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Soirée pluvieuse à l'abri dans les cachots humides - BONNIE

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⊰ PARCHEMINS : 78
⊰ INSCRIPTION : 17/01/2011
⊰ ÂGE : 25
⊰ CRÉDITS : ©LivanART
⊰ ÂGE RPG : dix-sept ans
⊰ PSEUDO : Valou.
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4891


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MessageSujet: Soirée pluvieuse à l'abri dans les cachots humides - BONNIE Jeu 3 Fév - 10:37

Le bruit de la pluie lui manquait. C’était un son doux, assez apaisant en soi. L’eau qui tombait sur les tuiles du toit tout proche de sa chambre, à Lafayette, et qu’il entendait ensuite ruisseler jusque dans la gouttière. Quand il était chez lui, dès qu’il pleuvait, Arthur était dans un monde magique sans aucun égal : une petite rivière, d’abord légère et fluide, et ensuite aux échos métalliques et aigus, coulait au dessus de sa tête, sans jamais avoir une chance de l’effleurer, protéger qu’il l’était dans son lit. Et il adorait cela comme vraiment peu de choses sur terre. Peu de choses capables de l’émouvoir à ce point. Il y avait la pluie qui coulait sans fin, dans une cacophonie paradoxale, majestueuse et apaisante, une tasse de lait chaud, les premières secondes à s’envoler sur un balai, l’odeur de l’orage et … rien d’autre. A côté de cela n’existait qu’une vie, un néant dévastateur dans lequel bourgeonnait son imagination frétillante, nourrie par son besoin désespéré d’exister pour quelque chose.

Malaise ontologique profond.

Mais, à Poudlard, on n’entendait jamais la pluie, à moins de ne coller sa joue contre une fenêtre glaciale et de se laisser imprégner des faibles sons qui perçaient les sorts insonorisant qui entouraient le château. Ce qu’il regrettait Salem, quand il pleuvait – et sa maison encore plus. Tout semblait si artificiel, dépouillé de la magie la plus essentielle, ici, en Grande-Bretagne. Et ce, plus encore lorsqu’il allait dans les cachots – arh, les cachots ! – pour un cours de potions ou une retenue … comme c’était malheureusement le cas ce soir. Ici, aucune chance ne serait-ce que de voir la pluie qui tombait en ce moment. Il serait enfermé pendant une longue heure dans la salle poussiéreuse … et le pire n’était même pas là. Ce qu’il craignait le plus, c’était la compagnie qu’il pouvait retrouver, parmi les plus excentriques et motivés élèves perturbateurs du pensionnat. Peut-être même une des rares personnes qu’il détestait. Enfin, Elle en tous les cas. Enfermés dans un endroit sombre, humide, dégageant des relents immondes de moisi et ne laissant, sur le monde extérieur, qu’une minuscule lucarne, qui n’avait plus été ouverte depuis des années et était tellement encrassée par les âges qui s’accumulaient sur sa vitre qu’elle ne laisserait, de toute façon, passer aucun rayon de soleil.

Arthur soupira tandis qu’il s’enfonçait dans les profondeurs moites des cachots, sans sac de cours, sans rien sauf ses robes communes de sorcier. Il arriva devant la porte des cachots, avec dix bonnes minutes d’avance – Ciel, ce qu’il haïssait le retard et tous ceux qui se pensaient suffisamment supérieur au commun des mortels que pour trouver normal de les faire se languir de leur personne pendant de longues et interminables minutes, s’étirant toutes comme des rubans de miel paresseux et ostentatoires. L’ostentation de l’impolitesse.

Et rien qu’en pensant cela, Arthur aurait pu prouver à n’importe qui combien il était inconsistant, à la recherche d’une identité pour le caractériser. Déjà occupé de penser à l’insolence de sa camarade de retenue, oubliant momentanément la raison de sa propre détention : l’impolitesse froide et ingrate du gamin à qui l’on essaie d’apprendre quelque chose et qui se vexe de ne pas réussir et répond à son professeur comme à un chien. Et sur le moment, cela lui avait paru normal ; après tout, il payait ce professeur, lui donnait du travail. D’une certaine manière, en s’inscrivant à cette école, n’achetait-il pas le personnel ? Ne le mettait-il pas à son service ? Le client est roi et, Arthur, payant pour son instruction, s’était alors considéré comme un client, méritant d’être traité de la même manière. Et maintenant ? Il n’y pensait plus, trop choqué, en tant que préfet, d’avoir sa première retenue depuis … toujours. Retenue injustifiée, dans sa tête, attribuée juste parce qu’il avait raté la première potion de sa vie et que, encore selon lui, le professeur ne l’aimait pas car il venait de Salem. Le prof n’était qu’un incompétent, de toute façon. Voilà avec quelle pensée se consolait Ronsard de sa propre mauvaise foi. Et Merlin seul sait ce qu’Arthur, étrangement, aurait pu se montrer choqué en ayant conscience qu’un autre étudiant que lui-même tenait de telles pensées individualistes, capitalistes et … écœurantes.

Oui, Arthur n’avait aucune ligne de conduite, pas le moindre modèle à suivre et s’énervait d’un rien. Un vrai vieil acariâtre blasé par les années. Six-sept ridicules années. Sans le moindre drame excepté celui de s’ennuyer. Et qui, déjà, s’ennuyait de l’absence de sa co-détenue (qui, si ça continuait, serait bientôt en retard) et du concierge supposé venir leur assigner leur punition à effectuer dans ce local précis : la classe de potion. Bon, au moins pourrait-il peut-être empoisonné – accidentellement – Bonnie. A méditer.

En les attendant, il fit trembler sa jambe droite nerveusement, sous l'effet de l'impatience qui le caractérisait, et commença à produire, de manière répétée et à intervalle irrégulier, de profonds soupirs tous plus impolis les uns que les autres. Ce qu'il avait l'air emmerdant.


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⊰ CRÉDITS : (c) cyrine.
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MessageSujet: Re: Soirée pluvieuse à l'abri dans les cachots humides - BONNIE Sam 5 Mar - 9:49




Fuck, fuck, fuck.

« Vous n’avez pas le droit de me faire subir ça ! » S’offusqua-t-elle. « Oh par tous les saints, vous allez me lâcher bordel ! » La sorcière se débattait comme un diable, y mettant toute la fougue qu’une gamine de dix-sept ans pouvait avoir. Elle s’acharnait avec hargne, essayant de se libérer du joug du professeur de Potions, qui la tenait fermement par le coude, et la traînant dans le sens inverse du chemin qu’elle désirait ardemment emprunter. La vision des portes de la Grande Salle se faisaient de plus en plus lointaine, à mesure que le blondinet l’emmenait dans les couloirs obscurs menant au sous-sol du château. Quelques tableaux leur jetaient un regard curieux, qui ne fit qu’agacer davantage la sorcière a contrario d’Ainsworth, qui restait aussi impassible qu’une tortue de mer.

« Putain de merde ! » Souffla-t-elle. Même dans la manière dont Bonnie Callahan avait de jurer, son côté moldu parvenait à ressortir plus que jamais. Chose que remarqua le professeur, qui resserra sa poigne sur le membre déjà endolori de la jeune femme. Ce fut par ce geste désapprobateur que la sorcière se résolut à lâcher prise, le fruit de ses efforts restant vain malgré une bonne dizaine de minutes de lutte. Une harpie comme elle, ne faisait probablement guère le poids face à la force d’un homme d’une trentaine d’année, conclut-elle amèrement.

Ainsi, Bonnie se laissa certes conduire docilement dans les cachots pendant quelques minutes, néanmoins le professeur ne put certainement pas parvenir à faire cesser ses jacassements inutiles. Cela était bien mal connaitre Bonnie Callahan, après tout.

« Vraiment….vous avez de la poigne. » Le professeur la tenait toujours par le coude, l’américaine ayant cependant calqué ses pas sur ceux du sorcier. « Vous avez fait un sport moldu ? » Silence. « Parce que j’ai entendu dire que vous étiez un né moldu.» Silence.

Indignée par l’absence de réponse du blondinet, Bonnie poussa une légère exclamation, tout en inspirant profondément de façon quelque peu mélodramatique. Tristan Ainsworth était particulièrement impoli, décida-t-elle avec aplomb. Quelques temps auparavant, son frère Cohnaan - le nouveau professeur de botanique à Poudlard - lui avait pourtant raconté avec enthousiasme que l’enseignant de potions était d’un naturel des plus avenants. Que son humour était rafraichissant sans le moindre doute, et qu’il aurait été fort probable qu’il en vienne à lui faire apprécier le cours de potions. Bonnie avait acquiescé en silence – une première – se contentant d’offrir un sourire affectueux à son frère aîné. Intérieurement, elle ne pouvait se résoudre à ce qu’un homme – aussi sympathique fut-il – puisse avoir le don de lui faire aimer une matière, dans laquelle il était question de couper en deux des yeux de crapauds. Révulsée par cette idée, la jeune femme s’était pourtant soudainement intéressée au cas Ainsworth, quand son frère avait laissé sous entendre les origines moldus du professeur de Potions. Avide, la jeune fille avait alors fondé pas mal d’espoirs en lui. Quelle déception lorsque le sorcier s’était avéré parfaitement intégré parmi la populace sorcière, et qu’il se complaisait à se pavaner avec sa baguette en l’air, tel le roi des coqs dans un immonde poulailler. Racontant à son assistance des sordides histoires ou stupides plaisanteries magiques. Aucune référence aux moldus durant ses cours par conséquent, du moins pas celles qu’elle aurait tant aimé écouter.

« Je devrais faire cette retenue toute seule ? » s’enquit-elle soudainement, le front plissé. A défaut de passer des heures avec lui, à se délecter d’anecdotes moldus en tout genre, la moindre des choses était une conversation polie et neutre entre deux personnes matures. Pour tout avouer, Bonnie avait en réalité particulièrement besoin d'une conversation quelconque, l'atmosphère lugubre des cachots étant une ressource inépuisable pour son imagination ainsi que sa paranoïa excessive. Loup-garou, monstre poilu, vampire, zombies assoiffés de chair humaine...la sorcière restait sur le qui-vive, alarmée par le plus léger bruit dans les environs. Le silence macabre des environs la perturbait.

« Non. Vous serez avec un autre élève. » Répondit-il, la faisant revenir à la réalité.
AH ! Il parle donc.
« Son nom ? » Le professeur se tourna légèrement vers la sorcière, arquant un sourcil. « S’il vous plaît. » s’empressa-t-elle d’ajouter, avec un sourire exagérée. Il la contempla à nouveau, un air à la fois pensif et sérieux peint sur son visage. Son expression intrigua particulièrement la jeune fille, l’angoisse faisant brusquement frissonner son échine. Son imagination débordante amplit son esprit d'innombrables scénarii plus fantasques les uns que les autres durant les quelques secondes qui passèrent. Les yeux azurés de l’ancien Serpentard finirent par la délaisser au profit de l’entrée de la salle de Potions, qui se rapprochait de plus en plus au fil de leur marche, ce qui la rassura de moins en moins. « J’ai déjà expliqué à votre coéquipier ce que j’attendais de chacun de vous, lorsque je lui ai assigné cette retenue. » Un autre coup d’œil furtif vers la jeune femme. « Le concierge devait s’occuper de votre cas, mais il a eu un empêchement de dernière minute. Une histoire avec un groupe de cinquième années… » Ils s’arrêtèrent devant la porte ouverte de la classe, Bonnie découvrant ainsi l’identité de son coéquipier.

« LUI ?! » S’epoumona-t-elle, en se retournant vivement vers le professeur. Assurément, l'adulte en face d'elle avait du entendre l'animosité qui liait Arthur Ronsard & Bonnie Callahan !

Sans leur laisser le moindre temps pour réagir, Tristan poussa légèrement Bonnie à l’intérieur de la salle de Potions, et leur lança un ferme : « Le concierge viendra vous libérer d’ici deux heures. Vous savez ce que vous avez à affaire.», avant de fermer la vieille porte poussiéreuse derrière lui. Lâche.

« Vous n’avez pas le droit de faire ça ! JE CONNAIS MES DROITS ! » Son corps entièrement plaquée contre la porte, ses poings martelèrent rageusement le bois de l’entrée durant quelques secondes. Puis, la jeune femme cogna une dernière fois avec plus de force, avant de se figer complètement. Le dos toujours tourné, elle n’osa guère jeter un coup d’œil vers lui. Se rendant compte de la situaiton, Bonnie se crispa, une sueur froide glaçant tout son être : ils étaient seuls. Dans la pièce fermée, à double tour. Elle et lui.

Que Merlin leur vienne en aide.


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