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Je me suis fait tout petit [PV : Geo]

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MessageSujet: Je me suis fait tout petit [PV : Geo] Lun 7 Mar - 12:43

... devant une poupée.

Il l’appela deux fois et constata qu’il ne répondait pas. L’américain soupira, pressa le pas et empoigna son discret interlocuteur par le col. Ca faisait toujours son effet, il avait déjà testé. Dans le genre, barrer l’encadrement d’une porte était éloquent. Mais pour barrer l’encadrement d’une porte au beau milieu d’un couloir, il aurait fallu des trésors d’ingéniosité. Ce que Marlon ne possédait guère : depuis samedi dernier, il demeurait apathique, concentré sur bien peu de choses. Quelques connaissances de Salem supposaient qu’il s’agissait d’une peine de cœur. Pas d’amour, juste d’affection. Peu importe, non ? Etant donné qu’il comptait ses histoires de cœur sur les doigts de la main, qu’elles duraient toujours assez longtemps et finissaient mal, on pouvait considérer que c’en était une. Que Georgie lui avait mit un râteau. Ou qu’il lui en avait mis un, il ne savait plus.
Moyennant une diplomatie forcée, l’autre élève sorti de son sac un devoir soigneusement préparé, si ce n’est qu’il ne portait pas de nom. Un expert aurait pu remarquer qu’il y avait là l’utilisation d’un sortilège changeant la forme de l’écriture de l’élève, mais Marlon s’en fichait. Si ce n’était pas déjà changé, le commissionnaire s’en chargerait. Lui, ce n’étaient pas ses oignons. On lui avait demandé de récupérer ce devoir en agitant devant ses yeux le sésame magique ? Il allait récupérer ce devoir. Aussi simple que cela.

« Bon, ben tu vois … C’était quand même pas difficile. » murmura-t-il devant l’autre élève.

Maintenant, on allait croire qu’il parlait tout seul. Quelle belle réputation il était en train de se créer. Geller, élève venant de Salem qui se dispute avec des filles, qui parle tout seul, qui passe son temps tout seul sur des roulettes. Youpieyou. Superbe. Il venait de griller toutes ses chances avec J … Non, il n’avait jamais eu de chances, ça ne changeait rien du tout.

D’un geste las, Marlon ouvrit la copie de l’élève de deuxième année, probablement intimidé par ce grand gaillard qui l’avait retrouvé et lui avait demandé d’un ton ferme le fameux devoir. Le genre sans appel, mais posé, certain d’une certaine supériorité. Et en effet, l’étudiant de Salem abordait les choses avec un calme et un zèle presque impressionnants. Jouer les hommes de main, il l’avait déjà fait. C’était … Distrayant. Et surtout bien payé. Avait-il déjà craché sur des sous depuis qu’il faisait du roller ? Bien sûr que non. Les protections et les patins coûtaient cher. Que les sorciers claquent tout leur argent dans le Quidditch semblait parfaitement normal à la grande majorité de la population magique : pourquoi n’aurait-il pas eu le droit de passer tout son pécule pour s’acheter ce qui lui manquait pour s’entraîner ? De toute manière, ses parents n’en sauraient rien. Probab’ qu’il récupèrerait quand même l’habituel cadeau de Noël, qu’une de ses sœurs aurait fait bon de glisser discrètement dans la conversation pour que les autorités parentales se tiennent informées du modèle choisi. Probab’ aussi qu’il allait tenter un peu plus longtemps ce petit buisness. Récupérer une copie faite par un autre élève, c’était honteusement facile. Si on lui avait demandé, c’est parce qu’il avait la chance de dépasser d’un peu plus d’une tête l’élève à qui on demandait sa … Participation. Un petit chouchou du corps professoral qui s’en remettrait bien vite. La conscience Marlon aussi : au fond, il pouvait décevoir tout le monde sans l’ombre d’un remords puisque plus personne ne se souciait de ce qui lui arrivait. Même Georgie s’en fichait désormais totalement depuis … Depuis qu’il avait décidé de se disputer avec elle et la laisser en plan, non sans qu’elle ait visiblement envoyé quelque chose contre son crâne au prix d’une répartie un peu ratée. Un 37 fillette, visiblement. N’empêche qu’il l’avait abandonnée. L’une des rares personnes en qui il avait à peu près confiance. Bravo, Marlon.

Oh et puis non, il n’allait pas se laisser aller aux états d’âme. Il rangea soigneusement le devoir dans son sac –il irait le remettre en soirée au commanditaire qui venait aussi de Salem-, prit ses patins et s’apprêta à rallier aussi rapidement que possible la salle sur demande où il n’attendait qu’une chose : rouler un peu pour se changer les idées. Le voilà qui pensait rebelote à Geotte, presque toujours partante pour patiner un peu. Elle se débrouillait bien. D’ici quelque temps, ils se seraient assez bien débrouillés pour rouler un peu tous les deux. Oh … Non. Pas sûr que cette amitié lui manquait tant que ça, non non. Marlon préféra jouer les autruches et ne plus y penser. Il oublierait vite : il avait déjà été trahi en amitié, ce ne serait ni la première ni la dernière fois, et puis voilà tout. Et pourtant … Ce n’était pas pareil. Il ne se sentait pas aussi blessé, alors qu’il avait apprécié Geo jusqu’au samedi dernier. Pas d’ombre au tableau jusque là. Et maintenant, nous étions mardi et il lui en voulait sans qu’il y ait eu un espoir d’arranger les choses. Il avait voulu lui parler au cours d’un repas il n’y a pas si longtemps. La façon dont elle s’était éloignée dans un mouvement hautain de cheveux blonds ne lui avait pas donné confiance. Le plus rageant dans cette histoire, c’est qu’elle ne se doutait sans doute pas de la peine qu’elle lui faisait. Oui, il avait provoqué cette dispute stupide. Oui, il n’avait pas été un ami véritable, de ceux qui vous soutiennent invariablement. Mais non, ça ne le laissait pas indifférent.

Peut-être qu’elle le savait. Qu’elle s’en fichait. De la même façon dont il se fichait d’effrayer un peu un gamin parce qu’on lui demandait. Le grand brun tourna la tête en apercevant des cheveux blonds au coin d’une porte. Raté. De fausses mèches blondes. Georgie était une vraie blonde, pour autant qu’il sache. Ou une bonne imitation. Marlon jetta un coup d’œil rapide à la montre qu’il portait au poignet –une montre moldue qui n’allait pas du tout avec son uniforme, mais qui résistait à tout et n’importe quoi. Encore quelques minutes. Pourquoi attendait-il comme une âme en peine, alors que la copie qu’on l’avait envoyé chercher était récupérée ? Parce qu’il savait qu’elle allait venir, que Geo passait forcément par ici ce jour-ci à cette heure ci. Il attendit, consulta aiguilles et couloirs dans l’espoir de la voir venir. Tu parles. Elle allait changer son trajet volontairement, et ce serait bien fait pour sa pomme, tiens. A moins que … Non ! Marlon se redressa. Pas de doute, c’était Geo. Un pantalon fin au milieu des jupettes de ses camarades féminines, c’était Georgie, qui avait décidé de changer son uniforme. Il oubliait sans cesse le mot correspondant. Ni une ni deux, il se dirigea à grandes enjambées vers elle et attrapa délicatement le poignet de la jeune fille. Comment engager la discussion ? Lui dire qu’il était désolé tout de go ? Se contenter de la saluer pour l’instant et espérer que tout, le plus gros du moins, soit passé ? Au final, il se décida pour un sourire. Allez, elle le connaissait suffisamment bien pour savoir qu’il ne pourrait jamais faire, au mieux, que des mots épars, sans raison logique de se trouver les uns après les autres …

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MessageSujet: Re: Je me suis fait tout petit [PV : Geo] Mar 8 Mar - 3:12

    Sing about everyone that you left behind.

Cous de Sortilèges. La semaine avait lentement recommencé. Pourtant, d’habitude, Georgie n’était pas du genre à se plaindre de la monotonie – elle trouvait toujours bien quelque chose à faire ou à expérimenter. Elle avait ce don pour toujours se trouver au bon endroit, au bon moment. Juste au moment où un petit casse-cou de cinquième s’amusait à lancer des bombabouses dans les cachots, et que le concierge, particulièrement vif ce jour-là, se mettait en chasse du criminel. Elle-même, en potentielle suspecte – ce n’était pas comme si elle avait toujours été totalement innocente dans ce genre d’histoire, elle était connue, elle avait un casier – se voyait obligée de se donner corps et âme dans sa fuite. Et hop. Voilà ce qui pouvait transformer une journée habituelle en très bonne journée. Pas compliqué. Il suffisait juste d’un peu de solidarité estudiantine. Et avec l’arrivée de plusieurs centaines d’élèves en plus, ça devenait presque un jeu d’enfant que de perturber une journée. N’importe quel moyen était bon. Un pari. Une dispute. Un débat interculturel. Assister au rapprochement de deux écoles en mangeant du pop corn aux formes spéciales. Faire une farce à un groupe d’étudiants d’une autre maison ou école. Ou plus simplement, rencontre de nouvelle personne. Il y avait de quoi faire. Mais aujourd’hui, Georgie n’était pas d’humeur. Elle se connaissait assez pour savoir que les dix prochaines heures allaient être calmes. Très calmes. Elle était pourtant d’une humeur excellente, hier encore. Mais elle avait des passes, comme ça. Plates. Tristes. Où elle était posée, sans raison particulière. On aurait put penser que sa dispute avec Marlon, à peine trois jours plus tôt, l’avait rendue mélancolique, triste, ou même colérique. Mais non. Peu prompte aux pleurnicheries et aux déballages de chagrin, elle avait tendance à très peu montrer lorsque quelque chose la torturait, ou la rendait triste. Lorsqu’elle était en colère, personne n’échappait aux détails, une fois à nouveau de bonne humeur, toute l’école était au courant de qui, quoi, comment, pourquoi. Mais quand elle avait de la peine c’était une autre histoire. Oh, bien sûr, personne ne manquait de remarquer que la petite blondinette semblait étrangement calme, mais généralement, elle réservait les circonstances pour ses plus proches amis, et pour son père. Et pour Charlie, qui arrivait toujours à tout deviner, bien que jamais au grand jamais, Georgie n’aurait eut l’idée saugrenue d’aller lui parler de ses états d’âme.
Bref – cours de Sortilèges. Pas de travaux pratiques, aujourd’hui. Tant pis. La jeune gryffondor s’était installée dans le fond de la classe, et s’amusait à ensorceler son encrier pour qu’il lui fasse une démonstration de danse classique. Peut-être que son étrange compagnon du jour arriverait à la faire rire. Qui sait. Mais c’était quand même beaucoup demandé, à un encrier. Elle se contenta de le suivre des yeux, l’amenant à faire des figures de plus en plus complexes et périlleuses. Ce n’est que lorsqu’il tenta un triple salto arrière que l’idée de fermer l’encrier avant de l’inciter à faire des sauts périlleux n’était pas si mauvaise que ça, lui vint à l’esprit. « Merde… » En se jetant presque sur lui, elle immobilisa son joujou, et, se rappelant – ô miracle – qu’elle était une sorcière, qui possédait une baguette magique, et qui en plus, se trouvait au cours de Sortilèges – mon dieu, que dirait le prof, s’il la voyait cafouiller comme ça avec un enchantement aussi élémentaire – elle s’empressa de stopper le carnage. Cinq minutes plus tard, elle s’ennuyait de nouveau, n’écoutant qu’à moitié le monologue du professeur Lower sur… Sur quoi, au fait ? Elle ne savait même pas. Décidant que ça ne valait pas la peine d’essayer de se rattraper alors qu’on ne connaissait pas le sujet de la leçon du jour, Georgie entreprit d’écrire une lettre à son père, ce qu’elle n’avait pas fait depuis ce qui lui semblait être des jours qui, elle en était sûre, semblait être des lustres pour lui. Elle se pencha, et attrapa un morceau de parchemin vierge dans son sac. « Cher papa… » Hm. Comment commencer ? Que lui dire ? Elle se gratta le menton avec sa plume tout en se creusant la cervelle. « Comment vas-tu, depuis la dernière lettre que tu m’as envoyé ? C’était il y a quoi, dix minutes ? Je plaisante. Ici, tout va très bien. C’est toujours aussi étrange de me balader dans les mêmes couloirs que des français, des américains et des norvégiens, mais ça va, je finirai par m’habituer. Au moins, je pourrai dire à mes petits enfants que ma dernière année à Poudlard fut rocambolesque et unique ! ... » Elle resta quelques secondes, immobile, la plume en l’air, prête à un grattage intensif. Plus elle relisait le peu qu’elle avait déjà écrit, plus les idées lui venaient, et plus elle devait faire d’efforts pour ne rien oublier. Elle était sur le point de recommencer à écrire, lorsque la cloche sonna. En soupirant, elle abaissa son bras, et rangea lentement ses affaires. D’habitude la première à sortir de sa classe, elle se traîna quelque peu. Noyée parmi la marée d’étudiants qui jacassaient, riaient, râlaient, criaient, et plongée dans ses réflexions, elle n’aperçut pas la haute silhouette qui patientait tranquillement plus loin, dans le couloir. Elle ne vit pas non plus que ladite silhouette s’approcha vivement d’elle, alors qu’elle partait dans le sens opposé. Ce n’est, à vrai dire, que lorsque la silhouette – qui se transforma alors en quelque chose plein de chair, de muscles et de sang, bien vivant et très, très fort – lui attrapa le poignet, la forçant à stopper net, qu’elle ne se rendit compte de la présence de Marlon. D’abord incrédule, elle se contenta de le fixer d’un air étonné. Puis il sourit. De son sale sourire trop mignon et embarrassé, qui la faisait automatiquement sourire aussi. Et le souvenir de leur dernière entrevue lui revint immédiatement en mémoire, la faisant grimacer. Bizarrement, elle était presque contente. C’était Marlon. Son petit Marlon. Son petit Marlon qui lui avait grandement cassé les ovaires le samedi dernier, certes, mais son petit Marlon tout de même. Pendant un quart de seconde, elle aurait voulu se jeter dans ses bras, fidèle à elle-même et à son incapacité à faire la gueule à quelqu’un. Mais non. C’était hors de question. Il ne l’emporterait pas à paradis. « Désolée Marlon, mais j’ai vraiment pas le courage d’aller jouer les méchantes préfètes sur les gamins de quatrième qui monopolisent ta salle de rollers, là. J’ai encore un peu la voix cassée. » Son ton était cordial, son visage ouvert, et son regard serein. Pourtant, une tempête faisait rage sous sa crinière de cheveux blonds. Elle avait envie de faire comme si la matinée du samedi n’avait jamais existé, mais d’un autre côté, si elle n’apprenait pas à se montrer plus rancunière, de temps en temps, elle allait finir en dindonne toujours prête à se faire avoir. Elle devait montrer qu’elle pouvait, elle aussi, et surtout qu’elle avait le droit d’être en colère.

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MessageSujet: Re: Je me suis fait tout petit [PV : Geo] Mar 8 Mar - 4:45

C’était le moment des grandes hésitations : le temps qu’elle se retourne, et zou, il verrait ce qu’il passait. Allait-elle faire comme rien de cela n’avait été ? Ce serait la solution de facilité, mais Marlon n’espérait pas l’emporter aussi facilement. Il lui avait tenu tête, et pire encore, lui avait fait deux ou trois réflexions qu’une grande féministe comme Georgie ne pourrait pas tolérer. Peut-être préfèrerait-elle qu’ils gardent une certaine distance. Le « je préfère qu’on reste amis » pouvait-il devenir un « je préfère qu’on reste camarades » ? Non, en fait, il n’avait aucune idée de la réaction qu’allait avoir Georgie qui paraissait cogiter sous sa chevelure lumineuse. C’était amusant de constater qu’elle avait un tic quand elle réfléchissait, mais un instinct de survie indiqua à Marlon que ça, ce n’était pas un détail à faire remarquer. Jamais. Alors ? Qu’allait-elle faire, finalement ? L’étudiant de Salem garda les yeux rivés dans ceux de son amie, un sourire confiant aux lèvres. Bien sûr que non, elle n’allait pas …



Ah ben si, elle l’envoyait paître. Marlon s’y attendait un peu mais ne put s’empêcher d’être déçu. C’était de l’humour, il le voyait bien. N’empêche que le considérer comme opportuniste au point de n’être motivé pour lui parler que par la perspective de faire du roller en paix ne lui plaisait guère. Allez, il ne relèverait pas : il avait été bien assez méchante avec elle samedi. Il lui adressa un sourire amusé. Non Geo, je ne me vexerais pas pour si peu, parce que j’ai un minimum d’humour même s’il est bien caché. Elle voulait jouer l’humour, les rancunières ? D’accord, il allait y jouer aussi. Un peu d’autodérision ne lui ferait pas de mal, il était un brin trop susceptible, il fallait le reconnaître. Et encore … Nul n’osait le critiquer lorsqu’il était juché sur des patins. De peur d’un coup malencontreux, peut-être.

« Tu crois que ta voix s’en remettra ou qu’il faudra me lancer un nouvel objet contondant en pleine tête pour réparer l’affront que je t’ai fait ? J’ai eu mal à la tête tout le week-end et je n’ai pas osé aller voir un elfe de maison dans les cuisines pour obtenir un petit antidouleur de derrière les fagots. Je me suis dit que comme tu es préfète, ils te rendaient peut-être des comptes et que dans un complot maléfique dirigé contre les nouveaux élèves, tu leur avais demandé de te tenir au courant de mon état de santé loqueteux. Dans une fierté tout à fait masculine, j’ai donc supporté la douleur en me plaignant à qui voulait l’entendre. Pas grand-monde, c’est fou comme les gens sont pressés de nos jours … »


Il fit une pause dans son petit discours et lui adressa, derechef, un sourire. Parce qu’il était d’humeur à sourire. La croiser, c’était déjà un exploit. Qu’elle ne l’ait pas rembarré trop méchamment, c’était une nouvelle raison de se réjouir. Allez, elle passerait bien l’éponge sur la petite altercation du samedi ? S’il le faut, il promettrait de ne pas recommencer. Et de lui être redevable. Il n’avait pas grand-chose à proposer. Faire ses devoirs ? Les professeurs allaient la convoquer devant la baisse subite de ses résultats scolaires. Des excuses publiques ? Il était prêt à les faire, mais elle savait très bien qu’il n’en avait rien à faire, qu’elle aurait pu lui demander d’utiliser tout une ribambelle de surnoms honorifiques pendant un mois, il les aurait à peine pensés. Et ça ne lui coûterait pas grand-chose.

Oh, et puis c’était plus fort que lui, il fallait qu’elle lui pardonne vite. Ils n’allaient quand même pas rester là à bouder dans un demi-humour, n’est-ce pas ? Il desserra l’étreinte sur le bras de Georgie –peut-être bien qu’il y avait été un peu trop fort- et lui prit les mains. Une autre demoiselle aurait pris cela pour des avances déguisées, mais il avait suffisamment confiance en elle pour qu’elle ne fasse pas de fausses idées. Oui mais qu’allait-il faire pour qu’elle oublie vite fait leur dispute ? Il eut un petit rire gêné –eh bah oui mon gars, t’aurait au moins pu prévoir avant de te décider à faire une action rocambolesque- et tenta de changer de sujet.

« T’as le droit de me mettre une claque si tu juges que je me suis défilé la dernière fois. Mais je m’en passerais bien, pour tout avouer. Je préfèrerais même qu’on évite ça et qu’on parle chacun de ce qu’il a pu nous arriver de bien méchant dans la vie pour que la prochaine fois qu’il me viendra l’idée d’être un gros abruti qui cherche des ennuis à ses amis, je sois obligé de faire un effort d’imagination. »
pépia-t-il

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MessageSujet: Re: Je me suis fait tout petit [PV : Geo] Mar 8 Mar - 11:30

    The way you move is a mystery.

Fléchira. Fléchira pas. On aurait put refaire de cette situation une nouvelle publicité pour le Lotto moldu. Ou la fin d’un épisode de série moldue. En fait, Georgie ne comprenait même pas pourquoi elle s’entêtait à ruminer sa rancœur envers Marlon. Rancœur imaginaire, qui plus est, puisqu’il n’y avait plus qu’une minuscule partie d’elle-même qui lui voulait. Même pas un pourcent. Les seules personnes avec qui elle se permettait de se montrer rancunière et mesquine, c’était les inconnus. Ce qui ne servait strictement à rien. Marlon sourit. Georgie avait suffisamment décrypté le garçon pour savoir qu’il était plus une personne d’action, ou tout au moins d’ «action » que de parole. Ce qu’il ne disait pas avec des mots, il pouvait le dire avec des mimiques, des expressions, des gestes. C’est pour ça qu’un sourire de Marlon donnait plus envie à la jeune blonde de sourire à son tour que n’importe quelle parole. Et paradoxalement, elle avait remarqué chez lui une très nette tendance à « parler beaucoup pour pas grand-chose ». Lorsqu’il se décidait à ouvrir la bouche, c’était toujours pour déblatérer pendant deux heures pour finalement, redevenir tout calme la seconde d’après. Devait-on le considérer comme réservé ou particulièrement bavard, du coup ? Très bonne question. Assez bonne aux yeux de la Gryffondor que pour s’y attarder. Plus tard. Là, tout de suite, Marlon ne lui en laissa pas le temps. « Tu crois que ta voix s’en remettra ou qu’il faudra me lancer un nouvel objet contondant en pleine tête pour réparer l’affront que je t’ai fait ? J’ai eu mal à la tête tout le week-end et je n’ai pas osé aller voir un elfe de maison dans les cuisines pour obtenir un petit antidouleur de derrière les fagots. Je me suis dit que comme tu es préfète, ils te rendaient peut-être des comptes et que dans un complot maléfique dirigé contre les nouveaux élèves, tu leur avais demandé de te tenir au courant de mon état de santé loqueteux. Dans une fierté tout à fait masculine, j’ai donc supporté la douleur en me plaignant à qui voulait l’entendre. Pas grand-monde, c’est fou comme les gens sont pressés de nos jours… » Et rebelote, il sourit. Bon. Voilà qui ferait peut-être – peut-être, pas sûr – un peu avancer les choses. Même si pendant un instant, un court instant, elle se demanda vaguement comment il arrivait à déballer tant de paroles insensées en si peu de temps et à partir d’un si petit sujet. Elle aurait été ensevelie par une vague de Marlon parlant tous en même temps que ça n’aurait pas eu moins d’effet. C’était ça. Vraiment ça. Elle était ensevelie. Ensevelie sous ses tirades qui, généralement, la faisait toujours hurler de rire. Elle sentit la commissure droite de ses lèvres se relever légèrement en un sourire. Elle mourrait d’envie de lui éclater à la figure. Se rendait-il compte à quel point il était hilarant ? Non – c’était justement ça qui le rendait si hilarant. « Justement, c’est que j’ai Potions, là… » ironisa-t-elle. Un peu pâle comme réponse, en comparaison à la dissertation que Marlon venait tout juste de lui réciter, mais pour être totalement honnête, elle oubliait ses paroles précédentes au fur et à mesure qu’il parlait, et elle se retrouvait incapable de plaisanter sur autre chose que sur son point final. Les doigts, jusqu’alors toujours serrés autour du poignet fin et pâle de la jeune fille glissèrent jusqu’à ses mains qu’ils capturèrent. Sans plus s’en formaliser que de besoin, elle réagit à peine, le laissant dans son délire réconciliations.
Était-ce l’élément qui allait venir perturber sa journée ? Qui allait faire de cette journée, qui avait plutôt mal commencé – ou en tout cas fadement commencé – une de ces journées où on ne regrette absolument pas de s’être donné la peine de se lever le matin ? Sans doute. En tout cas, Marlon semblait y veiller. Georgie, elle, se laissait porter par le vent. Elle répondait spontanément, laissait son ami gérer le reste, et on verrait bien si, au coucher du soleil, ils penseraient l’un à l’autre avec affection, ou avec agacement. Il rit. D’un air embarrassé. Et un petit sourire en coin barra les lèvres de la blonde. « T’as le droit de me mettre une claque si tu juges que je me suis défilé la dernière fois… » C’était franchement pas l’envie qui manquait. Si j’étais toi, Marlon, je ne m’attarderais pas trop longtemps sur cette proposition. « Mais je m’en passerais bien, pour tout avouer. Je préfèrerais même qu’on évite ça et qu’on parle chacun de ce qu’il a pu nous arriver de bien méchant dans la vie pour que la prochaine fois qu’il me viendra l’idée d’être un gros abruti qui cherche des ennuis à ses amis, je sois obligé de faire un effort d’imagination. » Elle n’y tint plus, incapable de se retenir plus longtemps. Elle éclata de rire. Un grand rire irrépressible, qui lui fit presque monter les larmes aux yeux. Il lui fallut presque cinq minutes pour arriver à respirer sans que ça ne lui fasse mal au ventre, et elle était encore rouge pivoine lorsqu’elle arriva à adresser un sourire entendu à Marlon. « Tu essayes de me tuer en me faisant m’étouffer de rire ? Ca va, je m’attendais à pire ! » Elle libéra une de ses mains et enfonça un index joueur dans l’estomac du garçon, contente de pouvoir avoir envers lui un geste autre qu’un regard accusateur, ou pire, aucun geste du tout. Redevenant brusquement sérieuse, elle recula d’un pas, l’observa gravement un instant. Puis son regard s’éclaira, et un grand sourire brilla sur son visage. « Et ! Marlon ! Ca faisait longtemps ! Depuis combien de temps on s’est pas vu, une semaine ? Comment ça va, depuis ? » Voilà. La technique Georgie. Mode on.




(Non moi c'est nul. J'avais vraiment, vraiment pas d'inspi sur le coup.)

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Je me suis fait tout petit [PV : Geo]

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