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cassandre&lewis ★ carpe omnis

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⊰ PARCHEMINS : 114
⊰ INSCRIPTION : 07/11/2010
⊰ CRÉDITS : .Reed
⊰ ÂGE RPG : seize ans
⊰ PSEUDO : addie
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4417

MessageSujet: cassandre&lewis ★ carpe omnis Dim 28 Nov - 13:55


cassandre&lewis • carpe omnis


« La magie n'a aucune limite », « les moldus échouent là où les sorciers trouvent une solution », « Rien n'est impossible en maîtrisant avec expertise l'art de la magie ». Tant de paroles qui, probablement, pourraient paraître absurdes voir maléfiques aux yeux de beaucoup d'étudiants. Les plus paresseux les jugeraient tels de propos vantards, ou essayant en vain de les motiver à travailler. D'autres verraient une aversion pour les moldus et par ce fait, un côté assez maussade. Certains y apercevraient une sorte de moquerie, tandis que d'autres, prendraient réellement ces paroles au sérieux. Ils n'y verraient rien d'autre qu'une pure vérité, se refusant d'y interpréter quoi que ce soit d'autre, ces simples mots écrits et prononcés par des individus aussi normaux extérieurement les uns que les autres, les réconfortant tellement dans leur malheur, dans leur désespoir, que quoi qu'il en coûte, ces termes futiles se métamorphosent promptement en bouée de sauvetage. Un phare en plein désarroi, une étoile dans la tempête sombre. Un éclair infligeant une faille si minime à une totale peine, une douleur si profonde que n'importe qui ne la verrait pas, même les personnes les plus proches d'elle. Une peine si béante qui se croirait enfin pansée par l'espoir suscité par ces paroles peut-être dignes de grandes propagandes. Mais qu'est l'être humain, si ce n'est quelqu'un qui pourchasse sans arrêt ce que les autres appellent « bonheur » ? Peu importe les procédés, les bons comme les mauvais songent à ce sentiment. Il a beaucoup de synonymes alors, comme : « pouvoir », « gloire » ou « vengeance ». Peu importe le contexte, peu importe l'histoire, anodin serait-il de se voiler la face. Le même schéma se dessine inlassablement, orné des excentricités des Hommes pour en faire des anecdotes plus intéressants aux yeux de ces Dieux, ces Êtres présents ou non qui nous guettent peut-être de leur trône inaccessible. Encore une fabulation, probablement. En attendant, même si le monde n'est qu'un tissu de mensonges et que rien n'est entremêlé d'un soupçon de vérité, la seule manière de survivre et de placer sa foi en quelque chose. Quelque chose que nous estimerions, quelque chose pour quoi nous lutterions, pour quoi nous donnerions un but, un but digne de notre existence même. Et moi, mon but, c'était trouver cette solution, la solution qui pourrait rimer avec le pouvoir de la Mort. Une solution qui me confirmerait enfin que oui, la magie est utile. Que oui, elle a une raison d'être. Parce que si elle est incapable de contrôler les mondes que les moldus ne connaissaient ni d'Adam ni d'Ève, à quoi servirait-elle ? Pourquoi serait-elle faite ? Faire bouger des objets, en attirer d'autres ? Léviter, transplaner ? Les moldus savent faire tout ça, de manière probablement plus lentes, plus coûteuses. Mais ils le savent. Ils ont solution à tout ce que les sorciers ont en leur connaissance. Et la seule raison que j'ai d'accepter ma condition de sorcier, contrairement à ma sœur aînée qui se dit être même moldue, c'est cette fine lueur d'espoir, si fréquemment chancelante, qui me clame qu'il y a bien un monde que les sorciers, et uniquement eux, puissent contrôler. Un monde obscur où la plupart d'entre eux n'y veulent s'aventurer, mais que pourtant, à mes yeux, ils devraient. Mais peu importaient les autres, dans ma quête, je n'aurais besoin que de très peu de gens, sur ce chemin bien périlleux que je finirais forcément seul. Je ne rechercherais ni pouvoir, ni gloire, ni vengeance. Seulement la vie, et une petite partie du destin.

Mais l'impatience croissait. Depuis que j'avais reçu cette satanée lettre de Poudlard, je m'étais résigné. Résigné à attendre, résigné à vivre comme ça, sans savoir, sans jamais trouver raison. J'avais passé des mois à essayer d'accepter cette chose qui ne faisait même pas partie de moi mais d'un autre moi, qui me ressemblait franchement mais que je n'habitais plus. Comme si pendant une certaine période de ma vie, mon âme s'était évadée de mon corps et qu'une enveloppe charnelle se déplaçait sans grande conviction pour suivre un stupide mouvement. Ouais, c'était ça. J'étais une loque, à proprement parler. Parce que je ne pouvais pas plus longtemps supporter les autres. Parce que si je ne m'étais pas complu dans une inertie des plus totales, j'aurais certainement pu commettre un meurtre. La première fois que cette haine que je combattais chaque jour depuis mes sept piètres années m'avait assaillit, j'étais entré dans une condition tellement démente, que je me connaissais assez pour savoir pertinemment que non, je ne pourrais lutter contre cette colère, tant elle pouvait être forte, tant elle pourrait aller jusqu'à détruire sa source même, soit, les membres de ma famille, puis, moi, tout simplement. Parfois, ça me semblait absurde, tellement dénué de tout sens commun, et j'en venais à la conclusion que cette source n'était probablement que moi-même. Mais en attendant de trouver cette réponse qui était bien la cadette de toutes mes interrogations, je continuais ma voie, impassible, ayant érigée tout autour de moi une muraille impénétrable, invincible. Une sorte de barrière contre tout individus qui pourrait nuire à ce calme que je savais si fébrilement conserver. Une protection, dont seules quelques personnes arrivaient à franchir le cap, pour m'atteindre un peu plus, sans réellement parvenir à me toucher totalement, néanmoins. Ces personnes composaient principalement ma famille, aussi ironique cela puisse paraître. Puis, de rares personnages qui m'aidaient dans mon inlassable quête. Ces rares individus qui, à mes dépens, remportaient et emportaient des morceaux de mon âme, parce que quoi qu'il advienne, mon cœur finissait par s'attacher à elles, malgré mon refus cérébral catégorique. Foutue condition humaine. Si faible. Si inutile. Si contraignante.

Les week-ends à Poudlard s'annonçaient pour moi plus laborieux que les jours de semaines. Ces stupides heures de cours, bien qu'elles soient fascinantes de temps à autres, me pompaient le temps que je pouvais offrir à mes recherches à la bibliothèque. Alors un rituel s'installait. Je me levais tôt le matin pour être un des premiers élèves à pénétrer dans l'immense bâtiment et docile, habitué, je me dirigeais vers les rayons, connaissant ce lieu comme le fond de ma poche. Et je m'esquintais les yeux sur tous les ouvrages possibles, parfois méprisant certains auteurs de me laisser sur ma faim. Pourtant, avec du recul, je ne pouvais qu'avouer que ces heures de lecture incessantes avaient contribué à un savoir étendu que dorénavant je possédais. Sans évoquer mes résultats scolaires exemplaires, j'avais en tête une culture infaillible, un certain talent pour faire des liens entre mes connaissances et cela m'ouvrait des portes si facilement que ça en déconcerterait probablement certains grands mages. Mais peu m'importait. Je m'en fichais, de la gloire, ou même de toute cette connaissance si elle ne se vouait pas utile dans mon ultime point de recherche. Et alors, les théories avaient fusé. Les plans s'était dressés, ayant pour seule demeure ma tête, méfiant à l'idée qu'on puisse découvrir ce que je concoctais dans mon coin. Naïfs sont alors les gens à croire que j'étais simplement un avide de connaissances, un érudit, un rat de bibliothèque. Je l'étais, oui, mais pourtant, ce n'était pas en moi, ce n'était pas inné. Ça avait été provoqué, et voilà toute la différence. Je luttais encore une fois contre ma condition, pour répondre à un désir des plus ardents. Si ardent que parfois même, je venais à m'interroger sur ce que j'adviendrais, si jamais j'y réussissais, si ce souhait serait exaucé. Qu'est-ce qui me ferait vivre, alors ?

Après avoir épuré un rayon de la bibliothèque, je finissais par me relever, les sourcils légèrement froncés sur ce que je venais de lire. De nouvelles pistes s'offraient encore à moi, ou plutôt, imposaient des milliers de points d'interrogations que je devais prendre en compte pour mon plan de base. D'un coup de main, je rangeais les livres tandis que la bibliothécaire avait le regard ailleurs. Pourquoi se priver de la magie ? J'avais réussi à atteindre un stade en sortilèges qui m'autorisait à effectuer quelques tours de passe-passe, rien de bien grandiose, sans marmonner une incantation ou même sortir ma baguette. Mais encore une fois, c'était devenu quelque chose d'assez superfétatoire à mes yeux, bien que n'importe qui s'en serait étonné. Mais passons, je jetais un coup d'œil à l'imposante pendule postée sur une des fondations de la bibliothèque. Bientôt, cette vieille peau se lèverait pour nous prier de sortir. Alors, la journée ne servirait plus à rien. Je me retournais, fixant intensément la Réserve. Rares sont ceux qui arrivent à y pénétrer comme bon leur semble. J'ignore pourquoi ils nous la foutent juste sous le nez, sans doute pour nous frustrer, si ce n'est pour jamais nous autoriser à y faire un petit tour. Enfin, sauf si l'on possède un mot de billet de la part d'un professeur clamant que nous devions nous y rendre pour des recherches scolaires. J'avais réussit à en collecter quelques uns, et encore, j'y aurais pu y laisser mes nerfs. Désormais, je pensais que le plus sage était l'infraction. Et en fait, je me demandais même pourquoi j'avais voulu être si honnête dès le départ. Pour faire bonne figure ? Pour polir ma réputation de bon petit élève gentil, sage, tranquille, discret ? Le parfait gosse à avoir, en somme ? Qui ne fait pas de bruit, ne vous fait pas affoler, respecte les règles comme si c'était sa religion. Étiquette. Falsifiée. Puis, une odeur – que dis-je, un parfum – me vint. Il me happa tout entier, bien que je demeurais toujours impassible, et métamorphosait l'atmosphère en une ambiance différente. Je ne saurais dire si c'était bénéfique ou maléfique, je ne possédais un œil assez manichéen pour cela. La seule réponse que je pouvais distinguer face à ces douces effluves demeurait en un mot, quelques lettres, un son qu'il m'arrivait rarement de prononcer, le son de ma voix étant aussi rare qu'un elfe en tutu. De dos, la sentant à proximité, j'articulais :

« Cassandre. »


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