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i wanna hold your hand, sis'.

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▲ LE BONOBO DE LA JUNGLE commande une armée de poux tueurs.

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MessageSujet: i wanna hold your hand, sis'. Mar 7 Juin - 6:35


“ Told you I'll be here forever, said I'll always be a friend
Took an oath, I'm stick it out till the end. ”

umbrella ♪ MARIE DIGBY VERSION.

Le mois de novembre n’avait rien de particulièrement déplaisant en Californie. La chaleur agréable de la fin d’automne était l’équivalent d’une journée d’été en Ecosse, ce qui s’avérait déconcertant pour une personne ne s’y étant pas préparée à l’avance. Pour Bonnie, le climat aride de San Francisco avait d’innombrables avantages, le nord de l’Ecosse n’étant qu’un enfer vivant comparé à sa ville natale. Les nuits douces, la douce brise et le ciel bleu de la côte Ouest manquaient à la pauvre enfant, à ne point en douter. Pourtant, depuis trois mois passés dans le château britannique, la jeune femme avait appris à tolérer le climat nord européen. Certes, il ne s’agissait pas des journées à 15 ou 20°C de la Californie en novembre, mais Bonnie avait réussi à faire avec. Elle avait même eu l’audace de flâner presque quotidiennement, à l’extérieur de Poudlard. Une habitude qui, si elle avait pour malheur d’être contrariée, pouvait transformer Bonnie en véritable petite harpie. Ce jour-là était malheureusement le cas.
L’averse incessante et les orages qui déchiraient le ciel en des grondements assourdissants, l’avaient empêché d’accomplir sa petite sortie habituelle. Oh, bien sûr, le temps exécrable ne l’avait pas dérangé outre mesure, et elle avait osé mettre un pied dehors. Elle était courageuse la petite Bonnie (ou inconsciente). Néanmoins, sitôt qu’elle avait été aperçue dégoulinante de pluie dans la cour de l’école, et se dirigeant vers le parc, le directeur de Serdaigle lui avait immédiatement ordonné de revenir au sec, et l’avait sermonné brièvement. Le professeur ayant appris à connaître la ruse et l’entêtement si caractéristique de la jeune fille, ce dernier lui avait alors, à contrecœur, jeté un sort pour l’empêcher de sortir de toute la journée. Interdite de sortie, Bonnie se retrouvait alors piégée dans cette prison magique, mettant ainsi à rude épreuve son sang froid, un self contrôle qu’elle avait déjà du mal à cultiver en temps normal.
Bonnie avait consciente d’être immature d’une certaine façon. Mais elle s’en fichait éperdument. On ne pouvait tout simplement guère lui refuser sa promenade quotidienne, seule catharsis qui avait réussi à la faire tenir, et à ne pas la faire craquer depuis la rentrée. Effectivement, l’étudiante était probablement l’une des seules élèves à ne pas réussir à s’adapter à son nouvel environnement. Aux yeux de tous, bien sûr, Bonnie semblait nager comme un poisson dans l’eau. Faisant rapidement connaissance avec les britanniques, elle semblait être tombée sous leur charme, à tel point que, sans l’uniforme trahissant son origine salemienne, Bonnie pouvait aisément être confondue avec une native anglaise, allant jusqu’à même empruntant leur accent si étrange. Certes, elle appréciait divers aspects de la vie britannique, pourtant, le rôle qu’elle s’évertuait à montrer à tous n’était qu’un leurre. Evidemment, parce que la sorcière était excellente comédienne, personne ne se doutait une seule seconde que Bonnie faisait preuve d’une sorte de mauvaise foi. Personne, à l’exception de sa famille qui la connaissait parfaitement, et de quelques uns de ses plus proches et rares amis. Elle se butait à ne pas le reconnaitre à voix haute, enchaînant mensonges et comportements prouvant qu’elle se plaisait indubitablement en Grande Bretagne. C’était stupide, insensé mais c’était plus fort qu’elle. Plutôt crever que montrer son mal du pays, sa faiblesse. Foutu fierté.

C’est en fin de matinée que le professeur de Serdaigle l’avait surprise dans la cour, faisant ainsi débuter la vague de malheurs qui s’était déferlée dans l’après-midi. L’américaine avait alors passé ses nerfs sur certains français au déjeuner, avait glissé de l’escalier menant aux dortoirs des filles après avoir manqué une marche dans sa hâte, avait été également viré de la bibliothèque pour son comportement « insolent » selon le bibliothécaire, avant de se voir retirer 10 points à la coupe de Salem par un préfet coincé et frustré, en manque d’étudiants à punir. Sans oublier les bleus et multiples crampes qu’elle avait récoltés lors de sa chute des escaliers, et qui l’avaient fait souffrir durant des heures. Oui, ce jour-là n’était définitivement pas le meilleur de l’année pour Callahan. Pour parer à ces malheurs qui se cumulaient, Bonnie n’avait alors vu qu’une seule alternative : se plaindre. Se plaindre, encore et toujours. C’était ce qu’elle savait faire de mieux après tout, surtout depuis qu’ils avaient quitté l’Amérique et rencontré tous ces européens.

Merci Merlin, cette journée maussade s’achevait enfin. Il était probablement aux alentours de 23h30, et Bonnie ne pouvait plus que compter les minutes avant la fin de cette soirée infernale. Tous les autres élèves américains avaient quitté la salle commune, certains ayant même été intimidés par le regard inquisiteur et hostile qu’elle leur lançait dès qu’ils tentaient de s’approcher d’elle. A vrai dire, bon nombre de personnes avaient remarqué l’irritation et le brusque besoin de solitude de Bonnie (une pipelette devenue muette étonnait toujours, surtout lorsqu’elle n’assistait pas au dîner copieux dans la Grande Salle), et le fait est qu’elle n’avait pas vu sa famille, ni ses amis proches de la journée n’arrangeait en rien la situation.

Le sommeil ne faisant pas ressentir malgré l’heure de plus en plus tardive, Bonnie était restée au même endroit depuis qu’elle était rentrée dans la salle commune, peu de temps avant le dîner qu’elle avait manqué. Adossée contre le rebord de la fenêtre, la jeune femme se contenait de contempler d’un air absent l’extérieur de Poudlard, et s’était à peine rendue compte qu’elle était à présent seule. Les bougies étaient toutes éteintes, mais la pénombre ne la dérangeait guère. Les âmes peuplant le château s’endormaient doucement, mais la fatigue ne la tenaillait toujours pas. Alors, elle continua simplement de regarder le spectacle à l’extérieur. La pluie continuait à s’abattre inlassablement contre les vitres de la salle commune, le ciel noir assombrissant davantage la pièce dans laquelle la jeune fille se trouvait. Elle ne parvenait à discerner que quelques vagues formes inconnus, et abandonna bien vite de deviner l’identité des courbes étranges qui peuplaient le paysage. Bonnie posa son front contre la vitre froide, et lâcha un profond soupir, faisant apparaître une légère et brève buée sur la fenêtre. Par merlin, ce que la Californie lui manquait !

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MessageSujet: Re: i wanna hold your hand, sis'. Mar 14 Juin - 22:42

La pluie tombe comme nous tombons amoureux, en déjouant les prévisions Plongée dans ses songes, le front posé contre la vitre glacée, l'Américaine regarde les goutes s'écraser contre la fenêtre. Elle les regarde concourir les unes contre les autres, glissant rapidement pour atteindre le bas de la fenêtre, elle fait des pronostiques et se souvient du temps où elle était gamine. Chez elle, il était rare qu'elle se retrouve prise au piège à l'intérieur, mais elle se souvient parfaitement de ce jeu auquel elle jouait en compagnie de Bonnie et Lewis. Morose et mélancolique, elle regrette le temps où tout était simple. Le passé est loin et aujourd’hui, le temps à fait son œuvre, rien n'est plus comme avant, ils ne sont plus comme avant. Par Merlin, qu'est ce que tu peux être chiante, Callahan !!! Interloquée, elle se redresse légèrement, toisant énergumène qui s'impose à elle. Un de ses sourcils se relève. Elle ne semble pas être d'humeur à jouer, ou à faire quoi que soit d'autre. Ces derniers jours, Maïa se montre changeante, lunatique et excessive. Elle passe du rire au larmes, se perdant dans ses anciennes dérives, comme pour se prouver qu'elle est toujours la même. Il s'approche d'elle, un peu trop pour que cela soit anodin. Il glisse ses mains contre les cuisses de la demoiselle pour la réorienter vers lui. Elle se laisse faire, sans pour autant l'inciter à plus, elle se contente d'attendre, plantant son regard impassible sur lui. Ni
chaud, ni froid, elle lui est complètement indifférente, mais il ne désespère pas, persuadée qu'un jour où l'autre elle finira par lui céder. Maïa est sauvage, maïa est imprévisible, Maïa est mystérieuse, Maïa envoute, qu'elle en ait conscience ou non. Le voilà qu'il sort un flacon de sa poche, le balançant dans les airs, joueurs, il la présente sous son nez, l'invitant à prendre le risque d'en boire son contenu. Tu as confiance? Si elle a confiance? En lui? Absolument pas, mais au fond, Maïa s'en fout, elle se détruit, elle se fiche des conséquences, elle s'empare du flacon, se débarrasse du bouchon et le coince entre ses lippes rosées pour le vidée d'une traite. Il sort une deuxième fiole et imite la demoiselle. Une chaleur agréable s'empare d'elle. Le mélange qu'il lui a fait boire contient de l'alcool, ça lui brule les entrailles, elle sent parfaitement le liquide se répandre en elle. Une sensation étrange l'envahi, elle plane, elle se sent bien, étrangement bien. Un sourire vient fendre ses lèvres alors qu'elle laisse retomber son front contre l'épaule du jeune homme qui lui fait fasse. Elle se perd, elle oublie, elle replonge dans ses travers.

L'après midi file, le temps passe, sans avoir le moindre impacte sur eux. Ils s'abandonnent, ici et là, s'amusant de tout et de rien, s'enlaçant et se repoussant. Maïa ne l'aime pas, c'est un garçon parmi tant d'autre, c'est un jouet, une distraction, rien que parce qu'il n'est pas un Callahan. Elle se moque bien de lui, lui ou un autre, c'est du pareil au même, tant qu'elle peut s'évader. Elle a un moi à attendre,un moi avant le verdict cruel qui pourrait très bien l'éloigner à jamais de celui qu'elle aime, un moi, elle est loin de vouloir attendre sagement. Elle se lance à corps perdu dans ce qu'elle connait de mieux, tentant de vivre sans lui, comme elle sera peut-être obligé de le faire, elle s'acclimate, elle s'habitue, elle se prépare à toute éventualité. Elle dépasse ses propres limites, comme si elle tentait de se prouver qu'elle demeure la même et qu'il ne l'a pas changer. Finalement, on en revient à lui, toujours à lui. Même dans les bras de ce garçon. Elle soupire et le repousse, à nouveau. Elle s'approche de la fenêtre, la nuit à fait son œuvre, elle a étendu son manteau de ténèbres sur le château. Le temps. Elle n'en a plus aucune notion. Elle a perdu le fil. Les effets de ce magnifique petit filtre s'estompe doucement, la rendant à cette mélancolie.Si on retournait à la salle commune, hein? Avec un peu de chance, le truc que tu m'as filé t'abandonnera un baiser avant de me quitter complètement. Au fond, elle s'en fout de cette stupide potion, elle l'embrasserait même si les substances avaient quitté son corps. Elle veut juste qu'il la raccompagne, parce qu'elle se refuse d'être seule. Il vient doucement refermer sa main contre la sienne et il l'entraine. Elle a la tête en vrac, elle traine les pieds, ce sentiment de plénitude ne l'a pas encore totalement quitté, alors, elle sourit. Ce bonheur artificiel lui plait et elle s'en contente largement. Ils ne sont pas si loin, car les voilà déjà qui franchissent le pas de la porte. La salle est plongé dans le noir, la salle est vide, Maïa n'a pas vu Bonnie, pas de suite. L'américain l'attire à elle, elle détourne le visage, amusée et joueuse. Son regard se porte alors sur sa sœur. Un sourire, elle dégage une nouvel fois de l'étreinte de ce gaillard. Elle dépose un rapide baiser sur ses lèvres et s'éloigne déjà pour rejoindre sa sœur, sans plus accorder le moindre regard à celui qui a sauvé sa journée. La blonde pousse légèrement la brune pour se faire une place à ses côté, sur le rebord de la fenêtre, les pieds se soulève, venant eux aussi se caler contre la surface restreinte. Elle se retrouve presque affalée sur Bonnie. Elle regard son regard explosé vers elle, laissant échapper un rire, lointain et brumeux. Bonnie. Elle observe les traits de la brunette avec une attention particulière. Bonnie. Elle est belle, sans doute la plus jolie fille qu'elle ait vue et elle ne dit pas cela parce qu'il s'agit de sa sœur. Elle soupire, à nouveau, lasse, elle détourne son regard vers la fenêtre. Maïa est troublante c'est dernier temps, elle a des comportements qui ne lui ressemble pas, tout en étant marqué de son empreinte. Parfois, tu ne te dis pas qu'on aurait jamais du venir ici?

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U.C.
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