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Nuit tu me fais peur ϟ Lil'

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MessageSujet: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Mar 28 Déc - 13:09


Nuit tu me fais peur...



Tic Tac Tic Tac Tic Tac Tic Tac. AAAAH. Que le mécanisme de cette foutue horloge se taise une bonne fois pour toute. Incapable de dormir, j'étais complètement envoutée par les battements de ce cœur mécanique. Il m'irritait. Il m'exaspérait. Il me dévorait. Il me rongeait. J'allais devenir dingue. Le moindre de ses cliquetis détestables provoquant des frissons inspiré par le dégout et la haine que je ressentais à leur égard. Couché dans mon lit, la tête noyée dans les quelques coussins de plumes qui me servaient de nid douillet, j'avais l'impression que les moindres systèmes de mon corps s'étaient calqué à ce bruit insupportable. SILENCE. Qu'il se taise. J'avais des envies de meurtre pour un objet. Paranoïaque, le moindre bruit qui parvenait à mes oreilles devenaient irritant. Je ne supportais plus rien, en venant à détester le moindre mouvement des dormeuses qui m'entouraient. La nuit était contre moi, elle ne faisait qu'amplifier tout ces bruits. Horreur et damnation, que la mort vienne s'emparer de moi puisque les bruits avaient commencé à s'attaquer à mes nerfs. Avec qui avaient-ils bien pu signer un pacte ? Que me détestait au point de vouloir m'infliger un pareil supplice. Rien n'allait plus. Exaspérée par cette chaîne sans fin de cliquetis, craquement et mouvement en tout genre, je rejetais ma couette pour m'extraire de cette prison de fou que mon pauvre lit commençait à symboliser. Je le quittais à la hâte m'attendant à ce qu'il m'attire à nouveau à lui. Je glissais mes doigts délicats dans ma chevelure blonde que je rejetais ainsi vers l'arrière. Je mourrais de chaud. Ces bruits commençaient sérieusement à me terrorisé. La peur me donnait des sueurs. J'avais l'impression de bruler de l'intérieur. Clore mes paupières n'y changerait rien. Lançant des regards suspicieux dans tout les coins de mon dortoir, je me hâtais de rejoindre la salle de bain dans laquelle je m'enfermais. Je me laissais retombé contre la porte pour ensuite me laisser glisser contre le sol, la respiration haletante. Qu'est ce qu'il me prenait. Je devenais limite hystérique. Mon cœur s'emballait sans que je n'en comprenne les raisons.

Soudain, les lieux me parurent étrangement calme. J'avais beau chercher le moindre bruit, il semblerait que cette pièce ne laisse aucun son venir jusqu'à moi. Je me sentais enfin en sécurité. Doucement, ma respiration se fit plus régulière. Doucement, les battements de mon cœur retrouvèrent leur calme. Les paupières venant recouvrir mes orbes d'azur, je me laissais bercé par un silence des plus parfait. Je profitais de cette instant, installée contre le carrelage froid de la salle de bain de ma maison. Mon angoisse s'évadait, pour me laissé seule avec moi même. Ce n'est que lorsque mes yeux s'ouvrirent à nouveau, que lorsque le voile de chair se souleva, que je découvris mon reflet à l'autre bout de la pièce. Il me toisait curieusement. Je me perdais dans cette contemplation. Plus les minutes passaient, moins je reconnaissais la personne qui me faisait face, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une étrangère. Je lui trouvais une beauté irréelle, presque divine. Elle semblait tellement froide. Froide, indifférente et insipide, comme si elle avait été pillée et que les voleurs ne lui avaient laissée que sa pâleur monotone. C'était pourtant bel et bien moi. Moi qui m'était toujours aimé, je m'interrogeais sur la souffrance et la douleur que provoquait se simple reflet. Je ne m'aimais plus. Peu importe que je sois la Serpentard ou la Scamander. Je n'éprouvais que du dégout pour cette beauté fantomatique. Je le devais à Syrius. Il m'avait changé malgré moi.

Je me redressais. Je ne voulais plus me voir. J'ouvrais la porte de la salle de bain, retrouvant mon dortoir qui était redevenu étrangement calme. Plus un Tic Tac dérangeant à l'horizon. Je traversais la pièce, car si je ne voulais plus m'affronter, je n'étais toujours pas disposée à dormir. Je traversais la pièce en silence, m'emparant d'un coussin et d'une petite couverture au passage. La salle commune devait être vide et je ne connaissais pas un meilleur endroit pour y trouver un peu de solitude durant une nuit de douce insomnie. Lorsque j'arrivais dans notre salle commune, je ne vis pas qu'une autre personne y avait aussi trouvé refuge. Peut-être était-ce parce qu'une fois de plus, j'étais trop tournée vers ma propre petite personne. Pour ma défense, la seule lueur qui éclairait les lieux était celle des flammes qui dansaient, incandescente dans l'âtre de la cheminée. Je m'installais non loin d'elle, emmitouflée dans ma couverture, la tête reposant contre mon oreiller, nichée dans un des confortables fauteuils d'un vert orné d'argent. Mon regard se laissait envouter par les vagues gracieuses que les flammes étaient en train d'exécuter, s'écrasant contre les buches qui alimentait ce feu. Un bruit. Je sursautais alors, me redressant pour apercevoir la silhouette d'une ancienne allié. Je n'étais pas d'humeur. Je la toisais, dédaigneuse et mauvaise, comme si j'étais supérieur à elle. L'étais-je réellement? Je ne savais plus. Ce Gryffondor m'avait tourné la tête. J'ignorais encore si cela avait de l'importance, si cela était bien ou mal que cela se soit produit. Je savais juste une chose... Que je ne savais plus rien. Toute mes convictions s'étaient envolées. Au cours de ces derniers jours, je m'étais simplement contentée de suivre le schéma habituel, sans trop réfléchir. Réfléchir était trop douloureux et j'avais peur de découvrir d'autre partie de moi qui ne me plaisait pas. Je m'inspirais déjà suffisamment de dégout, il n'y avait pas besoin d'en remettre une couche. Silencieuse, j'attendais simplement, suivant la brune du regard, comme si elle représentait une menace.

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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Jeu 30 Déc - 10:44

© ebony bones; livejournal.


feat. Léonie Scamander et Lilween Walker.
MUSIQUE MAESTRO

Je commençais à en avoir assez de ces exercices. Je n'avais pas l'habitude de travailler ainsi en m'y mettant, ça me faisait assez bizarre. Je comprenais mais j'en avais marre de cette punition stupide. J'y arrivais mais ce n'était pas du tout comme ça que j'imaginais ma soirée. Je n'avais rien de prévu, rien de spécial mais j'aurais préféré ne pas faire d'exercices. C'était usant, fatiguant même sauf que je savais d'ores et déjà que j'aurais un mal fou à m'endormir comme c'était le cas toutes les nuits en ce moment. Allez savoir pourquoi, dès que je me décidais à fermer les yeux et faire de beaux rêves, mon cerveau restait inexorablement allumé comme pour me narguer. Je sais, c'était tout à fait impossible mais il n'empêche que je commençais à être complétement déréglée. Je ne dormais plus la nuit tandis que le jour, mes yeux se fermaient lourdement. C'est à cause de ça, d'ailleurs, que j'avais eu des devoirs en plus, la prof de défenses contre les forces du mal me voyant m'endormir, elle avait pris le manuel pour me réveiller avec avant de me donner les exercices des six pages que nous étudions en ce moment. Ce n'était pas du tout une question d'ennui, au contraire, j'aimais bien les défenses contre les forces du mal mais je n'arrivais plus à tenir, physiquement parlant. Bientôt, la salle commune se vida et je fus rapidement seule avec mon livre de défenses contre les forces du mal, obligée de terminer ces fichus exos pour le lendemain. J'enviais tout ceux qui déjà devaient être dans leurs dortoirs, prêts à se coucher. J'aurais beaucoup aimé faire de même seulement il fallait vraiment que je fasse mon travail, ce qui n'était vraiment pas mon genre, vous pouvez me croire.

Au bout d'une demi-heure seule dans ma salle commune, je commençais à saturer des loups-garous et autres hybrides. J'avais beau être bien installée, j'avais tout de même des fourmis dans les jambes et j'avais mal au cou d'être penchée sur mon parchemin. Je commençais aussi à avoir mal au poignet d'écrire tout comme j'avais les yeux qui me picotaient de fatigue. Finalement, manquant totalement de motivation, j'abandonnais l'idée de terminer ma punition ce soir et je m'allongeais sur mon fauteuil, recroquevillée comme je le pouvais et recouverte d'un plaid que je venais de dénicher. Je n'aurais su dire à qui il était ni comment il était atterrit là, en tout cas, il me dépannait bien. J'étais couverte seulement j'avais encore quelques frissons par moments alors d'un coup de baguette, j'allumais un feu dans la cheminée avant de me relever pour me rapprocher de la source de chaleur. Je fermais les yeux pour tenter de me détendre et qui sait, tomber dans un sommeil profond même si je sentais que je n'y parviendrais pas encore cette nuit. Au bout de quelques secondes, ou de quelques minutes, peut importe j'avais perdu la notion du temps, comme ensorcelée par la douce chaleur qui flottait sur mon visage, j'ouvris les yeux, décidée à me concentrer sur les flammes que je venais d'allumer. J'étais dans un état plutôt second, entre l'endormissement et l'éveil, coincée entre le besoin de dormir et l'impossibilité de rejoindre les bras de Morphée. Je crois qu'en réalité, j'avais peur de m'endormir parce que j'avais beau ne jamais me souvenir des mes rêves, je savais qu'ils étaient terrifiants. Je savais que ce n'était pas des rêves qui décoraient mon sommeil mais des cauchemars qui hantaient mes songes. Je serais totalement incapable de dire quels sont leurs contenus, je peux simplement affirmer que lorsque je dors, ce n'est pas agréable et ainsi, c'est comme cela que je justifiais mon incapacité à me laisser aller. Je me serais cru dans un de ces films d'horreur moldu dans lesquels des jeunes gens ne peuvent s'endormir au risque de se faire tuer. Bref, j'étais certainement traumatisée, inconsciemment, par ce qui se passait lorsque je dormais, à tel point que je ne pouvais plus dormir. Et ça se voyait. En attendant, réfléchissant à tout ça, j'étais dans mon fauteuil, hypnotisée par le spectacle que m'offraient les flammes dans la cheminée. J'étais loin de penser qu'un élève pourrait redescendre, il semblait être si tard. Je n'aurais pu dire quelle heure il était, j'étais seulement certaine qu'il était tard, assez tard pour que je sois la seule âme réveillée dans le château. J'avais tord. Bientôt j'entendis des bruits de pas étouffés, légers. J'étais dos aux escaliers et ainsi, je ne pus voir de qui il s'agissait que lorsque la personne s'installa dans le fauteuil voisin du mien, emmitouflée dans son épaisse couverture et accompagnée de son confortable oreiller. J'aurais donné cher en cet instant pour avoir une couverture et un oreiller moi aussi. Je fus d'ailleurs tenté de demander à cette fameuse personne mais lorsque je me tournais pour voir ce visage éclairé par les flammes, mon envie s'évapora aussitôt. Léonie Scamander et moi avions beau être amies, cette période remontait à plusieurs mois et désormais nous semblions incapables de retrouver l'affinité d'autrefois. Comment aurais-je pu prévoir une seule seconde qu'elle me rejoindrait en pleine nuit dans la salle commune de notre maison ? J'avais l'impression de ne pas croiser très souvent mon ancienne amie alors je ne m'imaginais vraiment pas me retrouver en tête à tête avec elle au beau milieu de la nuit. Au regard qu'elle me jeta, je compris que comme moi, Léonie était loin d'avoir le courage de se disputer avec moi. La tension était palpable, l'ambiance assez électrique pour m'avoir réveillée. Je savais d'ores et déjà que nous ne pouvions pas non plus nous sauter dans les bras simplement parce que nous allions certainement passé la nuit ensemble. Je sentais que le dialogue posé serait compliqué et je dois reconnaître que j'étais incapable de trouver quoi lui dire que ce soit quelque chose d'agréable ou pas. J'étais désemparée par son arrivée et il était clair que nous ne pouvions pas rester ainsi, silencieuses, ça sonnait faux. Et bizarrement, toutes les autres solutions me semblaient impossible à envisager. Je ne me voyais pas lui parler gentiment, comme si nous avions toujours été copines et je n'avais pas la force de l'affronter. Le moment était inapproprié pour se fritter avec Léonie et je voyais parfaitement que c'était aussi ce que mon ancienne copine pensait. Plus les secondes, les minutes peut-être même, passaient, plus je trouvais le silence qui meublait la pièce pesant. Nous ne nous regardions plus et j'étais retournée à la contemplation des flammes qui ornaient la cheminée mais je ne pouvais m'empêcher de jeter des regards, les plus discrets possibles, à celle qui fut un temps l'une de mes plus proches amies. Je n'étais même pas sure qu'elle l'ait su, je n'étais même pas sure de lui avoir dit la place qu'elle occupait à ce moment là. C'était trop tard désormais pour le lui dire, j'étais bien trop fière pour ça cependant, il y avait quelques fois où je regrettais de ne pas le lui avoir dit parce que qui sait, nous aurions pu être encore amies si je l'avais fait. Il m'arrivait de le regretter mais encore une fois, j'avais un égo beaucoup trop démesuré pour le lui avouer, à elle ou à qui que ce soit d'autre. Finalement, j'optais pour un petit toussotement, un petit éclaircissement de voix. Je ne saurais dire à quoi ça rimait exactement, à quoi ça servait, mais je le faisais juste comme ça. Je ne savais absolument pas quoi lui dire. Je ne savais même pas quelle attitude adopter.

    LILWEEN - Alors, t'as des problèmes pour dormir toi aussi ?


Ce n'était pas terrible comme approche. Le ton que j'avais employé l'était encore moins, c'était un mélange de dédain et de pure curiosité. J'aurais même dis que c'était par simple politesse que je demandais cela, simplement pour apaiser cette ambiance que je trouvais véritablement insoutenable. Qu'aurais-je pu lui dire d'autre ? Je suppose qu'en d'autres circonstances, nous aurions eu des tas de choses à nous dire, si nous étions restées en bons termes, la conversation aurait été plus intéressante et l'ambiance plus agréable mais ce n'était pas le cas. Nous n'étions pas en bons termes et j'avais le sentiment que nous ne retrouvions jamais notre bonne entente passée. Nous ne nous entendions plus et malgré ma tentative de conversation, ça équivalait aussi à trois pas en arrière tant j'avais accompagné ma question d'un ton exécrable. Mais bizarrement, j'avais tout de même parler. J'avais tout de même tenté d'engager une discussion même si je savais parfaitement que nous ne nous entendrions plus, tout du moins plus jamais comme avant.

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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Jeu 30 Déc - 22:42

Le silence avait repris le dessus sur nous et, étrangement, je préférais à regretter le vacarme qui m'avait littéralement rendue hystérique quelques minutes auparavant. Habituellement, j'aurais adoré me retrouvé ainsi, sans le moindre bruit pour irrité mes oreilles, mais là, les choses étaient différentes. Je me retrouvais en tête à tête avec Lilween. Autrefois, nous aurions probablement trouvé plein de chose à se dire, la conversation serait venue d'elle même, coulant allégrement, alimenté par nos rires et nos dernières aventures. Autrefois, oui, c'est probablement ce qui se serait produit. Mais aujourd'hui, tout était différent. Aujourd'hui, rien n'était plus comme avant. Notre amitié était fanée, tout simplement. On ne se parlait plus depuis longtemps, tout simplement parce que l'on avait plus rien à se dire. Ce silence avait quelques choses de malsain, il m'oppressait et me hantait, comme si j'étais incapable de penser à autre chose que l'absence de conversation entre nous deux. En même temps, je n'avais rien à lui dire, j'étais venue parce que je croyais être seule dans la salle commune à cette heure tardive. Je lui lançais un regard en biais, me blottissant un peu plus dans ma couverture. La pauvre, elle n'avait pas de couverture. Peut-être que pour une fois dans ma vie, je pourrais penser à quelqu'un d'autre que moi, peut-être que pour une fois dans ma vie, j'aurais pu faire un effort et faire un pas vers elle. Aha. Non. je n'étais pas comme cela. Si cette amitié s'était dégradée, c'était bien pour raison précise, je ne voyais pas pourquoi j'aurais du me montrer gentille alors que je n'en avais pas envie. Elle non plus, j'en étais certaine. Je détournais à nouveau le regard, tentant en vain d'arrêter mes pensées sur autre chose, pour ne plus être obsédée à ce point par l'envie de parler. J'étais aux aguets, attentive au moindre son qui pouvait me sortir de cet infernal silence. Soudain, sa respiration me parvint. Elle se mêla à la crépitation du feu. Vous allez peut-être dire que je ne suis jamais contente, que je suis une éternelle insatisfaite, mais sa façon qu'elle avait de respirer m'exaspérait. Je grinçais des dents, tentant en vain contre l'envie de commettre un meurtre, là tout de suite. J'aurais tout de même pu remonter. Hm. Non. Nous avions beau ne plus être proche, cela aurait été très discourtois et surtout, très enfantin si j'avais tourné les talons en apercevant qu'elle occupait déjà la salle. Enfin, je devais m'estimer heureuse, elle aurait pu me demander de partir.

Je sais ce que vous demandez. D'après vous, vous croyez que cela me plait d'être comme cela? Hein? D'être légèrement paranoïaque et bourrée de toque? Vous croyez que je n'ai pas envie d'être comme les autres? J'ai essayer de ne plus être cette personne, j'ai essayer, mais il semblerait que je m'y sois mal pris. Il suffit de voir la façon dont les gens me fuient. A croire que déclencher des conflits, c'est ma spécialité. Puis quand je me rend compte de ma connerie, il est trop tard, je ne peux pas revenir en arrière, bloquée lamentablement à l'instant même où je perds leur amitié. Il y a eut Géorgie. Copine de baque à sable, c'est probablement la première a avoir compris que mon amitié était devenue destructrice à cause de ce que j'étais entrain de devenir, oui, parce qu'à ce moment là, je ne m'étais pas encore laissé piéger à mon propre piège. Puis il y avait eut Lilween. Avec elle, s'était quelque peu différent, avec elle, s'était une sorte de fuite partagé, comme si l'on avait peur que l'autre ne découvre la vérité sur ce que l'on était. On s'est tourné le dos, pour cacher ce que l'on est réellement. Je crois qu'on avait pas réellement peur de ce que l'autre pouvait pensé, du moins, je n'avais plus peur de ce qu'elle pouvait penser de moi, ce dont j'avais peur, c'était de voir celle que j'étais devenue. Oooh, mais j'ai finis par le découvrir, trop tard, puisque pour cela, il m'avait fallut perdre l'amitié de Syrius. En plus, cette prise de conscience n'avait sérieusement pas servis à grand chose, à part peut-être me sentir mal, tellement mal au point que j'étais à présent incapable de me regarder dans le miroir. C'était tout, rien de plus. Personne ne pouvait se douter du mal qui me rongeait intérieurement, parce que je n'en laissais rien paraître, j'avais porté ce masque bien trop longtemps, au point que je n'arrivais plus à m'en défaire. Cette protection que je m'étais créée me collait à la peau. Au final, le seul à être toujours resté auprès de moi, le seul a avoir supporté mes lubies et mes changements d'humeur, c'était Gala. J'ignorais comment il pouvait rester ainsi, à mes côtés, sans jamais m'en tenir rigueur. Je commençais à me dire que je ne méritais pas son amitié, que j'aurais du lui tourner le dos pour ne pas le détruire un peu plus, je devais m'éloigner de lui, avant qu'il ne soit trop tard et que je le blesse à son tour.

Alors, t'as des problèmes pour dormir toi aussi ? J'avais sursauté, ne m'attendant nullement à entendre le son de sa voix. Perplexe, pendant un instant, j'avais même cru que tout cela n'était que le fruit de mon imagination. J'avais cligner des yeux, tournant mon regard vers elle. Elle me toisait, interrogative, attendant visiblement que je lui répondre. J'avais froncé les sourcils... Cette agressivité dans sa voix m'était adressée et d'une certaine manière, je ne pouvais pas lui en vouloir. Que pouvais-je répondre à cela? hein? C'était une évidence, bien évidemment que je ne réussissais pas à dormir, sinon, je ne m'amuserais pas à descendre par pure plaisir au beau milieu de la nuit. Elle avait encore beaucoup d'autre question dans le même genre? Le pire, c'est que ce genre de question portait tout autant à confusion que n'importe quel autre. Peut-être parce que je suis paranoïaque et que derrière n'importe quel approche, j'aurais été sur la défensive. Mais je devais lui reconnaître une chose, elle avait fait le premier pas, elle avait briser ce silence si détestable alors que j'en avais été incapable. Il y a trop de Tic Tac Tic Tac Tic Tac Tic Tac. J'ai cru que j'allais devenir folle. D'accord. Ma parole, folle, tu l'étais déjà un peu. Je laissais échapper un soupir, légèrement grimaçante, pour dire ça, j'aurais bien pu garder le silence et faire comme si je ne l'avais pas entendu émettre le moindre soin. Faute de savoir faire mieux, je replaçais la couverture de sorte qu'elle puisse recouvrir deux personnes, je me décalais un peu vers la droite et lui fis signe de venir. Le coussin, je le gardais bien pour moi. J'étais déjà suffisamment aimable de partager ma couverture chaude et douillette. Pourquoi j'avais fais ça? Je n'en savais trop rien. peut-être parce que j'étais incapable de dire quelques choses d'aimable, alors que dans ces cas là, il valait mieux se taire... Ou pas. En vérité, je craignais que le silence gênant ne reprenne le dessus. Je pinçais délicatement les lèvres l'une contre l'autre, cherchant quelques choses que je pourrais bien lui dire. J'ai envie de chocolat. Merci Léo. Ça, c'est de la conversation.


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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Mar 4 Jan - 8:25

    LEONIE - Il y a trop de tic tac tic tac tic tac tic tac. J'ai cru que j'allais devenir folle.


J'aurais pu lui répondre tout un tas de choses agréables comme détestables. J'avais envie de lui dire qu'elle était vraiment folle rien que par méchanceté alors que ce n'était pas du tout le cas et j'étais bien placée pour le savoir. Elle avait été mon amie pendant un bon moment et le fait que nous nous ressemblions beaucoup. Et toutes deux, nous avions jugé que cette ressemblance n'apporterait rien de bon. Nous étions trop similaires pour nous entendre, c'est ce que je m'étais toujours répétée depuis, tout en sachant que ce n'était pas réellement le cas. Nous aurions pu nous comprendre trop facilement, elle aurait pu me percer à jour et c'était tout ce que je ne voulais pas. Et j'étais persuadée qu'elle pensait la même chose de son côté. Nous étions pareilles, elle et moi, alors il m'était facile d'envisager ce qu'elle pouvait penser. Certes, je ne pouvais en être sûre mais c'était très approchant la plupart du temps. Je n'avais jamais envisagé que Léonie et moi pourrions redevenir amies un jour, et pourtant, le fait que nous étions toutes deux seules dans notre Salle Commune à parler presque gentiment. Je regrettais le ton que j'avais adopté vis à vis d'elle.

Après quelques secondes de silence qui me parurent s'étirer sur une éternité, je n'attendais plus d'échange entre nous, ma tentative d'approche avait foiré tout simplement. Cependant, Léonie me surprit : elle replaça sa couverture de sorte qu'un bout retombe sur moi et approcha son fauteuil du mien. Dans la pénombre de la pièce, elle ne dut pas voir le sourire reconnaissant que je lui adressais, alors à la place je la remerciais en y mettant, cette fois-ci, un ton aussi chaleureux que je le puisse. J'avais du mal à décoller mes yeux de Léonie tant elle me semblait différente. Mon amie semblait s'être évaporée pour laisser place à une nouvelle Léonie Scamander. Comment avais-je pu manquer ça ? Qui sait, si ça se trouve, j'étais en partie responsable de ce changement qui semblait avoir opérer chez Léonie.

    LEONIE - J'ai envie de chocolat.


Je souris une nouvelle fois à mon ancienne amie. Sa remarque aussi inattendue soit elle me donna envie, à mon tour de chocolat. Je décelais un peu de l'ancienne Léonie, celle que j'avais connu. Je me plaisais à penser que si Léonie avait réellement changé, peut-être que je pouvais la faire de nouveau changer. Enfin, bref, c'était une histoire assez compliquée de métamorphose que je m'imaginais sans avoir la moindre preuve. Me blottissant dans mon fauteuil et serrant la couette contre moi, je fus assaillie de quelques souvenirs de l'époque Léonie/Lilween.

    LILWEEN - Moi aussi, j'ai envie de chocolat.


Je n'avais rien trouvé d'autre à lui répondre. Qu'aurais-je bien pu lui répondre ? Nous n'étions plus amies et c'était loin d'être facile de parler normalement avec quelqu'un qui n'est plus votre ami. C'était toujours comme ça, que ce soit avec Léonie et moi ou d'autres personnes, qu'il soit question d'amitié ou d'amour, la rupture provoquait toujours un malaise entre les deux personnes. Peut-être que notre malaise, à Léonie et moi, était plus explosif à cause de nos caractères. J'aimais sincèrement Léonie en tant qu'amie mais nous ne l'étions plus, des amies, et je ne savais pas comment réagir face à une Léonie tout sauf amicale. J'aurais du m'en douter, puisque je lui ressemblais sauf que ce n'était pas du tout le cas et je n'étais pas légilimens. Je ne connaissais pas exactement les pensées de mon amie et de toute manière, elle était aussi imprévisible que moi. Prouvant mon impulsivité, je rejetais doucement la couverture que Léonie venait de poser sur moi pour me diriger vers les escaliers menant au dortoir. Me retournant, je chuchotais à Léonie :

    LILWEEN - Je reviens, attends moi.


Sur ce, je grimpais les escaliers quatre à quatre pour rejoindre ma chambre que je partageais avec d'autres Serpentards. Sans faire de bruits, je me dirigeais vers le lit d'une de mes camarades pour me pencher et ramper sous son lit. Là, j'y trouvais tout un paquet de friandises, chocogrenouilles et dragées surprises de Bertie Crochue. Que je sois amie ou non avec ces filles qui partageaient ma chambre, j'arrivais quand même à les connaître, elles et leurs petites manies. Si l'une tenait un journal intime qu'elle mettait à jour tous les soirs sous sa couette avant de l'ensorceler avant de dormir, une seconde avait une tendance à la gourmandise très prononcée qu'elle tentait de contrôler en cachant un peu partout dans le dortoir ses petites faiblesses, tandis qu'encore une autre, elle, était somnambule à ses heures perdues. Bref, mes colocataires avaient quelques petites habitudes qui parfois, comme cette nuit, me profitaient à moi aussi. Après m'être emparée des petites douceurs de l'une d'entre elle, je redescendais les marches à toute vitesse pour rejoindre Léonie. Je priais pour qu'elle soit toujours là et je fus soulagée de voir se dessiner son ombre à la lumière du feu qui flambait toujours dans la cheminée. Je sautais dans mon fauteuil pour remettre doucement le bout de couverture que Léonie m'avait gentiment prêté, encore essoufflée de ma course à travers la salle commune.

    LILWEEN - Désolée... j'espère que je n'ai pas été trop longue. je pris une grande inspiration avant de continuer : regarde ce que j'ai trouvé.


Je lui tendis les chocolats et bonbons que j'avais obtenu de manière pas tout à fait légale, avant de poser le tas de friandises entre nos deux fauteuils. J'avoue que j'étais assez fière de moi, ça c'était un sacré pas en avant tout de même. On ne pouvait pas dire que je n'y mettais pas du mien, cette fois. J'espérais de tout cœur que Léonie le verrait et qu'elle en tiendrait compte, je faisais des efforts parce que je trouvais stupide d'être en froid avec une ancienne amie. J'aurais aimé retrouver notre amitié perdue même si je ne me faisais pas de faux espoirs. C'était vraiment étrange, quelque part, je craignais Léonie parce que nous étions semblables et qu'ainsi, elle pouvait connaître beaucoup plus facilement mes craintes et mes faiblesses. C'était automatique chez moi, de me protéger dès que je me sentais vulnérable. J'avais cette mauvaise habitude de rejeter les personnes que je trouvais trop proches de moi, trop susceptibles de me détruire et c'est ce que j'avais fait avec Léonie. Je l'avais rejetée parce que j'avais pris peur. Je m'étais cachée sous ma carapace pour éviter tous risques de souffrir. Ce n'était pas personnel car le fait est que je m'entendais à merveille avec Léonie cependant, c'était plus fort que moi, en quelque sorte. J'étais perdue dans mes pensées si bien que je n'avais pas prêté attention à Léonie depuis que j'étais revenue. Et soudain, avec des souvenirs de notre amitié perdue plein la tête, je lâchais à mon ancienne copine :

    LILWEEN - Parfois, j'aimerais revenir en arrière pour que rien ne change entre nous. Il m'arrive d'imaginer ce qu'il aurait pu se passer si nous n'avions pas tout gâcher, moi tout particulièrement.


Je ne me faisais pas d'illusions, j'avais parfaitement conscience que ce n'était pas en sortant de telles choses que, pouf, comme par enchantement, Léonie et moi redeviendrions amies, seulement, et je dois reconnaitre que c'était particulièrement naïf, je pensais que peut-être, elle partagerait mon regret et qui sait si avec du temps, nous n'arriverions pas à recoller les morceaux ? A part ça, je ne me faisais pas d'illusions. Alors que le feu continuait de flamber entre les larges briques de la cheminée, je jetais un coup d'œil à mon ancienne amie avec une pointe d'espoir au fond du cœur.

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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Mer 5 Jan - 1:12

Je sentais son regard peser sur ma personne. Que pouvais-je bien faire pour la tirer de cette contemplation? Je ne savais même pas ce qu'elle regardait. Avait-elle été troublé? Envouté? Je n'en savais rien. Je me questionnais, me torturais, pour ne pas changer, je me compliquais la vie une peu plus. Ma paranoïa reprenait le dessus, voyant cette délicieuse approche comme une attaque qu'elle voulait me lancer. Non. Lilween n'était pas comme cela. Je le savais. Elle avait été comme moi, il fut un temps, mais j'avais changé, changé au point que je doutais que nous ayons encore autant de ressemblance qu'auparavant. Je n'osais pas la regarder, affronter son regard, j'avais peur qu'elle ne déshabille mon âme, ouvre mon cœur à vif et en déchiffre les moindres cicatrices, les moindres douleurs. Je craignais qu'elle ne comprenne, qu'elle ne sache que Léonie Scamander n'était pas si forte qu'elle n'y paraissait, qu'elle était plutôt faible et qu'elle se livrait une bataille contre elle même, torturée, impuissante et complètement dérangée. Vous voyez, les choses ne changent pas réellement, même si elles sont différente. J'avais beaux être avec elle, comme autrefois, nous avions beaux ne plus être aussi proche qu'avant et pourtant, pourtant j'avais cette même peur à son égard, cette peur qu'elle ne me démasque et trouve une vérité que je refusais d'assumer. La différence, c'est qu'avant, je ne m'en souciais qu'à moitié, je protégeais juste mon masque. Aujourd'hui, c'était moi que je protégeais, le masque n'existait plus réellement, il avait été méchamment entaillé lorsque Syrius m'avait fait affronté la réalité en face, lorsqu'il m'avait foutu à nu, lorsqu'il m'avait montré celle que j'étais réellement. Ce que j'avais vu ne me plaisait guère. Non, j'étais... Si différente. J'en étais venue au point de faire souffrir les autres, tout simplement pour me protéger moi, pour me sentir mieux. Égoïste, j'allais me retrouver toute seule, j'allais continuer dans les apparences, tout simplement pour me préserver d'un monde qui n'était pas si cruelle que ça. Je commençais à comprendre que si le monde était cruelle, si les gens portaient des masques, j'en étais pour quelques choses, moi même, j'étais devenue la cause d'un bon nombre de masque, j'étais devenue la personne qui m'avait détourné de ce que j'étais.

Puis, était venue cette conversation stupide sur le chocolat. Pourquoi avais-je parler de confiserie? Le pire dans cette histoire, c'est que je n'en n'avais pas réellement envie, du moins, pas avant que je ne le propose à haute voix. Quelle idiote j'étais. Je m'étais moi même torturée d'une envie subite de chocolat, tout simplement pour combler la conversation. Décidément, je n'étais pas très douées pour les relations humaines. Ou plutôt, je ne l'étais plus. Moi aussi, j'ai envie de chocolat. Aha. Non mais, vous vous rendez compte que ma stupide idée de parler de chocolat nous avait toute les deux foutues mal au ventre. Là, à cet instant précis, j'aurais donné n'importe quoi pour avoir ne serait-ce qu'un petit morceau ridicule de chocolat. Et dire que je n'en mangeais presque jamais. C'était quand même fortement risible comme situation. Soudain, mon ancienne camarade se redressa, rejetant la couverture que nous partagions pour s'élancer vers les dortoirs des filles avec pour seule indication : Je reviens, attends moi. Beuh. De toute façon, je n'avais rien de mieux à faire que de rester ici, dans cette salle commune vide, avec elle. Puis l'air de rien, cela me faisait du bien de la retrouver, comme ça, malgré les tensions qui persistaient. Je me disais que finalement, je n'avais pas changer à ce point là. Bon, d'accord, j'essayais surtout de m'en persuader pour avoir à me sentir mieux. Si ça fonctionnait? Hm... Un peu, oui. Je m'enfonçais un peu plus dans le fauteuil moelleux, toisant les environs avec cette terrible impression de solitude. N'était-ce pas pourtant ce qui m'avait pousser à descendre au beau milieu de la nuit? Si, mais à présent, je ne la supportais plus, je n'attendais qu'une seule chose, que Lilween revienne. Nerveuse et angoissée, ma paranoïa reprenait le dessus. Et si elle m'avait tout simplement plantée? Et si ma présence était tout simplement insupportable pour elle? Et si elle était partie se coucher, me laissant poireauté toute seule ici, avec cette terreur que m'inspirait à présent cette solitude. Bouh. Je me faisais peur à moi même. J'avais toujours été ainsi, à changer d'avis comme de chemise tout en pouvant être très têtue et buté. La vérité, c'est que j'avais un esprit de contradiction fortement développer, au point que lorsque je ne savais contredire les autres, j'en venais à me contredire moi même. Une éternelle insatisfaite qui ne savait pas réellement ce qu'elle voulait. Peut-être était ce parce que je n'arrivais plus à porter complètement ce masque. Peut-être que les deux parties de moi se battaient, tentant de prendre le dessus, en vain. J'allais devenir folle et finir à Ste Mangouste à ce train là. Je commençais à m'effrayer moi même. Peut-être que je devais consulter.

Lilween me sauva en réapparaissant dans la salle commune de notre maison à toute vitesse, bondissant comme un fauve à mes côtés. J'avais presque envie de lui sauter dessus pour la remercier d'être venue, mais je gardais le contrôle. Franchement, la nuit était de plus en plus nocive pour ma personne. Peut-être étions nous un jour de pleine Lune. Oui, cela devait être ça. Cette astre avait toujours bouleverser mes nuits, je ne savais pas trop pourquoi d'ailleurs. J'étais peut-être un Loup Garou caché? Ah moins qu'il n'existe d'autre créature Lunaire. A bien y réfléchir, oui, il me semblait avoir lu un article à ce sujet dans le chicaneur. Oh non, j'étais peut-être victime d'une créature magique dont j'avais tant renier l'existence. J'entendais à peine Lilween parler, complètement terrorisée, même si je n'en montrais rien, bien trop habitué à faire semblant. Désolée... j'espère que je n'ai pas été trop longue. Je secouais rapidement la frimousse de gauche à droite, mentant comme un arracheur de dent, tout simplement pour qu'elle ne voit pas à quel point j'étais complètement embrumée aujourd'hui. Regarde ce que j'ai trouvé. Oh merci, du chocolat. J'essayais de ne pas me jeter sur celui-ci, pour garder ce qu'il me restait de dignité. J'approchais doucement mes mains et venais fourré la sucrerie dans ma bouche. Je laissais le chocolat fondre délicieusement sur ma langue, espérant que ce que ma mère considérait comme un antidépresseur puissant agirait d'une quelconque manière sur moi. Merci. Ma voix n'était qu'un murmure, à peine audible. Puis soudain, l'instant de vérité. Je n'aurais probablement pas du attendre aussi longtemps avant de la remercier, je n'aurais pas du la laisser réfléchir, j'en venais même regretter ma stupide conversation sur le chocolat. Bon d'accord, ce n'était pas une conversation, mais moi, çela m'allait parfaitement. Parfois, j'aimerais revenir en arrière pour que rien ne change entre nous. Il m'arrive d'imaginer ce qu'il aurait pu se passer si nous n'avions pas tout gâcher, moi tout particulièrement. Je mordais ma langue, le goût du sang masquant celle du chocolat. Que pouvais-je bien lui dire? Hein? C'est mieux comme ça. C'était la meilleure chose à faire... Elle allait sans doute se méprendre. Ce que je disais n'était pas claire et pourtant, dans ma tête, cela sonnait différemment. Elle était partie avant que je puisse la blesser, voilà pourquoi c'était mieux. Je ne l'avais pas atteinte comme cela avait été le cas avec Syrius. Mais comment lui dire sans me livrer? Je n'en avais aucune idée. J'étais prise au piège. Je me sentais mal, la tête me tournait. Je m'emparais à nouveau d'un bout de chocolat pour le fourrer dans ma bouche. Tais toi, Léonie, c'est pire que bien ce que tu fais là. Ce que je voulais lui dire? Que si cela n'était pas arrivé, j'aurais finis par tout gâcher, toute seule, comme une grande. Mais ça ne sortait pas et de ce fait, je craignais que les choses n'empirent entre nous. Je laissais échapper un sourire, n'osant pas la regarder.

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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Sam 5 Fév - 6:42

Pourquoi se voiler la face ? Les mots de mon ancienne amie m'avaient retournée. J'étais touchée par le manque d'humanité qu'il y avait dans sa voix, je ne la reconnaissais pas. Ils résonnaient dans mon esprit comme s'il y avait un écho interminable dans ma tête. Comme si ça faisait parti de la mise en scène destinée à me faire le plus de mal possible. Qu'étais-je sensée dire ? Qu'étais-je sensée comprendre ? Qu'étais-je sensée ressentir face à ça ? Je dois l'avouer, j'étais étonnée d'une telle brusquerie. Je ne m'étais pas non plus attendue à ce qu'elle me saute dans les bras cependant nous avions eu jusqu'ici un contact plutôt positif et je m'étais tout simplement laissée berner. Ça me blessait au plus profond de moi, cette remarque, même si elle avait raison. Je regrettais mais ce n'était visiblement pas son cas et ainsi, je ne devais pas me permettre une telle culpabilité. J'avais du mal à avaler tout ça et sans que je ne puisse le contrôler, les larmes me montèrent aux yeux avec l'idée que je ne comptais dans le cœur de personne. C'était tout à fait ridicule, j'étais une grande fille et je savais bien que mon comportement était d'un puéril sans comparaison. Je voulais toujours plus que ce que j'avais déjà, dès que je l'obtenais, je commençais à détruire ce que j'avais pour ensuite m'en débarrasser et le convoiter de nouveau. J'étais une obsessionnelle, je ne pensais qu'à moi et moi seule. Mes relations tournaient toujours mal, des gens finissaient toujours par souffrir par ma faute et lorsque j'avais le malheur d'avoir du remord, c'était trop tard. D'un geste sec, je passais mon bras sur mon visage pour essuyer les larmes qui avaient failli m'échapper. Ma décision était prise, je n'allais plus regretter le passé. C'était trop douloureux de se faire rejeter et je ne souhaitais pas ressentir cette douleur.

    LILWEEN - Tu dois avoir raison. Si tu le dis, c'est que ça doit être mieux comme ça.


Je n'avais rien d'autre à lui dire. Ses propos avaient été si inattendus que j'avais été prise au dépourvu et rien d'autre ne m'était venu à l'esprit que de m'accorder à sa remarque. C'était vraiment stupide d'avoir cru un instant que les choses iraient mieux entre Léonie et moi, c'était d'une naïveté ! Je soupirais devant tant de crédulité en me demandant sincèrement comment j'avais pu tomber aussi bas et en arriver à devenir le genre de personne que je m'amusais à embêter. Léonie n'était pas la seule à avoir changer, c'était aussi mon cas et j'enviais le changement dont mon ancienne copine avait su faire preuve. Quelque part, j'avais la sensation que peut-être j'allais devenir la victime de Léonie, comme d'autres étaient devenus mes propres victimes. Ça ne m'effrayait pas, je me connaissais assez pour savoir que ça serait certainement un électrochoc qui me ferait revenir sur terre. Qui sait si ça ne serait pas un bon point pour moi. Je n'en étais même pas sûre, au fond. Je n'avais qu'une seule envie, c'était de redevenir celle que j'étais avant, de retrouver mon caractère et mes anciens amis, dont Léonie, qui ne semblait pas vouloir la même chose du tout. C'était vraiment bizarre de me retrouver ainsi avec cette jeune fille qui fut un jour mon amie et qui aujourd'hui, préférait de loin entretenir des relations distantes avec moi. J'avais dû être une amie affreuse. Ça me rendait folle de savoir que Léonie me haïssait à ce point moi qui pensais pourtant ne pas avoir été aussi méchante que ça, tout du moins avec elle. J'étais assez perdue, pour être franche. Je ne savais pas si je devais me taire et continuer de me torturer l'esprit ou bien si je devais affronter Léonie pour savoir enfin, ce qui l'empêchait de me parler gentiment, à défaut de redevenir aussi amies qu'autrefois. Un long silence, pesant, s'installa dans la salle commune des verts et argents. Ça sentait le malaise à plein nez. Léonie ne semblait pas décidé à ajouter quoique ce soit et moi, j'étais totalement séparée en deux avec le désir de savoir et celui de ne pas aggraver la situation déjà critique. Malgré tout, l'absence de bruits me tapait sur les nerfs et bientôt, je sentais que j'allais exploser. Je ne supportais pas de ne pas savoir.

    LILWEEN - J'peux pas me taire. Je vois pas pourquoi ça serait mieux qu'on ne soit pas amies ! Il n'y a aucune raison. D'accord, on a eu des disputes et on ne s'est pas parlées depuis un bout de temps mais je ne vois vraiment pas ce qui nous empêche de nous entendre à nouveau.


Je n'avais pu m'empêcher de l'ouvrir. Ça avait été plus fort que moi, je voulais mettre les choses au clair avec Léonie et selon moi, c'était la meilleure manière de tout mettre à plat. Je n'espérais pas un changement du côté de Léonie mais je pensais avoir une petite explication parce que son « c'est mieux comme ça. » ne m'avait pas suffit, je voulais en savoir plus. Je voulais comprendre ce qui la motivait, ou plutôt ce qui l'empêchait de retrouver des relations calmes avec moi, je voulais la comprendre. Il devait y avoir un problème pour qu'elle soit aussi distante avec moi. Nous avions cessé d'être amies, je le reconnais, mais je n'avais pas tous les tords et je trouvais que cette rupture venait de nous deux, j'avais beaucoup de choses à me reprocher, j'avais été quelqu'un de peu respectable avec mes ennemis comme avec mes amis cependant j'avais essayé de me rattraper même si ça n'avait pas forcément été concluent. Peut-être avais-je gâché toutes mes chances avec Léonie, après tout. Je n'étais pas prête à m'excuser pour toutes les horreurs que j'avais pu dire ou faire à ces personnes qui avaient eu le malheur de vouloir être proche de moi, je n'avais pas assez évoluée pour cela. J'avais changé mais pas assez pour essayer de me faire pardonner de tout le mal que j'avais pu faire autour de moi. Et peut-être que Léonie avait compris cela et refusait ainsi de faire la paix.

Cette idée me donna une claque. Je ne pouvais pas forcer Léonie à redevenir mon amie, proche ou pas. Je ne pouvais pas l'exiger d'elle, elle ne me devait rien. J'avais dû lui faire de la peine et elle avait tout à fait le droit de m'en vouloir, comme tous les autres. J'avais été une amie atroce et je ne méritais pas qu'on oublia toutes mes fautes. J'avais été aveuglée par la rage d'être jugée mais c'était la vérité qui faisait le plus mal et que je refusais d'accepter. Ça m'avait abattu de me rendre compte à quel point je pouvais être égoïste. J'étais pourtant persuadée d'avoir changée et en bien, seulement, au fond de moi-même, j'étais toujours la même Lilween, toujours cette fille qui passait ses nerfs sur les premiers, toujours cette fille qui ne souriait pas et qui se prenait pour le centre du monde. J'avais oublié la pénombre, les confiseries, le feu de la cheminée et même la présence de Léonie. Tournant la tête, je vis son visage éclairé par la fine lueur qui provenait du feu et un sanglot gonfla dans ma poitrine devant ce visage qui avait essayé de m'aimer mais que j'avais repoussé.

    LILWEEN - Tu sais quoi ? Oublie. Je suis pas quelqu'un de recommandable et tu as raison de ne pas vouloir redevenir mon amie. C'est mieux pour toi.


Je pris un chocolat avant de plonger mon regard vers les qui frétillaient en face de moi. Comme elles, je consumais tout ceux qui osaient m'approcher de trop près, je les brûlais de l'intérieur avant de les laisser en cendres. J'étais une flamme indomptable qui avait cru pendant un moment, qu'elle s'était transformée en eau. Je brûlais, rien d'autre. Le regard perdu, j'attrapais un nouveau chocolat avant de me blottir dans le bout de duvet que me prêtait Léonie, persuadée d'être un monstre capable seulement de destruction.

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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Lun 21 Mar - 12:12

Tu dois avoir raison. Si tu le dis, c'est que ça doit être mieux comme ça. Le son de sa voix me surpris. Je n'avais malheureusement pas pu voir la réaction qu'avait engendrée mes paroles, loin de moi l'idée qu'elles aient pu être mal comprises. Ce n'est qu'en entendant son soupire que je tournais à nouveau mon regard vers elle et que je me rendais compte de ce que j'avais dis et pour la peine, de ce qu'elle pensait. Elle était blessée, ce que j'avais voulu à tout pris évité était en train de se produire. Je la blessais malgré moi, montrant à quel point j'étais mauvaise, c'était en moi, je ne parvenais même pas a le contrôler. C'était troublant et je me sentais impuissante, je méritais cette solitude, je méritais d'être aussi pitoyable et de me sentir aussi mal, après tout, ce n'était que l'envers de la médaille, je n'avais sans doute que ce que je méritais. Je regrettais déjà d'être descendue et de 'lavoir croisé, j'aurais mieux fait de me laisser ronger par ces atroces cliquetis plutôt que d'avoir à affronter cette triste réalité. J'étais un monstre sur patte qui déclenchait la tristesse sur son passage. Que je sois cette Serpentard derrière laquelle je m'étais toujours cachée ou cette petite fille innocente qui voulait simplement vivre comme elle l'entendait, je faisais mal. Comme si c'était plus fort que moi, comme si je n'étais douée que pour cela. Je détournais mon regard d'elle, refusant d'avoir a affronté ce que je croyais avoir déceler chez elle. J'avais mal, mal a en crever, je n'arrivais pas à pleurer, mais mon cœur était douloureux et j'éprouvais des difficultés a respirer, emportée par la colère que j'éprouvais pour moi même.

J'peux pas me taire. Je vois pas pourquoi ça serait mieux qu'on ne soit pas amies ! Il n'y a aucune raison. D'accord, on a eu des disputes et on ne s'est pas parlées depuis un bout de temps mais je ne vois vraiment pas ce qui nous empêche de nous entendre à nouveau. Elle s'énervait, marquant un peu plus son incompréhension. J'hésitais à lui répondre, craignant de ne faire qu'empirer les choses comme j'avais souvent l'habitude de le faire. Je restais silencieuse l'espace de quelques secondes, essayant de réunir les mots qu'il me fallait, je ne voulais rien laissé aux hasard, je voulais qu'elle comprenne, pour une fois dans ma vie, je voulais faire bien les choses. Malheureusement, je craignais que mon absence de réponse direct ne la conforte dans son idée et qu'elle finirait par baisser les bras et partir sans demander son reste. Si elle le faisait, cela ne m'étonnerait pas, non, je n'aurais que ce que je méritais. Sans m'en rendre compte, je m'étais détournée d'elle pour plongé mon regard dans les flammes. Fascinée par leur danse, je me laissais submerger par les mots et le sens qu'ils pouvaient prendre afin de ne commettre aucune erreur. Tu sais quoi ? Oublie. Je suis pas quelqu'un de recommandable et tu as raison de ne pas vouloir redevenir mon amie. C'est mieux pour toi. Sa réplique me frappe en pleine face. Ce que Lilween disait, je le pensais, non pas à son égard mais à propos de mieux. Je ne comprenais pas pourquoi elle pensait à elle, alors que celle qui lui faisait du mal, c'était moi. Comment pouvait-elle se sentir responsable? j'ouvrais la bouche et la refermais aussitôt. J'avais l'impression qu'elle avait parlé pour moi, qu'elle était entrée dans ma tête et qu'elle avait mis un mot sur mes pensées. Pourtant, c'est d'elle dont il était question. Peut-être que nous n'étions pas si différente que cela, peut-être que ce qui nous avait séparé, c'était nos ressemblances.

Sans comprendre pourquoi, je levais la main et venais me saisir de la sienne. J'étais silencieuse, trop silencieuse, mais je ne voulais pas qu'elle parte sans que j'ai eu l'occasion de lui dire ce que je ressentais. Malheureusement, j'étais encore sous le choc de ses révélations, les mots étaient devenu encore plus difficile à trouver. Je ne m'étais jamais rendue compte à quel point les mots pouvaient avoir leur importance, des tout petits mots qui, mis ensemble, faisaient toute la différence. Je ne la regardais toujours pas, bien trop occupée à cette quête mené contre les mots qui ne voulaient pas venir à moi, mais ce n'était pas grave, je prendrais le temps de venir à eux pour tenter de recoller les morceaux avec Lilween. Pourquoi? Je n'en savais trop rien, c'était le genre d'idée étrange et saugrenue qui me venait comme ça, d'un coup, tout simplement parce que la vieille Léonie rêveuse et loufoque était toujours dans les parages et n'en faisait qu'à sa tête. Cette fois, elle me sortait de ma tétanie, prenant le dessus, prenant le contrôle, elle me soufflait les mots, comme si j'étais redevenue cette Léonie.

Je portais à nouveau mon regard vers elle et éclaircissait ma voix de peur que mon silence ne l'ai rendue rauque. Ce n'est pas toi, Lil, c'est moi tout simplement moi. C'est toujours ce qui m'a effrayé, ce qui m'a poussé à m'éloigner de toi et de tout ceux qui étaient mes amis, mais toi particulièrement. Tu sais pourquoi? Je crois que j'avais peur que tu saches, que tu comprennes, parce que je crois qu'on se ressemble beaucoup plus que l'on ne voudrait l'admettre. J'ai peur de ce que je suis devenue. J'ai peur de me l'avouer. J'ai peur de tout à propos de moi, mais surtout, peur de ce que je pourrais vous faire. Tu sais, je n'ai jamais cru que tu étais une mauvaise amie, c'est juste que... Moi je ne le suis pas. Je croyais que cela expliquait tout... Non, en fait, je le crois encore. Je gâche tout. Geo et Syrius en ont fait les frais, puis toi... Ce n'est pas bien. Je ne suis pas bien. Non, je n'étais pas bien, ce que Lilween ignorait, c'est que c'était à double sens. Je n'étais pas une fille bien et je n'étais pas bien dans ma peau, j'étais perdue. Je la regardais encore un instant avant de revenir porter mon regard sur les flammes qui s'embrasait dans l'antre de la cheminée. C'était étrange, c'était une des premières fois que je parvenais à en parler aussi facilement, sans m'énerver, sans que les larmes ne me surprennent, sans déclencher de disputes exubérantes et ridicules. Je pris une inspiration profonde, me blottissant dans ma couette moelleuse. je ne lâchais pas cette main que je tenais précieusement, la sienne.


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MessageSujet: Re: Nuit tu me fais peur ϟ Lil' Sam 25 Juin - 10:33

J'avais du mal à en croire mes oreilles. Mon regard restait fixé aux flammes de la cheminée, incapable du moindre mouvement à l'entente des paroles de Léonie. Ce qu'elle venait de dire était bouleversant et c'était totalement improbable car la vérité éclatait soudain, sous nos yeux d'adolescentes un peu perdues et hésitantes. Nous étions pareilles, identiques. Les mots qu'elle venait d'utiliser auraient tout aussi bien pu me correspondre, j'aurais été aussi capable qu'elle de les sortir, ce qui était complétement déroutant. Je ne cessais de réfléchir, les mots semblaient encore dans la pièce alors que Léonie avait terminé de parler et qu'un silence s'était installé entre nous. Je ne savais que dire. Qu'aurais-je pu lui répondre ? Que c'était bien de sa faute tout ça ? Que nous étions toutes deux coupables ? Ou bien qu'en réalité, il n'y avait pas de coupable sauf le destin ? Pour moi, la faute était partagée, nous avions toutes deux des tords, mais elle n'en avait pas forcément plus que moi. Nous avions eu peur toutes les deux et nos réactions avaient engendré notre éloignement. Finalement, je me rendais compte que ça n'avait pas été une si mauvaise chose que ça, cette séparation passagère. Elle m'avait ouvert les yeux et donné envie de retourner vers Léonie. Qui sait, peut-être que tout cela allait nous rapprocher en fin de comptes.

Et puis, il n'y avait pas que ça. Léonie semblait en détresse. Je me connaissais et de cette manière, j'arrivais à la cerner aussi, du coup, je comprenais qu'employer de tels mots alors qu'on a une grande fierté comme Léonie, comme moi ou comme n'importe quel autre élève de Serpentard, ça signifiait un état critique. Ces mots sonnaient comme un appel au secours camouflé. Le problème, c'est que j'étais incapable de me sauver moi-même alors comment aurais-je pu être de taille à sauver quelqu'un d'autre ? Je n'aurais fait que l'enfoncer, l'entraîner avec moi dans ma propre chute et c'était un fait qui m'était inconcevable. J'étais face à un dilemme : soit je tentais de rassurer Léonie et de lui sortir de la tête de l'eau, soit au contraire je me taisais, la laissant couler sous mes yeux. Mais c'était à double tranchant. Je pouvais tout aussi bien tenter de la sauver en échouant lamentablement. La chose qui m'empêchait de voler au secours de Léonie, c'était la peur d'être responsable d'une rechute, ce qui était extrêmement égoïste. J'avais plutôt peur de la culpabilité que je ressentirai alors, pas du sort de mon ancienne amie.

    LILWEEN - Il faut que nous remédions à ça. Je ne peux pas te laisser comme ça.


Mon regard se posa enfin sur Léonie mais il était tellement pensif et vague que je ne la voyais pas vraiment. Je n'aurais su dire de quelle manière elle se tenait, si elle regardait droit devant elle ou si elle avait le regard posé sur moi, ou encore si elle avait les yeux baissés. La vérité c'est que j'étais perdue dans mes pensées, réfléchissant à un moyen efficace de remonter le moral de Léonie tout en restant à ma place, sans devenir trop proche. J'avais beau vouloir faire en sorte que ma camarade aille mieux, je crois que j'avais autant peur qu'elle. Peut-être était-ce l'effet du rapprochement, je suppose que c'était ça. C'était effrayant de laisser une personne vous atteindre d'une telle manière. Je savais que si je ne voulais pas céder à la panique et tout gâcher, je devais trouver quelque chose, une occupation peut-être, qui aurait pu laisser la distance qui résidait encore entre nous, tout en soulageant Léonie, en l'apaisant. J'avais secrètement l'espoir de pouvoir atteindre ce but, d'en être capable mais je doutais énormément, presque autant que Léonie.

Soudain, j'eus une idée. Ça avait fait tilt dans ma tête, comme si on avait allumé une lumière qui révélait tout un tas de choses oubliées ou cachées. En réalité, c'était une chose que j'avais enfouie au fond de ma mémoire et qui là, ce soir, venait de refaire surface, comme un souvenir lointain qui avait été refoulé pendant de longues années. Ce n'était qu'une vieille cachette que j'avais trouvé, j'y avais planqué deux bouteilles de whisky pur feu dans l'optique qu'un jour de grande déprime, je me les enfilerai à moi toute seule. Ce jour était arrivé, je n'étais pas seule mais ça n'avait pas d'importance, le cas restait de force majeure. Alors, me levant du fauteuil en murmurant un léger « lumos » à ma baguette qui frémit et laissa échapper un filet de lumière, je me mis à arpenter les recoins de la salle commune. Certes, je venais d'avoir une illumination mais ça restait flou et je devais chercher un peu dans ma mémoire pour revoir les détails exacts de ma cachette. Je fis le tour de la salle aux couleurs argentée et verte, insensible aux questions que pouvait se poser Léonie en me voyant de la sorte. J'étais réellement absorbée dans mes recherches qui, je l'espérais, ne dureraient pas trop longtemps. Puis soudain, à la lueur de ma baguette, je vis l'épais livre que j'avais glissé dans un trou de mur. Je l'avais trouvé ainsi, déjà découpé avec un petit mot s'adressant aux générations futures. J'étais cette génération. Tout du moins, je m'étais considérée comme telle et j'avais ainsi repris cette planque à bouteilles d'alcool sans jamais me poser de questions. Enfin, le livre poussiéreux et puant était toujours là, intact. Je m'en saisis pour revenir vers Léonie avant de m'asseoir par terre, le manuel sous le nez. Je levais les yeux vers ma camarade qui me surplombait sur son fauteuil, le regard pétillant, excitée de lui montrer mon petit secret. Je murmurais tout doucement la formule qui permettait l'ouverture de cet ouvrage massif et la première de couverture ne tarda pas à s'ouvrir d'elle-même dans un bruit sourd. Glissant ma main dans entre les pages qui avaient été trouées au milieu pour laisser la place d'y mettre des objets, j'atteignis enfin ce que je souhaitais. Victorieusement, je sortis les deux bouteilles pour les montrer à Léonie.

    LILWEEN - C'est notre petit secret. Pas un mot, à personne, d'accord ?


Je cru déceler un acquiescement de sa part et c'est pour cette raison que je lui tendis l'une des deux bouteilles. C'était énorme, une bouteille par personne mais j'estimais que Léonie et moi en avions bien besoin. C'était étrange de se retrouver ainsi, face à face, à partager notre mal-être ainsi que de l'alcool. C'était inattendu, bien sur, mais aussi et surtout ça semblait si naturel que c'en était déroutant. J'avais la sensation de ne jamais l'avoir quittée ou bien, trop peu de temps pour considérer cela comme une séparation. La situation, nous deux réunies en pleine nuit dans la salle commune des Serpentards, étaient quelque chose que j'aurais imaginé lorsque nous étions encore amies. Quelque part, ça me semblait juste que nous fassions cela mais d'un autre côté, c'était improbable car quelques heures plus tôt dans la journée, nous nous regardions d'une façon si froide, si détachée.
Je savais que Léonie avait changé, c'était aussi mon cas en quelque sorte, mais je me demandais désormais si ces changements n'avaient pas été en notre faveur, finalement. Après tout, nous étions bien là, l'une en face de l'autre prête à boire comme des trous. Le destin semblait avoir décider pour nous d'une réconciliation. Je n'osais prononcer le mot, même dans ma tête car j'avais peur d'aller trop vite en besogne et de tout gâcher en pensant aussi rapidement à cela. J'avais l'impression qu'en formulant ce qui était en train de se passer sous mes yeux, j'allais souffler le château de cartes que nous étions lentement mais sûrement en train de construire. Pourtant, je su parfaitement garder ces pensées pour moi lorsque je levais ma bouteille vers la sienne pour trinquer.

    LILWEEN - Nous l'avons bien mérité, tu ne penses pas.


Et sans attendre sa réaction, je portais la bouteille à ma bouche, qui frémit au contact du verre froid, puis avalais le liquide piquant qu'elle contenait comme si ma vie en dépendait.

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Nuit tu me fais peur ϟ Lil'

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