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SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile.

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▲ SYSSY L’IMPÉRATRICE jette des diadèmes empoisonnés.

⊰ PARCHEMINS : 572
⊰ INSCRIPTION : 10/10/2010
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MessageSujet: SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile. Ven 23 Déc - 7:44

Fin octobre.
Quelle scène étrange. La pluie tombait, sur le château, et d'une fenêtre du troisième étage, je regardais en direction des serres. Les Callahan s'y trouvaient. Quelle famille bizarre... J'avais eu l'occasion de discuter un peu avec Maïa, il y a quelques temps. Enfin, disons que ça avait été une rencontre un peu farfelue. J'avais, par inadvertance, retrouvé un cahier lui appartenant, retraçant le fil de ses conquêtes sexuelles, avec parfois quelques détails à dormir debout, et j'avais malencontreusement découvert qu'il y figurait un nom assez... sordide. Celui de son frère, Cohnaan, enfin, son demi-frère, comme elle s'était empressée de me l'expliquer. Je n'avais pas pu m'empêcher de trouver ça infiniment dégueulasse. Enfin, par les slips immaculés de Dumbledore, comment est-ce qu'un frère peut avoir idée de faire des choses pareilles avec sa soeur? C'était bien la première question qui m'était venue à l'esprit. Puis elle m'avait tout expliqué, en détail, et j'avais fini par comprendre que ces deux-là avaient définitivement une histoire hors du commun. Ils n'étaient pas tordus, simplement... amoureux. Mais tout était compliqué, de par leur famille. Je n'aimais pas les choses compliquées. Oh non. J'aimais les choses simples, très simples, faciles comme bonjour. Les relations qui me tordent l'esprit, ça me faisait mal à la tête. Je ne voulais même pas m'imaginer ce que ressentaient ces deux-là, avec leur amour impossible, et pourtant étrangement si fort, d'après ce que j'avais pu comprendre... En bas, je les voyais se disputer. Cohnaan et Maïa pleuraient-ils, ou était-ce mes yeux qui me jouaient de vilains tours? Honnêtement, j'en savais rien, j'étais bien trop haut pour apercevoir leur tête, en tout cas, rien qu'à voir les gestes de Maïa, je savais que cette dernière devais être bouleversée. Ils devaient avoir eu une de ces conversations qui fâchent, une de celles dont on ne ressort pas indemne. Avant de se mettre à penser à des choses qui allaient me mettre dans un état noir.

Je vis alors Maïa amener Lewis au loin. Où ça? Certainement en direction de Près au Lard. En tout cas, Cohnaan, le grand frère, lui, resta là. Le pauvre, il faisait bien peine à voir. Il s'assit dans l'herbe, un moment, la tête enfouie dans ses bras, et moi, comme un con, je le regardais, n'ayant rien d'autre à faire que de regarder ce type qui venait certainement de foutre en l'air l'une des choses les plus importantes dans sa vie. Quelques temps plus tard, il se releva, chancelant, pour rejoindre le château. Je mis un moment à bouger, moi aussi, mais je finis par commencer à me mouvoir, pensant à aller le rejoindre, sans trop savoir pourquoi. Peut-être juste le croiser, histoire de voir dans quel état il était. Descendant en vitesse les escalier, les mains dans les poches, en sifflotant une musique dont le titre m'échappait, je finis par le croiser, dans le Grand Hall. « Tu vas bien, mec? » lui demandai-je alors, en m'arrêtant devant lui, avant de me rendre compte de l'idiotie dont je venais de faire preuve. Il ne me connaissait ni d’Ève, ni d'Adam, et allait certainement être surpris qu'un britannique lui adresse la parole, comme ça. Comme je l'avais prédit, il était dans un drôle d'état. Ça me surprenait d'un garçon si robuste d'ailleurs. Il semblait trempé jusqu'aux os, avait une mine très pâle, de grosses cernes grises sous les yeux, et les yeux rouges, comme s'il pleurait. Il regardait le sol en marchant, mais lorsqu'il s'arrêta pour savoir qui l'interpellait, il leva les yeux vers moi, me regarda de la tête au pieds, eut même un faible sourire, en hochant la tête positivement, en guise de réponse, avant de repartir d'un pas pressé, visiblement gêné. En le regardant s'éloigner, une pensée me vint à l'esprit; Maïa devait être une de ces tornades dont on ne sort pas indemne...


[...]

Je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'avais poussé à aller l'attendre là-bas, près de la statue de la sorcière borgne, mais bon. Peut-être parce que je l'aimais bien cette fille, enfin, amicalement, vous voyez? Je ne savais pas, moi, ce qui faisait que j'avais tout de suite accroché à sa personnalité, alors qu'elle aurait dû m'intimider plus qu'autre chose, cette nana là. Enfin, elle était sympathique, et du peu que je la connaissais, j'arrivais à déduire que si elle Cohnaan était dans un tel état, elle devait être deux fois pire. J'attendais patiemment, comme un ange, ce qui ne me ressemblait pas du tout, tapis dans la pénombre, attendant un quelconque mouvement de la part de la statue. Vers 20h00, alors que la plupart des élèves mangeaient dans la Grande Salle, sa silhouette féminine apparut de derrière la vieille statue bien flippante. Mon numéro était déjà tout préparé, je n'avais plus qu'à l’exécuter. « MAÏA CALLAHAN, VOUS AVEZ VU L'HEURE! UNE HEURE DE RETENUE POUR VOUS! » dis-je, en imitant de manière fidèle la voix du concierge, qui adorait coller les élèves pour tout et rien. « Non, j'déconne, c'est moi. Lewis a craché le morceau, il m'a dit que tu reviendrai par là. J'voulais juste vérifier que tu allais bien... »
ajoutai-je, en sortant de l'ombre, me postant devant elle, avec un sourire, espérant au fond de moi qu'elle allait bien.

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MessageSujet: Re: SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile. Dim 25 Déc - 6:17

Lewis est rentré sans moi. Ce n’est pas un abandon, c’est juste mieux comme ça. Entre nous, il n’y a plus qu’un silence, une gêne. J’ai bien tenté de lui expliqué, de lui dire à quel point j’aime notre frère, mais les mots semblent vide, comme s’ils étaient dépourvu de sens. Mon frère cadet se referme. Et moi ? Moi je n’ai aucune envie de parler. La tristesse oppresse douloureusement mon cœur. C’est l’œuvre de l’amour. Je le savais, l’amour est un sentiment douloureux, il donne, il donne, il donne et un jour, il vous reprend tout. L’amour. Je lui ai donné le mien et il s’en sert aujourd’hui pour me blesser. L’amour est violent, douloureux, atroce. Je me demande pourquoi je joue encore à ce jeu. Je devrais peut-être retomber dans mes travers. Peut-être oui. C’est une vengeance bien cruelle à son égard, mais la vengeance n’est pas ma première préoccupation. Je veux me perdre dans les bras d’un autre qui, l’espace d’un temps seulement, pourra remplir ce vide qu’il a laissé. Installée au comptoir, je toise les personnes présentes, mon index glissant distraitement sur le bord de mon verre de pur feu. J’ai troqué mon uniforme contre des vêtements que j’ai fais parvenir à l’aide d’un sortilège d’attraction. J’ai abandonné mon uniforme derrière moi, pour que nulle ne se doute d’où je vienne. Seul l’accent américain demeure, trahissant mes origines. J’attire les regards avides de ses saoulards qui passent leur vie à la taverne. Je n’ai peur de rien, je n’ai peur de personne, qu’ils s’en tiennent à ce que je donne, c'est-à-dire rien. D’une traite je vide le verre et le repose sur le comptoir, laissant au hasard quelques gallions sur mon passage. Mes jambes se décroisent, je me laisse glisser au dessous du tabouret. Mes talons heurtent le sol dans un claquement sonore et brutal. Je quitte les lieux. L’obscurité s’est emparée de l’extérieur et pourtant, il me faut rejoindre Poudlard le plus rapidement possible. A travers les ruelles sombres, je rejoins le passage qui me mènera directement à l’intérieur du château, via la statue de la sorcière borgne. Courbée, j’évolue dans les souterrains, utilisant la lueur de ma baguette pour éclairer mon chemin à travers le passage. Rapidement, je passe mes mains sur ma tenue pour dégager la moindre imperfection. MAÏA CALLAHAN, VOUS AVEZ VU L'HEURE! UNE HEURE DE RETENUE POUR VOUS! Un sursaut. Mon souffle se coupe. Mon cœur s'arrête. Pétrifiée et paralysée mon regard se coule sur les environs à la quête du surveillant dont je crois avoir reconnu la voix. J'hausse un sourcil, perplexe d'une telle mise en bouche lorsque le Gryffondor apparaît à la lumière des chandelles. Non, j'déconne, c'est moi. Lewis a craché le morceau, il m'a dit que tu reviendrais par là. J'voulais juste vérifier que tu allais bien...

Sans plus lui accorder la moindre attention, je termine d'examiner ma tenue. Légèrement vexée d'avoir été dupée de la sorte, je ne lui accorde pas un regard, pas une parole, pas un soupire. Pourtant, je suis plutôt satisfaite de trouver le jeune homme sur mon chemin. Je rejette ma chevelure blonde en arrière et passe mes mains sur mon visage, soulignant mes yeux pour y éffacer les moindres traces de détresse. Je suis trop fière pour avouer la peine qui s'est emparé de mon cœur. Je ne me doute pas une seule seconde que le jeune homme ait pu surprendre cet instant volé. Je daigne enfin relever mon regard vers lui, un légé sourire accroché à la commissure de mes lippes. Pourquoi je n'irais pas bien, hein? J'avance vers lui, posant une main contre son torse je le repousse dans les ténèbres qu'il venait de quitté, je l'oblige à reculer jusqu'à ce que son dos heurte le mur. J'avale la distance qui nous sépare, mon corps s'approchant dangereusement du sien. Qu'est ce que Lewis a pu te dire pour que tu croies que j'ai besoin d'une quelconque aide? Mon regard se plonge dans le sien. Je le toise, sans la moindre gêne, sans la moindre culpabilité, mon regard se plonge dans le sien, arrogante, sauvage, impertinente et indomptable. Ce regard qui pue l'assurance alors que je n'ai qu'une envie, m'écrouler. Mais je demeure debout, fière et forte, sans jamais faillir. Chacun gère la douleur comme il le peut, moi, je la renie et je la chasse, me replongeant dans mes vieux démons avec avidité. Je suis plus libre que jamais. Débarrassée d'une épine qui me clouait au sol. Ma main se lève, se glissant contre sa nuque malicieusement alors que j'ose lui cracher un tel mensonge au visage. J'essaye de le convaincre, mais plus encore, c'est moi que j'essaye de convaincre. J'essaye de trouver une force que je lui ai pourtant abandonné en lui avouant mes sentiments. J'essaye de me convaincre que sans Cohnaan, je tiendrais le cap, sans me détruire et pourtant, j'avais déjà commencé. La trace du pur feu me brulait toujours les entrailles, empoisonnant mon sang. J'approche mes lèvres des siennes poussées par l'alcool. Je ne franchis pourtant pas cette dernière barrière, me contentant de soutenir son regard, pour le moment du moins. Elle toise ce garçon à la douceur candide. Elle sourit. Sa main finit par quitter sa pas, retombant le long de son corps. Celle posée contre son torse s'abaisse elle aussi, mollement. Elle ne se recule pas pour autant. Elle affronte son regard sans le détourner. Qu'est ce que tu veux Syrius? La question est simple. Elle se fait pourtant moins brusque, moins sur la défensive. Elle sait au fond d'elle qu'il n'est pas là pour lui causer du tord, bien au contraire. Elle finit par laissé échapper un soupire et laisse sa frimousse retomber contre l'épaule de l'anglais. Elle a mal la tête, comme souvent, lorsque la tristesse l'envahi et qu'elle ne parvient pas à se soustraire de ses pensées. Une douleur morale qui se transforme en douleur physique. Des inspirations profondes, elle ne bouge pas, elle reste là, sans attendre réellement de réponse à sa dernière interrogation.

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MessageSujet: Re: SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile. Dim 25 Déc - 11:37

« Non, j'déconne, c'est moi. Lewis a craché le morceau, il m'a dit que tu reviendrai par là. J'voulais juste vérifier que tu allais bien... »Un grand sourire figé sur les lèvres, un peu gêné, je me mis à passer ma main derrière ma nuque, la grattouillant comme un idiot. A bien y réfléchir, j'avais été drôlement stupide d'avoir tenu à la voir obligatoirement ce soir, dès qu'elle rentrerait de sa petite escapade à Près-au-Lard. Pourquoi n'avais-je pas attendu demain, comme une personne civilisé, au lieu de l'agresser ainsi, tel un cheveux sur la soupe, inattendu? Je n'en avais pas la moindre idée, mais la réponse à cette question résidait certainement dans le fait que j'étais un parfait abruti, qui faisais beaucoup de choses, sans réellement y réfléchir. Si elle avait pu distinguer la couleur de mon visage dans la pénombre, elle aurait certainement ris que mes joues aient soudain virées au rouges. Cette fille, elle m'intimidait. C'était sa façon d'être, son caractère, et son physique, qui me rendait dans cette état là. J'avais l'impression de ne jamais avoir côtoyé une fille dans son genre auparavant, et c'était tout nouveau pour moi. Ou, plus encore, était-ce parce que justement, aucune fille n'était semblable à Maïa, que j'étais dans un état de pareille gêne? En tout cas, à elle, je ne lui faisais ni chaud ni froid. Il m'avait semblé l'avoir vu sursauté brièvement, mais elle ne m'accordait pas un regard. Puis d'un coup, elle se mit à me regarder, un léger sourire venant habiter ses lèvres. « Pourquoi je n'irais pas bien, hein? » demanda t-elle, d'une voix qui ne laissait absolument rien paraître, pas même cette douleur intense qu'elle devait ressentir en plein dans son coeur. Puis, geste inattendu, elle déposa une de ses mains sur mon torse, et avant que j'eus le temps de comprendre ce qui m'arrivait, elle m'avait poussé dans l'obscurité que je venais de quitter, mon dos rencontrant le mur sans que j'y puisse rien. S'avançant vers moi, elle rompit la distance qui nous séparait, apportant une proximité nouvelle qui me rendait horriblement mal à l'aise. Je n'étais pas habitué à ça, je dirais même pas du tout. « Qu'est ce que Lewis a pu te dire pour que tu croies que j'ai besoin d'une quelconque aide? » dit-elle, interrogeant à nouveau, sans vraiment attendre de réponse, presque impertinente. Puis elle plongea son regard dans le mien, avec cette lueur qui m'effrayait, la lueur qui faisait d'elle une fille qui, d'une certaine manière, me terrifiait. Parce que moi, j'étais pas habitué à ce qu'on me toise ainsi, avec cet air sauvage et insolent. D'un seul regard, je ne savais plus où me mettre. C'était fou à quel point elle arrivait à me faire perdre toute ma belle assurance en si peu de temps. Pourtant, je n'avais pas de sentiments amoureux à son égards, vous savez, ce genre de sentiments qui vous fait perdre confiance en vous en un clin d'oeil. Non, Maïa, c'était tout autre chose, un monde différent, une autre planète. Elle ressemblait en tout point à une amie, et pourtant, il y avait autre chose, quelque chose sur laquelle je ne parvenais pas à mettre de nom. Une attirance? Certainement. C'était probable.

Ses yeux plantés dans les miens, c'était une sensation étrange. Je n'avais qu'une envie, m'enfuir de là, et retrouver l'aura de sûreté que je retrouvais en plein milieu de la Grande Salle, entouré de mes joyeux amis. J'entrepris de regarder à ma gauche, mécaniquement, avant de retrouver ses yeux, et là, quelque chose avait changé. Ou alors m'étais-je souvenu de la raison pour laquelle j'étais ici, et tout de suite, j’interprétais les choses différemment? Probablement. En tout cas, il me sembla apercevoir au fond de ses yeux une lueur de désespoir. C'était évident, elle était submergée par des émotions que j'étais incapable de comprendre, et pourtant, elle les masquait à ravir, capacité que je lui enviais. J'étais une vraie quiche lorsqu'il s'agissait de masquer mes émotions, amour ou haine, gêne ou fierté. « Je suis plus libre que jamais. Débarrassée d'une épine qui me clouait au sol. » Elle mentait. Merlin, je savais bien qu'elle mentait. Ce n'était pas seulement ses yeux, mais cette manière si assurée qu'elle avait de me cracher ça au visage. Ça cachait quelque chose. Cohnaan était l'épine, pourtant, je savais à quel point elle était perdue sans lui, à quel point elle l'aimait. Elle approcha alors ses lèvres des miennes, sans que je puisse produire le moindre mouvement, parfaitement figé. De là, je pouvais sentir que la belle Américaine avait un peu, voir beaucoup abusé de l'alcool. Mes lèvres se fendirent en un sourire timide, qu'elle me rendait, de façon éclatante, et pourtant fausse. Puis, soudain, tout son corps sembla devenir mou, son bras s'enleva de son torse, et elle éloigna son visage du mien. « Qu'est ce que tu veux Syrius? » demanda t-elle, posant à nouveau une question, attendant cette fois une réponse, tandis que je n'avais pas la moindre idée de quoi répondre. Lentement, elle détourna son regard du mien, pour venir poser sa tête contre mon épaule. « Je... » commençai-je, sans savoir exactement quels mots aligner après cela. Marquant un silence, j'enroulai mes bras autour d'elle, pour lui montrer que je n'étais là que dans le but de l'aider. Poussant un soupir, et prenant une inspiration, je me décidai enfin à parler. « En fait, Lewis ne m'a rien dit, juste que tu serais là... Et j'ai croisé Cohnaan tout à l'heure, il avait une mine affreuse. J'ai cru comprendre qu'il s'était passé quelque chose... » dis-je, d'un ton hésitant, ayant peur de faire une gaffe, et croyez moi, j'étais le roi de ce genre de chose... Je la lâchai alors, attendant une réponse de sa part, toujours aussi gêné de notre soudaine proximité.



Dernière édition par Syrius S. Slyback le Mar 27 Déc - 8:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile. Lun 26 Déc - 5:51

Je... Ses bras m'encerclent. Bizarrement, je me sens en sécurité. Bizarrement, parce que Syrius, ce n'est pas le gars à la musculature parfaite derrière lequel on peut s’appuyer, non il n'en a pas la carrure, avec sa silhouette frêle. Syrius, c'est un grand gamin qui ne se prend pas au sérieux. C'est pas le genre de type que j'ai l'habitude de fréquenter. Sa douceur candide me bouleverse. Syrius est un vent de fraicheur, parmi cette bande de néandertalien qui ne pense qu'à me faire écarter les cuisses. Auprès de lui, j'ai l'impression d'être plus que la poupée que l'on se tape, plus que la fille inaccessible qu'il voit tous et veulent ajouter à leur collection. En vérité, il y a quelques choses d'attachant en ce garçon, quelques choses qui le rend plus homme que n'importe quel brute épaisse des environs. Je laisse échapper un soupir, lasse et fatiguée d'avoir tant à caché. Mes mains se posent sur ses épaules, sans pour autant l'étreindre. Il hésite, il a la délicatesse de mesuré ses mots pour ne pas me heurter. Peu de garçon font preuve d'une telle prévenance à mon égard. En fait, Lewis ne m'a rien dit, juste que tu serais là... Et j'ai croisé Cohnaan tout à l'heure, il avait une mine affreuse. J'ai cru comprendre qu'il s'était passé quelque chose... Ses mots coulent, comme un aveux qu'il réussi enfin à me faire. Ainsi, ce petit bout d'homme inquiétait pour moi. Habituellement, j'aurais probablement repousser violemment ce geste de sympathie, je me serais probablement vantée de ne pas avoir la faiblesse de me sentir mal pour un homme. Mais Syrius ne l'aurait pas cru, probablement parce qu'il connait la nature de mes sentiments. Ma tête bascule sur le côté, elle repose toujours contre son épaule. J'inspire profondément. Mon souffle caresse sa nuque. Son odeur m'enivre. Je ferme les yeux et les ré-ouvre après quelques secondes. Mes doigts s'amusent contre son épaule, redescendant légèrement contre son dos. Je n'ai pas envie de bouger. Je n'ai pas envie de parler. Non, je ne trouve pas les mots pour exprimer le désarroi dans lequel Cohnaan m'a plongé. Le savoir en souffrance me blesse. Ce n'est pas ce que j'ai voulu. Non. Je ne veux que son bonheur, qu'il soit avec ou sans moi, je lui ai laissé l'occasion de choisir, sans le rejeter. C'est lui qui m'a blessé, c'est lui qui n'a pas oser affronter ses sentiments... En avait-il seulement? Plus le temps passe, plus j'en doute. Je lui ai donné le choix, le choix de partir, de m'abandonner, de me quitter. Je lui ai donner le choix et cela me torture. J'ai besoin de me sentir vivre dans les bras d'un homme. J'ai besoin d'avoir l'illusion d'être dans ses bras à lui, même si l'illusion est éphémère et qu'elle finit par se trahir. L'illusion ne dure qu'un temps seulement, un, mais suffisamment pour que je me sente vivre.

Elle n'a pas envie de lui parler. Ou plutôt, elle n'a pas envie de lui dire ce qu'il sait déjà. Elle se sent terriblement mal. Ça lui brule les entrailles, comme si quelqu'un avait enfoncé sa main dans sa poitrine pour lui arracher le cœur, lui enserrer, violemment, douloureusement. J'aurais pu tombé amoureuse d'un garçon comme toi. Je me redresse pour lui faire face. Un sourire plus doux et tendre aux lèvres. Mes mains s'emparent de son visage et, délicatement, se glisse sur ses joues. Je plonge mon regard dans le sien, je me perds dans ce regard, oubliant ma triste et ma peine. J'aurais du tomber amoureuse d'un garçon comme toi. Tout aurait été tellement plus simple, plus simple et plus facile. Un garçon tout simple, un garçon auxquels je ne serais pas liée comme je le suis avec Cohnaan. L'amour, notre amour a quelques choses d'unique et de terriblement ironique... Pourquoi nous? Il y avait tant de de personne et pourtant, l'amour nous était tombé dessus... Sur nous. Frère et sœur, unis par les liens de l'adoption. Sans réfléchir une seconde de plus, j'approche mes lèvres de celle de l'anglais. Un simple baiser. Pas de passion, pas d'amour, pas d'intensité, juste un baiser. Un baiser agréable. Un simple baiser. J'en avais presque oublier le goût que pouvait avoir ce genre de baiser. J'en avais presque oublier le goût des choses simples. Mon visage s'éloigne du sien, mon regard se plonge à nouveau dans le sien. Mes lèvres se pincent, délicatement l'une contre l'autre. Mes pouces caressent doucement ses joues, sans quitter son regard. Mes doigts glissent contre sa peau, l’effleurant, échouant contre sa nuque et finalement, contre son torse. Oui, je crois que j'aurais pu. La franchise est de mise. L'ironie et le sarcasme ont été mis de côté. Je suis on ne peut plus sincère, si mon coeur ne battait pas aussi douloureusement pour Cohnaan, il aurait pu battre pour Sirius. Peut-être pas si intensément, mais suffisamment pour me faire vibrer. Un soupire, puis un sourire. Cette proximité lui suffit. Elle ne cherche pas à aller plus loin, elle ne veut pas aller plus loin, elle le respecte trop pour lui faire cela.

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MessageSujet: Re: SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile. Mar 27 Déc - 7:56


Le temps semblait s'être arrêté. J'avais la très nette impression d'être coincé dans une sorte de bulle, dans laquelle je n'étais plus du tout la même personne. Là où j'étais normalement sans aucun tact, et m'en fichant complètement, je pesais à présent mes mots, ayant le désir de ne rien dire, ou faire de travers. Là où je riais d'ordinaire, j'étais extrêmement sérieux. Et là où je manifestais une confiance en moi plutôt prononcée, j'étais à présent plutôt gêné, et hésitant. Maïa me faisait cet effet là. Croyez moi, c'était tout à fait nouveau pour moi, cette délicatesse dont je faisais preuve, envers elle. Décidément, j'étais bien incapable de définir la nature de mes sentiments pour la belle Américaine. J'étais certain qu'il se s'agissait pas d'amour, mais cela ne ressemblait pas totalement à de la pure amitié non plus, alors qu'étais-ce? Mystère. Ma réplique flottait encore dans l'air, et j'étais intimement persuadé que la jolie blonde n'allait pas m'expliquer en détail ce qu'il s'était produit, tout simplement parce que je savais bien qu'elle n'était pas d'un naturel à se confier, et qu'elle était en cet instant précis dans une phase de déni, dans laquelle elle allait prétendre s'en ficher, de Cohnaan, et de son amour. Je me demandais d'ailleurs combien de temps cela allait durer... Pas trop longtemps, j’espérais, car j'avais la très nette impression que Maïa était du genre à pouvoir se détruire, avec l'alcool, la drogue, ou le sexe, et que c'était justement ce dans quoi elle allait plonger, si elle commençait une descente aux enfers. Et, évidement, moi, je n'avais pas la moindre envie qu'elle s'inflige du mal, ainsi, parce que mine de rien, je tenais vraiment à elle, c'était indéniable. Elle se mit à jouer avec mon épaule, cherchant visiblement dans ses mouvements une réponse à la phrase que je venais tout juste de prononcer. J'étais absolument figé, ne sachant que faire de mon corps tout entier. J'aurais tellement aimé me cacher dans un trou de souris, ce qui était assez étrange, et pas du tout mon genre. Mais voilà, avec Maïa, j'étais différent, point barre. Je n'étais plus le même, elle me changeait, et je ne savais pas si c'était une bonne chose, un bon signe, ou si c'était mal. Honnêtement, je n'avais pas la moindre idée de ma venue ici. Bien sur que je m'inquiétais pour elle, mais évidement, je savais très bien qu'elle allait mal, et en quelques sortes, venir ici, c'était me voiler la face, et espérer qu'elle allait me lancer un grand sourire, dénué de sous-entendus, et me dire 'Je vais bien, tout vas bien'. Bordel, pour j'étais ici? Je devrais être en train de me remplir l'estomac, au lieu de me sentir comme un idiot en sa compagnie, ne sachant si je devais jouer à son jeu et prétendre qu'elle allait bien, ou la réconforter, en disant que ses machineries ne marchaient pas avec moi. « J'aurais pu tombé amoureuse d'un garçon comme toi. » finit-elle par souffler, brisant le silence qui s'était installé naturellement entre nous deux. Ses mots me touchèrent, m'interpellant. De quoi parlait-elle? Une fille comme elle, aussi jolie et convoitée, tomber amoureuse d'un rigolo comme moi? Laissez moi rire. Cela n'aurait jamais été probable, et de toute manière, je n'étais pas sur que ce soit quelque chose que je désirais, au fond de moi même.

Non, décidément, elle devait délirer, pourquoi disait-elle ça? Peut-être se rendait-elle compte qu'être tombée amoureuse de son demi-frère n'était pas le meilleur des plans, surtout lorsque celui-ci, bien que fou amoureux d'elle, n'osait pas accepter leur relation, de peur que tous les membres de sa famille les repoussent... En tout cas, j'étais perplexe, ne sachant quoi répondre. Et, comme je m'y étais attendu, elle fit des mouvements, qui m’empêchèrent alors de croire que c'était à mon tour de lui répondre. Elle déposa ses mains sur mon visage, avec une certaine douceur, mon corps restant toujours immobile, je sentis mon coeur louper un battement, arrêtant de respirer pendant quelques secondes. Ses yeux verts plongés dans les miens, je ne savais plus où me mettre. Heeeeeelp, pleaaaaaase! « J'aurais pu tomber amoureuse d'un garçon comme toi. » répéta t-elle. Elle commença à m’inquiéter, et semblait si terriblement pensive que je me demandais bien ce qui se tramait dans sa tête. Peut-être pensait elle à l'ironie du sort, au nombre d'hommes présent sur terre, et au fait que son choix se soit porté sur Cohnaan. Elle souffrait, intérieurement, je pouvais le voir. Puis soudain, chose inattendue, elle s'approcha encore plus de moi, et ses lèvres vinrent se coller aux miennes, pour un baiser, simple, sans sentiments, léger. Si la pénombre ne nous avait pas englobé, elle aurait vu que mes joues étaient devenues parfaitement écarlates. Pourquoi m'embrassait-elle? Je savais très bien qu'elle aimait Cohnaan, et elle savait qu'elle était mon amie, pourquoi tout compliquer? Tout résidait dans cette question, justement, ce baiser ne compliquait rien. Il semblait ne rien signifier, et pourtant, il avait bel et bien eut lieu. Quel était donc le but? Elle caressa mon visage, puis descendit ses mains vers ma nuque, pour finir sa course sur mon torse, à nouveau. « Oui, je crois que j'aurais pu. » conclut-elle, avec une douceur étrangement peu familière de sa part. A cet instant précis, mon visage perdis toute trace de couleur, et pâlissant. Je n'avais pas la moindre idée de la raison pour laquelle mon corps passait de chaud, à froid, comme ça, c'était nouveau, inconnu.

A nouveau, j'étais mal à l'aise, excepté qu'en ce moment précis, j'étais blanc comme un linge. Le baiser n'avait rien arrangé au sentiment de gêne, qui atteignait des sommets, que je ressentais en cet instant. Merlin, comme j'aurais aimé avoir la si belle assurance de mon ami Antown, qui était si horriblement à l'aise avec absolument tous les genre de femmes. Lui au moins, il ne passait pas du rouge au pâle, comme un coquelicot qu'on aurait fourré au réfrigérateur. Enfin, j'avais honte d'être aussi stupide, après tout, ce baiser ne signifiait rien pour Maïa, pourquoi devrait-il signifier quoi que ce soit pour moi? Elle soupira, et me lança un sourire, que je lui rendis, timidement. « Tu n'y peux rien Maïa, on ne commande pas ce genre de choses. » répondis-je alors, contre toute attendre. Les mots semblaient sortir tous seuls de ma bouches, et je n'y avais pas trop réfléchis. Peut-être était-ce cela, la clé, ne pas réfléchir. Ne pas penser aux conséquences, ne plus penser à mes mots. Le pouvais-je vraiment? Avec elle, il me semblait que non. « C'est lui que tu aimes. » continuai-je, d'un ton doux qui ne me ressemblait pas. Oui, elle aimait Cohnaan, elle ne m'aimerai jamais. Je ne savais pas si cela me peinait ou pas. Tant qu'il la rendait heureuse, je serai heureux. Mais le ferait-il? « Je vois bien que ça va mal. Je suis certain que ça va s'arranger. Quand on aime, tout s'arrange, tu ne crois pas? » lançai-je alors, la regardant droit dans les yeux, avec une minuscule lueur d'assurance. Je croyais en l'amour? Fallait croire que oui, même si je ne l'avais pas trouvé. Puis, spontanément, je saisis sa main droite dans la mienne, et lui fit faire un tour sur elle même, comme une danseuse, espérant lui arracher ne serai-ce que l'ombre d'un sourire.

Merlin, que j'avais l'air d'un con...
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MessageSujet: Re: SY&MAÏA ▽ It's hard to get by just upon a smile. Sam 31 Déc - 23:55

Syrius est pétrifié. Il n'ose dire mot, il la laisse parler, il la laisse se confier. Il passe du rouge au blanc, mal à l'aise et peu habile. Elle le sait, elle le sent. Elle ne peut s'empêcher de se sentir coupable. Coupable de tout gâcher, une fois de plus, de briser une relation à part, tout simplement parce qu'elle crève de trouille à l'idée d'être seule. Parce que oui, elle a la certitude de finir seule, elle lui a donné un délai pour reculer l'échéance. Peu importe ce que Cohnaan a pu lui dire, ce ne sont que des mots, des simples mots qu'il s'est empressé de réfuter lorsque Lewis s'est interposé et avec lui, toute notion de famille. Cohnaan ne les trahirait pas, il préfèrerait me laisser derrière lui plutôt que de les faire souffrir eux. Son amour pour eux dépasse l’entendement. Son amour pour eux dépasse celui qu'il ressent à son égard, en imaginant seulement qu'il ait ressentit quelques choses pour elle. Elle en doute de plus en plus. Cette simple idée la paralyse. C'est une douleur qu'elle ne comprend pas. Elle n'a jamais ressenti autant de douleur. C'est de la détresse mêlé à la tristesse, c'est un sentiment de perte, un sentiment de vide immense, un vide que l'alcool ne semble pas pour combler, un vide que d'autre bras ne peuvent pas réellement serrer. Cela atténue la souffrance, mais elle demeure, puissante et destructrice. Cette révélation lui coupe le souffle. C'est la souffrance d'un poignard qui s'abat sur elle, la touchant en plein cœur. Son cœur saute un battement sous le coup de la douleur. Elle cherche son souffle. Tu n'y peux rien Maïa, on ne commande pas ce genre de choses. Elle ne sait plus. Elle n'a pas choisi d'éprouver cette amour, mais elle a choisi d'y croire, elle a décidé de se donner une chance, de leur donner une chance. Elle a misé sur le mauvais cheval. Elle s'est laissé emporter par la certitude, une certitude qui s'estompe et enclenche une chute longue en douloureuse. L'ange s'est brulé les ailes, elle tombe du ciel pour choir dans les flammes des enfers. Elle a chaud, terriblement chaud. Elle se sent mal. Sa tête lui tourne. L'alcool n'y est pour rien, c'est un mal être plus profond, heurté par des sentiments avortés. C'est lui que tu aimes. Ma tête s'abaisse, se heurtant à son torse, masquant la grimace qui déforme à présent mes traits. Mes poings se referment sur sa chemise, cherchant une emprise sur quelques choses, comme si cela me permettait de rester, de m'accrocher à quelques choses pour ne pas sombrer encore davantage. Son cœur loupe un nouveau battement. Une nouvelle grimace. De nouvelle larme. La douleur est trop saisissante. Elle l'aime. Elle l'aime et Merlin seul sait à quel point sont amour est fort. Malheureusement, son amour irrationnel n'est pas une source de bonheur. Son amour est à sens unique. Son amour, son obsession, sa perte. Je vois bien que ça va mal. Je suis certain que ça va s'arranger. Quand on aime, tout s'arrange, tu ne crois pas? Se peut-il qu'il ait une vision aussi idyllique de l'amour? Les sourcils de l'américaine se fronce, elle redresse son minois vers l'anglais, perplexe, elle ne comprend pas, elle ne croit pas. Sa frimousse signe la négative. Ses épaules se haussent.

Tu sais bien que dans les livres, les amoureux terminent ensemble à la fin de l’histoire. Nous ne sommes pas dans une histoire. La fin de l'histoire, elle la sent terriblement proche. Elle lui laisse un goût amer. Mensonge, apparence et faux semblant. Voilà ce que la suite leur réserve. Ils se sont laissés un moi. Elle lui a laissé un moi. Ils vont se heurter. Ils vont se faire mal. Ils vont se détester. C'est ainsi qui finira leur amour. S'il n'y a pas de fin heureuse, autant qu'elle soit la plus mélodramatique que possible, autant qu'elle soit douloureuse, que la rupture se couvre de rancœur et de remord, que leurs simples présences les dégoutent. Ils seront leur remède contre leur amour. Ça ne s'arrangera pas. Ça ira en s'empirant, ça ferra de plus en plus mal et ça me rongera... Sa voix est emprunte de sincérité. Elle pense chacun de ses mots, même si ça lui fait terriblement mal de le reconnaître. Elle le toise, ses yeux rougis et cernés par les larmes qu'elle a versées. Elle s'accroche à Syrius. Elle s'accroche à lui comme elle s'accrocherait à sa dernière chance. Elle aurait voulu lui proposé toutes sortes de choses, des choses indécentes et décadentes, des choses qu'il n'imagine même pas, des choses qui vont plus loin qu'un simple baiser. Elle veut l'oublier, elle veut s'oublier, avec Syrius, pourquoi pas... Mieux vaut lui qu'un autre. Mais elle le respecte de trop pour lui infliger cela. Elle dé-serre ses points. Elle relâche son emprise sur lui. Elle s'écarte de lui et de la tentation qu'il représente. Maïa se connait. Si elle le veut, elle peut l'avoir. Mais pas comme ça... Elle ne peut répondre à de telle pulsion. Ce serait mauvais et malsain, il n'en ressortirais rien de bon. Pour elle comme pour lui. Elle, elle s'en contre fou, mais lui, elle ne peut s'y résoudre. Elle se mord l'intérieur de la bouche. T'es un mec bien, Syrius. Elle le dit, elle le pense, mais où veut-elle en venir au juste? Ses lèvres se pincent, elle le toise, profondément, intensément. Je te l'ai dis, j'aurais pu tomber amoureuse de toi. Moins douce, moins tendre. Elle ne cherche rien. Elle se répète, mais c'est différent cette fois. Elle penche la tête, vers la droite, donnant un mouvement à sa tignasse blonde. Elle soupire, hausse à nouveau les épaules. Le problème, c'est que là, tout de suite, j'ai envie de toi pour toute les mauvaises raisons du monde. Elle finit par baisser la tête, fuyant son regard après une telle confidence. Maïa, une franchise à toute épreuve. Elle assume ce qu'elle dit, elle assume ce qu'elle pense, même si ça blesse. Elle préfère le lui dire... Elle le lui dit, elle ne sait pas trop pourquoi, mais elle le lui doit.

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U.C.
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