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léo&roxy • le mal est partout, finalement

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MessageSujet: léo&roxy • le mal est partout, finalement Sam 1 Jan - 10:05


feat. léonie scamander et roxane dumont


« Savoir choisir ses amis, ce n’est pas comme savoir choisir un pain au chocolat à la boulangerie. CRD »

Ce matin, il pleut. J’aime bien la pluie. Et puis, c’est le temps de l’automne. Maintenant, il ne faut plus s’attendre à voir un soleil radieux qui plane dans un ciel bleu et sans nuage. Plus du tout. C’est décevant quand même… En France, la pluie est rare. Enfin… Rectification, pas à Paris. Je parlais du Sud. Là bas, c’est comme si on quittait la France pour un tout autre pays. Je vous jure que si vous faites un jour Paris puis le Sud, vous allez être dépaysés. Le temps, le climat et même la mentalité... Ainsi, on peut sans doute trouver une similitude avec ici et Paris. Ici, en Angleterre, à Poudlard, il pleut toujours. Des gouttes, encore des gouttes et toujours ces perles transparentes… Je trouve que c’est déprimant. Moi qui aime m’amuser et rire, la pluie ce n’est pas le temps qui me correspond le plus. Cependant, je l’aime. Certaines personnes me trouvent étrange comme fille lorsque je sors du château pour aller me caler quelque part, sous la pluie. Aussi, petite information : je sors encore plus rapidement lorsqu’il y a des éclairs. Etrange n’est ce pas ? Vous pouvez le dire vous savez ? Je ne serais pas vexée. Car je suis ce que je suis et je vous emmerde tous.

Du dortoir, je m’amuse à regarder dehors par la fenêtre. Le ciel est doté d’une couleur vraiment grisâtre, à faire pâlir la couleur grise tant qu’elle paraît foncée dans les cieux. Les nuages semblent denses, voire même trop denses pour une simple pluie. Pour un simple automne. Ces derniers sont probablement porteurs de mauvaises choses pour certains, mais pas pour moi vu que j’aime les orages. A mon avis, cette nuit va être une des plus terrifiantes pour quelques élèves. Je sais pertinemment qu’il y en a certains qui détestent le tonnerre. Bref, moi je m’en fous. Je dormirai comme d’habitude c’est à dire bien. Sans ou avec éclairs. Sans ou avec bruit. Certains vont faire peut être nuit blanche, ne pouvant trouver le sommeil, se pensant comme dans un film d’horreur. Du moins, c’est ce que font les petits moldus. Debout, face à la vitre, je m’amuse à coté ces petites perles que sont les gouttes de pluie. Il y a des centaines, des milliers même. Jamais identiques. On aurait dit que la vitre est parsemée de paillettes. Certaines gouttes ruissellent sur la vitre, provoquant un semblant de danse. Posant mon index sur la fenetre froide – il fallait avouer en plus de la pluie, il faisait froid – je pris un malin plaisir à suivre le chemin que faisait une goutte de pluie. Parallèlement, mes yeux fixaient sans vraiment avoir un réel but cet index. Ce jeu pouvait paraître stupide. Vraiment idiot. Une gamine j’étais ? Sans doute. Mais je m’ennuie. Mes cours ne commencent que dans quelques heures. En plus, je n’ai pas faim. C’est pour ça que je ne descends pas à la Grande Salle pour prendre mon petit déjeuné. Aurore, et d’autres filles de Beauxbâtons s’y sont déjà rendues. A ce moment là, j’avais prétendu que j’allais les rejoindre l’instant de quelques minutes. Or, j’avais menti. Je n’avais jamais eu l’intention d’aller le rejoindre. Même si j’ai une folle envie de boire un jus de citrouille. Tanpis, plus tard pour cette petite envie.

Finalement, la goutte disparut à l’encontre d’un rebord d’un carreau de la fenêtre. Mon jeu prend alors fin. Mon ennui recommence à nouveau, hélas. Je soupire, profondément. Heureusement que je suis seule et que la plupart des élèves de Beauxbatons sont descendus à la Grande Salle. Là bas, il doit y avoir rires et cris de joie. La bonne humeur, parmi ces nuages denses et grisâtres. Moi je n’avais pas envie de rire. Pas aujourd’hui. Même si j’aime la pluie. Pourtant, j’ignore la raison. Pourquoi j’ai l’air de déprimer ? Je soupire derechef pour reculer finalement de la fênetre et de la fraicheur qu’elle dégageait jusqu’ici. Je décide de m’habiller – j’étais encore un pyjama.

Quelques instants plus tard, on pouvait me voir déambuler dans les longs couloirs neutres de Poudlard, correctement habillée. Je ne sais pas où je vais. Mais je me dirige vers un endroit, c’est certain. Je marche sans but. Sans capter les élèves qui passent à coté de moi. J’ai l’air ailleurs. Comme toujours finalement. Ce n’est pas nouveau. Et donc, ce n’est pas nouveau si je vous réponds que j’emmerde tous ces élèves s’ils pensent du mal de moi ? Je me fous des opinions des autres. Finalement, je me retrouve rapidement dans la volière. Pourquoi suis-je venue jusqu’ici ? Et surtout seule ? Je m’assois sur un banc et je me plonge dans mes pensées. Il fait froid. Je suis en fin de compte sortie du château. Je peux être vraiment une idiote quand je le veux. Mais pourquoi suis-je venue jusqu’ici ? Surtout que je n’ai rien à faire à cet endroit. Car je suis seule. J’ai personne à qui écrire. Personne. Seule, face à ce monde.

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Dernière édition par C. Roxane Dumont le Mar 4 Jan - 8:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: léo&roxy • le mal est partout, finalement Dim 2 Jan - 0:55

Négligemment vautrée dans l'un des confortable fauteuil de ma salle commune, je paressais. Il n'est pas donné à tout le monde d'être vautrée avec autant de classe, je vous l'accorde bien volontiers. Distraitement, je toisais les alentours à la recherche d'une quelconque occupation pour m'extraire de l'ennuie qui était en train de me ronger. Je n'étais pas seule dans la salle commune et pourtant, je m'y sentais plus seule que jamais. N'allez pas croire que j'étais exclue de la bonne société des sorciers, non, bien au contraire, j'étais plutôt entourée. Ils parlaient tous allègrement et moi, pauvre petite sotte, je m'étais perdue dans le flot de la conversation à tel point que j'en avais perdu le fil. Ils ne s'en formalisaient guère, ils avaient l'habitude de me voir boycotter les conversations qui, à mes yeux, n'avaient aucun grand intérêt. Tout en me perdant dans l'observation de ses personnes qui m'entouraient, je pris conscience des liens improbables qui reliaient certains d'entre eux. Un sourire naquis à la commissure de mes lèvres lorsque je surpris un regard langoureux entre un sixième, installé au côté de sa soit disant copine du moment, et d'une septième année. Amusée j'imaginais aisément les rendez-vous donnés dans un des placards à balais de l'école pour que personne ne découvre leur Idylle. Stupide Idylle. N'aurait-il pas été plus simple de s'abandonner au grand jour? De simplement dire la vérité. Aha. La bonne blague, moi, Léonie, Reine des masques et des faux semblant, je me permettais de juger ainsi deux êtres qui faisaient exactement pour moi, mais sans doute avec des plus belles intentions que je n'en avais. Qui étais-je pour les juger? Personne, mais alors franchement personne. Je détournais mon regard d'eux, comme frappé par cette réalité. Peut-être que ce n'était que de la jalousie, à eux, passionné l'un par l'autre, envouté par un tel désir que le monde autour d'eux ne semblaient plus avoir d'importance. Moi,... Je ne connaissais rien de tout cela, si ce n'est ce que j'en avais lu dans mes livres. Je n'étais jamais tombée amoureuse. JAMAIS. J'ignorais l'intensité de ce sentiment qu'on présentait comme quelques choses de divin et magnifique. J'étais ignorante. Je ne connaissais ni le désir et l'attirance purement physique. Finalement, je ne connaissais rien des plus belles choses que le monde ait conçu. Pourquoi? Simplement parce que depuis toujours, je m'étais occupée l'esprit avec d'autre chose. Petit, il y avait toutes ces utopies familiales, toute cette fascination pour le monde de l'imaginaire. J'y avais pourtant cru, plus que n'importe quelle autre chose et quelques part, je savais que j'y croyais encore, car ces choses que j'avais aimé me terrifiaient aujourd'hui. Puis, j'avais grandi, j'avais tourné le dos à l'enfant que j'étais et je m'étais centrée sur moi, uniquement sur moi, cachant aux yeux du monde celle que j'étais réellement, comme si de cette manière, je me protégeais. Aujourd'hui, je savais que cela ne m'avait protégé de rien. Cela n'avait fait que retarder l'échéance, peut-être avait-il prit plus d'ampleur qu'il en avait à l'époque. Voilà où j'en étais aujourd'hui, incapable de ressentir les choses de l'amour, incapable de me connaître moi même et de me dévoiler tel quel à ceux qui m'entouraient.

Pourquoi avais-je sans arrêt besoin de me remettre en question ces derniers temps. C'était tout simplement horrible. Cela un créait un malaise, comme si tout autour de moi m'oppressait, comme si je n'étais plus capable de respirer comme il faut. Une impulsion de ma main contre l'accoudoir de mon fauteuil, je décroisais les jambes et me relevais pour quitter la salle commune des vert et argent. Je n'avais lancé aucun regard en arrière, ce n'est qu'en m'adossant contre le mur en face de l'entrée que je me rendis compte que j'avais été suivie par celui que je considère comme mon meilleur ami. Je lui souris, doucement. Il enleva son écharpe et me la passa autour du cou pour m'attirer vers lui , il avait cet air sérieux que je lui détestais et qui ne lui allait pas si bien que ça. Je crois que c'était le seul à me comprendre aussi bien, même maintenant, alors que j'étais complètement perdue. Qu'est ce qui se passe Léo? J'haussais vaguement les épaules, sans perdre ce petit sourire. On va faire comme si je n'avais rien et que tu t'en inquiétais pas. Je replaçais le col de son uniforme, déposais un baiser sur sa joue et m'éloignais sans demander mon reste. Il ne me voulait pas de mal, non, il voulait juste que je me sente bien et surtout, il voulait que je lui parle. Moi, j'étais incapable de parler pour le moment, du moins, j'étais incapable de parler de cela. J'entendis le passage de notre salle commune s'ouvrir et se refermer ensuite, m'indiquant qu'il était partis rejoindre les autres. Je refermais mes mains sur l'écharpe qui portait son odeur. Je détectais aussi une légère odeur de cigarette. je soulevais les yeux vers le ciel. Il avait donc repris ses mauvaises habitudes? Je devrais faire un peu plus attention à lui à l'avenir. Mais pour la peine, je prenais la direction de la volière, ayant un courrier à envoyé à mes parents. je profitais de n'avoir rien de mieux à faire pour me soumettre à cette corvée semestrielle. Je leur servirais des banalités, rien de très intéressant, ils sauront simplement que je vais bien et qu'ils ne doivent pas s'inquiète pour moi. Après tout, ils avaient déjà suffisamment de soucis avec Lucien, bien que, contrairement à moins, il comblait ces frasques par son affection. Je prenais la direction de la volière, sortant du château. J'étais heureuse d'avoir pris l'écharpe de mon meilleur ami, bien que cela ne serve pas à grand chose, cela servait tout de même. Je montais rapidement les marches, évitant ainsi de me retrouver tremper par cette pluie qui ne cessait de s'abattre sur le château. Il faisait terriblement sombre pour une journée d'Automne. Je soupirais, arrivant sur le palier.

Je relevais le regard pour me mettre à la quête de notre chouette, à Lucien et moi, mais, je fus attiré par la présence du française que je connaissais plutôt bien. Je m'avançais d'elle avec lenteur, un sourire dédaigneux s'emparant presque aussitôt de mes lèvres fines et rosées. Je passais délicatement mes mains contre ma tenue, pour la remettre comme il faut. Rassure moi, tu t'es habillée dans le noir ce matin? Moi dans toute ma splendeur. La gentillesse incarnée. j'ignorais ce qui me poussais à être aussi détestable avec elle, après tout, elle ne m'avait rien fait. C'était peut-être cette naïveté, cette gentillesse. Aaaah elle m'agaçait. A moins qu'elle ne soit que le reflet de ce que j'étais et que c'est cela même qui m'agaçait. On attrape pas les mouches avec du vinaigre, Darling. Je fis quelques pas, laissant mes talons frapper le sol avec une lenteur délicieuse. Je m'avançais vers l'une des fenêtres scrutant l'horizon. Enfin, je dis a pour ton bien, moi. Tu le sais, non? Quelle merveilleuse hypocrite que j'étais. Je me considérais comme son professeur et elle, elle était ma petite poupée de porcelaine avec toute la douceur et la fragilité que cela comportait. Je pouvais la briser à chacune de mes paroles, mais le fait qu'elle en ressorte indemne me prouvait qu'elle devenait plus forte, plus dure, peut-être même qu'un jour, ces mots auraient le même tranchant que les miens.

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Dernière édition par Léonie N. Scamander le Mar 4 Jan - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: léo&roxy • le mal est partout, finalement Lun 3 Jan - 6:16

« Savoir choisir ses amis, ce n’est pas comme savoir choisir un pain au chocolat à la boulangerie. CRD »

« Rassure moi, tu t'es habillée dans le noir ce matin? ». Cette voix, je la connais par cœur. C’est celle de Léonie, une fille que je considère comme une sorte de professeur. Quant à elle, elle me voit comme son élève et sa petite protégée. On ne se connaît pas depuis longtemps. Combien de temps après peu ? Je l’ignore. C’est une élève de Serpentard. Oui, oui … J’ai bien dit Serpentard. Les verts et argents. Beaucoup de personnes les considèrent comme les plus méchants. Mais entre nous, Léonie n’en fait pas partit. Il ne me semble pas. Cette fille, elle est tout simplement gentille. Peut être que je me trompe. Peut être pas. Je ne la connais pas assez pour la juger. Et puis, il faut savoir qu’elle a été adorable lorsqu’elle a décidé de « s’occuper » de mon cas – désespéré. Bref, je l’apprécie quoiqu’il en soit. Entendant sa voix, je reviens sur terre – étant perdue dans mes pensées. Je relève donc mon regard pour le poser de suite après sur le visage de Léonie. Qu’est ce qu’elle faisait ici ? Stupide question en faite. Si on vient à la volière, c’est qu’on a une lettre à poster. Malheureusement, ce genre de rituel – si on peut appeler ceci ainsi – je ne le connais pas. Je n’en ai pas la chance. Ma grand mère m’a renié depuis la mort de Brinn, ma grande sœur. D’après elle, je suis la seule coupable.

« MAIS POURQUOI ES TU COMME CA ? ». Ma grand mère était énervée. Plus que ça en faite. Elle me fixait de ce regard noir. Si ses yeux le lui avaient permis, elle m’aurait tué de cette façon. Elle en aurait été capable ce jour là. Soit quelques jours après la mort de Brinn Dumont, ma grande sœur ou bien la favorite de ma grand mère. Je ne comprends pas pourquoi cette préférence car j’étais comme ma sœur – à un détail près qui finalement disparu bien plus tard. Etais-je moins gentille ? Etais-je moins sage ? Etais-je moins intelligente ? A l’instant où elle me parlait – nuance me criait dessus – j’étais prête à parier qu’elle était en train de me trouver plus de défauts que de qualités. Pour elle, j’étais au final moins gentille, moins sage, moins sérieuse, moins studieuse… Bref, la ratée de la famille, selon elle. Etait ce réellement la raison de cette préférence ? Etait ce surtout une raison valable ? « Pourquoi es tu si égoïste ? Sale peste… ». Sa voix se voulait forte. Mais hélas, je ressentais à travers celle ci une pointe de tristesse. Une grosse tristesse. Ma grande mère avait perdu sa petite fille favorite et n’avait rien pu faire pour la sauver. Alors, pour combler cette douleur, elle devait trouver une raison. Un coupable. Remettre la faute sur quelqu’un d’autre. C’est à dire moi. Moi, je restais silencieuse. Mais je pleurais. Des larmes ravageaient à ce moment là mes joues rougies de petite fille. Depuis la mort de ma sœur, ma grande mère me détestait. Elle ne le cachait plus. Je l’avais bien compris. Aucun mot ne voulait sortir. Aucun son ne voulait retentir. J’étais comme prisonnière de l’emprise de ma grand mère. « A cause de toi Brinn est morte. Tu entends ! MORTE ! DECEDEE ! PARTIE ! Ma petite fille à moi… Et ça à cause de TOI ! ». Une larme coula sur sa joue. Puis, elle laissa tomber ces quelques mots. Les derniers avant une indifférence totale. « Tu ne sers à rien. Sauf à faire du mal autour de toi. Tu n’es plus ma petite fille. ». Ses paroles se terminèrent en un murmure. Un petit murmure, mais enveloppé de haine et de souffrance. A cet instant, mon cœur s’arrêta un bref instant. Ma grand mère voulait me renier ? Désirait me renier ? Oublier sa deuxième petite fille, car d’après elle, c’était elle la coupable ? Ma grand mère, la dernière personne qui me reliait à ma famille… L’intensité de mes larmes s’enflamma. Je fis volte face pour prendre la direction de ma chambre. J’étais seule. Bien seule, à présent.

« On attrape pas les mouches avec du vinaigre, Darling ». Perdue à nouveau dans mes souvenirs – en tête à tête avec Grand mère – j’avais oublié pendant un court moment – le temps de quelques minutes – la présence de Léonie. Celle ci s’était dirigée vers une fênetre, afin de regarder l’horizon ou je ne sais quoi encore. Elle doit certainement chercher son hibou pour poster sa lettre. Quelques fois, j’envie ce genre de personnes. Ils ont une famille eux. Ils peuvent envoyer des lettres, eux. Ils ont des personnes qui les aiment. Moi non. Ma famille me renie. Du moins ma grand mère, la seule personne de ma famille. La dernière, d’ailleurs. La suivant du regard, je lui réponds après avoir soupirer. Je m’étais encore mal habillée ? Pourtant … « Qui t'a dit que je voulais attraper les mouches ? Et il me semble que la lumière était allumée. Je suis peut être nulle, après tout. » Un second soupir. Je ne lâche pas des yeux l’élève aux cheveux blonds. Je l’envie finalement, mais ça je le garde pour moi. Sinon, elle pourrait prendre la grosse tête. J’aime pas ce genre de personnes. Léonie, elle est différente. Je ne peux pas me l’expliquer cependant.

« Enfin, je dis a pour ton bien, moi. Tu le sais, non? ». Je lui adresse un petit sourire, en coin. Je le sais, c’est vrai. Et puis, c’est peut être pour ça si on est de temps à autre ensembles. Elle m’aide. Elle m’enseigne des tas de choses. Bien et mauvaises. Enfin… Nuance, des choses biens. J’apprécie son aide. Je regarde autour de moi, puis pendant quelques secondes quelques hiboux : je n’en avais pas. Etant seule, presque considérée comme une orpheline – si on peut le dire – je n’en avais pas besoin. Heureusement qu’Aiden m’a offert un chaton roux. J’ai un peu de compagnie. Soupirant doucement, je repose mon regard sur Léonie, et je prends à nouveau la parole, un sourire en coin. « Oui je sais. Mais on dirait que j’apprends mal. ». Pourtant, je suis une bonne élève… J’en ai la certitude.


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MessageSujet: Re: léo&roxy • le mal est partout, finalement Mar 4 Jan - 23:39

J'avais beau ne pas porter mon regard sur sa personne, je savais pertinemment qu'elle était ailleurs, plongée dans le flot de ses pensées où je ne sais quelle autre chose désagréable. Roxane était le genre de fille qui avait autant de concentration qu'un chien lorsqu'un chat passe de l'autre côté de la rue. La moindre parole pouvait la faire plongé. Cette fille avait son propre monde et sans crier gare, elle s'y plongeait, sans prendre conscience de ce qui pouvait bien se passer autour d'elle. J'aurais donné cher pour savoir ce qu'il se passait dans sa tête. Cela devait être passionnant, peut-être pas très intéressant, peut-être complètement stupide et utopique, mais fascinant. Oh ce n'était pas par rapport à elle, non, par rapport au cerveau humain en général. C'était quelques choses sur lequel je m'étais toujours interroger. Peut-être à cause des frasques de ma famille. Parfois, je me disais que c'était eux qui étaient plus normaux que nous ne l'étions. Après tout, ils ne se laissaient pas emprisonner par ce que la société attend de nous, alors que nous, nous nous retenons d'être ce que nous sommes, tout simplement pour le paraître. C'était ridicule... C'était eux qui étaient considéré comme fous, tarés, dérangés,... Peut-être qu'ils ne l'étaient pas tant que ça. Regardant à l'extérieur, je réfléchissais à ce que mon meilleur ami m'avait déjà dit, à propos de moi. Syrius avait aussi renchérit dans le même sens. Peut-être qu'ils avaient raison... Je ne savais plus trop. Finalement, je n'avais pas réellement envie de savoir, c'était trop compliqué et une fois de plus, je choisissais la facilité. Qui t'a dit que je voulais attraper les mouches ? Et il me semble que la lumière était allumée. Je suis peut être nulle, après tout. Je tournais à nouveau mon regard vers elle, un sourire narquois venant naître à la commissure de mes lippes maquillées d'un rose légé et acidulé.

Me prenait-elle sérieusement pour une idiote? Soit elle n'avait pas réellement compris le fond de ma pensée et c'était des plus inquiétant. Soit elle niait tout entier être attiré par un jeune homme. Pourtant, ne l'avais-je pas surpris à dévorer du regard un garçon de ma maison? Avais-je rêver? Non, probablement pas. Je connaissais Antown depuis longtemps et je savais qu'il était rare que les filles ne bavent pas devant lui. C'était comme cela. Il était plutôt beau garçon, cela pouvait se comprendre. Mais pas uniquement, non, c'était dans sa façon d'être, leur façon qu'il avait de les rendre intéressante. Je ne sais pas comment il s'y prenait, mais, se faire draguer par Antown était quelques choses de terriblement... Thérapeutique. En tout cas, ça l'était pour moi. J'avais l'impression d'être quelqu'un en sa présence. Je savais que c'était stupide, parce qu'il agissait ainsi avec toutes les demoiselles du château. C'était un beau parleur, il servait ce genre de discour à toute celle qui voulait l'entendre et était prête à le croire. En vérité, ça je m'en foutais pas mal, tant qu'il continuait à me servir ses paroles délicieuse. Ne croyez pas que j'étais naïve et que je pensais réellement qu'il était attaché à moi, non, j'étais un trophée de plus à ajouté dans sa collection, un trophée un peu plus difficile à obtenir. Oh, je savais que mon temps était compté, je savais qu'il se détournerait de moi à l'instant où il en aurait assez que je ne lui cède pas, à l'instant où il serait lassé de ce trophée trop capricieux, je le savais et pourtant, je me refusais à le faire. Pourquoi? Parce que si j'aimais ce qu'il y avait entre nous, c'était uniquement parce qu'il me faisait me sentir mieux. Parce que si je lui cédais, il se détournerait tout aussi rapidement de moi. Alors finalement, que je lui cède ou pas, cela reviendrait au même. Ou presque, je n'avais pas envie d'être considérée comme un mouchoir qu'on jette après avoir utiliser. Non. Enfin soit, il ne fallait pas que je me laisse atteindre par ce genre de chose, c'était trop compliqué et je n'étais pas réellement en état pour y réfléchir et l'affronter. J'avais simplement envie de vivre sans réfléchir sans cesse, sans me poser toute ses questions inutiles, vivre sans penser à ce que les autres pensent. Je me gâchais la vie. Pour rien... Et pourtant, je ne savais pas faire autrement. Il fut un temps où j'avais su, mais aujourd'hui, je ne savais plus. Comme si la difficulté était devenue la meilleure façon de faire les choses. Hm... Ça veut dire que tu n'es absolument pas sous le charme d'un certain Antown Potter, hein !? J'avais fais mine d'hésiter sur le prénom, avec une moue des plus délicieuses. Pourquoi je jouais ainsi avec elle? J'étais un monstre, un véritable monstre. Franchement, mais qu'est ce que je foutais? Je la détruisais comme je m'étais détruite, comme pour ne pas être la seule dans ce foutu malaise. Je n'arriverais décidément plus à me regarder dans une glace. Je fis quelques pas, revenant vers elle pour m'installer à ses côtés.

Je t'interdis de dire que tu es nulle. Même si c'est vraie. Merci Léonie, dans le genre pensée positive, on ne fait pas mieux. Je tournais mon regard vers elle, venait délicatement tapoté contre sa jambe avec un air compatissant. Comme si je l'étais. Pfiou. Quelle comédienne. Le pire, c'était que je ne devais même plus me forcer à être aussi méchante avec les gens qui m'entouraient, c'était... Naturelle. On va dire que tu n'es pas encore au point. Voilà, je lui donnais quand même l'espoir. L'espoir de devenir un monstre, exactement comme moi. La règle d'Or, c'est d'être exceptionnelle en toute occasion. Forcément, si tu ne t'aimes pas, personne ne t'aimera. Je fais des efforts, tu devrais faire pareil. Olalala. Mais quelle connerie je pouvais raconter. Je lui tapotais à nouveaux la jambe avec un sourire compatissant et me détournais ensuite d'elle, toisant les environs, tout en laissant mon dos reposer contre le dossier du banc, jambes croisées avec élégance. Oui je sais. Mais on dirait que j’apprends mal. Je haussais vaguement les épaules. Il y en a qui sont naturellement doués et d'autre qui on plus de difficulté, mais tu n'es pas un cas désespéré, franchement, tu crois que je perdrais mon temps avec toi si je croyais que tu n'en étais pas capable? Franchement, tout ce qu'il ne fallait pas entendre. Je soupirais finalement, laissant mon regard azuré se promener sur les environs. Il faisait frais mais pas froid, c'était agréable, même si je pré ferais la chaleur, la pluie ne me dérangeait pas, bien au contraire. La pluie avait une sorte de pouvoir sur moi. Glacée, elle me faisait me sentir vivante, tout simplement. Je n'étais peut-être pas normal. Finalement, on ne pouvait pas échapper longtemps à ce que l'on était, il restait en moi des traces de mes origines, il restait un peu de la vraie Léonie. Cela avait de quoi me réssuré, même si je ne savais pas comment je pourrais la retrouver pleinement. Tout était si différent, tout avait changé et le pire, c'était que j'étais la seule responsable, la seule que je pouvais blâmer. Je jouais distraitement avec l'écharpe de mon meilleur ami, l'écharpe de Serpentard qui plus est.

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MessageSujet: Re: léo&roxy • le mal est partout, finalement Ven 7 Jan - 7:21

« Savoir choisir ses amis, ce n’est pas comme savoir choisir un pain au chocolat à la boulangerie. CRD »

« Hm... Ça veut dire que tu n'es absolument pas sous le charme d'un certain Antown Potter, hein !? ». Je ne la prends pas pour une idiote. Loin de là une telle idée venant de ma part. Mais, je ne désire pas attraper les mouches. Même ce Antown Potter. Exactement, un des descendants de ce fameux Harry Potter et un des plus beaux mecs du collège que Poudlard a du inscrire. Ce mec, je ne sais pas comment le qualifier car tout simplement, c’est impossible. Aucun mot ne peut décrire ce qu’il est, lui. Aucun mot ne peut illustrer ce que je peux ressentir lorsqu’il est dans la même pièce que moi tant que c’est impossible à décrire. En clair, ce mec incarne l’impossible. Je n’arrive jamais à poser mes mots pour parler de ce genre de situation, de ce genre de sentiments, de ce genre de mec aussi. Il me fascine. Il m’obsède. Les journées dans lesquelles je ne peux l’apercevoir pendant au moins deux secondes ne riment qu’avec désespoir et dépression. Certes, c’est un bourreau des cœurs à ce qu’il paraît mais, il dégage tellement ce quelque chose de particulier, qu’il est carrément impossible de passer à coté de lui sans le capter, sans le regarder rien qu’une fois. Lorsque vous le frôlez, vous êtes obligé de vous retourner pour reprendre votre esprit, tant que ca puisse paraître un rêve. Je rêve certainement. Un rêve éveillé. Car, Antown ne doit pas exister dans la vraie vie tant qu’il… est exceptionnel, unique et voire totalement fasciné. Je ne pourrai jamais me lasser de l’observer. Nuit et jour si j’en avais la possibilité. Cependant, je ne souhaite pas l’avoir. Pourquoi alors que je suis carrément fascinée par lui – voire même plus et c’est pourquoi je n’arrive jamais à poser des mots ? C’est simple : je sais inévitablement que je ne peux l’intéresser. Que j’ai mes chances, si on peut dire ainsi. Je ne peux pas. Il ne pourra pas. Je ne lui conviens pas. Il y en a d’autres, aussi. Alors, je me contente de l’observer, dès que l’occasion est possible. Mon regard se remplit. Mon cœur bat plus vite. Mais ca en reste là, malheureusement. Hélas, je ne lui ai jamais parlé… Il n’a que faire de moi. Une petite française qui parle anglais que très peu… Je soupire doucement. Une fois de plus, je venais de partir dans mes pensées les plus lointaines. Cette fois ci, à propos d’Antown Potter. Au final, je regarde Léonie et sourit brièvement avant de lui répondre. « Potter ? Absolument pas. Je suis juste fascinée par lui… » Nuance, nuance. « En faite, je me suis faite une raison. » Un petit clin d’œil, et je retombe dans un silence profond.

« Je t'interdis de dire que tu es nulle. Même si c'est vraie. » ; un court instant puis elle reprend la parole. « On va dire que tu n'es pas encore au point. ». Avez vous déjà reçu une claque en pleine figure ? Moi oui. Je viens d’en recevoir une par Léonie. Pour rien vous cacher, je suis déçue. Par moi même. Comment expliquez-vous que je sois bonne en cours, et pas du tout en dehors ? Suis-je faite que pour être élève ? Je n’intéresse aucun mec et j’ai l’impression de manquer toujours un épisode. Finalement, quoi dire ? Léonie venait de faire une constatation. Je ne peux rétorquer, étant donné qu’elle avait dit la vérité. Promis, j’essaierai de faire de mon mieux pour la prochaine fois. Je la regarde un instant, soupire derechef. Je ne prends même pas la peine d’ouvrir la bouche, car je sais très bien qu’aucun mot ne sortira. Dans ce genre de situation, il y a rien à dire. Il est vrai que je n’étais pas au point.

« La règle d'Or, c'est d'être exceptionnelle en toute occasion. Forcément, si tu ne t'aimes pas, personne ne t'aimera. Je fais des efforts, tu devrais faire pareil. ». Je connais par cœur la première phrase : « La règle d’Or, c’est d’être exceptionnelle en toute occasion ». J’aurais même été capable de la finir. Le seul hic, c’est qu’aucun mot ne voulait sortir une nouvelle fois. Comme si je suis une petite soumise – le suis-je réellement ?. J’avale les mots prononcés par la jolie blonde qui s’était assise à mes cotés. Parallèlement, je l’observe. Je la regarde. J’apprends en bref. « Mais comment faire pour être toujours exceptionnelle ? » Roxane et ses questions débiles. Du n’importe quoi. Hélas, on ne pourra jamais changer cette frenchy’s. Ca restera un cas désespéré… « Et je te promets que je ferais des efforts. Chaque chose que je fais, j’en mets toujours. Alors pourquoi pas là ? » Je lui adresse un petit sourire. Pratiquement de suite après, elle enchaine sur d’autres paroles, d’autres mots à avaler. Je souhaite ne pas décevoir Léonie. Je souhaite arriver à ce qu’elle me demande. J’ai déjà déçue trop de personnes, dont ma grand-mère. Elle me manque d’ailleurs. Énormément. Pourquoi la vie a t-elle décidé cette fin entre nous ? Je soupire doucement. Je préfère écouter Léonie. C’est plus joyeux, et comme ça je me prends moins la tête. « Il y en a qui sont naturellement doués et d'autre qui on plus de difficulté, mais tu n'es pas un cas désespéré, franchement, tu crois que je perdrais mon temps avec toi si je croyais que tu n'en étais pas capable? ». Et l’association douée à l’école et douée ailleurs n’est pas possible ? Et Léonie avait raison ; je n’étais pas un cas désespéré sinon, elle ne perdrait pas autant de temps. Or, pour moi, ca ne change pas : je suis un cas désespéré. Sinon, j’aurais réussi à combiner douée à l’école et douée ailleurs. Cependant, Léonie avait comme adouci la chose : elle venait de me dire quand même que j’en étais capable. Dans le cas contraire, et en clair, elle se serait déjà barrée à faire autre chose – qui sera d’autant plus intéressant. Je souris légèrement, mais machinalement, je tortille une mèche de mes cheveux. En faite, je suis stressée. Comment faire ? Les mots de Léonie ne cessent de tourbillonner dans ma tête cherchant un sens, une solution, une façon de faire. Je désire vraiment réussir… Je pose mon regard – qui était parti regarder ailleurs comme les hiboux qui semblaient nous observer se demandant qu’est ce qu’on disait – et je lui réponds d’une petite voix. « Tu as sans doute raison. » Je hausse les épaules, et après seulement quelques secondes, je reprends la parole, un peu plus enthousiaste. « Comment faire dans ce cas là ?! Je t’écoute ! Demain, tu verras j’aurais changé… ». Très idéaliste cette petite Roxane en faite. Mais bourrée de bonne volonté malgré bon nombre de défauts…

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MessageSujet: Re: léo&roxy • le mal est partout, finalement Mer 2 Fév - 10:58

Potter ? Absolument pas. Je suis juste fascinée par lui… J'exaltais intérieurement d'avoir pu mettre le doigt sur le problème, qui n'en était pas réellement un. Potter. Aha. J'avais une opportunité rêvée pour manipuler cette jolie petite poupée française. Je la toisais, ne pouvant empêcher cette lueur malicieuse et joueuse d'envahir mon regard. En faite, je me suis faite une raison. Je fronçais les sourcils, tout d'un coup stoppé dans mon élan. J'ouvrais la bouche et la refermais aussitôt. Non, non, non et non. Ce n'était pas possible. Je ne voyais absolument pas les choses de cette perspective. Je me redressais légèrement, ne supportant nullement que la situation m'échappe de la sorte. NON. Elle ne m'échappait pas. Je reprenais les rennes, une idée génial venait de germer dans mon petit cerveau de génie. Je jubilais à nouveau, sans qu'elle ne puisse réellement en prendre conscience. J'ai une merveilleuse idée. Annonçais-je joyeusement. L'excitation faisait vibrer ma voix tant j'étais satisfaite d'avoir à nouveau trouvé une solution. Soudain, le mal-être qui m'avait envahi durant les semaines précédentes s évanoui, pour laisser place à cette créature détestable qui n'avait aucun scrupule. Je redevenais cette manipulatrice qui assumait parfaitement le fait d'être une véritable garce et de faire mal aux personnes qui l'entouraient. Je ressentais une douce euphorie, comme si l'on venait de me libérer d'un poids douloureux. J'étais libérée de la souffrance que Syrius avait fait naître en moi. C'était tout simplement parfait. Non, c'est une excellente idée. Je laissais échapper un rire, secouant mon index dans les airs. Je ne lui parlais pas réellement, non, c'était plus à moi que je m'adressais. Je profitais de cet instant de répits, sachant que la douleur reviendrait plus rapidement que je ne le croyais, je le savais au plus profond de mon être. Une idée parfaite. Je frappais joyeusement dans mes mains alors que je tirais sur les mains de ma créature pour la redresser précipitamment. Je la saisissais par les épaules sans la moindre délicatesse et venait ancrer mon regard dans le sien, intensément. Si je te dis que tu peux la voir, qu'est ce que tu en penses? Hein? Si je te l'offrais sur un plateau d'argent, si tu parviens à être forte. J'étais persuadée d'être sur la bonne voix. Je retrouvais un peu de confiance en moi, pour la première fois depuis bien trop longtemps, j'avais parfaitement le contrôle de la situation et j'aimais particulièrement cela. Je redevenais parfaitement sérieuse et distante, ne pouvant tout de même pas éffacer le sourire qui s'immisçait, là, juste à la commissure de mes lippes. Tu es belle. Tu es forte. Tu es intelligente. Tu es sensationnel. Tu es unique. Si je le pensais? Peut-être qu'au fond de moi, oui, je le pensais, car j'étais jalouse de ce qu'elle osait être aux yeux de tous. C'est bien pour cela que je voulais la détruire, parce qu'elle représentait ce que je ne pouvais pas être. L'important, c'était qu'elle gagne en assurance, c'était la clé de son succès, ou plutôt, la clé de sa transformation.

Et je te promets que je ferais des efforts. Chaque chose que je fais, j’en mets toujours. Alors pourquoi pas là ? Je hochais la frimousse à la négative, en faisant de même avec mon index, que je vins ensuite placer contre ses lèvres pour la faire taire. Je la toisais en silence, simplement pour laisser planer le doute, je voulais la pousser dans ses retranchements, je voulais montrer à quel point elle était faible, je voulais qu'elle touche le fond pour mieux rebondir, comme les nageur le fond lorsqu'il atteigne le fond du bassin, il donne une impulsion contre le sol et se retrouve propulser à la surface en un rien de temps. C'est ce que je voulais qu'elle fasse, parce que d'une certaine façon, c'est ce que je devais faire moi aussi, mais j'étais beaucoup trop fière pour l'accepter. Parce que c'est dans ta tête, tu dois te sentir exceptionnel pour paraître exceptionnel. J'enlevais mon doigt de sa bouche pour remettre l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, de façon à ce qu'elle n'obstrue pas son visage. C'est aussi simple que cela. Je me détournais ensuite d'elle, réfléchissant tant bien que mal à la façon dont je pourrais la faire prendre confiance en elle. Mes doigts pianotaient instinctivement contre mon ventre, une moue réfléchie s'emparant de ma frimousse. Tu as sans doute raison Je haussais vaguement les épaules, comme s'il s'agissait là d'une évidence, sans prendre mêmela peine de poser mon regard sur elle.J'ai toujours raison. Je continuais d'avancer dans la pièce, sans me soucier des oiseaux qui volaient au dessus de nos têtes. Comment faire dans ce cas là ?! Je t’écoute ! Demain, tu verras j’aurais changé… Rome ne s'est pas construit en un jour, mon ange. La vérité, c'est que je ne savais pas comment faire, c'était instinctif chez moi, c'était devenu naturelle, je m'étais tout simplement calquée sur un maître dans l'art d'être détestable, j'ai nommé Mademoiselle Malefoy. Je soupirais. Marche, la tête haute, ne baisse jamais le regard, au contraire, soutient le. Marche fièrement et rappele toi ce que je t'ai dis. Tu es belle, forte et intelligente. Vas-y, je te regarde... Je croisais mes bras sur ma poitrine, attendant qu'elle me montre de quoi elle était capable. Attendant qu'elle ne soit que mon triste reflet, comme je l'avais moi même été, il fut un temps.


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