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Du sang, de la sueur et des larmes : roller [Judy]

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⊰ PARCHEMINS : 234
⊰ INSCRIPTION : 12/10/2010
⊰ ÂGE : 24
⊰ CRÉDITS : Avatar : Rosendale ; Signature : Loseanhour
⊰ ÂGE RPG : 28 ans
⊰ PSEUDO : Fantomas
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4663


STOP FOR A MINUTE
JUKEBOX:
RELATIONSHIPS:
DOUBLE-COMPTE: niet.
MessageSujet: Du sang, de la sueur et des larmes : roller [Judy] Ven 3 Déc - 9:38

There's a rose in Spanish Harlem ...

Il faisait clair ce matin. Marlon se leva de bonne heure, enthousiasmé par le programme de la journée. Aujourd’hui, il aidait Judy à patiner La jolie Judy. La jolie Judy qui ne tenait pas debout et qui avait tendance à cogner ses camarades lorsqu’ils étaient plusieurs à s’entraîner dans la salle sur demande. Marlon ne savait plus vraiment comment il en était venu à lui proposer ces cours particuliers ? Ils s’entendaient bien. Sans plus. Oh, il se serait bien approché mais n’osait pas vraiment. Les filles de Durmstang le déconcertaient souvent. Il n’y avait qu’avec Ivanka qu’il se sentait naturel. Trop peut-être. A croire que le charme du nord le perturbait.

Moving on, passons à autre chose.

Après un solide petit déjeuner qu’il alla prendre à la cuisine pour être au calme, Marlon entama les préparations. Genouillères. Epaulières. Coudières. Jambières. Casque. Gants. A croire qu’il partait en guerre. Pour autant, cet équipement n’était pas pour lui. Depuis qu’il avait décidé d’aider des élèves de Poudlard à faire du roller et qu’il était tombé sur Judy, le Salemien avait pu ressortir son attirail. Faire rouler un débutant avec autant d’objets sur lui pouvait être embêtant. Mais puisque la jeune femme avait un taux de chute à peu près égal à celui d’une balle rebondissante lancée par un écolier caféiné, il estimait que ces protections étaient un minimum pour éviter de devoir la porter jusqu’à l’infirmerie après qu’elle ait fait une chute un peu plus grave que les autres. Et encore, s’il avait eu les moyens, il l’aurait forcée à porter le protège-dent qui allait avec. Mais ne soyons pas tatillons : s’il lui ôtait tout espoir de parler, la jeune femme risquait de paniquer et accessoirement ne pas le prévenir qu’elle était en train de perdre l’équilibre et allait lui tomber dessus fissa, provoquant au passage de nouveaux dégâts.

Le jeune homme passa en revue les protections, vérifiant qu’il n’ait rien oublié. Il se contentait de garder pour lui ses rollers. Dans l’espoir que si elle arrivait à faire quelques mètres, il puisse l’accompagner à son rythme en roulant. Enfin, ce n’était tout de même pas garanti. Après avoir mis ces affaires dans un sac, Marlon contempla la tenue qu’il avait prévue. Vieux t-shirt noir et short bleu foncé qui avaient largement vécu. Il restait encore des tâches de sang dûes à une partie de hockey à Salem qui s’était mal terminée. Il s’en souvenait assez bien. Un joueur avait failli perdre une dent … Pas le genre d’anecdotes dont il discuterait tout à l’heure avec Judy, tiens. De peur de l’inquiéter quand à l’intérêt de pratiquer ce sport. En fait, Marlon ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait voulu s’y mettre. Il y avait des fous de vitesse qui désiraient profiter de l’occasion pour glisser aussi rapidement que possible, des teigneux comme lui qui n’hésitaient pas à donner un coup de coude pour éloigner l’adversaire lorsqu’il le fallait, quelques uns qui désiraient se défouler … Et une Judy, on ne sait pourquoi. D’autant que les amies de la jeune fille, les personnes dont elle avait l’air proche, ne semblaient pas faire partie du club ou être en passe de le rejoindre. Mystère et boule de gomme, la Durmstangienne était l’élément imprévu.

Marlon ramassa son sac et s’en alla d’un pas guilleret vers la salle sur demande. Direction le septième étage ! Il croisa quelques élèves en passant, qui s’étonnèrent de le voir réveillé si tôt. Il était de nature publique que le jeune homme avait tendance à dormir en fin de semaine, voire même en milieu de semaine si les cours étaient particulièrement inintéressants. Mais aujourd’hui, pas de regard encore embué par le sommeil : Marlon avançait d’un pas joyeux. Au fond, il était plus que content d’aller voir Judy, quand bien même il se doutait qu’il aurait du mal à ne pas s’inquiéter s’il la voyait chuter. Plus il y pensait, plus il lui semblait qu’elle était de loin l’une des pires patineuses qu’il ait vu. Peut-être pas la pire : il se souvenait d’une première année de Salem qui avait voulu faire du hockey pour côtoyer les garçons un peu plus vieux qu’elle. Un coup de crosse malencontreux lui avait ôté toute envie de faire du sport. C’était en partie à cause de ça que le Salemien avait soigneusement rangée sa crosse en arrivant à Poudlard. Des matchs ne seraient envisageables que lorsqu’il y aurait plus d’intéressés par le club, et que les quelques uns qui ramaient comme Judy s’en sortiraient un peu mieux. Tant pis s’il devait y passer ses samedis matin : le jeu en vaudrait certainement la chandelle.

Arrivé devant le septième étage, non sans une halte faite au cinquième devant la statue de Grégory le Hautain, Marlon passa plusieurs fois devant la porte présumée en croisant les doigts. Avec un peu de chance, la salle sur demande apparaîtrait sans tarder. Après être passé une quatrième fois au cas où, il poussa la porte. Cris de joie : il avait réussi ! Pas une seconde à perdre : il referma la porte derrière-lui, s’assit sur le sol et enfila ses patins. D’abord, il allait faire quelques tours en guise d’échauffement. Pas la peine de prendre ses protections : il avait l’habitude et personne n’était sans cesser lui foncer dessus. A moins que la porte ne s’ouvre et Judy à qui il avait fixé rendez-vous n’apparaisse brusquement dans une détonation qui lui ferait perdre l’équilibre. Mais il y avait tout de même peu de chances qu’elle fasse assez de bruit pour le surprendre. Ou qu’elle le surprenne : il devrait quand même réussir à entendre le son de la porte s’ouvrant, qu’importe le frottement des roues sur le sol.

Marlon jeta un coup d’œil à sa montre. Bientôt neuf heures quinze, elle ne devrait pas tarder à arriver.


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MessageSujet: Re: Du sang, de la sueur et des larmes : roller [Judy] Jeu 9 Déc - 8:51

Merde-merde-merde-merde-meeeerde. Le couvercle de ma valise claqua bruyamment contre le mur, réveillant les dernières feignantes qui dormaient toujours, ce qui n'était plus mon cas depuis moins de cinq minutes. Je fouillai nerveusement à l'intérieur, balançant les piles de vêtement par-dessus ma tête à la recherche de mon vieux jean troué et du T-Shirt que j'avais volé à mon "père" avant de quitter la Norvège. Une de mes petites culottes atterrit sur la tête de Pearlyne, qui, s'étant pris une cuite monumentale la vieille, risquait de profiter jusqu'à une heure très tardive de cette journée libre. Je l'entendis grommeler dans son sommeil et me retournait pour m'excuser, avant de me reprendre ladite petite culotte en pleine figure. J'ajoutai une dizaine de jurons aux précédents, ceux-ci adressés plus particulièrement à AJ qui ne les releva pas. J'enfilais mon jean baggy troué aux genoux et un haut blanc informe, seulement orné d'une inscription multicolore en norvégien, puis attrapai ma baguette, un élastique pour relever mes cheveux, et me précipitai dans la salle commune. L'horloge indiquait neuf heure onze ; si je ne faisais pas vite, Marlon allait me tuer et/où me lancer à pleine vitesse sur mes rollers dans l'espoir que j'irais fatalement m'écraser contre le mur. Je me jetai littéralement en dehors de notre salle commune, détalait jusqu'aux escaliers, et les gravit à une telle vitesse que je ne sentais quasiment plus les marches sous mes pieds. Je finis par arriver totalement essoufflée, les cheveux en bataille et déjà toute transpirante devant la salle sur Demande, qui s'ouvrit sans mal à moi après que j'eus fait quelques allers-retours devant le mur vide.

Je découvris derrière la porte qui apparut pour disparaître aussitôt un Marlon différent de celui, constamment tendu et inquiet, qui accompagnait d'habitude mes acrobaties sur roues. Je ne bougeais pas d'un poil, ne voulant pas troubler sa concentration. Je me plaquais littéralement contre le mur, comme pour m'y fondre et pouvoir le contempler encore quelques instants avant qu'il ne me remarque. Si, au commencement, je ne m'étais réellement inscrite que pour me rapprocher du mec-trop-canon-et-trop-mystérieux (dixit Pearlyne), aujourd'hui, mes motivations étaient toutes différentes - en partie, du moins. C'était peut-être idiot, mais je voulais être comme lui ; il était mille fois plus gracieux, détendu que moi, sur des rollers ou en général. Si pour le moment, je n'allais pas très vite et me concentrai plus sur mon équilibre, je tenais à tout prix à passer au stade supérieur, à me laisser enfin envahir par la vitesse et ne plus penser à rien d'autre qu'à cette sensation que je parvenais à imaginer rien qu'en observant Marlon tourner encore et encore dans la salle. Les yeux à demi-clos, il ne faisait pas attention à moi - il me semblait qu'il ne faisait plus attention à rien dans cette pièce. Et, il fallait bien le dire, pour ne rien gâcher, qu'il était
beau. J'en arrivais presque à finir jalouse de lui, de sa manière si fluide de patiner, et une fatigue assommante accompagnée d'un ras le bol général me guetta. Voilà ce qu'il arrivait quand on se levait trop tard pour prendre une douche, manger, et pour avoir le temps de se motiver un minimum. J'ai fini par toussoter, m'empêchant ainsi de partir en courant et il a brusquement relevé les yeux vers moi, se rendant pour la première fois compte de ma présence. Hello, toi. Mes mots ne sont qu'un souffle discret, qui se perd rapidement dans le frottement de ses roues sur le sol. J'avisais une pile de protections, mes protections ; j'allais ressembler à un vrai catcheur, affublée de tout ces trucs, mais je les ai mis quand même. Je préférais ne pas donner encore plus de sueurs froides que d'habitude à Marlon, bien que je ne manquerais pas de tenter bientôt la théorie du "tout-ces-trucs-me-déséquilibrent-et-m'empêche-de-prendre-de-la-vitesse". Qu'il s'empresserait bien sûr de démentir, prétextant qu'avant de vouloir prendre de la vitesse, je devrais réussir à tenir plus de trente secondes debout. Je bougonnais déjà en enfilant mes coudières, étais à moitié en larmes en terminant par pointer ma baguette sur mes vieilles baskets, qui se transformèrent immédiatement en rollers. Ça y est, je suis prête à me ramasser. J'essayais de ne pas trop laisser transparaître la mauvaise humeur sans doute provoquée par mon réveil précipité, mais je savais que Marlon l'avait déjà remarqué. Il n'était vraiment pas dans mes habitudes de tirer la tête, c'était évident, mais je commençais à baisser les bras. Peut-être que je n'étais tout simplement pas faite pour ça - à quoi bon m'acharner ? Je me suis levée quand même, tout en m'appuyant précautionneusement au mur. J'ai essayé d'esquisser un sourire en direction de Marlon - je n'avais aucune envie qu'il se mette en plus à avoir pitié de la pauvre petite fille découragée, il m'avait déjà assez vu pleurer de douleur pour tout le reste de sa vie - mais celui-ci s'est vite transformé en un rictus digne de plus affreux des elfes de maisons. J'ai soupiré, ai lâché le mur pour attacher mes cheveux en une queue de cheval désordonnée, et j'ai pris mon courage à deux mains pour tenter de patiner jusqu'à Marlon. Je pris un temps effarant pour traverser les quelques mètres qui nous séparaient, ma vitesse moyenne ne dépassant pas les 0.2 kilomètres à l'heure. Quand je finis par arriver à côté de lui, mes épaules s'affaissèrent en même temps qu'un soupir exaspéré s'échappait d'entre mes lèvres, et ce mouvement de dépit me fit dangereusement basculer vers Marlon, avec un énième cri de souris étouffée.


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