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Le petit Jésus va te punir ϟ Judy

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⊰ PARCHEMINS : 313
⊰ INSCRIPTION : 07/11/2010
⊰ CRÉDITS : Avatar : © psychozee. | Signature : © bazzart
⊰ ÂGE RPG : 17 ans
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MessageSujet: Le petit Jésus va te punir ϟ Judy Mar 28 Déc - 9:56


Le petit jésus va te punir



J'assistais au supplice de ma vie. Accoudée à l'une des tables de la bibliothèque, j'écoutais d'une oreille peu attentive les garçons de mon année débattre sur le travail qu'on était censée faire pour le professeur de divination. J'ignorais ce que je foutais dans une pareille équipe, mais j'étais sérieusement en train de réffléchir au meilleur moyen de leur faussé compagnie. Oh, Callahan, tu vas où? Je m'étais à peine redressée sur ma chaise que je me retrouvais nez à nez avec l'un des garçons avec lequel j'avais été contrainte de travailler pour un travail de groupe en divination. Je laissais échappé un soupire, mes mains venant contre mes hanches alors que je prenais appuie sur la ma jambe droite provoquant un léger déhanchement. Je fis mine de réfléchir, prenant un air faussement concentré, l'index tapotant délicatement contre mes lèvres. Ah oui, je sais... Le plus loin possible de toi. J'étais sur le point de contourner l'obstacle qui se présentait devant moi, mais celui-ci se mouva au même instant, me saisissant le bras pour m'empêcher d'aller plus loin. Je fronçais alors les sourcils, venant doucement frapper sur ses doigts pour qu'il lâche prise. On a un travail à finir. D'un mouvement brusque du bras, je lui faisais relâcher son étreinte. Je vais au toilette, tu veux peux être venir avec moi!? Je lui adressais un sourire faussement enjoué, lui tapotait vulgairement le crâne pour qu'il retourne s'asseoir et je prenais la direction de la sortie. Il m'arrivait souvent de trainer dans la bibliothèque à la recherche quête d'œuvre concernant l'Atlantide, mais au moins, ça, c'était intéressant. Tout ce que ce foutu travail m'apportait, c'était un mal de crane impossible. Alors que je quittais les lieux, je commençais doucement à dénouer la cravate au couleur de Salem. J'avais horreur de porté cet uniforme c'était tellement... Conventionnel. J'en profitais pour déboutonné légèrement ma chemise blanche, juste pour laissé paraître un léger décolté, rien de très provoquant, juste un décolté. Je descendais les escaliers, espérant franchement que ceux-ci n'en ferraient pas qu'à leur tête et qu'ils ne m'emmèneraient pas dans un coin inconnu du château, parce que l'air de rien, je n'avais pas encore eut l'opportunité de visité les moindre recoins de Poudlard. Et en fait, je m'en foutais pas mal, il me restait à peine un an dans cet école et encore, l'année était déjà bien entamée.

J'arrivais à destination, étonnée de n'avoir subit aucun caprice des escaliers de la journée. Enfin ne parlons pas trop vite, la journée n'était pas encore terminé. Je replaçais mon sac correctement sur mon épaule, prenant la direction des toilettes des filles. Au moins là, je serais à l'abri. Non mais sérieusement, il ne croyait tout de même pas que j'allais revenir pour terminer le travail que l'on avait péniblement commencé? Ils rêvaient. Si je m'exilais dans les toilettes, là où aucun membre de mon équipe ne pourrait m'y trouver, forcément puisqu'ils étaient tous du sexe opposé et étaient interdit dans le périmètre des toilettes. J'y entrais donc, avec la certitude que je n'y serais nullement ennuyée. Sans la moindre délicatesse, je balançais mon sac sur la tablette à côté de l'évier. Je farfouillais dans celui-ci pour en sortir mon rouge à lèvres. Une teinte merveilleuse qui donnait aux lèvres une merveilleuse teinte rosées qui était très discret et pourtant, gourmand. J'ouvrais le tube, l'appliquant sur les lèvres tout en me penchant vers le miroir, la bouche en cœur. Je pinçais ensuite les lèvres l'une contre l'autre pour répandre harmonieusement la couleur. Mon index vint rectifier le tir. Voilà, le résultat était parfait. Je gratifiais mon reflet d'un sourire tout en refermant le tube de maquillage que je remettais en place, dans mon sac.

D'une impulsion, je m'installais sur la tablette, mon dos venant reposé contre l'un des miroirs de la pièce. Je laissais échapper un sourire, sortant de mon sac mon paquet de cigarette pour en sortir une et la glisser entre mes lèvres fines et rosées fraîchement remaquillée. Je croisais mes jambes, la jupe de mon uniforme remontant légèrement sur mes cuisses, peut-être de façon trop indécente, mais de toute façon, j'étais seule. Je sortais ensuite mon briquet pour allumer le tube de tabac. Un briquet. C'était un objet moldu qu'un garçon avec lequel j'étais sortie au cours d'un de mes derniers étés m'avait donné. Il n'appartenait pas au monde de la magie et étrangement, c'est ce qui me plaisait chez lui. Enfin, c'était un souvenir, ni plus ni moins, il n'avait franchement aucune importance pour moi. Je tirais sur la cigarette, emplissant mes poumons de cette délicieuse fumée dont j'étais devenue accroc. Je profitais de cet instant, ne me doutant pas qu'une certaine demoiselle allait troubler cette paisibilité d'un moment à l'autre. Je toisais le briquet, le glissant habillement entre mes doigts fins et délicats. Oui, il me rappelait bien des souvenirs. Un sourire vint s'emparer de mes lippes alors que je rejetais la fumée hors de mon corps, la laissant se répandre dans l'air pour l'empoisonné. J'ignorais quand cette mauvaise habitude m'avait prise, je savais juste que ma détestable petite sœur, et cadette de la famille, me tenait dans son joug, me menaçant à chaque instant de prévenir nos parents si je ne succombais pas à l'un ou l'autre de ses stupides caprices de petite dernière pourrie gâtée par l'ensemble de la fratrie. Ah, la petite peste. Il faudrait que je lui trouve un moyen de lui clouer le bec à cette petite blondinette qui n'était qu'une réplique miniature de ma perfection. Soudain, un grincement de porte se fit entendre, m'informant que je n'étais plus la seule occupante de ces toilettes. Exaspérée et curieuse, je portais mon attention vers la provenance de ce bruit. Je ne tentais même pas de caché mon addiction, à quoi bon, la fumée me trahirais de toute façon. En plus, je n'allais pas gâcher une cigarette que je venais à peine d'allumer. Qui osait donc troubler ma tranquillité? Je m'apprêtais à mordre tel un chien qui protégeait son territoire contre toute intrusion. Pourvu qu'aucun garçon de mon groupe n'ait bravé l'interdit, je n'avais aucune envie de poursuivre ce devoir en leur compagnie -bien qu'elle aurait pu être charmante, si seulement ils la bouclaient-.

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MessageSujet: Re: Le petit Jésus va te punir ϟ Judy Sam 1 Jan - 10:30


Les conversations. Les rumeurs. Les petits pas pressés des premières années. Le bruit sourd d'un sac qui tombait sur le sol. Le hurlement d'effroi d'une sixième année un peu trop précieuse qui avait soi-disant aperçu un énorme rat. Leurs silhouettes se dessinaient en ombres chinoises sur le rideau de velours sombre derrière lequel j'étais dissimulée, se succédant les unes après les autres. Des bribes de conversations me parvenaient au fil des passages, petits fragments d'existence que je décortiquais dans le seul but d'oublier ma propre vie. Une heure de pause m'attendait, comme la plupart des élèves de Durmstrang, et j'avais préféré me dissimuler ici plutôt que de rejoindre l'agitation de notre salle commune. Cette heure, je savais à quoi je le consacrerai, et je n'avais aucune envie que Micah ou Ivanka et son pays des bisounours ne viennent se mêler de cela. Et ne parlons même pas de Pearl. Je me retrouvais donc au beau milieu d'un des couloirs du deuxième étage, planquée dans une cavité des trois quarts des élèves, alors que tout le reste de Poudlard rejoignait lentement leurs salles de cours ou leurs salles communes. Cette endroit était mon repère depuis quelques temps - à force de vouloir éviter Micah, j'avais fini par me trouver quelques planques, dont celle-ci. J'entendis le couloir se vider doucement, les conversations s'éteindre et les portes claquer, avant qu'un silence pesant ne s'abatte sur moi.

Adossée au mur, assise sur la pierre froide, je contemplai le tas de lettre que j'avais sur les genoux, plongée dans un réflexion muette. Cette demi-douzaine d'enveloppes toutes encore cachetée, cela faisait des semaines que je l'ignorais superbement, la laissant bien dissimulée au fond de ma valise. Depuis notre arrivée à Poudlard, les lettres affluaient, et, tandis que tous les autres se précipitaient sur les nouvelles de leurs familles, contrairement à ma petite personne. Je n'avais ouvert aucune des lettres qui m'étaient parvenues de Finlande - je baratinais Pearlyne et les quelques autres personnes qui se souciaient de moi, leur contant le nouvel emploi de mon "père" ou la jambe cassée de ma mère. Jusqu'à hier, j'avais préféré garder ces lettres fermées, éviter de retrouver un peu de ce que j'avais laissé derrière moi. Si à l'époque, j'avais rechigné à quitter la Finlande, aujourd'hui, je ne le regrettais pas. J'étais comme tout le monde, je ne portais pas Poudlard et encore moins ses habitants dans mon cœur, mais au moins la fermeture de Durmstrang m'avait-elle permis de quitter mon petit enfer familial. Enfer qui durait depuis près de deux ans, et que ni moi ni mes parents ne supportions plus. Ils se plaisaient à croire que c'était moi le soucis, alors que c'étaient eux qui m'avait menti.
Si, en théorie, leurs arguments pour me convaincre d'arrêter de faire la tête étaient vrais, en principe ça l'était un peu moins. « Nous regrettons. » « Cela n'a pas d'importance, c'est lui qui t'a élevée, qui t'a aimé, c'est lui ton père, point barre. » Cela avait duré, duré ; du jour où je l'avais appris jusqu'à mon départ, je n'avais cessé de leur en vouloir et de leur faire sentir, têtue, ce qui avait fini par creuser encore un peu plus le fossé entre nous. A mon départ pour Poudlard, j'avais craint de n'être totalement oublié par ma mère et mon "faux" géniteur, qui, au final, s'amuseraient bien plus sans leur chieuse de fille. Pourtant, toutes ces lettres étaient là, et maintenant que j'avais la preuve véritable qu'ils se souciaient de moi, je ne voulais plus de leur attention. Je n'avais même pas besoin d'ouvrir ces lettres pour savoir ce que j'y trouverai. Les premières seraient, comme toutes nos conversations passées, pleines de faux-semblants, d'histoire superficielles et sans importance, le genre de choses qu'ils me racontaient quand ils se sentaient obligés de combler mon silence accusateur. Les dernières seront sans doutes plus pleines d'inquiétude, suppliantes, face à mon absence de réponses.

Tant pis pour eux. Leurs mensonges m'avaient marquée à vif, m'avaient fait perdre toute confiance en eux. Moi, la petite Judy toujours souriante, polie et tutti quanti, j'avais fini par les emmerder. Tout cela ne voulait pas dire que je n'étais plus la même, que je me transformai peu à peu en "rebelle". La seule chose contre laquelle je me rebellai, c'était eux. Le reste, Pearl, Micah, Cassandre, Ivy, tous ceux que j'aimais, ce n'était que du bonheur, comme toujours. Peu de gens se doutaient de se qui se tramait à l'intérieur de la douce Judith - surtout pas mes parents. J'avais décidé, contre toute attente, de les faire languir un peu avant de leur répondre, histoire de leur faire aussi mal qu'à moi. J'ai déposé le petit tas d'enveloppes bien fermées devant moi, ai sorti ma baguette, et ai murmuré un
Incendio dénué de toute hésitation. Les flammes sont apparues, et, en quelques secondes, les lettres sont parties en fumée.

J'étais plus ou moins soulagée ; moi aussi j'avais le droit à ma petit vengeance. Les flammes se sont lentement faites plus puissantes, plus grandes, alimentées par le parchemin. J'ai observé le feu quelques instants - cela m'avait toujours captivée. Plongée dans ma contemplation, je n'ai pas tout de suite remarqué que les flammes s'étaient mise à se rapprocher de moi, jusqu'à caresser ma peau. Soudain, j'ai fait un bon en arrière, avisant une belle brûlure sur mon poignet droit. J'ai brandi ma baguette, et le feu s'est éteint en un instant, ne laissant derrière lui qu'une cloque écarlate et qu'un tas de cendres. Timidement, je passais la main sur mon poignet, ce qui m'arracha un hoquet de douleur. La chair était à vif sur une bande d'une bonne dizaine de centimètres. Je lâchai un juron furieux, avant de me relever pour quitter ma cachette, abandonnant ici le tas de cendres que, de toute manière, personne ne trouverait. Je me suis précipitée vers les toilettes à l'autre bout du couloir tout en murmurant une flopée d'insultes. Arrivée devant la porte des toilettes des filles, j'ai poussé la porte de l'épaule, et me suis soudainement retrouvée devant une figure connue. J'ai tenté un sourire, qui, étant donné les élancements que provoquait mon poignet carbonisé, s'est transformé en grimace très peu convaincante. Négligemment installée sur la tablette du lavabo, Maïa Callahan tirait tranquillement sur un cigarette à demi consumée, l'air de vouloir me sauter dessus et de m'assommer à coup de pousse-mousse.
Salut, Maïa. Paroles très certainement vaines puisque Maïa, ne me portant pas dans son cœur, ne serait sans doute pas très encline à me répondre. Tant pis pour elle, j'avais autre chose à faire pour l'instant que de me soucier d'une pimbêche apparemment amusée par le fait de se goudronner les poumons. J'ai prudemment avancé vers le lavabo, tout en restant à une distance prudente d'elle, puis ai passé mon poignet brûlé sous l'eau glacé. Une énorme cloque écarlate était apparue, ce qui ne fit que renforcer encore un peu la douleur que provoqua la pression de l'eau sur le reste de ma peau. Histoire de me changer les idées, j'ai détourné le regard et ai contemplé Maïa, pensive. J'ai décidément du mal à comprendre pourquoi elle était comme ça, dégageant toujours tant d'hostilité et d'agressivité sans même bouger ou prononcer un mot. En quelques instants, Sainte Judith était de retour pour sauver les méchants de Poudlard, laissant sa douleur et ses problèmes de côté pour tirer les gens de la "face obscure du monde". Maïa allait détester, c'était clair, mais en attendant, si je ne me concentrai pas sur autre chose, j'allais finir par tomber dans les pommes tellement cette brûlure me faisait mal. Alors je me suis assise de l'autre côté du lavabo sur la tablette, et je l'ai fixée, tout en pressant une compresse humide sur mon poignet. Tu sais ce que tu mets dans tes poumons en fumant ce truc ? C'est de la vrai merde, tu devrais pas faire ça.

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MessageSujet: Re: Le petit Jésus va te punir ϟ Judy Dim 2 Jan - 3:33

Salut, Maïa. Mon prénom passa le seuil des lèvres de cette demoiselle de Durmstrang que je connaissais que vaguement et pourtant, c'était déjà bien suffisant à mon goût. Cette petite blonde n'était qu'une Sainte-ni-touche qui était sans cesse sur mon dos à cause de mon attitude qui n'était soit disant pas très acceptable et politiquement correcte. Je la gratifiais de l'un de mes sourires faussement enjouées. Ouh. La vierge Marie en personne, c'est trop d'honneur. Attention, dans dix minutes, il y a un ou deux garçons, je ne sais plus trop, qui doivent me rejoindre. Si tu veux tu peux te joindre à nous. Exécrable, je lui adressais un clin d'œil malicieux et aguicheur. Je me plaisais à la provoquer, la pousser dans ces retranchements, sans doute pour voir ses joues de porcelaine se colorer de ce rose exquis. Il ne faut pas croire, ces remises à l'ordre m'exaspéraient, mais j'avais décidée de m'en amuser plutôt que de m'énerver, de toute façon, cela n'aurait rien changer. Je crois même que mon nouveau procédé la mettait mal à l'aise. Ohhh pauvre petite poupée, quelle dommage. Aaaah et quelle magnifique garce j'étais avec elle. J'aurais peut-être du me sentir coupable d'agir ainsi avec une pauvre petite demoiselle qui était encore pure et nullement entachée par les fléaux de notre génération. Mais, non, bien au contraire, j'étais même persuadée que c'était pour son bien. Sérieusement, je n'aurais échangé nos places pour rien au monde. Pauvre chérie qui ne connaissait rien au joie que la vie nous réservait. En plus, j'étais de celle qui pensait que c'est en faisant ses propres erreurs que l'on grandit... Non, en fait, c'est en faisant ces propres expériences. Enfin soit, vous voyez certainement ce que je veux dire, contrairement à elle qui ne savait rien. Aaaah. Non, c'était d'ailleurs bien triste. Je la toisais, soulageant ses brûlures sous l'eau glacée provenant du robinet. Le pire, c'est qu'elle était loin d'être vilaine, bien au contraire, c'était un canon. Son petit air de sainte la rendait encore plus désirable. Quelle gâchis. Elle avait tout pour elle. Avec un physique pareil, les portes du paradis lui auraient été immédiatement ouverte. Mais malheureusement, ce que je considérais être le paradis était pour elle un enfer, un véritable enfer. Aha. Si c'était l'enfer, je voulais bien y être envoyé pour l'éternité et bien plus encore. J'étais étonnée que cette petite sainte n'ait pas encore décidé de jouer les sauveuses avec moi. Oh, je ne me faisais pas d'idée, ce n'était qu'une question de temps avant que cela n'arrive. Tu sais ce que tu mets dans tes poumons en fumant ce truc ? C'est de la vrai merde, tu devrais pas faire ça. Tient donc, qu'est ce que je vous avais dit. Il y a toujours quelques choses chez moi qu'elle ne supporte pas. Que ce soit dans mon attitude ou dans mes geste. Elle trouve toujours à redire. Petite Miss parfaite. Était-elle pour autant plus heureuse que moi? J'avais des doutes. Hm. A bien y réfléchir, non, je n'y croyais pas. Tant de retenue. Pfiou. Cela devait être fatiguant et extrêmement contraignant.

une petite impulsion de mon dos contre le miroir, je laissais mes fesses glisser contre la tablette jusqu'à ce que mes pieds retrouvent le sol dans un claquement sonore qui me plaisait particulièrement. Je tirais sur ma cigarette, tout en m'approchant doucement d'elle, un sourire mauvais s'emparant de mes lippes. J'avançais, lentement, telle un félin se rapprochant de sa proie. Je la coinçait de cette façon entre moi et le lavabo. Je laissais ressortir la fumée après qu'elle ait imprégnée mes poumons. Je la rejetais sur elle, sans la moindre gêne. Tu as vu? Je fais des efforts. Grâce à toi, je suis devenue généreuse. Je partage. Je laissais échapper un rire, cristallin en vue de sa réaction. Je m'éloignais d'elle, à reculons, profitant à nouveau de ma charmante addiction qui était, aujourd'hui, la source de notre désaccord. Je marchais, lentement, expulsant la fumée qu'elle détestant tant dans la pièce, la répandant un peu partout. J'étais un véritable petit monstre. A mon humble avis, elle devait me voir avec des cornes et une petite queue de démon, le diable ne personne, caricaturé divinement sous mes traits. Je laissais le silence envahir ma pièce, ce n'est que lorsque j'eus fini ma cigarette que je revins vers elle, écrasant mon mégot non loin de sa peau avec un sourire détestable. J'avais l'impression de me retrouver face à ma petite sœur, Lily. Ah cette petite peste et son chantage. Cette petite naïve qui me sortait toutes ces phrases bien faites qu'elle avait probablement entendue dans la bouche d'adulte et qu'elle avait retenu sans même les comprendre. Cette petite peste s'amusait aussi à me faire la moral, me menaçant de le dire à nos parents si je continuais ou si je n'exécutais pas le moindre de ces caprices. Elle prétendait, comme Judy, que ce n'était pas très bien et que c'était mauvais pour la santé. Mais, contrairement à la Finlandaise, ma cadette ne savait pas réellement ces choses là, elle se contentait de les répéter pour en tirer profit. J'étais certaine qu'elle s'en fichait pas mal que je fume ou non. Aaaah Judy. C'était quand même une demoiselle exceptionnelle. A sa place, j'en aurais eut sérieusement marre de protéger sans arrêt la veuve et l'orphelin de tout les maux de cette terre. Comme si c'était possible. Elle était un peu tout ce que je n'étais pas. Elle, elle se souciait des autres, alors que moi, je n'agissais que pour moi et moi seule. Parfois pour les membres de ma familles, mais ce n'était que parce qu'ils comptaient pour moi et que je ne supportais pas leur souffrance. Mais Judy, aaaah Judy, elle se souciait de tout le monde, en oubliant même de vivre et de commettre ses propres erreurs. J'aurais voulu la poussé sur le chemin de la débauche, lui insuffler les bienfaits que pouvaient procurés certaines drogues, la faire gouter au délice de la luxure en la balançant dans les bras d'un beau jeune homme dont elle ne connaissait rien, même pas le nom. C'était une utopie, car la Judy qui se trouvait devant moi n'accepterait jamais de se prêter au jeu. A moins que... Tu sais quoi? On va faire un marché. Disons que j'arrête de fumé si, toi, mon ange, tu tires ton coup avec le canon de ton choix. Qu'est ce que tu en penses? Je lui souriais, sincèrement. La main qui tenait la cigarette auparavant vint se glisser sous son menton. Ouh... Avec une gueule d'ange comme la tienne, ça devrait pas être difficile à trouver. Si tu veux, j'ai quelques noms à te proposer. Aaaah j'étais même prête à partager certaine de mes conquêtes avec elle. Finalement, je n'étais pas si méchante que j'en avais l'air. Je m'éloignais à nouveau, gardant un œil sur elle pour voir sa réaction qui saurais, j'en suis certaine, à la hauteur de mes espérances. Aha. Ma parole, après une telle discussion, elle allait devoir prier le bon Dieu de sauver mon âme de pècheresse. Mais que pouvais-je bien y faire? C'était moi, j'étais comme cela. Vulgaire, agressive, joueuse et franchement pas le genre de fille que l'on rêve de présenter à ses parents. Enfin, faut pas croire, je sais me tenir quand je veux. Le problème, c'est que je ne le veux pas souvent.


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MessageSujet: Re: Le petit Jésus va te punir ϟ Judy Mer 5 Jan - 8:55

Ouh. La vierge Marie en personne, c'est trop d'honneur. Attention, dans dix minutes, il y a un ou deux garçons, je ne sais plus trop, qui doivent me rejoindre. Si tu veux tu peux te joindre à nous. Levant les yeux aux ciel, je ne répondis à ses sarcasmes que par une grimace dépitée. Cette fille avait-elle seulement une once de gentillesse ou même de simple courtoisie ? Elle était vraiment impossible, exécrable, incroyable. Je n'arrivais même pas à comprendre comment on pouvait être constamment si mauvaise sans que cela vous bouffe de l'intérieur. Oh, bien sûr, ce n'était pas le genre de méchanceté nuisible, pas comme si elle causait un mal physique, non. Mais je n'arrivais pas à comprendre comment on pouvait prendre du plaisir à faire du mal aux autres. Je ne vivais quasiment que pour faire du bien à ceux que j'aimais - et que j'aimais moins aussi, d'ailleurs - ce qui n'était pas non plus la meilleure des solutions, dans la mesure où, dans mon cas, le dicton "trop bonne, trop conne" était parfaitement adapté. Mais il n'empêchait qu'à mes yeux, un sourire, un "bonjour" ou un compliment ne coutaient rien, mais procuraient énormément de bien-être, autant à son destinataire qu'à soi-même. Mais peut-être que j'avais tord, peut-être que les gens se foutaient pas mal de ma gentillesse et de mes bonnes intentions. En tout les cas, c'était bien le cas de Maïa, qui semblait s'être délectée de la vue imprenable qu'elle avait sur une Judy à moitié carbonisée.

Je tentais toujours de calmer les élancements de douleur qui parcouraient mon poignet à l'aide de ma compresse improvisé, quand Maïa quitta la tablette pour venir se planter devant moi, clope à la main. J'ai froncé les sourcils, perplexe, et avant d'avoir pu comprendre ce qui se tramait, je me retrouvais envahie par un nuage de fumée nauséabonde. Je pinçai les lèvres et retroussai le nez
, dégoutée, avant d'agiter ma main valide pour chasser la fumée. Tu as vu? Je fais des efforts. Grâce à toi, je suis devenue généreuse. Je partage. Le rire cristallin et bien trop angélique de Maïa résonna tout autour de moi, tandis qu'elle se promenait autour du lavabo pour disperser sa fumée partout dans la pièce. C'est pas ce que j'appelle de la générosité. Je la suivis du regard tandis qu'elle prenait un malin plaisir à enfumer toute la pièce, allant jusqu'à cracher sa fumée dans les cabines individuelles. Un épais nuage grisâtre enfumait à présent la pièce, brouillant ma vue et ma respiration. Maïa finit par percer ce brouillard au goût âpre pour venir se planter devant moi avec un sourire qui ne présageait rien de bon. Mon désarroi semblait follement l'amuser - elle avait le regard du chat jouant avec sa proie avant de la manger toute crue. Malgré moi, j'ai du me rendre à l'évidence ; j'avais beau faire la pluie et le temps à Poudlard, chez moi, je n'étais pas mieux qu'elle. Mon petit plaisir était semblable au sien : je prenais un malin plaisir à torturer ma mère, à la faire culpabiliser et à la mettre hors d'elle. Et tout ça pour quoi, pour qui ? Pour la faire souffrir, pour lui montrer ce que c'était qu'être trahie, mise à l'écart comme je l'avais été par sa faute. Cela durait depuis des mois, des années, même, et j'aurais sans doute dû la pardonner, essayer de la comprendre. Mais j'avais eu si mal, j'avais toujours si mal. Me rendant soudain compte de l'égoïsme et de la bêtise dont je venais de faire preuve avec Maïa, je relevais vers elle et scrutait son regard comme pour y déceler une trace de vérité. Je l'avais injustement jugée, sans chercher à comprendre ce qui la poussait à se comporter ainsi, sans chercher à savoir si cette méchanceté était justifiée ou non. Mais quand bien même je l'aurais fait, je n'avais aucune chance de la voir se confier à moi, m'avouer les raisons de son comportement, si toutefois il y en avait. Tu sais quoi? On va faire un marché. Disons que j'arrête de fumé si, toi, mon ange, tu tires ton coup avec le canon de ton choix. Qu'est ce que tu en penses? Ouh... Avec une gueule d'ange comme la tienne, ça devrait pas être difficile à trouver. Si tu veux, j'ai quelques noms à te proposer. Elle m'adressa un sourire qui n'était pas de tradition, mais je ne notai pas cette étrangeté, soudain assaillie par une image que je me hâtai de chasser de mon esprit. Un instant, je me vis accepter sa proposition délirante, tirer mon coup comme elle le disait si bien. Je n'avais aucun besoin de ses noms, oh non. J'avais déjà quelqu'un bien en tête, mais il était hors de question que j'accepte un tel marché. Sainte Judith ou non, il n'était même pas envisageable que je couche avec un mec uniquement pour cette garce de Maïa Callahan arrête de fumer. Quoique... c'était peut-être une bonne idée, après tout. L'excuse parfaite pour dissimuler mon plus grande fantasme, cette petite idée malsaine qui me pourchassait depuis des semaines. Ce n'était rien qu'une minuscule, minuscule idée, une tentation complètement folle dissimulée au fond de mon esprit. Rien de très présent, rien d'autre qu'un petit gravillon dans ma chaussure, une infime présence. Ça aurait été génial. Oh oui, juste parfait. Mettre de côté mon traditionnel "sans-amour-je-ne-couche-pas" pour quelques heures. Mais non, ce n'était vraiment pas envisageable, ce n'était pas moi. Il était hors-de-question que je devienne une autre que moi pour Micah. Rêve toujours, Maïa. Je suis très, très gentille, mais j'ai quand même pas très envie de te faire ce plaisir... enfin, quoique... tu peux toujours essayer de me convaincre.
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MessageSujet: Re: Le petit Jésus va te punir ϟ Judy Mar 18 Jan - 6:14

C'est pas ce que j'appelle de la générosité. Je pris une moue faussement vexée et outrée, comme si pensé que cela n'était pas un acte de pure et simple générosité était un affront. J'ouvrais la bouche et la refermais aussitôt, m'éloignant d'elle en balançant ma main dans les airs, comme pour chasser l'une ou l'autre pensée, alors qu'en vérité, je répandais cette fumée néfaste et porteuse de mort dans la pièce. Dieu que tu est négative, mon ange, tu ne vois même pas les efforts que je fais pour tes beaux yeux. Je jurais sur le bon Dieu avec le plus grand des délices, juste pour voir quelle genre de réaction cela susciterait chez elle. Aha, jouer les incomprises, c'était franchement l'hôpital qui se foutait de la charité. Mais elle n'était pas suffisant naïve pour croire que je m'inquiétais réellement du jugement qu'elle portait sur moi, qu'il soit fondé ou non. Il faut dire que ce qu'elle détestait le plus chez moi, c'était cette façon de me désintéresser de tout ce que les autres pouvaient bien penser ou faire, tant que cela ne venait pas bouleverser mes habitudes et ma petite vie tranquille. J'étais trop nonchalante. Pfiou. Mais à ses yeux, c'était loin d'être le seul de mes défauts. Si elle le pouvait, elle me changerait complètement et me ferrait devenir cette vierge effarouchée qui était en fait, tout ce que je n'étais pas. Elle voulait que je devienne l'opposé de ce que j'étais. Tu sais, finalement, tu ne vaux pas mieux que nous. Qui es-tu pour vouloir nous changer, nous, les enfants de Dieu? Après tout, n'est ce pas lui qui nous a voulu ainsi, avec nos qualités et nos défauts? Diabolique. Je venais semer le trouble dans son esprit. Je m'amusais, essayant de la faire passer pour une créature malfaisante qui voulait nous changer, nous, créature de Dieu. C'était stupide, tout simplement parce que je n'étais pas croyante. Mais je me complaisais dans cette situation, tentant de lui faire admettre qu'elle était en faute, contrairement à moi. Oui, j'allais à l'encontre des règles, je tournais la situation comme bon me plaisait, simplement parce que cela m'arrangeait mieux ainsi. Mais finalement, je n'étais pas si monstrueuse que cela, non, je lui donnais l'opportunité de vivre comme tout être humain de cette Terre, lui donnant l'opportunité de faire ses propres erreurs pour être ensuite pardonnée. Oh, je n'y connaissais peut-être pas grand chose à la religion, mais je savais que ce maudit Dieu était un Dieu de Pardon. Hm... Mais ce n'est pas lui qui la pousserait au vice... A moins que... De toute façon, voit la vérité en face. Nous sommes des sorcières. Nous avons pactisé avec le diable pour avoir de tel pouvoir. Nous sommes dans le même bateau mon ange. Alors pourquoi ne pas lui céder complètement? Pfiou. Ce rôle de m'allait définitivement pas, j'éclatais finalement de rire, continuant de déambulée dans cette pièce, allant où bon me semblait, suivie par la fumée qui s'échappait de mon tube de tabac. Croyait-elle seulement en Dieu? En fait, je n'en savais rien. J'en avais fais une caricature, ni plus ni moins. En vérité, je ne la connaissais pas, pas plus qu'elle ne me connaissait. Si je m'en inquiétais? Non, absolument pas. Tant pi si l'image que je me faisais des gens n'étaient pas la bonne, ce n'est pas comme s'il avait réellement de l'importance à mes yeux. Tout comme je me fichais de ce qu'il pouvait penser de moi. C'était des inconnus pour moi, leur jugement n'avait pas la moindre valeur et ne me touchait guère.

Rêve toujours, Maïa. Je suis très, très gentille, mais j'ai quand même pas très envie de te faire ce plaisir... enfin, quoique... tu peux toujours essayer de me convaincre. Était-ce la tentation de céder à mon marché qui l'avait empêcher de répondre immédiatement. Oh l'espace de quelques secondes seulement, mais à mes yeux, c'était une fraction de seconde de trop. La sainte et douce Judith était donc tentée de flirter avec la luxure? Peut-être que ses fantasmes étaient enfuis au plus profond d'elle au point de provoquer des frustrations dont je ne soupçonnais même pas l'existence. J'éclatais de rire, amusée, marchant à reculons à la pointant du doigts, malicieusement, comme si elle venait de me livré l'un de ses intimes secrets, comme si j'étais parvenir à lire en elle. Tu parles, c'était simplement ce que j'avais cru décelé qui me plaisait, ce qu'il aurait pu en être. Esprit tordu, je me contentais de voir ce que je voulais, je me contentais d'agir de façon à ce qu'elle soit mal à l'aise, de façon à ce qu'elle se livre à moi, ou pire, qu'elle cède au vice. Allons, allons, Judy chérie, personne n'est dupe. Je lui tournais le dos, continuant à rire de mes propres pensées, de ma propre imagination que j'avais tiré d'une fraction de seconde. De temps à autres, j'en revenais à elle, riant de plus belle. Je m'amusais énormément. J'adorais cette mise en scène théâtrale, c'était parfaitement moi. Moi dans toute ma splendeur, telle une comédienne qui monte sur les planches, excessive, utilisant chacune de mes mimiques, les exagérant pour faire vivre et donné de l'intensité à chacune des émotions. J'en revenais finalement à elle, me plantant devant sa personne je lui saisissait les épaules, un sourire narquois et pourtant emprunt à la confidence. Il n'y a que toi et moi ici. Seulement TOI et MOI. Alors vas-y, dis moi quel est cet élève mystérieux !? Hm... A moins que tu ne sois du genre à viser un peu plus haut... Hm. Les professeurs par exemple. J'avoue que moi j'ai une préférence pour eux. Tu sais, l'interdis c'est tellement... Excitant. J'avais approché mon visage des siens, susurrant délicieusement ce dernier mot tout en y mettant l'intensité qui convenait. Mes lèvres avait effleurés sa peau et mon souffle chaud caressé sa joue. Je suis certaine que tu vois exactement de quoi je veux parler. Imagine son corps d'Adonis contre le tient. Imagine la force de votre étreinte. Imagine la chaleur de sa voix. Imagine le désir de ses baisers ardents contre ta peau pour la première fois touchées. Ma voix n'était plus qu'un murmure à peine audible. Je te donne l'excuse rêvée. Le pire dans l'histoire, c'était sans doute que je m'étais complètement perdue dans les propres fantasmes que je lui avais inventés, loin de m'imaginer qu'elle avait réellement quelqu'un en tête lorsque je lui avais proposé ce marché. Je montrais encore une fois cette capacité innée que j'avais de mettre le doigt sur quelques choses sans réellement m'en rendre compte. j'avais cette maladresse. Cette situation avait quelques choses d'étranges et pourtant, de terriblement plaisante. Je n'étais pas du genre à torturer ainsi les gens, mais Judy ratait sérieusement quelques choses en évitant de connaître tout ses délices que la vie lui offrait. Elle se devait d'y goûter. Je trouvais d'ailleurs que je n'étais pas si monstrueuse que cela, non, bien au contraire, c'était même une mission de plus honorable que je m'étais donné à l'égard de la blonde de Durmstrang. On prétendait pourtant que le fille de là bas avait le sang chaud. Tsss... peut-être que Judy était volcanique, qu'elle ne demandait qu'à exploser. Oui, ma mission était parfaite. Finalement, je le faisais pour son bien. Bon d'accord, je le faisais surtout pour mon plaisir, mais cela ne lui causait pas réellement de tord. j'en étais persuadée.


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Le petit Jésus va te punir ϟ Judy

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