu dis que tu me veux, mais pourquoi j’ai l’impression que tu m’idéalises ? Ou que tu me remodèles en fonction de ce que tu voudrais que je sois ? Le prince charmant, ça n’existe pas, et ce n’est certainement pas moi ! Si j’avais eu envie d’être un gentil petit copain, tu crois pas que ça fait longtemps qu’on serait ensemble ? Il se perdrait dans ses paroles, ne trouverait pas les mots pour s’exprimer, raconterait encore n’importe quoi. Et il finirait, cédant à la frustration, autant celle transmise pas Judy que celle qu’il éprouvait à sa propre encontre, il donnerait un gros coup de pieds dans le mur, grommèlerait sous la douleur, et boiterait jusqu’à son dortoir, dans lequel il s’enfermerait. Se la jouer diplomate, et essayer de trouver un compromis. Il se ferait plus pensif, aurait l’air perdu. Comme maintenant. Judy, je sais ce que tu veux, et ce que je veux, moi. C’est pas compatible. Si l’on cède à l’un ou à l’autre, l’un de nous perdra. Je serai prisonnier, ou tu te sentiras comme si tu étais juste une de plus. Ce qui est d’ailleurs un chouya vexant, mais bon. Alors quoi ? On se sépare en se disant adieu, et on s’ignore jusqu’à la fin de l’année pour ne plus jamais se revoir après ? Ou on décide d’être réglos, et on est juste copains ? Tu ne veux plus de moi et je ne veux plus de toi ? Je suis prêt à essayer, si ça peut éviter quelque chose de pire. Et il joindrait ses doigts les uns aux autres, appuyait ses coudes sur ses genoux, et son front sur ses mains, fermerait les yeux, l’air plongé dans une intense réflexion.
Sauf que ça ne changerait rien. On en reviendrait toujours à la même chose. La situation tournait en rond, comme si le temps s’amusait à les faire languir et souffrir.
Il fallait que cela cesse. Un murmure.
« D’accord. Tu as gagné. Si tu me veux, je suis à toi. »
Pourquoi avait-il l’impression de ne pas jouer sur le bon tableau ?



(j'avais pas vu que tu avais répondu, je suis désolée pour le retard, et même si j'avais dit que j'arrêtais quelques temps, je te devais bien ça, surtout que ce rp m'inspire trop )

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MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Mar 8 Mar - 23:21

      The heart has its reasons of which reason
      knows nothing.


Je ne voulais pas voir ce qui se déroulait sous mes yeux - sa lente prise de conscience, cette transformation absurde. Je refusais d'accepter que même Micah perdait pied. Comment cela pouvait-il continuer si même lui ne savait plus où il en était ? Micah... il était Micah. Il ne pouvait pas douter de cette manière. Il ne pouvait pas me demander à moi de choisir, de trouver une solution - j'en étais incapable. Il ne pouvait être si désarçonné, il ne pouvait pas me faire ça. Ce visage apeuré, sombre et résolu, ça n'était plus lui, ça ne pouvait plus être lui. Le silence s'installa entre nous, et ce silence voulait bien plus dire que tous les mots que nous aurions pu trouver. Il n'y avait plus rien à faire, ce n'était plus vivable. Trouver une solution ? A mes yeux, il n'y en avait pas. On était coincés, c'était aussi simple que cela. Impossible de trouver une issue qui ne blesserait aucun d'entre nous ; impossible d'en sortir intactes.

J'avais sous les yeux quelqu'un que je ne connaissais pas, ou plus, un étranger. Ce masque de vulnérabilité qui s'était invité sur le visage du Micah plein d'assurance, dragueur et frimeur que je côtoyais depuis quelques années maintenant, ce masque me donnait la gerbe. Je ne voulais pas revoir ce Micah-là ; à n'importe quel autre moment oui, mais pas maintenant. J'avais trop besoin de son assurance et de sa désinvolture habituelles. J'avais souhaité des dizaines de milliers de fois retrouver le Micah de notre enfance, le Micah de ces moments d'intimités volés, mais pas maintenant. Il semblait prêt à exploser d'un instant à l'autre, si perdu. L'idée de le prendre dans mes bras ou de simplement poser une main sur son genou, comme pour l'empêcher de partir ou de se mettre à me hurler dessus, me traversa vaguement l'esprit, mais, bien sûr, je n'osai pas le faire. Il me faisait peur, en tout, dans sa manière de me fixer comme ça ou juste de ne rien dire. Il me faisait peur parce que je sentais la catastrophe se profiler.

Le temps sembla se dérouler avec une lenteur inouïe, jusqu'au moment où il prononça ces quelques mots.
D’accord. Tu as gagné. Si tu me veux, je suis à toi. Je relevais brutalement la tête, me la cognant à moitié conte le mur derrière moi. Le silence est encore plus lourd qu'auparavant, car l'un comme l'autre nous pesons le poids de ses mots. Le sang me monte à la tête avec un tambourinement affreux, le martèlement de mon cœur dans ma poitrine m'envahit violemment. Je le fixai comme un dément, impossible de prononcer un mot - que venait-il de dire ? Les mots mirent une éternité à prendre une signification dans mon esprit. Je suis à toi. Les mots résonnent dans ma tête, s'ajoutent au martèlement de mon cœur, et me filent une nausée à mourir. Un instant, je me vois partir en courant, partir vomir tous ces mots qui m'obstruaient la gorge et l'esprit et tout oublier. Mes mains, mon corps tout entier était secoué de tremblements incontrôlables, que je tentai en vain de dissimuler à Micah. J'ai posé à nouveau la tête sur mes genoux, espérant vainement que cette vague déferlante qui venait de m'atteindre s'apaiserait, mais c'était sans doute trop demander. Tout s'embrouillait dans ma misérable petite cervelle. J'avais attendu ce moment pendant tant d'années - peut-être même, inconsciemment, depuis le tout début - et maintenant qu'il arrivait, j'étais incapable d'y faire face. Je n'en voulais plus. F-fais pas ça. Te sacrifie pas pour moi. C'est pas un jeu, il doit pas y avoir de gagnant ou de perdant. Je me mis à pleurer doucement, en silence, presque honteuse de ces larmes. Je détestai être faible, aussi sensible et à fleur de peau ; j'avais toujours envié la force de caractère d'AJ, et je me rendis compte que j'aurais donné cher pour stopper le temps un instant et aller lui demander conseil. Elle savait toujours, elle, elle n'avait même pas besoin de se poser de questions. Elle savait, c'était tout. C'est à toi de faire un choix, maintenant, Judith. Tu es toute seule à prendre la décision. On arrête. Tout. Oublie. Bon Dieu, ma fille, t'es vraiment assez conne pour croire que ça suffira à tout effacer ? Les larmes continuaient à couler sans bruit sur mes joues, y laissant des traînées sombres de mascara, et je baissai les yeux. Je ne voulais pas qu'il voit mes larmes, je ne voulais pas qu'il comprenne que ce n'était pas mon cœur qui avait parlé mais un genre d'instinct de survie ou de subconscient à la con. Le chagrin laissa place à la colère ; je fermai les yeux, pour empêcher les larmes de couler et serrai les poings, plantant mes ongles dans mes paumes, pour remplacer la douleur du cœur par la douleur physique. Je sais que ça n'a aucun sens. Mes mots n'étaient que des murmures, impossible de savoir si je les avais vraiment prononcés ou s'ils étaient restés accrochés à mes lèvres. Je fuis - encore une fois - parce qu'il n'y avait plus rien à dire. Je gravis les dernière marches qui menaient jusqu'aux dortoirs à pas précipités, avec cependant l'espoir que ce n'était pas fini. T'es vraiment trop lâche, ma pauvre. Et t'ose encore espérer qu'il te rattrapera. Tu sais vraiment pas ce que tu veux. C'était trop dur de renoncer entièrement, au fond. Trop dur de prendre la décision de tout arrêter, trop dur de se jurer de ne plus se faire d'illusions. Trop dur de vivre dans un monde désenchanté, trop d'accepter la douleur du retour à la réalité. Je voulais encore y croire - juste un instant de plus.

Spoiler:
 
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⊰ PARCHEMINS : 202
⊰ INSCRIPTION : 01/11/2010
⊰ CRÉDITS : b.velvet, rosendale
⊰ ÂGE RPG : 17 ans.
⊰ PSEUDO : applestorm.
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4394


STOP FOR A MINUTE
JUKEBOX:
RELATIONSHIPS:
DOUBLE-COMPTE: LA MÉCHANTE ADMIN ROUGE ET OR, ça te parle ?
MessageSujet: Re: I bet you look good on the dance floor (JUDY). Jeu 2 Juin - 7:25

Take it easy, you're going to love me.
No need to change me cause nothing's gonna save me, you can always try to get me.
I give you one, you give me more, I give you something that you have always wanted.
Take it easy, and let it go.

Dans le genre buté, je demande la fille et le garçon. Les… quoi, au fond ? Camarades de classe ? amis ? amoureux ? Peu importe ! pourrait-on lancer, décidant d’un coup de vivre au jour au le jour, sans se soucier de la futilité des émotions. Mais non. C’était là que résidait tout le problème. Pourtant, Micah n’était pas du genre têtu comme une mule. Du genre à n’écouter que lui. Du genre à foncer tête baissée une fois qu’une idée avait germé dans son esprit. Il savait s’avouer vaincu, et reconnaissait ses tords lorsqu’il le fallait – certes pas de bon cœur, mais il le faisait. Là, tout de suite, il ne savait plus distingué le bon du mauvais, le vrai du faux. La raison au tord. Sans doute était-ce l’une de ces situations où toutes les alternatives ont leur quota de raison, et de tord. Il avait l’impression que quelle que soit la solution qu’ils choisiraient, l’un serait du côté sombre, l’autre du côté clair. Ou alors, ils resteraient dans le gris, et ça ne serait plus qu’un cercle vicieux les rendant fous, l’un comme l’autre. Excessif ? Peut-être un peu. Mais pas tant que ça. Qui pourrait nier la complexité des sentiments ? Il arrivait que le plus simple des dilemmes se transforme vite en véritable cauchemar, lorsque l’on s’attarde trop dessus, le faisant tourner et retourner dans son esprit, tentant vainement d’y trouver une solution. Et puis, ils pouvaient décider de faire chatoyer leur monde de mille couleurs. Comme un feu d’artifice perçant la nuit. Comme un arc-en-ciel sous le soleil. Comme le moment le plus fort d’une chanson. Comme un dessin d’enfant. La vie de Micah avait-elle jamais rayonné à ce point ? Il ne pouvait le dire. Autant que pouvait l’être un ado vivant de la façon exacte dont il l’entendait, il était heureux. Oui, heureux. Mais son quotidien était-il beau à ce point, lui aussi ? Cette simple question – je t’aime ? je ne t’aime pas ? – le faisait remettre en doute la moitié de ses convictions. Quoi, Micah ? Tu te plains encore, alors que tu as tout ce que tu peux souhaiter avoir ? « F… Fais pas ça. Te sacrifie pas pour moi. C'est pas un jeu, il doit pas y avoir de gagnant ou de perdant. » Elle pleurait, tremblait – ce qu’il ne vit pas. Et c’était sûrement mieux ainsi, car il ignorait sa réaction dans le cas contraire. Il préférait presque ne jamais le savoir. « J’ai l’impression que si, pourtant. » Son timbre était grave de nature, voire presque un peu rocailleux, et pourtant, sa voix se faisait basse et douce, comme s’il avait parlé à un enfant en bas âge ayant besoin d’être rassuré, juste après s’être fait grondé pour avoir fait une bêtise. Mais lequel des deux était l’enfant ? Judy ? Ou Micah ? Au fond, lequel, ou laquelle, des deux doutait ? Ignorait totalement ce qu’il voulait ? On pouvait dire ce que l’on voulait, ce n’était pas Judy. Le brun ne savait que faire. Était-ce l’un des grands principes de la vie, que l’existence soit sans cesse compliquée par des éléments imprévus ? Des jours paisibles, sans devoir se retrouver confronter à ses sentiments étaient-ils impossibles à avoir ? Apparemment. « On arrête. Tout. Oublie. (…) Je sais que ça n’a aucun sens. » Lentement, il redressa le visage. Quoi encore ? Pourquoi ? Pourquoi étaient-ils incapable de prendre une décision et de s’y tenir ? Étaient-ils voués au flou pour le reste de leur existence commune ? Sans pouvoir s’en empêcher, il sonda son esprit pour tenter de comprendre quels sentiments il éprouvait en réaction aux paroles de Judy. Mais s’il ressentait quelque chose, n’était-ce pas censé être évident ? Le fait qu’il doive prendre sur lui n’était-il pas le signe, justement, qu’il n’y avait rien ? Ou était-il simplement trop bouleversé pour être réactif ? Il avait si peu l’habitude de ce genre de scène qu’il ignorait totalement ce qu’il était censé penser, faire, éprouver. Des milliers de questions défilèrent dans l’esprit du brun, incapable de les retenir, même si ça devait le rendre fou. D’un bond, elle tourna les talons, le faisant sursauter. Par réflexe, il l’imita, bondit sur ses pieds. Ca ne pouvait pas se terminer comme ça. Un « oui », un « non », mais pas un « peut-être », pas un « je ne sais pas », pas un « on verra plus tard ». La plaie était ouverte, à présent, alors il fallait la nettoyer, la soigner, et pas la laisser saigner. Sinon, ça n’en finirait jamais. Et il faudrait peut-être des jours, des semaines, des mois, avant qu’ils ne puissent discuter à nouveau. D’un autre côté, Micah aurait donné n’importe quoi pour revenir en arrière et ne pas tourner la tête à l’entrée de Judy dans la salle commune des Durmstrang. D’une enjambée, il la rattrapa, lui prit le poignet, pour la deuxième fois. Pour ne plus savoir que faire ensuite. Il commençait à comprendre quel genre de fille était Judith. Non, en réalité, il avait toujours plus ou moins su qu’elle était très différente de celles qu’il côtoyait habituellement, qui pouvait passer la nuit avec lui et ne plus lui parler le lendemain, qu’elle avait besoin de repères, d’amitié, d’amour, qu’elle était vraie. Mais il n’y avait jamais réellement prêté attention.
Ses doigts lui intimèrent de s’arrêter, de lui faire face. Il se pencha vers son destin, les yeux écarquillés par son impuissance totale à comprendre son propre esprit, et ses mains glissèrent vers son corps, le frôlant pour entrer en contact avec la froideur du mur, la prenant au piège. Ses lèvres hésitantes et volontaires brisèrent les non-dits qui les repoussaient chacun de leur côté, s’arrêtèrent à quelques millimètres de leur fruit défendu, comme apeurées de violer sa pureté. « Tu… me rends fou, tu me fais douter de tout ce dont j’étais sûr. Personne n’y était jamais parvenu… » Un murmure, soufflé comme un aveux.
Entre ses lèvres humides, sa voix tremblait.
Embrasse-moi.
Embrasse-la.
Doucement, il se penche.

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I bet you look good on the dance floor (JUDY).

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