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Noël vu par les Callahan

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⊰ PARCHEMINS : 313
⊰ INSCRIPTION : 07/11/2010
⊰ CRÉDITS : Avatar : © psychozee. | Signature : © bazzart
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MessageSujet: Noël vu par les Callahan Dim 25 Déc - 9:42



Noël en famille
ET QUELLE FAMILLE


Le matin de Noël. Je m’étire doucement, les paupières toujours fermées, lorsque mon bras heurte un corps inerte. S’en suit un grognement disgracieux. Forcée de constater que je ne suis pas seule, j’ouvre les yeux péniblement pour me retrouver en face d’une frimousse que je ne connais que trop bien. Mon bras lui barrant toujours le torse, je le toise en silence. Je me demande franchement comme on a pu réussir à dormir tout les deux dans un lit aussi étroit. Mes doigts se baladent sur son torse, délicatement, prenant bien soin de ne pas réveiller le mâle endormi à mes côtés. Mes lèvres se pincent délicatement l’une contre l’autre et finalement, un soupire. Lasse. Combien de temps ce petit jeu va-t-il durer ? Je n’en ai pas la moindre idée. Car oui, tout cela n’est qu’un jeu, une façon de me sentir vivante… Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi vide. J’ai le contrôle, j’ai le pouvoir, mais je en l’ai pas lui, alors à quoi bon ? Ma main se hasarde dans les boucles de sa tignasse. Il faut que je parte avant qu’il ne s’éveille, je n’ai aucune envie de me soumettre au câlin matinale. Je me redresse, tirant sur les draps pour cacher ma nudité. Un de mes mains vient se plaquer contre ma tempe, douloureuse, les dégâts de l’alcool sur mon organisme. Mes pieds quittent le lit et se posent sur le sol glacée. Je me penche sur le bord du lit, ma chevelure blonde envahissant mon visage. Barbouillée, je n’en oublie pas la date et de ce fait, la tradition familiale. J’imagine déjà le reste de la fratrie installé devant le feu qui crépite dans l’âtre, attendant que je les rejoigne. En retard, comme toujours. En retard, pour ne pas changer. Mes mains passent contre mon visage, elles en profitent pour rejeter la tignasse blonde en arrière. Un soupire lorsque mon regard se pose sur l’amas de vêtements qui s’empile à côté du lit. Je me vois mal apparaître dans la robe que je portais la veille. Enfin, Bonnie aura probablement remarqué mon absence ce matin, mais je ne vais pas leur donner matière à discussion. Je me réjouis déjà de ne pas m’être éveillée dans le dortoir de Cohnaan. Enfin… celui de Lewis n’est pas spécialement plus approprié. Je m’empare d’un vieux t-shirt trainant contre le sol et après avoir enfiler ma culotte. Je me défais de la couverture. Un rapide coup d’œil sur les environs. Lewis dort, ou du moins, il feint dormir. Hm… Tant mieux. Je profite de son sommeil pour piocher dans sa garde robe un t-shirt propre et un boxer en guise de short de pyjama. Ce n’est pas comme si je ne lui piquais jamais ses affaires… Je souris doucement en découvrant l’un ou l’autre vestige d’une ancienne mode… Un éclat de rire s’élève lorsque je mets la main sur un magnifique pull en laine qu’il a du acquérir lors d’un de nos noël passé.

Un mouvement. Je me tourne pour voir ce qu’il en est. Le jeune homme qui a partagé ma couche cherche le drap pour se recouvrir. Un sourire file sur mes lippes, amusée, je ne loupe pas une miette du spectacle. C'est mes vêtements. Un sursaut, Maïa se tourne vers son cadet, les mains posées contre ses hanches. Elle se déhanche légèrement, le toisant dans son lit. Il a l'air tout sauf réveillé. Tu as couché avec? Tu veux vraiment le savoir? Je me laisse retomber sur le lit de mon cadet. Je le toise. A voir sa frimousse, il est éveillé depuis longtemps. Ce qui fait de sa question, une question rhétorique. je ne suis pas certaine de vouloir descendre... Nous avons beau être une famille unie, nous sommes tous emmurés dans nos secrets, il y a des silences entre nous, tellement de silence et de non-dits. Puis, je ne veux pas affronter Cohnaan, je ne veux pas lui faire face, de peur que tout cette tension entre nous ne se déverse devant Bonnie et Lewis. Mais ils ont leurs propres secrets, leurs propres silences. Ils ne me disent pas tout. Il y a ce mensonge dans le regard de Lewis, je peux le sentir, je peux le voir, sans pour autant savoir de quoi il s'agit, sans pour autant pouvoir le faire parler. Lewis et moi n'avions jamais eu de secret et aujourd'hui... Les secrets nous bouffent. J'ai parfois l'impression de ne plus le connaître. Nous nous éloignons, malgré nous. Nous suivons nos propres démons, sans se soucier des autres. Allez, grouille, les grumeaux nous attendent surement pour ouvrir les cadeaux. Je me redresse, un peu trop mollement, trahissant mon manque flagrant d'enthousiasme. Je tends la main à mon frère, une moue enfantine étirant ses traits. Je n'accepterais aucun refus de ta part, Loulou. Je le connais suffisamment pour savoir qu'il y a pensé. J'attends sagement que sa main s'empare de la mienne avant de le trainer hors de son dortoir et rejoindre la salle commune où, comme prévu, Bonnie et Cohnaan nous attendent. Regard suspect de l'un puis de l'autre. Je soulève mes yeux au ciel avant de déposer un baisé contre le front de Bonnie et de me laisser retomber à côté d'elle, ou plutôt m'étaler. M'étaler avec classe. Cohnaan? Hm. Il patientera. Après tout, n'avait-il pas une décision à prendre? Il devait déjà être satisfait que je fasse une entrave aux règlements que j'avais établi en lui adressant la parole. Joyeux Noël. Où sont-les cadeaux? Un sourire, j'attends.

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U.C.
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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Dim 25 Déc - 12:12


Noël. Lewis détestait Noël. Il trouvait cette fête complètement inutile et désormais pervertie. L'idée de donner en un jour un cadeau plus gros à quelqu'un qu'on aime est admirable, mais désormais, on se sent obligé de trouver le cadeau parfait si on ne veut pas se faire regarder de travers. Et cette histoire de passer Noël en famille, qu'est-ce qu'on fait si on n'en a pas ? Si on n'aime pas sa famille ? On passe son Noël seul ou introduit dans une famille qui n'est pas la sienne parmi une horde de visages souriants qui s'embrassent à longueur d'heures. Non, en toute sincérité, Lewis n'aimait pas cette fête. Il préférait dormir que de se lever à sept heures du matin pour découvrir des cadeaux qu'il devrait aimer ou se forcer à aimer. De plus, au niveau de sa famille, il avait beau toujours avoir ses soeurs et son frère, il ne pouvait se faire à l'idée que sa famille n'ait pas sa mère. Ca faisait des années qu'elle était morte, il aurait dû avec les années se faire à l'idée que sa mère était en train de se faire bouffer par les vers, mais il ne pouvait pas s'y résoudre. Il ne pouvait pas vivre avec ça. Il était toujours à cette phase où ça l'énervait qu'elle ne soit pas là, où il en voulait à tout le monde et même à elle d'être morte, où il rêvait qu'elle revienne ne serait-ce qu'un jour. D'une certaine manière, il avait évolué. Il avait arrêté de chercher une façon de la ramener d'entre les morts, mais cela ne voulait pas dire qu'elle lui manquait moins. Il s'était enfoncé dans une inertie et une insensibilité légendaire depuis qu'il avait laissé sa quête de côté. Plus rien n'avait de goût désormais. Il s'en fichait des études, des êtres humains, ses animaux restaient les seuls êtres vivants capables de l'approcher sans qu'il grogne. En d'autres mots, il était assez désagréable à vivre.

Dans tous les cas, si quelqu'un avait trouvé quelque chose de bien à faire au réveillon de Noël ça devait bien être Maïa. Alors qu'il remontait dans son dortoir en vue de dormir quelques heures avant d'être sommé de descendre pour ouvrir ses cadeaux, il avait reconnu sa sœur adoptive dans le lit d'un de ses camarades de dortoir. Et à leur position, l'amas de vêtements jonchant le sol à côté d'eux, ils n'avaient pas fait que lire des passages de l'Histoire de Poudlard, de toute évidence. Sans prononcer le moindre mot et oubliant aussi rapidement de possible cette vue, Lewis se dévêtit, s'enfonça en sous-vêtements dans son lit, tira sa couverture jusqu'à sa tête et s'endormit sans demander son reste, bientôt lui-même rejoint sous la couette par un Miétek frileux.

Quelques heures plus tard, un éclat de rire vint sortir le jeune homme de son sommeil. Il se retourna, frottant ses paupières lourdes, observant sa sœur farfouiller dans ses vêtements et tenir un pull de laine certes hideux, mais bien chaud. Bien qu'indifférent et surtout habitué à avoir Maïa qui emprunte ses vêtements dès que l'occasion se présente, l'adolescent ne trouva rien de mieux à dire qu'un : « C'est mes vêtements. » Pas de réponse. Lewis bouge méthodiquement dans son lit, c'est-à-dire sans perdre un seul centimètre de couette. Maïa est toujours dans sa fouille vestimentaire. Le garçon jette un coup d'oeil à son camarade de dortoir en tenue d'Adam qui dort paisiblement. « Tu as couché avec? » « Tu veux vraiment le savoir? » Cette fois ce fut son tour de se passer de réponse. Question bête, réponse inutile, comme on dit. Il tira sa couverture davantage sur ses épaules, réticent à l'idée de bouger de son lit, bien qu'il sait pertinemment qu'étant donné que le jour de Noël vient de se lever sur le château, il devra vite affronter le froid de décembre pour déballer des paquets. Sa soeur vint le rejoindre sur son lit, le laissant tomber et l'écrabouillant au passage. Pour toute réponse, Lewis soupire, plus embêté à l'idée que ce soit Noël que d'avoir cinquante kilos tout mouillés sur ses cuisses. Puis, la réplique fatidique tombe : « Allez, grouille, les grumeaux nous attendent surement pour ouvrir les cadeaux. » Pour toute réponse, le benjamin des Callahan croise le regard de sa soeur et lui tourne le dos, s'enfuyant sous sa couverture. Le regard néanmoins toujours alerte, une main ne tarde pas à entrer dans son champs de vision. Pitié. « Je n'accepterais aucun refus de ta part, Loulou. » Un long soupir. Sa soeur tire finalement sur sa couverture, si bien que le frais du dortoir le saisit automatiquement. Un frisson le motive à se lever et attraper un amas de ses propres vêtements alors que sa soeur l'entraîne vers les escaliers menant à la Salle commune. A moitié habillé, plus nonchalant que jamais, les cheveux prodigieusement en bataille, l'adolescent balaye la salle du regard. Présent à l'appel, comme auguré par Maïa : Bonnie et Cohnaan. Maïa ne tarde pas à s'installer rapidement près de Bonnie, mettant en avant ses priorités : « Joyeux Noël. Où sont-les cadeaux? ». Lewis passa une main dans ses cheveux, jetant automatiquement un coup d'oeil aux cadeaux sous le sapin aménagé dans la salle commune de Salem. Fourrant son bras restant dans la manche de son pull de laine, il s'installa sur le fauteuil derrière Maïa.

Il leva les yeux vers Bonnie à laquelle il rendit un micro sourire puis évita soigneusement de croiser le regard de son frère aîné avec qui leur dernière conversation n'avait pas été des plus merveilleuses. Le silence s'installant progressivement autour des Callahan, il finit par se relever, attrapant un cadeau étrangement emballé – et surtout ayant subit des marques de griffes de la part de Miétek -, le plus proche venant de sa part qu'il avait trouvé, celui pour Bonnie, Cohnaan et Lily-Robin devant bien se trouver quelque part sous les autres. Il saisit le cadeau - qui était en fait un assemblage de deux présents - et le tendit à Maïa. « Joyeux Noël. Un pour l'excès, l'autre pour ne pas les oublier. » Il offrit à sa soeur un sourire à la fois satisfait, complice et narquois. A l'intérieur : une bouteille de whiskey pur-feu et un calepin enchanté. Le calepin ayant pour fonction de répertorier facilement les nombreuses conquêtes que Maïa avait eue au sein de Poudlard. Une sorte de tableau de chasse sorcier des temps modernes, en d'autres mots.

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▲ LE COCOTIER DES ILES jette des cocos bombes atomiques.

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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Lun 26 Déc - 2:52


Let's lie, let's keep secrets! Merry Christmas, the truth is coming!
Affalé dans son lit, Cohnaan ne voulait pas ouvrir les yeux. Quelques doux rayons de soleils s'infilrtraient à travers les volets de son dortoir, et semblaient le narguer, comme un malin appel pour le faire se réveiller. Mais le bel américain n'en avait pas la moindre envie. La veille, au bal de noel organisé à l'initiative de la directrice de Poudlard, il avait vu certaines choses qu'il aurait préferé oublier, comme cette vision troublamte de Maïa au bras de cet abrutis de Slyback. Il n'avait jamais rien eut contre lui, ce jeune Britanique à la frimouss plutôt sympathique, mais l'imaginer avec Maïa, SA Maìa, c'était juste un peu trop pour lui. Il ne la comprenait plus... Son comportement le chamboulait. Comment pouvait-elle s'abandonner à tant de garçons, alors qu'elle prétendait aimer Cohnaan? Il savait qu'il avait bien mérité ce sentiment qu'il ressentait, et cette espèce de vengeance de la part de Maïa, mais il ne pouvait réfrener ce pincement au coeur irrationel qu'il ressentais à longueur de journée. Pensif, il se retourna dans son lit, à plat ventre sur le matelas, la tête enfouie dans ses oreillers. La vie ne lui souriait pas, ces derniers temps... Il avait en lui une perpetuelle boule au ventre, qui le tuait à petit feu, sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Il foutait tout en l'air... D'abord, il y avait , bien sur, Maïa, qui était tombée dans une débauche des plus complètes, et par sa faute, parce qu'il avait été bien trop froussard pour oser réaliser ce rêve qu'il avait de faire d'elle sa petite amie. Ensuite, il y avait Lewis, son petit frère adoré, avec lequel sa relation avait été plutôt mis en pause, comme si elle s'était frigorifié, depuis qu'il avait avoué ses plans à son grand frère. Et puis, évidement, il y avait Bonnie, son double, sa soeur jumelle, envers laquelle il éprouvait une certaine culpabilité, du fait qu'il lui cachait de nombreuses choses, alors que cette dernière, ayant une confiance aveugle en Cohnaan, lui confiait tout.

Il consentit enfin à ouvrir les yeux, et se mit en position assise dans son lit, des idées pleins la tête. S'étirant avec la souplesse d'un chat, il se souvint soudain de ce dont il avait rêvé, ou plutôt cauchemardé. Coincé dans une pièce sombre, il avait cherché une porte pendant ce qui lui avait semblé des heures et des heures, dans une pénombre des plus complètes. Puis des voix s'étaient mises à s'élever, venant subitement, de nulle part. La voix de Lewis, qui hurlait "Pourquoi t'as rien fait Coco ? Pourquoi t'as pas aidé Maman! Je te déteste!", puis celle de Maïa, qui ne cessait de répéter "Cette fois-ci, c'est moi qui part, bon à rien. Comment tu as cru que je pouvais t'aimer, ne serait-ce qu'une seule seconde?", et enfin, celle de Bonnie, qu'il entendait distinctement crier, d'une colère noire "Espèce de sale menteur, comment est-ce que tu as osé me faire ça?". Et Cohnaan avait hurlé, pleuré, prié pour qu'ils le pardonnent, scandant qu'ils étaient les êtres les plus chers à ses yeux, et pourtant, ils n'avaient cessé de lui cracher des atrocités à la figure. Enfin, il avait vu une lumière, trouvé un passage, une brèche dans cette pièce noire, et était parvenu à trouver une issue. Un pas en avant, et il s'était retrouvé dans le vide, propulsé avec une vitesse inouïe dans le creux d'une falaise. Il avait hurlé, et avant de s'écraser contre les rochers, le cauchemar avait pris fin, juste comme ça, en un clin d'oeil.

Se remémorant ces horreurs, Cohnaan soupira. Quelle heure était-il? Il ne le savait pas, mais tôt, en tout cas. S'étirant une dernière fois, il se leva ensuite, et se dirigea vers la salle de bain. Là, il regarda son reflet dans le miroir. Il devait essayer encore... Peut-être cela marchait-il, à présent? Fermant les yeux, il pensa à des cheveux rouges, et des yeux de même couleur, et en les ouvrant, il découvrit son reflet, inchangé. Frustré, il mit un coup de poing dans le mur, et sembla ne ressentir aucune douleur. Son don était donc bien évanoui. Que devait-il faire, pour le retrouver? Il n'en avait pas la moindre idée... Trouver le bonheur, sans doute? Mais le bonheur, ça se résumait à quoi? Était-ce un sentiment sur une longue durée, ou un instant, juste un instant? Pour Cohnaan, le bonheur, ça serait être avec Maïa, que Lewis aille mieux, et qu'il n'ait plus aucun secret avec son double, Bonnie. Mais, tristement, Cohnaan se dit que tout cela était hors de portée. Épuisé, et pourtant il venait de se réveiller d'un long sommeil, il entreprit de trouver un T-Shirt dans son armoire impeccablement rangée, pour couvrir son torse nu. Il opta pour un T-Shirt gris, assorti à son jogging, où on pouvait voir noté en vert "Mandrake is not a crime", qu'il avait récupéré, un jour, dans une rue marchante sorcière Américaine, où des mages écologistes distribuaient des T-Shirt, dans le but de changer le regard du monde sur les Mandragore. Il sourit à ce souvenir, en se rappelant que ce jour là, Lewis lui avait sauté dans les bras lorsqu'un chien lui avait aboyé dessus, sans vouloir redescendre pendant plus d'une dizaine de minutes. A présent vêtu, il fouilla sous son lit, pour chercher les présents qu'il avait déposé dans un sac, et descendit dans la salle commune, où Bonnie était déjà en train de s'afférer, de manière à ce que tout soit parfait. Cohnaan savait à quel point elle adorait Noël, et combien elle tenait à ce que tout se déroule à la perfection. Il avança vers elle, lui fit un câlin, et déposa un bisous sur sa joue, et ils échangèrent le fameux "Joyeux Noël", heureux que ce jour soit venu.

Cohnaan s'assit ensuite sur un des canapés, puis Bonnie vint le rejoindre quelques temps plus tard. Ils commencèrent à parler de tout, et de rien. Il y eut un moment de silence, et Cohaan, sans trop y penser, pensa que c'était peut-être le temps d'être honnête avec elle. « Bonnie, je... j'ai quelque chose à te dire. » dit-il, d'un air peu assuré, presque honteux. « Si tu me dis que tu as oublié les cadeaux, je te trucide! » répondit-elle, avec un air de psychopathe. Cohnaan afficha un sourire amusé, qui s’effaça aussitôt. « Non, ce n'est pas ça du tout! Tu sais, cette fille... ce... cet amour impossible... en fait il s'agit de- » commença t-il, une boule au ventre bien distincte, le visage pâle, avant d'être coupé par l'arrivée de Maïa, main dans la main avec Lewis. Il se tut alors, sachant que c'était bien loin d'être le bon moment pour déballer tout ça. C'était Noël, merde, et Maïa semblait avoir voulu faire une entrave à son règlement, en acceptant d'être en ma compagnie, pour recevoir et donner les cadeaux. Cohnaan a un bref sourire, heureux de voir que Maïa est si joyeuse. Cette dernière dépose un bisous sur le front de Bonnie, sans jeter de regard à Cohnaan, avant de s'étaler à côté de sa soeur jumelle. « Joyeux Noël. Où sont-les cadeaux? » lança t-elle d'un ton joyeux, en attendant, un grand sourire collé sur ses lèvres. Lewis jeta un regard à Bonnie, et rien à Cohnaan. Un mal de ventre envahit ce dernier, en pensant à leur dernière conversation, et à cette manière qu'il avait de l'éviter. Lorsqu'ils étaient gamins, Lewis avait cette habitude de toujours coller son grand frère, et aujourd'hui, tout ça était parti, comme envolé. Ô, Cohnaan aurait tout fait, absolument tout, pour que leur relation devienne ce qu'elle était... Cohnaan répondit aux paroles de Maïa. « Joyeux Noël, vous deux. » Il essaya d'afficher un sourire, mais ce dernier demeura plutôt faible.

« Joyeux Noël. Un pour l'excès, l'autre pour ne pas les oublier. » lança Lewis à Maïa, en lui tendant un cadeau. Pendant que Maïa déballait, Cohnaan entreprit de se tourner vers sa soeur jumelle. « Tiens Bonnie, j'espère que ça te plaira... » dit-il, en lui tenant son cadeau, emballé avec soin, qui n'était autre qu'un assemblage de films moldus, donc Bonnie avait lu la critique, et qu'elle mourrait d'envie de regarder. Il espérait sincèrement que ça allait lui plaire, et aussi que ce Noël n'allait pas être trop gênant, vis à vis des mensonges qui flottaient dans l'air.

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▲ LE BONOBO DE LA JUNGLE commande une armée de poux tueurs.

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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Lun 26 Déc - 4:57


Jingle bells, jingle bells, jingle all the way,
Oh what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.

« Bee ? Bonnie-bo ? Bonobo ! » Répéta plusieurs fois un américain de septième année. Occupée à replacer les guirlandes et boules sur l’arbre de Noël trônant au centre de la salle commune de Salem, la jeune femme se retourna brusquement vers lui, les yeux plissés et l’air revêche. Personne ne devait déconcentrer Bonnie lorsqu’elle s’afférait à la réalisation du parfait matin de noël des Callahan, c’était un fait établi depuis des années. Le garçon semblait pourtant inconscient de son acte, et se jeta sur l’un des fauteuils de la salle commune, venant probablement de rentrer d’une nuit mouvementée avec d’autres élèves.
« Sympa ton chapeau. » ricana-t-il, en la fixant d’un regard goguenard. Instinctivement, l’une des mains de la sorcière vint effleurer le bonnet de lutin qu’elle avait acheté le noël dernier, dans le monde moldu. Adoptant une moue contrariée, Bonnie l’ignora et se tourna à nouveau vers le sapin.
« Il est six heures et demi du matin, qu’est-ce que tu fous à décorer un foutu-»
« Ta gueule et va prendre une douche, tu pues la cyprine. Coucher au réveillon, une fête familiale ? Non mais vraiment. » Persifla l’amoureuse des moldus, consciente que sa sœur avait également découché la nuit de Noël. Maia semblait pourtant bénéficier d’une immunité qui l’empêchait de subir le courroux de Bonnie. Cette dernière entendit alors plus qu’elle ne vit, l’américain grommeler et quitter la salle commune, lui permettant ainsi de s’afférer à sa tâche en toute tranquillité. Callahan n’avait sans doute gère réalisé à quel point elle avait été abjecte avec le jeune homme, tant son amour pour Noël transcendait tout, réussissant à la transformer en véritable monstre durant les fêtes. D’ailleurs, le père Callahan avait souvent surnommé sa fille la terreur de Noël. L’Hitler des fêtes de fin d’années, ou le führer. Car Bonnie avait effectivement cette fichue manie de vouloir tout contrôler et organiser d’un air autoritaire le moindre détail, et ce dès que décembre approchait. Elle avait toujours tenue à ce que ces fêtes soient parfaites, désirant que ces souvenirs restent ancrés dans la mémoire de chaque membre de sa famille. Les Callahan avaient beau être un clan recomposé, ils restaient unis par l’amour qu’ils se portaient. Du moins, le pensait-elle.

Une heure plus tard, la jeune femme aperçut les premiers élèves de Salem descendre de leur dortoir. Chacun prirent des places éloignés les uns des autres, formant peu à peu des petits groupes. Bonnie jetait un regard peu amène à chaque étudiant qui désirait s’asseoir sur les trois fauteuils qu’elle avait réservés pour sa fratrie. Ils étaient de loin les plus confortables et les plus proches de la cheminée et de l’arbre de Noël, mais elle les gardait précieusement pour ses frères et sa sœur, se fichant éperdument des autres étudiants. Quelques instants plus tard, un premier Callahan descendit, son frère jumeau. Ils conversèrent quelques minutes avant que Maïa et Lewis ne descendent également des dortoirs. Ainsi donc, sa sœur avait passé la nuit avec un élève américain et non pas un élève étranger, pensa brièvement Bonnie.

(…)

« Joyeux Noël. Un pour l'excès, l'autre pour ne pas les oublier. »
« Tiens Bonnie, j'espère que ça te plaira... »

Installés tous ensemble, l’américaine se sentait enfin complète. Elle partagea de joyeux sourires avec sa fratrie, inconsciente du malaise qui avait saisi Cohnaan, Maia et Lewis, la jeune fille contemplait avec curiosité le cadeau emballé de Lewis pour Maia. Lorsque son jumeau lui tendit un cadeau, elle s’écria un « AH ! » avide, avant de déchirer le papier sans aucune retenue.

« OH MON DIEU ! Santiago da Silva. » s’écria-t-elle, en voyant les dvds. Bonnie répéta une deuxième fois le juron moldu, en contemplant l’acteur ténébreux sur la jaquette, arborant cet air bravache qui l’avait rendu célèbre parmi les adolescentes dénuées de pouvoir magique. « Il y a même le film avec l’histoire de l’inceste ?! OH MON DIEU LE TRUC DE MALADE ! » S’extasia-t-elle sans reprendre son souffle. Cohnaan venait donc de lui offrir toute sa filmographie ? « Oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu !» chantonna Bonnie alors qu’elle se jetait sans ménagement dans les bras de son jumeau. Les hormones de l’adolescente devenaient folles dès qu’il s’agissait de cet acteur d’une trentaine d’années, ce que n'avait pu que constater la fratrie Callahan – tant leur sœur aimait faire des monologues élogieux sur cet acteur écervelé. Aussi excitée qu’une enfant, Bonnie s’empressa ensuite de se lever du fauteuil où elle était assise, et de prendre trois cadeaux au pied du sapin. Elle sautilla vers ses frères et sa sœur, un sourire satisfait aux lèvres. La jeune femme avait passé plusieurs semaines à trouver le cadeau idéal, et était certaine qu’ils leur conviendraient. Du moins, l’espérait-elle sincèrement.

L'américaine tendit un cadeau à sa soeur. Bonnie adorait contempler les réactions de sa fratrie devant tel ou tel objet offert, mais elle savait que Maia serait perplexe face aux deux choses moldues qu’elle lui offrait. Elle prit alors les devants, avant même que sa sœur ne puisse réagir.
« Ca s’appelle des préservatifs.» Annonça-t-elle d’un ton solennel, mais les yeux pétillants. « Je vais être franche, c’était pas cher. Les moldus, eux, ont le sens de ne pas vendre des protections hors de prix contrairement aux potions détourn’bébé que tu peux trouver chez les sorciers.» Bonnie grimaça en se souvenant parfaitement du prix exorbitant des philtres contraceptifs. Quant aux sortilèges, ces derniers étaient si complexes qu’elle ne savait guère comment Maia réussissait à les prononcer avant l’acte. Peut-être ne les prononçait-elle-même pas, préférant les potions ? Bonnie se mordit légèrement la lèvre inférieure. « Enfin, tout ça pour dire que je culpabilisais pas mal de t’offrir un cadeau pas cher, donc en voilà un autre…disons le vrai cadeau. » ajouta l’américaine alors qu’elle se levait vers l’arbre de Noel et ramena un cadeau à la taille beaucoup plus volumineuse que le premier. « C’est un autre truc moldu. Un vibromasseur. » présenta-t-elle, avec le même sérieux que le premier présent. « C’est un masseur qui vibre, et que tu mets sur une zone spéciale du corps…hm, en fait, tu vas mieux comprendre lorsque tu liras la notice. » Dit-elle vaguement, en jetant un bref coup d’œil à ses frères. « Et contrairement à ce que tu pourrais penser après l’avoir lu, ça peut s’utiliser à plusieurs. Enfin à deux. Avec un autre, ou une autre. Hum.» Termina-t-elle en se raclant la gorge, les sourcils légèrement froncés. Bonnie était vierge. Atrocement et irrémédiablement vierge, mais elle avait entendu – et avait fait évidement fait des recherches personnelles – sur le fait que ces objets moldus étaient de parfaits jeux pour les couples. Cela ne pouvait être qu’utile à sa sœur, c’était évident.

Elle tendit ensuite un autre cadeau, emballé dans un papier vert étincelant, sensé représenter la couleur des plantes qu’aimait tant Cohnaan. Il était de forme rectangulaire et assez petit, si bien qu’il laissait deviner un livre de poche quelconque. En réalité, il s’agissait d’une boîte rectangulaire contenant une enveloppe et l’annonce d’un stage aux serres sorcières londonienne. Un jardin réputé où des centaines de plantes locales et exotiques se trouvaient. Une sorte de musée de plantes magiques où des botanistes célèbres offraient parfois des stages d’été aux amateurs. Trouver ce stage s'était révélé assez ardu pour Bonnie, le père Callahan ayant alors largement contribué à payer le cadeau. Quant au cadeau de Lewis, ce dernier était emballé dans du papier couleur or, orné d’un ruban noir. Bonnie semblait plus anxieuse et calme lorsqu’elle tendit ce cadeau à son petit frère. Le cadeau de Lewis était de loin celui qui lui avait posé le plus de problème. Elle avait en effet tergiversé pendant plusieurs jours, avant d’opter pour un album de timbres moldus. C'était certes plus simple, mais la jeune femme s'était démenée pour acheter un maximum de timbres aux Etats-Unis, et s’était empressée d’entrer dans une poste du Royal Mail à Londres, en demandant à la vieille moldue au comptoir d’innombrables timbres britanniques. Parce que Lewis savait apprécier tout ce qui était petit et artistique, elle espérait que son intuition était la bonne. L’américaine se souvenait que Lewis avait toujours semblé intriguer par ces images sur les enveloppes destinés aux voisins – les Callahan habitant dans une résidence moldue. Peut-être que Lewis finirait par trouver une passion en complétant la suite de l'album ? Se mordant fortement la joue, Bonnie observa attentivement la réaction de son frère.



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Dernière édition par Bonnie D. Callahan le Mar 27 Déc - 11:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Mar 27 Déc - 7:55

Joyeux Noël. Un pour l'excès, l'autre pour ne pas les oublier. Quelle curieuse façon d'introduire son cadeau. Maïa s'empresse de se débarrasse des emballages qui l'empêche de jouir de ses cadeaux. Une bouteille de Whisky pur feu et un nouveau carnet pour y étaler les noms de ses conquêtes... Ce qui voulait dire que... Son frère croyait que l'ancien était déjà complètement rempli. Le pire dans l'histoire, c'est qu'il n'avait pas tord. Elle laissa échapper un rire, hochant la frimousse à la négative, plus amusée qu'autre chose par ses étrange cadeau qui lui rappelait à quelle point elle s'enfonçait ses derniers temps. Elle passe son bras autour de la nuque de son frère et dépose un baiser sonore sur sa joue sur sa joue. Merci mon Lou, l'attention que tu leur portes me touche. Elle brandit le carnet, malicieusement. Lewis n'est pas sans savoir qu'elle a un nouveau nom à ajouter depuis... Cette nuit. Hm. Évitant soigneusement le regard de Cohnaan, elle porte son attention sur le cadeau de Bonnie qui hurle de plaisir... OH MON DIEU ! Santiago da Silva. Elle n'y comprend pas grand chose. Maïa respecte les goût de sa sœur, mais elle ne s'est jamais réellement intéressé à ses films. Elle se contente de les regarder, sans se souvenir des noms, alors ne parlons même pas des histoires. Il y a même le film avec l’histoire de l’inceste ?! OH MON DIEU LE TRUC DE MALADE ! Azy. Ça y est, Maïa se mord la langue. Elle referme la main sur la première chose qu'elle trouve, c'est à dire la cuisse de ce pauvre Lewis qui n'a rien demandé à personne. C'est une blague? Son regard cherche à croiser celui de Cohnaan, assassine et furieuse. Par Merlin, ce crétin l'a fait exprès. Heureusement, Bonnie ne se laisse pas affecté par la réaction de Maïa, il faut dire qu'elle est bien trop occupé à s'extasier face à son cadeau... merveilleux cadeaux. Par la barbe de Merlin, il a voulu lui tendre un piège. Oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu ! Au moins, il y en a une qui est contente. Oh. C'est à nouveau le tour de Maïa de recevoir son cadeau. Deux... Encore. décidément, elle inspire la créativité de ses frères et sœurs en matière de cadeau.

Elle déballe les paquets de sa sœur et... C'est l'incompréhension. Elle sort les... Objets de leur emballage et les soulève pour les présenter à ses frères et sœurs. Euh... Merci? Elle n'est pas certaine de comprendre l'utilité de ses choses. Heureusement, Bonnie la pile électrique s'empresse de lui expliquer en long et en large les fonctions de ses divers objets qui, une fois de plus, tourne autour de la vie sexuelle de Maïa. Ca s’appelle des préservatifs. Préservatif. Répete Maïa dans un murmure pour être certaine de se souvenir de les noms de ses choses. Bon, jusque là, tout va bien. Ce sont des préservatifs et alors? Ça ressemble vaguement à des ballons de baudruche et encore... Maïa ne voit franchement pas pourquoi Bonnie lui offrirait des ballons... C'est suspect et venant de Bonnie, elle s'attend franchement à tout. Je vais être franche, c’était pas cher. Les moldus, eux, ont le sens de ne pas vendre des protections hors de prix contrairement aux potions détourn’bébé que tu peux trouver chez les sorciers. Enfin, tout ça pour dire que je culpabilisais pas mal de t’offrir un cadeau pas cher, donc en voilà un autre…disons le vrai cadeau. Ses orbes s'ouvrent grandement. D'accord... En gros, elle est la trainée de sa famille. Elle ne peut tout de même s’empêcher de rire balançant le cadeau dans les airs. Je vais le garder à porté de main, merci Bonnie. Théâtrale, elle roule des yeux, accentuant le merci. Elle n'en veut pas à sa sœur, c'est un superbe cadeau... Si seulement Cohnaan n'était pas. Elle n'ose même pas relever son regard pour l'affronter. Ses mains tremblent sans qu'elle ne puisse le contrôler. Elle inspire et expire. Et a croire que cela ne suffit pas, Bonnie enchaine avec son deuxième cadeau... Toujours dans son emballage, mais avec une forme tout aussi suspect que le cadeau précédent, si on en crois l'emballage. C’est un autre truc moldu. Un vibromasseur. Sans blague. Masseur. Hm... C'est plutôt beau signe, peut-être que Bonnie n'est pas aussi tordue que Maïa l'aurait cru. Penses-tu... La suite arrive. C’est un masseur qui vibre, Jusque là, tout va bien. et que tu mets sur une zone spéciale du corps…hm, en fait, tu vas mieux comprendre lorsque tu liras la notice. Et contrairement à ce que tu pourrais penser après l’avoir lu, ça peut s’utiliser à plusieurs. Enfin à deux. Avec un autre, ou une autre. Hum. Maïa commence a avoir terriblement chaud et a se sentir vraiment mal. Elle sent le regard de ses frères posés sur elle et cela ne l'aide absolument pas, loin de là. Ils ont décidé de la faire souffrir, c'est cela? Elle qui s'attendait à un moment agréable... C'est de la torture. Tout cela à cause de Cohnaan. Les mensonges étoufferont cette famille. Elle s'en veut, parce que franchement, les cadeaux de Bonnie sont géniaux, franchement, sa sœur l'étonnera toujours. Elle pose un baiser sur sa joue, l'enlaçant un peu, par la même occasion. Je t'en donnerais des nouvelles. Oui, bon, que vouliez vous qu'elle dise, hein?

Bonnie ne semble pas avoir remarqué quoi que ce soit, elle continue sur sa lancée et offre le cadeau à Lewis, laissant le temps à Maïa de recouvrer ses esprits. Elle se risque même à un regard vers Cohnaan. Son cœur s'emballe douloureusement à l'intérieur de sa poitrine. Elle finit par baisser le regard, trouvant un interêt soudain à ses pieds nus. Sa tête lui fait mal, comme à chaque fois qu'elle est sous pression. Elle ne saurait même pas dire ce que Lewis vient de recevoir, elle est ailleurs, elle essaye de garder le contrôle. Les cadeaux finissent de circuler. Bon. Maïa se redresse pour aller chercher sous le sapin, trois cadeaux identiques, emballée précautionneusement dans une boite cartonnée qui n'est pas fort épaisse. l'emballage noir et le nœud dorée. Elle dépose chaque paquet devant son propriétaire et reprend sa place dans le canapé, lèvres pincées. D'une mouvement de la main, elle les invite à ouvrir leur cadeau. Joyeux Noël. J'espère que cela vous plaira... Incertaine, elle attend de voir leur réaction. Maïa s'est appliqué plus que d'habitude pour qu'il puisse avoir un tel cadeau. Elle a fait appel à son père. Il s'agit de trois cadre, identique. Tous renferme une vieille photo moldue, en sépia. Une photo d'eux et leur mère, respirant la joie de vide et le bonheur. Maïa attend sagement que l'un d'eux réagisse. Elle sait à quel point ils aimaient leur mère. Tous... La photo est moldue par choix. S'il y a bien quelques choses que Maïa adore, c'est les photos moldues et leur capacité à capturer de tel instant. Elle l'enferme, eux et leur intensité... Il y a quelques choses de plus vraie, de plus touchant que dans les photos des sorciers. Elle passe une main dans ses cheveux, nerveuse à l'idée que cela ne puisse pas leur plaire. Elle ne se doute pas une seule seconde de l'impacte que peu avoir ce souvenir emprisonné dans une photo, une simple photo. Elle aimerait en avoir une de ce genre, avec son père.

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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Mar 27 Déc - 9:57

« Joyeux Noël. Un pour l'excès, l'autre pour ne pas les oublier. » « Tiens Bonnie, j'espère que ça te plaira... » Les yeux du jeune homme passe d'une sœur à l'autre, curieux de connaître leurs réactions. Étonnement, Maïa remporte la course de déballage de cadeau malgré la légendaire rapidité de Bonnie et les présents offerts par Lewis reposèrent dévoilés sur les jambes de l'adolescente. Un rire file entre les lèvres de Maïa, ce qui réconforte Lewis à l'idée que ses drôles de cadeaux lui ont plu. Puis, un sourire étire les lèvres de l'adolescent alors que Maïa l'attire contre elle dans une étreinte en vue de déposer un baiser sur sa joue et le remercier de ses cadeaux. Finalement, ce Noël n'est pas si pire que Lewis avait pu l'augurer. « Merci mon Lou, l'attention que tu leur portes me touche. » Il offre un sourire à son aîné en toute réponse et sursaute vaillamment alors que la voix de Bonnie résonne dans ses tympas. « OH MON DIEU ! Santiago da Silva. » Les yeux gros comme des soucoupes, Lewis observe sa soeur et cherche promptement dans la salle un tueur en série pouvant répondre au nom de Santiago da Silva, avant de réaliser que Bonnie évoque tout bonnement l'acteur des coffrets dvds que leur frère lui a offert pour Noël. Le jeune homme soupire, soulagé et encore légèrement apeuré tandis que Bonnie découvre ses autres présents et partage généreusement son bruyant bonheur avec les autres membres de sa fratrie. « Il y a même le film avec l’histoire de l’inceste ?! OH MON DIEU LE TRUC DE MALADE ! » Lewis sursaute une nouvelle fois, la main de sa sœur se refermant violemment contre sa pauvre cuisse innocente. Les filles de la famille ont dressé une alliance contre lui cette année ou quoi ? « Oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu ! » Le jeune homme recouvre doucement les capacités sensorielles de sa cuisse alors qu'il analyse avec peur et inquiétude sa soeur frôlant l'hyperventilation. Il se remémore brièvement les possibles sortilèges pour lui procurer de l'oxygène si jamais il y a besoin, mais de toute évidence, Bonnie a une capacité pulmonaire et vocale épatantes qui font en sorte qu'elle se porte à merveille, le bonheur rayonnant autour de la jumelle, la tension englobant cependant les trois autres Callahan.

Puis, l'attention se retourne de nouveau vers Maïa. Lewis se prépare psychologiquement à toute éventualité de fortes réactions suite à l'ouverture du cadeau. Après quelques secondes, il observe une suite d'objets méconnus que Maïa étale juste devant ses yeux. D'accord, mais encore ? Bien heureusement, sa soeur semble aussi perplexe que lui, si bien qu'elle interroge : « Euh... Merci? » Un léger sourire se pose sur le visage du benjamin de la famille des Callahan. « Ca s’appelle des préservatifs. » « Préservatif. » Le jeune homme fronce les sourcils, se questionnant sur ce que des préservatifs peuvent bien préserver... Surtout vu leur forme et taille. Il élabore quelques hypothèses mais stoppe ses réflexions quand Bonnie leur offre finalement un cours d'éducation sexuelle moldue en accéléré. « Je vais être franche, c’était pas cher. Les moldus, eux, ont le sens de ne pas vendre des protections hors de prix contrairement aux potions détourn’bébé que tu peux trouver chez les sorciers. » Oh oh... « Enfin, tout ça pour dire que je culpabilisais pas mal de t’offrir un cadeau pas cher, donc en voilà un autre…disons le vrai cadeau. » Lewis tourne lentement la tête vers sa soeur qui semble... Moins expressive face à la joie que peut lui procurer la réception de ces présents tout particuliers. Le jeune homme jette un nouveau coup d'œil aux préservatifs, ne pouvant s'empêcher de continuer de se poser des questions, avide de connaissances sur ce coup-là. Il faudrait qu'il fasse quelques recherches dans la rubrique d'Études des Moldus de la bibliothèque – en effet, il n'oserait jamais demander à un être humain normalement constitué de lui expliquer ce genre de précepte, au risque de mourir de honte -. « Je vais le garder à porté de main, merci Bonnie. » Lewis étouffa un léger rire devant la réaction de Maïa tout en observant la ribambelle de « préservatifs » s'amasser par terre. Puis, le second présent entre en scène. « C’est un autre truc moldu. Un vibromasseur. » Nouveau froncement de sourcils. Un vibromasseur ? « C’est un masseur qui vibre, et que tu mets sur une zone spéciale du corps…hm, en fait, tu vas mieux comprendre lorsque tu liras la notice. Et contrairement à ce que tu pourrais penser après l’avoir lu, ça peut s’utiliser à plusieurs. Enfin à deux. Avec un autre, ou une autre. Hum. » Rien à y faire, les sourcils de l'adolescent demeurèrent froncés, ne saisissant pas spécialement tout le caractère sexuel de l'objet. « Je t'en donnerais des nouvelles. »

Puis, ce fut à son tour de recevoir un cadeau de la part de Bonnie. L'adolescent garda quelques secondes dans ses mains l'emballage cadeau doré orné d'un ruban noir, presque triste à l'idée de défaire un si beau paquet. Il tira délicatement sur le ruban, puis décolla la feuille de papier, si bien qu'on aurait pu le réutiliser si jamais quelqu'un avait cette folle idée. Il tint dans ses mains l'album, le tournant entre ses doigts, cherchant à savoir ce que c'était plus précisément. La couverture était celle des beaux livres anciens, et de toute évidence, Lewis se sentait presque pas assez important pour avoir un tel ouvrage entre les mains. Il finit par l'ouvrir, découvrant les fines rangées vierges où l'on est sensé coller les timbres, puis au fur et à mesure qu'il tournait des pages, quelques timbres américains et britanniques apparaissaient. Il y avait même des collections entières, ce qui ne faisait qu'ajouter des étoiles dans les yeux du jeune homme. L'air subjugué, il prononça sincèrement à l'adresse de sa sœur, décidé à ne pas décoller les yeux de sa nouvelle merveille : « Oh, merci beaucoup Bonnie. C'est... » Il tourna une nouvelle page, analysant scrupuleusement les détails d'un timbre. Il en perdait son latin, de toute évidence. « Sublime. Merci beaucoup. » Il consentit à lever finalement les yeux, offrant un sourire sincère et hautement reconnaissant à son aînée.

Alors que Maïa continue de contempler son nouveau jouet, le jeune homme se redressa et saisit les cadeaux qu'il avait préparé pour Bonnie et Cohnaan. Autant dire que pour chacun des deux, il avait un mal fou. Il savait ce qu'il comptait offrir à Bonnie depuis quelques temps, mais ça n'avait pas été une chose aisée de faire en sorte de le dénicher. Quant à Cohnaan, ça avait tout simplement été l'idée. Il voulait trouver quelque chose qui lui plaisait mais aussi quelque chose de recherché. Il se doutait que son frère avait la noblesse d'esprit d'apprécier les cadeaux même s'ils étaient pourris, mais d'une certaine manière, Lewis avait dépassé le stade où il pensait qu'un dessin colorié avec soin pouvait faire l'affaire. Et par Merlin qu'il pouvait regretter cette époque parfois. Il déposa un présent plutôt léger et plus volumineux que les autres cadeaux qu'il avait fait sur les genoux de Bonnie et en déposa un plus lourd et carré sur ceux de Cohnaan avant de s'installer à sa place et laisser à Maïa le soin de faire sa petite tournée derrière lui. Il inspira profondément, ses yeux vaguant de la soeur au frère. Finalement, les doigts de fée de Bonnie s'avérèrent plus adaptés – ou expérimentés ? – pour délacer le paquet cadeau. A l'intérieur résidait des accessoires similaires à ceux que portaient l'actrice principale que Bonnie semblait idolâtrer tous les étés – soit un foulard, un béret, une paire de boucle d'oreille et un bâton de rouge à lèvres -. Le foulard avait été autographié par la dite actrice l'été dernier, Lewis ayant profité d'un de ses allers-retours à Sainte-Mangouste pour obtenir la griffe de l'artiste. Le reste, il fallait surtout féliciter sa belle-mère Léonie qui l'avait hautement aidé. Quant à Cohnaan, il redoutait le moment où il ouvrirait son cadeau. Comparé à ce qu'avaient fait les autres, il se sentait vraiment mauvais. Le pire, c'est qu'il avait tant souhaité offrir un merveilleux cadeaux à Cohnaan, quelque chose de personnel, qu'au final, le présent était tout sauf ce qu'il avait désiré. Il avait certes galéré à le trouver, mais ça ne changeait pas qu'il ne valait rien considérant le stade en botanique que Bonnie lui offrait. Dans tous les cas, l'édition limitée d'une collection de livres réputée sur la botanique reposait sous le papier cadeau.

« Joyeux Noël. J'espère que cela vous plaira... » Trois petits présents similaires furent déposés dans les mains des trois Callahan « première génération » présents. Intrigué, Lewis baissa les yeux sur son paquet, tirant méticuleusement le ruban du paquet. Un cadre boisé se dévoila alors que le paquet cadeau voltigea sur le sol. Il retourna le présent, ses yeux se plantant sur la photographie immobile soigneusement encadrée. A l'image étaient représentés les enfants Callahan avec leur mère. Ses yeux firent le tour des personnages, de cette image du bonheur à l'état pur. Au milieu sa mère avec à ses côtés Cohnaan qui avaient tous les deux usé de leur don de métamorphomage pour l'occasion, et devant, Bonnie et le petit lui, qui ne devait pas excéder les six ans. Lewis su rapidement que ce devait être une des photos les plus récents qu'il devait exister des trois enfants Callahan avec leur mère biologique. Il caressa du bout du doigt l'image de sa mère, si stable, si froide. Le fait qu'elle ne bougeait pas lui faisait d'une certaine manière horriblement mal au cœur, même s'il se doutait que Bonnie apprécierait cet effet vu sa passion pour les moldus. Mais à ses yeux, ça reflétait encore plus le fait que cette époque était révolue, que sa mère était bien décédée, qu'elle ne s'animerait plus jamais, qu'elle n'appartenait plus qu'à un passé lointain qu'il avait tendance à oublier un peu plus chaque matin. A chaque réveil, il se surprenait à penser à elle, à essayer de redéfinir ses traits, à chercher son parfum, ou même entendre le son de sa voix. Mais un énorme flou apparaissait et il n'entendait plus rien, comme il ne sentait plus rien. Sa mère s'évanouissait à chaque minute de sa vie, sa mémoire l'effaçait malgré lui. Il craignait qu'un jour, il s'éveille en ayant totalement oublié sa mère. Il ignorait si le même phénomène se déroulait chez son père, sa soeur et son frère, et il était rendu à un stade où il ne voulait même plus en parler. Car non seulement ça faisait bien trop mal, mais aussi parce qu'il mourrait de peur à l'idée qu'eux, ils s'en fichent, que ça ne leur vienne jamais à l'esprit de penser à elle, qu'elle n'est qu'un vieux souvenir qu'on ressort parfois à l'occasion sans s'en rendre compte mais qui ne nous fait ni chaud ni froid. Qu'eux, malgré tout, ils ne parviennent pas forcément à l'oublier mais que lui, à trop vouloir essayer de préserver sa mémoire, altère la vision de sa mère et la perd.

Progressivement, la vue de la photo s'embruma, ses yeux le picotant. L'image se réfugiait dans le flou de ses larmes qui s'accrochaient quelques secondes à ses cils avant de rouler sur ses joues. Il les effaça d'un revers de manche dans un silence religieux. L'espace d'un instant, il oublia totalement qu'il était dans la salle commune des Salem tout comme le fait qu'il n'était pas seul. Il ignorait si Bonnie criait de joie à l'ouverture de son cadeau ou si des élèves d'autres familles se recueillaient dans leur propre coin. Il n'était plus que lui, seul, avec son cadre qui tremblotait légèrement entre ses mains. Il repassa sa main sur ses yeux, tentant de récupérer une vision nette de sa mère, de ne pas perdre au moins celle-ci, même si elle ne bougeait pas. De faire en sorte de garder au moins quelque chose, de se donner les moyens-là. S'il avait échoué toutes les autres manières de la garder près de lui, il voulait au moins réussir celle-là, même si ce n'était que ça, il aurait toujours plus qu'un insuffisant « très peu » qui se dégradait jour après jour.

Le cadre finit par glisser de ses mains, sans qu'il ne puisse riposter. Il était déjà parti, disparu. Un air désespéré sur le visage, Lewis leva les yeux devant lui, à la recherche de son nouveau trésor. Le visage de son frère apparut et l'adolescent ne trouva rien de mieux à faire que de le fixer quelques secondes, silencieusement. C'était donc ça ? Cohnaan lui ôterait les preuves matérielles aussi ? Il le détestait tellement qu'il le punirait en lui ôtant toute appartenance à leur famille ? Il lui volerait les souvenirs ? Il pensait qu'il était tellement cinglé qu'il ne voulait prendre aucun risque avec lui ? Lewis haussa les sourcils, implorant son aîné du regard de lui rendre son cadeau de Noël, mais celui-ci ne broncha pas. Une immobilité sans égale. Finalement, le jeune homme entrouvrit les lèvres, sa voix altérée par les émotions. « Je ne suis pas un monstre, d'accord ? Je ne suis pas un fou. » prononça-t-il, tentant de se convaincre davantage lui-même que ses interlocuteurs. « Je voulais juste qu'on soit heureux, comme sur la photo. Je voulais juste - » Sa voix se cassa, croisant le regard de sa sœur. Il attira de nouveau son attention vers son frère. « Je suis désolé. Je ne recommencerai plus. Je n'ai pas recommencé depuis qu'on en a parlé. J'ai tout arrêté. Je te le promets... Rends-la moi juste. » Il étira le bras, tentant d'attraper le cadre hors de sa portée. « Rends-la moi, s'il-te-plaît Cohnaan. » Effaçant une nouvelle fois les larmes sur ses joues, il marmonna, plus à l'adresse de lui-même qu'à son frère : « C'est tout ce qu'il me reste. »


Dernière édition par Lewis E. Callahan le Mar 27 Déc - 13:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Mar 27 Déc - 12:41




« Tiens Bonnie, j'espère que ça te plaira... » Ce cadeau qu'il lui offrait était si simple qu'il en avait presque honte. Des dvds moldus, c'était tellement banal, tellement prévisible, qu'il eut une boule au ventre à la pensée de décevoir sa soeur jumelle, son double, par son manque d'ingéniosité en matière de cadeaux. Tandis que Bonnie déballait le paquet cadeau offert par Cohnaan, ce dernier tourna la tête vers Maïa et Lewis, pour regarder ce que son petit frère avait donné à sa demi-soeur. Il s'agissait d'une bouteille de Whisky pur feu, et d'un calepin. Le sang de Cohnaan ne fit qu'un tour, en se rendant compte de ce que Maïa allait faire de ces présents. Elle avait cette étrange manie de répertorier ses conquêtes dans un carnet, et il s'agissait là d'une habitude que Cohnaan haïssait. Cela signifiait que Maïa, celle qu'il aimait, avait d'autres relations, et cette idée le rongeait, le tuait à petit feu. Se disant qu'il aurait pu être le seul homme dans sa vie à cet instant précis, s'il n'avait pas merdé dans le passé, la vague de culpabilité que Cohnaan éprouvait au quotidien resurgit, sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. Il décida de tourner la tête vers sa soeur jumelle, dans l'espoir que cela le ferait se sentir mieux, de voir sa réaction, qui, finalement, il en était sur, serait positive, tout simplement car elle raffolait des films moldus. « Merci mon Lou, l'attention que tu leur portes me touche. » entendit-il Maïa répondre à Lewis, en le prenant dans ses bras. Le petit "AH", lancé par Bonnie dès qu'elle eut le cadeau dans les mains laissait présager l'euphorie qui allait s'emparer d'elle lorsqu'elle déchirerait le papier, pour découvrir ce qui se trouvait à l'intérieur. « OH MON DIEU ! Santiago da Silva. » s'écria t-elle, en découvrant les boites enfermant ces dvds moldus, dont la couverture était occupée par nul autre que le fameux Santiago, visiblement très connu chez les adolescentes dénuées de pouvoirs magiques. Cohnaan afficha un sourire immense, face au bonheur évident de Bonnie. « Il y a même le film avec l’histoire de l’inceste ?! OH MON DIEU LE TRUC DE MALADE ! » s'exclama t-elle ensuite. « Oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu ! » s'extasia t-elle, sautant dans les bras de Cohnaan à toute vitesse, ce qui lui coupa le souffle, tandis qu'un air choqué transforma son sourire en un réel étonnement. Il remarqua la main de Maïa, qui se referma assez violemment sur la cuisse du pauvre Lewis, qui, surpris, sursauta. Bonnie consentit enfin à lâcher le coup de son grand frère, et s'en alla en vitesse chercher les cadeaux qu'elle avait déposé au pied du sapin, qu'elle destinait à ses frères et sa soeur. « Que...quoi? Inceste? Je... » lance t-il à voix basse, interloqué, tandis qu'il saisit le dit dvd, le retournant, pour jeter un coup d'oeil au résumé. Lisant, il se rendit compte qu'il était bel et bien foutu:"Le parcours émouvant d'un amour impossible d'un frère et d'une soeur, orchestré par l'excellent producteur Andreï Stevski, et aidé de la participation époustouflante de Santiago da Silva, étoile montante du cinéma." Ses yeux devinrent aussi ronds que des balles de tennis, un sport moldu dont Bonnie lui avait expliqué les règles, tandis qu'il croisait le regard que Maïa lui jetait, parfaitement assassin, avant qu'elle ne détourne la tête, comme s'il était trop difficile de le regarder. Il aurait aimé se rependre en excuse, pour cette gaffe intergalactique, mais il ne pipa mot, préférant ne pas attirer l'attention de Bonnie sur le sujet.

Revenant vers la fratrie, l'amoureuse des moldus tendit un cadeau à Maïa. Tandis que cette dernière déballe son cadeaux, contenant d'étranges petits sachets qu'elle déballe, eux aussi, avec une mine parfaitement incrédule, ne connaissant pas l'utilité de ces engins moldus. « Euh... Merci? » dit-elle, d'un ton plutôt hésitant, ne sachant que penser de ce cadeau pour le moins étrange de la part d'une sorcière. Les yeux ronds de Cohnaan de font que s'agrandir, à mesure qu'il se rend compte de ce que Maïa tient dans ses mains innocentes. (HS- ou pas) Étant le frère jumeau de Bonnie, il était sa victime favorite pour ses longs discours lui expliquant les ô combien merveilleuses inventions des moldus pour leur faciliter la vie, et ces petits objets avaient fait l'objet d'une discussion plutôt animés entre eux deux, il y a peu de temps. Évidement, Cohnaan connaissait l'utilité de ce cadeau, si bien que dans son désespoir intérieur, il se frappa le front à l'aide de la paume de sa main. « Ça s’appelle des préservatifs. » annonça Bonnie, avec un air solennel de celle qui vient de faire découvrir quelque chose d'extrêmement important à quelqu'un. « Préservatif. » répéta Maïa dans un murmure. Cohnaan toussota. « Je vais être franche, c’était pas CHER. Les moldus, eux, ont le sens de ne pas vendre des protections hors de prix contrairement aux potions détourn’bébé que tu peux trouver chez les sorciers. » expliqua Bonnie, avant de se mordre la lèvre, visiblement pensive. « Enfin, tout ça pour dire que je culpabilisais pas mal de t’offrir un cadeau pas cher, donc en voilà un autre…disons le vrai cadeau. » ajouta t-elle, ayant extirpé de sous le sapin un objet plus important en taille que le premier. « Je vais le garder à porté de main, merci Bonnie. » répondit Maïa, en guise de remerciements. « C’est un autre truc moldu. Un vibromasseur. » annonce Bonnie. Cette fois, Cohnaan ne toussote pas, mais il s'étrangle parfaitement, en avalant sa salive de travers. Bonnie lui avait également parlé de ce genre d'objets... « C’est un masseur qui vibre, et que tu mets sur une zone spéciale du corps…hm, en fait, tu vas mieux comprendre lorsque tu liras la notice. Et contrairement à ce que tu pourrais penser après l’avoir lu, ça peut s’utiliser à plusieurs. Enfin à deux. Avec un autre, ou une autre. Hum. » explique Bonnie, ayant un peu des allures de professeur, bien que gêné par la nature de son cadeau. Visiblement mal à l'aise, mais ravie, Maïa déposa un baiser sur la joue de sa soeur, en l'enlaçant brièvement. « Je t'en donnerais des nouvelles. » lança t-elle, tandis que Cohnaan parvint enfin à retrouver une respiration normale, débarrassé de ses toussotements étranglés incessants.

Puis enfin vint le tour de Cohnaan, et Bonnie lui tendit son cadeau avec un sourire, cadeau emballé dans un papier vert étincelant, la couleur favorite de l'aîné des Callahan, pensant, d'après la taille du paquet, qu'il s'agissait d'un bouquin qu'il désirait depuis des lustres. Et bien non, en le déballant, et en sentant tous les regards posés sur lui, avec une certaine gêne, Cohnaan découvrit, à son plus grand plaisir, qu'il s'agissait en fait d'un stage dans des serres londoniennes très réputées. Dévorant la lettre des yeux, il poussa un petit cri exprimant son immense surprise.« Bonnie... C'est... C'est beaucoup trop. » s'esclama t-il, parfaitement ravi, les yeux pétillants, tandis qu'il se jetait sur son double, pour recouvrir son visage de bisous. Une fois cette opérations terminée, il parla à nouveau, pour exprimer sa joie. « Merci beaucoup Bo', c'est parfait. » Ça l'était, sincèrement. Lewis s'approcha ensuite de Cohnaan, pour déposer une boite rectangulaire sur ses genoux, sans dire quoi que ce soit. Avide de savoir ce que son petit frère lui avait déniché, Cohnaan déchira le cadeau, pour découvrir ce fameux bouquin de botanique d'une édition limitée, qu'il avait cru reconnaître précédemment dans la boite de Bonnie. Affichant à nouveau un sourire ravi, il croisa le regard de Lewis, avec une certaine gêne. « Merci Lewis, je le veux depuis des siècles ce bouquin! » dit-il, en espérant que cela suffirait à Lewis pour lui faire voir à quel point il appréciait son présent. Sans plus attendre, il se mit à feuilleter le bouquin, en se disant qu'il le lirait très bientôt. Perdu dans l'exploration de son livre, il oublia l'espace d'un instant qu'il n'était plus ce gamin, à qui la vie souriait. Il avait des problèmes avec son don, Maïa, Lewis, et s'efforçait de ne pas en avoir avec Bonnie, mais ce n'était pas une mince affaire.

Et le cadeau de Maïa, bien qu'il fut absolument magnifique et très bien pensé, vint bousculer ce sentiment de bonheur si soudain que Cohnaan éprouvait en cet instant précis. « Joyeux Noël. J'espère que cela vous plaira...» annonça t-elle en déposant trois paquets similaires sur les genoux de Lewis, Cohnaan et Bonnie. Ils ouvrirent simultanément leur cadeau, découvrant un cadre, abritant une photographie de Lewis, Bonnie, Cohnaan ainsi que leur mère, heureux. Pour la première fois en ce qui lui parut des siècles, Cohnaan croisa le regard de Maïa, sans gêne, sans appréhension, juste avec une lueur pétillante dans ses yeux.« M-Merci Maïa, c'est- » commença t-il, en osant lui adresser la parole pour la remercier, sans trouver les mots. Il ne pouvait pas décrire le présent qu'elle venait de leur offrir, alors il préféra s'abstenir. Puis soudain, il jeta un coup d'oeil effrayé à Bonnie, qui savait à quel point ce cadeau allait toucher Lewis, beaucoup plus qu'eux deux. En effet, Lewis n'avait jamais réussi à accepter la mort de sa mère, au point de passer dix ans de sa vie à essayer de la ramener parmi les vivants. Il tourna alors la tête vers son petit frère, qui regardait la photo, les yeux brillants. Non, Cohnaan ne voulait pas qu'il repense à ça, surtout pas! Ressasser le passé ne l'aidera en rien, bien sur que c'était la faute de Cohnaan si leur mère était morte, il aurait dû l'aider, faire quelque chose, rester avec elle, mais il refusait que Lewis aie à payer une vie entière de chagrin pour les fautes que Cohnaan pensait avoir commises. D'un geste qu'il ne contrôla pas, il ne leva, et pris le cadre des mains de Lewis. « Je ne suis pas un monstre, d'accord ? Je ne suis pas un fou. » lança Lewis à Cohnaan, mais ce dernier avait la très nette impression qu'il parlait plus à lui même qu'à la fratrie. Un monstre? Comment pouvait-il penser cela? Bien sur qu'il n'était pas un monstre, il ne l'avait jamais été! « Je voulais juste qu'on soit heureux, comme sur la photo. Je voulais juste - » continua Lewis, sa voix se brisant, expliquant ses faits et gestes de ces dix dernières années, et sa folle obsession de tenter, par l'aide de la magie, de ramener leur tendre mère à la vie. « Je suis désolé. Je ne recommencerai plus. Je n'ai pas recommencé depuis qu'on en a parlé. J'ai tout arrêté. Je te le promets... Rends-la moi juste. » supplie presque Lewis, en tendant le bras, comme un enfant qui essaie d'attraper quelque chose, dans le vide, Cohnaan étant trop éloigné de lui. « Rends-la moi, s'il-te-plaît Cohnaan. » continua t-il, essuyant d'un revers de main les larmes perlant sur ses joues. « C'est tout ce qu'il me reste. » murmura t-il.


Ce spectacle était horrible, Cohnaan ne voulait pas voir ça. La seule chose dont il avait envie, c'était de prendre Lewis dans ses bras, et le réconforter, mais il savait qu'il le repousserai, comme il avait semblé le repousser depuis maintenant des années. Son coeur était brisé, en mille morceaux, et pas seulement parce que Maïa était inaccessible, mais aussi parce que sa relation avec Lewis s'était énormément dégradée, par sa seule faute. « Lewis, cette photo... C'est... Tu ne feras que me haïr encore plus si tu la regardes! » répondit alors Cohnaan, d'un ton brisé, brandissant le cadre comme une preuve à conviction, montrant ses méfaits. Il s'avança d'un pas, vers son frère, son corps tout entier tremblant comme une feuille, ce qui contrastait avec sa musculature importante. Il sentait les larmes lui monter aux yeux, et il ne fit rien pour les en empêcher. « Cette photo, ça représente tout ce que vous avez perdu, par ma faute, parce que j'ai été trop stupide pour rester avec elle! Si j'étais resté, elle serai là, avec nous! Elle serait vivante!... » répliqua t-il, avec une certaine colère envers lui même, osant enfin prononcer ces mots qu'il s'était répété durant dix ans. Il se mordit la lèvre inférieure mécaniquement, tandis que quelques larmes coulèrent sur ses joues, exprimant son désespoir, qu'il n'avait pas laissé paraître depuis une éternité. « ... et tu n'aurais pas perdu dix ans de ta vie, simplement parce que j'ai fais tous les mauvais choix. » continua t-il, sa voix baissant sans qu'il le veuille. Imitant son petit frère, qui, d'un revers de main, avait essuyé ses larmes peu de temps avant, il fit de même, et un observateur extérieur auraient pu être frappé par la soudaine ressemblance des deux frères, dans leur faiblesse et leurs manières de faire. Il y eut quelque secondes de silence, d'incompréhension, et Cohnaan inspira un grand coup, en tendant le cadre à son petit frère, pour qu'il le reprenne.« Reprends là. Tu me hais déjà de toute façon. » dit-il, toujours à voix basse, bien que très audible, puisqu'ils étaient seuls tous les quatre dans la pièce. Il savait très bien que Maïa ne comprendrait pas de quoi ils parlaient, de ces fameuses dix années, et en pensant à elle, il se rendit compte qu'il n'avait pas eut l'occasion d'offrir les cadeaux qu'il avait acheté à elle, ainsi qu'à Lewis. Ce sera pour plus tard...
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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Mer 28 Déc - 9:48


Jingle bells, jingle bells, jingle all the way,
Oh what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.

L’attente était intenable. Bonnie se retenait tant bien que mal de crier à ses frères un « plus vite que ça » impatient, tant elle désirait connaitre leur réaction face à ses cadeaux. Pour Cohnaan, l’américaine était quasiment certaine de son choix, néanmoins cela s’avérait une autre affaire pour Lewis, si calme. C’était d’ailleurs lui qu’elle fixait de ses yeux chocolats depuis le début. Elle observa avec minutie chaque micro-expression de son petit frère lorsqu’il découvrit l’album, puisqu’elle savait pertinemment qu’il n’allait sans doute pas être autant « vif » qu’elle ne l’avait été pour le cadeau de Cohnaan. Bonnie lâcha un léger souffle de soulagement, et un immense sourire vint s’accrocher sur ses lèvres lorsqu’elle s’aperçut du regard lumineux de Lewis. Son cadeau avait eu l’effet désiré. Personne ne pouvait savoir à quel point elle en était satisfaite.

« Oh, merci beaucoup Bonnie. C'est...» La jeune fille acquiesça dans l’expectative, pendue aux lèvres de son frère, dont le regard était fixé sur le cadeau. « Sublime. Merci beaucoup. » Puis, leurs regards se croisèrent enfin, et l’américaine répondit instantanément au sourire reconnaissant de Lewis. Elle avait réussi à lui enlever cet air sombre qu’il exprimait à chaque fois qu’il était en compagnie de Cohnaan, et rien que pour cela, Bonnie s’adorait. Fière d’elle-même, elle pensa un instant à s’offrir un cadeau la prochaine fois qu’elle irait à Pré-Au-Lard. Un cadeau pour Bonnie de la part de…de Bonnie. Une réaction typiquement Bonniesque, en somme.

Pour autant, la jeune femme ne perdit pas son objectif, et vrilla soudainement un regard vers la réaction de son jumeau. Malheureusement, elle n’avait pu le voir déballer son propre cadeau, tant elle avait été absorbée par Lewis. Pour autant, elle ne perdit pas une miette de la réaction de Cohnaan. En premier ? Le léger cri de surprise, moins strident et désagréable que celui de Bonnie face à la filmographie de son irrésistible Santiago, mais elle n’en fut guère surprise : Cohnaan était un homme, il avait plus de maîtrise sur ses émotions. « Bonnie... C'est... C'est beaucoup trop. » Sa jumelle éclata de rire lorsqu’il se jeta sur elle pour l’embrasser. « Merci beaucoup Bo', c'est parfait. » En réponse, sa jumelle se contenta d’un bref rire. « Ils ont une zone spécialement dédiée aux plantes tropicales, avec des plantes exotiques typiquement sorcières. J’ai halluciné en l’apprenant, tu le savais ? Oh bien sûr que tu devais le savoir. Par contre, ce stage ne dure que trois semaines. Il y en avait d’autres plus longs, mais c’était impossible…parce que sérieusement, je ne suis pas riche comme Crésus. » Dit-elle, sans reprendre une seule fois son souffle alors qu’il reprenait sa place pour déballer le cadeau de Lewis. Sa remarque n’avait rien de bien méchant, Bonnie ayant tout simplement pour habitude dire à voix haute des choses que la plupart n’auraient gardé rien que pour eux.


Quelques minutes plus tard, et ce fut à son tour de déballer le cadeau que Lewis lui avait offert. Lui jetant un regard malicieux et intrigué, elle arracha sans aucune élégance le papier, et ouvrit la boîte à une vitesse fulgurante. « Nooooooooooooooooooon ?! » s’exclama-t-elle, alors qu’elle découvrait la panoplie de son actrice britannique préférée.

Ce que Bonnie aimait chez l’actrice moldue Marloes Baxter, était son apparence des plus trompeuses. Elle était d’une beauté renversante et atrocement élégante. Néanmoins, sa passion démesurée pour la mode, sa voix superficielle et sa manie à se trouver aux bras d’un homme tous les mois l’avaient propulsée au rang d’actrice écervelée. Bonnie l’aimait cependant pour son talent incontesté en comédie, sa puissance comique terrassante, et son intelligence hors du commun (la moldue ayant suivi des études au très select Cambridge University), ainsi que son altruisme légendaire qui l’amenait régulièrement à accomplir des actions humanitaires. Baxter avait eu une place privilégiée dans la vie de Bonnie l’été dernier, avec la sortie de son nouveau film. Pour autant, la sorcière ne s’attendait certainement pas avoir un cadeau de Noël lié à son coup de cœur de l’été. Elle était si surprise qu’elle se précipita telle une enfant sur les accessoires, oubliant par la même occasion sa sœur et ses frères.

L’américaine s’empressa d’enrouler le foulard autour de son cou, et jeta le bonnet de lutin pour mettre sur sa tête le béret terriblement tendance. Elle déroula le tube de rouge à lèvres et colora sa bouche d’une couleur écarlate. Elle n’avait certes rien de la prestance de l’incroyable Marloes Baxter, l’actrice britannique, mais les accessoires pouvaient facilement lui faire croire le contraire. Bonnie adopta alors une posture étrange, comme si elle se prenait pour une célébrité entourée de paparazzis moldus, et prit un pan de son foulard en le jetant théâtralement autour de son cou, avant d’embrasser sa paume de main et de souffler dessus pour envoyer un baiser imaginaire à Lewis. Un geste inutile puisqu’elle se précipita la seconde d’après sur lui, en l’embrassant réellement sur la joue dans un bruit sonore, lui laissant par la même occasion une trace de rouge à lèvres. Alors qu’elle revenait précipitamment sur le fauteuil qu’elle occupait avec Maia, la jeune femme prit un parfait accent anglais qu’elle avait appris lors de ses cours de théâtre, et de son expérience parmi la populace de Poudlard. « Thank you, darling. » dit-elle d’une voix pompeuse et superficielle, en un mot ? Terriblement Marloesien.

(...)

Décidemment, pensa-t-elle alors qu’elle regardait ses deux frères échanger un cadeau, cette matinée est de loin le meilleur moment qu’elle avait passé à Poudlard. Bonnie était assise confortablement sur le fauteuil à côté de Maia, lorsque cette dernière se leva pour leur offrir à son tour ses présents. Bonnie se redressa, et prit avidement le cadeau que lui tendait la belle blonde.

« Joyeux Noël. J'espère que cela vous plaira... »

La brunette fut la première de la fratrie à déballer le cadeau de leur sœur – sans grande surprise. Un léger froncement de sourcil, elle se rendit compte qu’il s’agissait d’un cadre, et le retourna alors rapidement pour voir l’image qu’avait décidé de capturer Maïa…
Et autant dire que Bonnie s’attendait à tout…sauf à ça. Sauf à eux. A elle. Leur mère.

Parce que les dvds sur Santiago da Silva et l’autographe de la talentueuse Marloes Baxter l’avait mise dans un état hormonal d’excitation assez impressionnant, Bonnie – comme toutes les adolescentes de son âge – pouvait en un clin d’œil se transformer en fontaine. Et c’est qu’elle fit lorsqu’elle découvrit la photo. Les larmes naquirent presque naturellement dans ses yeux noisette, qui s’embuèrent rapidement. Elle cligna rageusement des paupières, espérant qu’aucune de ses larmes ne viennent à couler le long de ses joues. Bonnie leva ensuite un regard à la fois tendre et reconnaissant vers sa sœur, beaucoup trop émotive pour répondre quoique ce soit. Un simple merci ne semblait guère de rigueur, l’américaine vint alors se loger dans les bras de sa sœur avec une extrême douceur, qui dénotait avec son excitation précédente. Elle enfouit son visage dans les boucles blondes de Maia, désirant lui montrer à quel point son cadeau l’avait touché au plus profond de son être.

Les familles recomposées étaient rarement unies. Cela, Bonnie l’avait maintes fois constaté à travers les situations familiales de ses camarades. Elle savait alors que le clan Callahan était unique en son genre. La diversité des personnalités, surtout des quatre enfants, semblait si profonde qu’il était presque impossible que des êtres aussi radicalement opposés puissent cohabiter dans un même endroit. Pourtant, Maia, Lewis, Cohnaan et Bonnie étaient proches, extrêmement proches. Chacun à leur manière bien sûr. Sans doute était-ce ce nouvel équilibre familial qui avait réussi à combler partiellement le manque indéniable de sa mère, décédée dans un accident de voiture quelques années auparavant. Le vide étrange lui laissait toujours un goût amer, serrant son cœur dans un étau et l’empêchant de respirer proprement. Pourtant, l’affection de leur mère de cœur, celle biologique de Maia, réussissait à l’aider à avancer. Bonnie n’oublierait jamais, et il était évident que Maia semblait l’avoir compris, désirant lui offrir un présent qui lui irait droit au cœur.

« M-Merci Maïa, c'est- »
Les balbutiements de Cohnaan firent revenir brusquement Bonnie à la réalité. Prenant conscience de l’ampleur que la photo aurait sur ses frères, elle se figea et échangea un regard apeuré avec son frère Cohnaan, avant de poser entièrement son attention sur leur petit frère. Ce dernier était aussi figé qu’elle, mais le regard brillant. Cette fois, ce fut son jumeau qui fut plus vif qu’elle en prenant le cadre des mains de Lewis. Bonnie se redressa, quittant la douce chaleur de sa sœur.

« Je ne suis pas un monstre, d'accord ? Je ne suis pas un fou. » Il parlait sans aucun doute de ses recherches désespérées pour ramener à la vie leur tendre mère disparue. Il y avait plusieurs mois de cela, Cohnaan avait avoué à Bonnie ce que les projets ambitieux de leur frère. Egoïstement, Bonnie avait espéré que Lewis puisse réussir, ne serait-ce que pour entendre une dernière fois le rire mélodieux de leur mère, ses surnoms affectueux, son étreinte si douce et réconfortante. La lèvre de Bonnie trembla d’émotion. « Je voulais juste qu'on soit heureux, comme sur la photo. Je voulais juste – » Les mots de Lewis restèrent coincés dans sa gorge, et cette fois, Bonnie ne put s’empêcher de laisser couler les larmes qu’elle avait tant essayé de retenir quelques instants auparavant. «Je suis désolé. Je ne recommencerai plus. Je n'ai pas recommencé depuis qu'on en a parlé. J'ai tout arrêté. Je te le promets... Rends-la-moi juste. Rends-la moi, s'il-te-plaît Cohnaan. » Le cœur de sa sœur se brisa un peu plus, lorsque Lewis essuya ses propres larmes. Et elle ne put s’empêcher de serrer douloureusement l’épaule de Maia, toujours à ses côtés. « C'est tout ce qu'il me reste. »

Etrangement, la première réaction qu’eut Bonnie fut de sortir sa baguette en bois de cerisier. Malgré son amour pour les moldus et sa détermination à abandonner la magie, ses réflexes restaient ceux d’une sorcière qu’elle le désirait ou non. Ainsi, elle prononça un sortilège faisant apparaitre un paquet de mouchoirs qu’elle voulut donner à Lewis. Néanmoins, Cohnaan parla à nouveau, et toute son attention se reporta sur son jumeau.

« Lewis, cette photo... C'est... Tu ne feras que me haïr encore plus si tu la regardes! » Cohnaan avait raison, et elle ne put qu’acquiescer silencieusement bien qu’aucun ne voyait son geste. « Cette photo, ça représente tout ce que vous avez perdu, par ma faute, parce que j'ai été trop stupide pour rester avec elle! Si j'étais resté, elle serai là, avec nous! Elle serait vivante!... » Quoi ? Bonnie fronça les sourcils, et entrouvrit ses lèvres sous l’effet de la surprise. Bon sang, que racontait donc Cohnaan ? Elle se doutait fortement qu’une certaine culpabilité avait du ronger son jumeau, mais jamais ô combien jamais elle ne pensait que ces remords étaient encore présents. La baguette toujours dans sa main gauche, elle lança alors un Silencio autour d’eux, formant une bulle insonore qui leur permettrait de parler en tout tranquillité, à l’abri des quelques regards déjà posés sur eux. Cohnaan et Lewis pleurent ? Devaient-ils se demander intrigués. Les américains assistaient déjà à la scène de leurs propres yeux, aucune raison pour qu’ils n’entendent en plus de cela les paroles qui accompagnaient leurs gestes. « ... et tu n'aurais pas perdu dix ans de ta vie, simplement parce que j'ai fais tous les mauvais choix. » Les mauvais choix ? Comment pouvait-il dire cela ? Ses regrets étaient-ils aussi intenses ? Croyait-il réellement que leur petit frère, Lewis qui l’adorait tant malgré leur éloignement, lui en voulait de la mort de leur mère ? « Reprends là. Tu me hais déjà de toute façon. »

« Qu’est-ce que tu racontes, bon sang ? » chuchota furieusement Bonnie, à l’adresse de son jumeau. Le paquet de mouchoirs toujours dans sa main, elle finit par s’avancer vers lui, lui saisissant le bras de sa main libre pour lui faire face. Puis, elle vrilla son regard noisette dans celui de Cohnaan. « Ce n’est pas de ta faute si elle est partie. » ajouta la jeune fille en serrant davantage le bras de son frère, les larmes aux yeux. Sa voix était ferme, implacable. Pourtant, l'émotion la submergeait. Bonnie ne pouvait supporter que son frère, si parfait et invincible à ses yeux, puisse ressentir le moindre remord. Il ne pouvait rien y faire, pourquoi ne le voyait-il donc pas ? « Ce n’est la faute de personne ! Aucun sorcier n’aurait pu contrôler la voiture ! Lewis le sait, il ne t’en veut pas. Personne ne t’en veut, voyons ! Et de toutes manières, culpabiliser ne la ramènera certainement pas. » Sa dernière phrase lui fit l'effet d'une douche froide, et pourtant elle ignora les frissons désagréables qui lui parcourut l'échine. Elle avait été franche, et ne regretta en aucun cas d'avoir dit la vérité. Avant même d’attendre une réaction de la part de quiconque, Bonnie se dirigea cette fois vers son plus jeune frère, s’asseyant sur le bras du fauteuil sur lequel Lewis était assis. Elle aurait voulu se jeter dans ses bras, et le serrer contre elle avec cette affection fraternelle qu’elle ressentait pour lui. Néanmoins, la présence de quelques élèves de Salem la retint. Elle avait beau connaître Lewis, il restait avant tout un jeune homme, et en aucun cas elle n’aurait désiré blesser sa virilité en le prenant dans ses bras tel un enfant apeuré devant ses camarades. Mais peut-être que Lewis s’en fichait ? L’importance de la situation était telle qu’il se fichait sans doute de ce que penseraient les étudiants américains. « C’est dur, ça le sera toujours, quoiqu’on fasse. » dit-elle plus calmement, sortant un mouchoir du paquet avant de tendre ce dernier à Lewis. Elle s’adressait avant tout à lui, mais ses mots étaient également destinés à Cohnaan. « Quoiqu'on fasse, Lewis.» insista-t-elle, espérant lui faire comprendre ce qu'elle sous-entendait. Espérant par la même occasion que Cohnaan comprenne qu'il ne pouvait se culpabiliser indéfiniment. « Tu as eu raison d'arrêter...» Bonnie le pensait. Bien qu'au fond d'elle, l'envie de revoir à nouveau sa mère était toujours aussi forte, et qu'une once de regret serrait son coeur en sachant que son petit frère avait abandonné ses folles ambitions. « Mais on a cette chance inouïe d’être ensemble ! Ça ne comblera jamais le vide qu’elle nous a laissé, certes. Mais on est tous les quatre – tous les six – » se corrigea-t-elle en pensant à son père et sa belle-mère. « Elle n’aurait certainement pas voulu qu’on se dispute. Elle aurait voulu que tu regardes cette photo en te rappelant ça, Lew. En te rappelant que nous sommes tous là, malgré son absence. Que nous sommes une famille. On l'a aussi perdu, tu sais...on a autant mal que toi, Lew. Elle me manquera toujours....Tu ne seras jamais seul dans la douleur...Il nous suffit d'accepter tous ensemble, d'avancer ensemble. » termina-t-elle avec une certaine douceur, nettoyant délicatement la joue du garçon sur lequel il restait quelques traces de son rouge à lèvres.

C'était Bonnie, en dessous des premières impressions qu'elle laissait planer, au delà de son tempérament spontané et sans gêne, de sa manie à parler pour ne rien dire et à se retrouver dans des situations ridicules. Oui, au delà des apparences, elle était cette soeur désireuse de garder sa famille unie. Ferme, maternelle et protectrice vis à vis de chaque membre de son clan. Forte à sa manière.
Mais sans doute était-il déjà trop tard pour sauver une famille emmêlée dans les mensonges qui les dépassait tous, depuis fort longtemps ?

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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Mer 28 Déc - 15:37

Son cadeau eut l’effet d’une bombe. Une véritable bombe. Maïa avait réellement cru bien faire en leur offrant un tel cadeau. Elle avait mis tout son cœur pour pouvoir mener à bien son projet et satisfaire la fratrie. Elle avait du envoyé mille et une lettre à son père –son père adoptif, entendons nous bien- pour mener à bien cette surprise qu’elle leur réservait. Elle avait même du se rendre dans un magasin moldu… Elle détestait se monde… Ou du moins, elle n’aimait pas s’y rendre parce qu’elle ne s’y sentait pas à sa place, elle s’y sentait étrangère, mais elle l’avait fait pour pouvoir leur offrir ce présent. Elle les savait terriblement touché par la mort de sa mère. Elle comprenait leur souffrance, ou du moins, elle savait à quel point elle pouvait être intense et ancrer en chacun d’entre eux. Elle-même restait terriblement marquée par la perte de son père, une plaie qui ne parvenait pas à se refermer, à cicatriser, une peur qui demeurait et hantait ses nuits les plus agitées. Mais sa peine ne devait être rien comparée à la perte qu’ils avaient tout les trois subis. Elle ne connaissait pas son père. Elle n’avait aucun souvenir de lui. Il n’était qu’une figure qu’elle avait idéalisée aux fils des années. Mais eux… C’était différent. Ils avaient connu leur mère et en la perdant, elle avait laissé un vide immense que les souvenirs ne parvenaient pas à combler, elle avait laissé une absence, douloureuse, intolérable et indescriptible. Elle avait voulu comblé cette absence. Par ce cadeau, elle voulait combler ce vide. Elle avait voulu être là pour eux, tout simplement parce qu’ils avaient toujours été unis. Elle avait voulu leur faire plaisir. Elle voulait tout sauf ca…

Elle cru d’abord qu’elle avait parfaitement choisi son cadeau. Bonnie vint l’enlacer pour seule remerciement. Elle sera sa sœur contre elle avec une douceur qu’elle ne pouvait avoir qu’avec les autres membres de la fratrie. Un sourire doux et tendre sur ses lèvres, elle déposa un baiser contre le front de sa sœur, bienveillante et protectrice. L’émotion qui se dégageait de Bonnie était merveilleuse et pure. Oui, l’espace d’un instant, Maïa avait cru qu’elle avait parfaitement choisi son cadeau. Elle déchanta. Elle cru entendre Cohnaan prononcé quelques choses, mais la voix lui parut bien trop troublée et bouleversée pour appartenir au jeune homme. Elle ne comprit pas de suite. Elle sentit sa sœur se raidir entre ses bras. Suivant son regard, elle découvrit avec effroi la réaction de Cohnaan et Lewis. Elle se figea. Elle se pétrifia. Elle les toisa, les uns après les autres. Elle fut frappée par le lien qui les unissait. Un lien qu’elle croyait partager avec eux, mais qu’elle ne parvenait pas à saisir. Les secrets les rattrapaient. Et ce secret, elle ne savait pas ce qu’il masquait. Sa gorge se noua. Elle était incapable de dire quoi que ce soit. Une boule d’amertume noua sa gorge. Ils souffraient et c’était elle qui en était la cause. Elle se laissa gagner par une vague de culpabilité. Elle se laissa ronger. Son cœur s’affola, loupant un battement, il s’emballa dans sa poitrine. Ces battements étaient douloureux. Le temps semblait s’être suspendu. Les secondes duraient des heures. La tension était palpable. Elle les toisait, les uns après les autres. Le calme avant la tempête. L’orage commença…

Lewis, tout aussi bouleverser que Cohnaan s’agita. Maïa ne comprenait rien. Strictement rien. Elle se risqua à tourner un regard interrogatif vers Bonnie et fut effarée en se rendant compte qu’elle savait. Qu’est ce qu’ils avaient pu lui cacher ? Elle relâcha son étreinte de sa sœur. Dans un mouvement imperceptible, elle s’empara de la bouteille qui venait de lui être offerte. Elle fixait le néant, incapable de les regarder se détruire. Elle entendait des brides de conversation, mais tout cela n’avait aucun sens. Cohnaan et Lewis se déchirait. Leurs voix vibraient. Leurs larmes coulaient. Tout cela à cause d’elle. Son corps fut parcouru de frisson, glaciale. Elle était une inconnue au milieu des siens, incapable de les comprendre, incapable de les soutenir, incapable de faire quoi que ce soit. Elle était une spectatrice, une simple observatrice. Elle avait provoqué leur douleur, ou plutôt, elle avait éveillé en eux une détresse profonde. Elle le sentait. Tout ces secrets étaient ancrer en eux depuis bien longtemps et cela implosait, brisant les liens si fort qui les avaient unis autrefois. Maïa avala sa salive. Son regard était vide, dénouée de la moindre émotion. Elle était impassible, comme si son fonctionnement s’était soudain arrêté. Une machine en état de veille, qui se contente d’exécuter des gestes qu’elle connait. Elle déboucha la bouteille et en bu une gorgée. Elle se blottit dans un coin du fauteuil, s’éloignant de Bonnie. Elle se sentait à part. Elle se sentait différente. Pour la première fois, elle avait l’impression de ne pas faire partie de cette famille. Cette réalité eut l’effet d’un électrochoc. Elle avait du mal à respirer. Son cœur battait douloureusement, il résonnait et cognait contre ses tempes, il battait à tout rompre. Ses lèvres frémirent. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait plus. Les mots qui venaient d’être dis résonnaient dans son crane. Elle se les passait en boucle, cherchant une explication qu’aucun d’entre eux n’avait jugée bon de lui donner. Elle était déconnectée de la réalité. Elle aurait voulu reprendre ces stupides cadres et les jeter au feu sans le moindre ménagement. Mais elle était incapable de bouger. Elle était comme paralysée.

Et voilà l'intervention de Bonnie. Elle venait confirmer tout les doutes de la blonde. Elle savait ce qui se tramait. Il le savait tous et personne n'avait eut suffisamment confiance en elle pour venir le lui dire. Elle se sentait trahie. La rage et la colère l'enflammèrent, détruisant la culpabilité et le remord qu'elle avait jusqu'alors ressenti. Elle se consumait de l'intérieur. Les larmes roulaient sur ses joues. Sa mâchoire se crispait. Elle accueillit la bouteille de whisky pur feu à ses lèvres pour en boire une gorgée. Une longue gorgée. Elle porta sa main à son front, fébrile et fiévreuse. Elle sortait doucement de sa léthargie, elle reprenait enfin conscience de tout ce qui l'entourait. Elle prit une inspiration profonde. Son regard passa de Bonnie à Cohnaan et finalement à Lewis. Elle ignorait lequel lui faisait le plus mal, à cet instant. Parce que oui, elle avait mal à en crever et oui, elle leur en voulait. Elle finit par laisser échapper un rire. Pas un rire nerveux, non, un rire amer et sans saveur. Un rire qui transpirait l'ironie et le sarcasme. Elle se releva, lentement, trainant la bouteille avec elle pour en boire une nouvelle gorgée. Elle fit quelques pas devant eux, scrutant les alentours. Vous savez c'est drôle, terriblement drôle... Elle porta la bouteille à ses lippes, pensive, sans en prendre la moindre gorgée. Quand je pense que, naïvement, je le convois tout à fait, j'ai cru que nous formions une merveilleuse famille unie et finalement... Rien du tout. Ses orbes roulèrent vers le ciel alors que ses épaules et ses mains se soulevaient faussement perplexe. Toi, toi, Lewis. Toi, mon Lewis. Elle pointa l'intèresser à l'aide de sa bouteille, le bras tendu vers lui. J'ai toujours cru qu'on savait se comprendre. J'ai toujours cru qu'on arriverait à tout se dire et à se pardonner les pires erreurs... Les pires. Et tu n'as rien dis alors que tu savais pour moi. Ce qui m'en amène à... Cohnaan. Maïa se laisse tombé gracieusement sur la table basse qui trônait au milieu d'eux. Elle faisait face à Cohnaan, pour la première fois depuis longtemps. Elle croisa ses jambes, déposa la bouteille sur la table et posa ses mains de part et d'autre de son corps. Je t'ai donné ta chance. A deux reprises. Je me suis persuadée que tu ne me mentirais pas... Que tu oserais au moins me dire la vérité. Peu importe la vérité. Elle afficha une moue déçue, balançant sa main dans les airs, comme pour montrer que ses espoirs s'étaient envolés. Elle finit par se relever, rapide et souple, saisissant le menton du jeune homme entre ses mains. Tu n'es qu'un menteur Cohnaan. Comment pourrais-je te croire? Moi je te fais peut-être mal avec tout ses conards, mais au moins, je ne te le caches pas. Elle le relâcha, sans la moindre délicatesse. Le regard sombre finit par s'abaisser sur Bonnie. Elle s'empara d'un des DVD offert par Cohnaan, celui dont il était question d'inceste. Très intéressant celui là, l'inceste. Au fait, j'ai couché avec Cohnaan... Mais je suis sérieusement en train de me demandé si on est réellement une famille, donc au fond, il n'y a peut-être rien d'incestueux dans notre aventure passée. Enfin, de toute façon, tu me mens, je te mens, tous le monde se ment, non? Alors où est le problème? On ment tous. Elle reprend sa bouteille et se laisse choir dans le fauteuil. Elle lève sa bouteille vers le plafond, comme pour porter un toast. Oui, une belle et magnifique famille qui n'a aucun secret. Elle secoue la frimousse à la négative, appuyant sur l'ironie et l'hypocrisie de la situation. Oh, elle se savait aussi hypocrite qu'eux, elle ne le niait pas. Elle boit une dernière gorgée. C'est L'alcool qui avait parlé? Non, non, juste la colère, les effluves d'alcool commençaient à peine à faire leur effet. Les larmes roulent toujours sur ses joues. Elle a détourner le regard d'eux. Allez tous vous faire foutre.uN Murmure, à peine audible, plus pour elle même que pour eux. Elle n'a plus rien à leur dire... Pour le moment du moins.

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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Jeu 29 Déc - 4:10

Le benjamin de la famille Callahan baissa son bras, conscient qu'il ne pourrait récupérer son présent de Noël qu'uniquement lorsque son frère aîné l'en aurait décidé. Il vit Bonnie agiter sa baguette magique puis un mouchoir en papier apparaître dans son champs de vision. Il l'ignora cependant, Cohnaan prenant la parole. « Lewis, cette photo... C'est... Tu ne feras que me haïr encore plus si tu la regardes! » Le jeune homme fronça les sourcils, incertain d'assimiler totalement les dire de Cohnaan. Jamais il ne s'était agit de haine envers son frère, bien au contraire. « Cette photo, ça représente tout ce que vous avez perdu, par ma faute, parce que j'ai été trop stupide pour rester avec elle! Si j'étais resté, elle serai là, avec nous! Elle serait vivante!... » La réaction de Lewis comme celle de sa sœur dûmes être franchement similaires. L'adolescent, les sourcils toujours froncés, n'en croyait pas ses oreilles, dévisageant presque son frère à l'idée qu'il puisse entretenie de telles pensées. Il y avait une nuance dans la peine de Lewis : il avait comprit que sa mère était décédée suite à un accident, que personne ne pouvait rien y faire, qu'on ne pouvait pas blâmer qui que ce soit. C'est la définition même de l'accident : c'est quelque chose qui arrive sans qu'on puisse le prévoir, sans qu'on puisse l'expliquer, sans qu'on puisse l'empêcher. Et surtout, un accident n'est jamais à l'origine de quelqu'un. C'était pour cette raison que le jeune homme s'était non pas focalisé à vouer une haine à la Mort elle-même mais à la défier et lui ôter un des membres de son royaume. En d'autres mots, il pouvait accepter que sa mère était partie, mais pas qu'elle ne reviendrait jamais. « ... et tu n'aurais pas perdu dix ans de ta vie, simplement parce que j'ai fais tous les mauvais choix. » L'air scandalisé, les mots lui semblaient bien trop ternes pour pouvoir répondre à Cohnaan. Des milliers d'arguments pour réfuter ses dires fusaient dans son cerveau, s'entremêlaient, s'enlaçaient, se brouillaient, une boule se forma dans sa gorge puis tomba lourdement dans son estomac, estimant qu'y rester serait visiblement une bonne idée. Le garçon déglutit, affreusement impuissant. « Reprends là. Tu me hais déjà de toute façon. » Immobile, la photo demeura en suspens entre les deux garçons de la famille, Lewis n'esquissant le moindre mouvement pour la récupérer. Bien entendu, il la désirait, mais il ne la souhaitait pas de cette manière-là. Il ne la voulait pas au détriment du désarroi de son aîné.

« Qu’est-ce que tu racontes, bon sang ? Ce n’est pas de ta faute si elle est partie. » Les yeux du jeune homme s'orientèrent vers sa sœur, son visage décomposé, déterminée à mettre les points sur les « i ». « Ce n’est la faute de personne ! Aucun sorcier n’aurait pu contrôler la voiture ! Lewis le sait, il ne t’en veut pas. Personne ne t’en veut, voyons ! Et de toutes manières, culpabiliser ne la ramènera certainement pas. » Sa sœur vint le rejoindre, s'installant sur le bras du fauteuil sur lequel il était assis. D'une certaine manière, la présence de Bonnie lui éclaircissait les pensées, si bien qu'il ajouta à son tour, d'une voix blanche mais sincère : « C'était un accident, Cohnaan. Ce n'est pas de ta faute, comme c'est de la faute de personne. Jamais je n'ai cru ne serait-ce qu'une seconde que c'était sincèrement ta faute. » Lewis fronça les sourcils, se remémorant néanmoins la crise de colère qu'il avait piqué le soir où ils avaient appris la tragique nouvelle. « J'étais en colère ce soir-là. J'ai dit des trucs stupides, dans l'unique but de vous faire faire quelque chose. Je ne supportais pas votre immobilité. Mais ça n'a jamais été de ta faute. Ça n'a jamais été la faute de quiconque » ajouta-t-il, comme s'il espérait qu'en répétant les mêmes phrases Cohnaan s'ôterait cette macabre idée de la tête. De plus, le fait que Cohnaan regrettait de ne pas avoir été dans la voiture le tétanisait assez. Dans ce cas-là, non seulement sa mère serait morte, mais aussi son frère. Une pensée inconcevable. D'une voix étonnement dure qui contrastait avec sa personnalité assez douce, Lewis articula : « Et si tu avais été avec elle, tu serais mort aussi. Et... » Il se stoppa, le regard vide. Il n'imaginait même pas son existence sans Cohnaan, c'était tout bonnement impossible. « Je n'aurais pas pu me rendre jusqu'ici sans toi. Je ne peux pas imaginer ma vie sans toi. » Une déclaration d'amour assez maladroite, certes, mais les sentiments y étaient solidement encrés. Après son petit discours terminé, sa soeur enchaîna.

« C’est dur, ça le sera toujours, quoiqu’on fasse. » Il attrapa le mouchoir que lui tendait sa sœur, sans franchement broncher néanmoins. D'un côté, ça le rassurait qu'ils trouvent cela dur également, mais d'un autre, ça le terrifiait à l'idée qu'on n'arrive jamais à trouver cela facile à vivre. « Quoiqu'on fasse, Lewis.» Le garçon grimaça. S'il suivait les paroles de Bonnie, ils étaient tous pris au piège. Happés par la tristesse. « Tu as eu raison d'arrêter...» Lewis tourna la tête vers Cohnaan, surpris à l'idée que Bonnie ait été mise au courant. Un léger sentiment de trahison le saisit, bien que d'une certaine manière, ce n'était peut-être pas si mauvais que sa sœur soit consciente de son ancienne aspiration. Toutefois, le doute s'immisça en lui. Pourquoi ne lui en avait-elle jamais parlé ? Avait-elle eu la même réaction que Cohnaan ? Elle lui clamait qu'il avait eu raison d'arrêter, mais cela ne répondait pas aux interrogations stressantes qu'il se posait inlassablement. Il se retint de questionner jusqu'où son petit secret s'était propagé, Bonnie reprenant la parole. « Mais on a cette chance inouïe d’être ensemble ! Ça ne comblera jamais le vide qu’elle nous a laissé, certes. Mais on est tous les quatre – tous les six – Elle n’aurait certainement pas voulu qu’on se dispute. Elle aurait voulu que tu regardes cette photo en te rappelant ça, Lew. En te rappelant que nous sommes tous là, malgré son absence. Que nous sommes une famille. On l'a aussi perdu, tu sais...on a autant mal que toi, Lew. Elle me manquera toujours....Tu ne seras jamais seul dans la douleur...Il nous suffit d'accepter tous ensemble, d'avancer ensemble. » Il baissa les yeux pour toute réponse, les doigts de sa soeur s'efforçant d'effacer la marque de rouge à lèvres que son dernier baiser avait laissé sur sa joue.

« Vous savez c'est drôle, terriblement drôle... » A l'image de son frère et sa sœur, Lewis leva les yeux vers une Maïa enfoncée profondément dans son fauteuil, la bouteille de whiskey pur-feu entamée, la mine renfrognée. « Quand je pense que, naïvement, je le conçois tout à fait, j'ai cru que nous formions une merveilleuse famille unie et finalement... Rien du tout. » Ses épaules se soulevèrent, désinvoltes. « Toi, toi, Lewis. Toi, mon Lewis. » Son cœur rata un battement. « J'ai toujours cru qu'on savait se comprendre. J'ai toujours cru qu'on arriverait à tout se dire et à se pardonner les pires erreurs... Les pires. Et tu n'as rien dis alors que tu savais pour moi. Ce qui m'en amène à... Cohnaan. » Le garçon ne cilla pas, son regard planté dans celui de Maïa. Il lui aurait bien expliqué à quel point cela avait été difficile pour lui d'avouer son secret, comment il avait espéré que Cohnaan le garderait pour lui et même qu'il l'oublierait, vu sa réaction. Cependant, son frère le savait et l'avait partagé avec Bonnie. Des morceaux honteux de lui-même reposaient indéfiniment dans leur mémoire. Jamais il n'avait toutefois voulu exclure un membre précis de sa famille. S'il s'était dirigé vers Cohnaan, c'était tout bonnement car c'était avec le jeune homme qu'il partageait le plus de choses. « Je t'ai donné ta chance. A deux reprises. Je me suis persuadée que tu ne me mentirais pas... Que tu oserais au moins me dire la vérité. Peu importe la vérité. Tu n'es qu'un menteur Cohnaan. Comment pourrais-je te croire? Moi je te fais peut-être mal avec tout ses conards, mais au moins, je ne te le caches pas. » Lewis fronça les sourcils, redoutant le pire. Cependant, personne ne semblait enclin à stopper Maïa dans ses aveux. Tout le monde attendait patiemment de passer sous le courroux de la demoiselle. « Très intéressant celui là, l'inceste. Au fait, j'ai couché avec Cohnaan... Mais je suis sérieusement en train de me demandé si on est réellement une famille, donc au fond, il n'y a peut-être rien d'incestueux dans notre aventure passée. Enfin, de toute façon, tu me mens, je te mens, tous le monde se ment, non? Alors où est le problème? On ment tous. » Le garçon plaqua discrètement sa main contre son front, craignant cette fois-ci la réaction de sa première soeur. Bonnie avait les valeurs de la famille bien ancrées, tout comme il se doutait qu'elle ait une réaction légèrement similaire à la sienne en apprenant que son frère couchait avec leur sœur – certes adoptive sur le papier, mais tout de même considérée comme une sœur « standard » à part entière. « Oui, une belle et magnifique famille qui n'a aucun secret. » Les larmes de Maïa coulèrent lentement sur ses joues, les lacérant de faisceaux humides. « Allez tous vous faire foutre. » Le garçon entrouvrit les lèvres, empli de bonne volonté pour lui dire quelque chose. Mais quoi ? Il aurait pu lui avouer qu'il n'avait confié son secret qu'à Cohnaan, mais cela ne résoudrait pas le problème de la confiance trahie que devait ressentir Maïa. Il ne s'était pas dirigé vers elle, alors qu'elle, elle lui avait fait confiance, même s'il lui avait un peu forcé la main : en effet, il l'avait placé au pied du mur en surprenant Cohnaan et Maïa s'embrasser dans les serres. Cependant, tout ce qu'il pourrait dire en sa défense continuait de lui paraître franchement hypocrite.
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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Ven 30 Déc - 0:05


L'atmosphère de bonheur si douce, que Cohnaan semblait apprécier, s'évanouit subitement, après les révélations faites, bousculées par le cadeau de Maïa. Cohnaan se sentait horriblement mal. D'abord, voir souffrir Lewis le tuait. Il ne supportait pas que son petit frère soit dans un tel état de tristesse, et le pire dans tout ça, c'était qu'il ne pouvait blâmer personne à par lui même, ou encore le destin. Mais que peux-on faire, contre le destin? Ensuite, il se sentait horriblement mal, car un secret venait d'exploser, par sa faute, et il avait peur que d'autres secrets se mettent à sortir, sous la pression de l'instant. Puis, il savait bien que Maïa allait être parfaitement stupéfaite, en voyant qu'on lui avait encore caché quelque chose. Cohnaan appréhendait d'ailleurs sa réaction, mais il ne la regardait pas, portant son attention sur Lewis, qui refusait de reprendre le cadre. « Qu’est-ce que tu racontes, bon sang ? Ce n’est pas de ta faute si elle est partie. » intervint alors Bonnie, attirant ainsi l'attention de son jumeau, qui, d'un mouvement similaire à celui de Lewis, tourne sa tête vers elle, tandis que quelques larmes continuaient de tomber sur ses joues. « Ce n’est la faute de personne ! Aucun sorcier n’aurait pu contrôler la voiture ! Lewis le sait, il ne t’en veut pas. Personne ne t’en veut, voyons ! Et de toutes manières, culpabiliser ne la ramènera certainement pas. » Elle ne comprenait donc pas? Il n'avait jamais été question d'une quelconque incapacité à utiliser ses pouvoirs, qui avait amené Cohnaan à éprouver ces remords. De toute façon, à l'âge qu'il avait, jamais ô grand jamais il n'aurait été capable d'arrêter un accident pareil. Mais dans son esprit, il était clair que, peut-être, s'il était resté avec sa mère, s'il avait changé ne serai-ce qu'un tout petit peu le cours du temps, il serait probablement parvenu à faire en sorte que ça ne soit jamais arrivé. Et tout cela le ramenait à penser qu'il n'aurait pas du choisir de suivre ses frère et soeur, décidant alors de vivre avec son père. Lorsqu'il avait appris que sa mère était morte, il n'avait pas su quoi penser, s'était senti vide. Vous savez à quel point c'est douloureux, de se sentir inutile? Et cette impression s'était transformée en remords, et il avait eu des années pour ressasser sa peine, et faire des hypothèses quand à la survie de sa mère. Et la conversation qu'il avait partagée avec Lewis il y a une année de cela avait encore plus bousculé ses idées, les rendant plus intenses, plus présentes, plus horribles.

Puis soudain, son esprit buta sur les mots prononcés par Bonnie. 'Lewis le sait. Il ne t'en veut pas.' Cohnaan en doutait, il en doutait même beaucoup plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Pourquoi l'avait-il évité durant toute cette année, s'il ne lui en voulait pas? Pourquoi leur relation c'était-elle dégradée au point que Cohnaan lui même ne se souvienne plus de la douceur des câlins de Lewis, s'il ne le tenait pas pour responsable? Les questions fusaient dans sa tête, une sacrée ribambelle de "pourquoi", restant incertains, incompris, sans réponse. Puis ce fut au tour de Lewis d'exprimer son avis. « C'était un accident, Cohnaan. Ce n'est pas de ta faute, comme c'est de la faute de personne. Jamais je n'ai cru ne serait-ce qu'une seconde que c'était sincèrement ta faute. » dit-il, tout simplement, venant arracher quelques larmes supplémentaires. Il ne lui en voulait donc pas? Mais alors, d'où venait ce froid, cette attitude distance, frigide presque? « J'étais en colère ce soir-là. J'ai dit des trucs stupides, dans l'unique but de vous faire faire quelque chose. Je ne supportais pas votre immobilité. Mais ça n'a jamais été de ta faute. Ça n'a jamais été la faute de quiconque » continua t-il, les sourcils froncés. Inconsciemment, Cohnaan fit un pas en avant, se rapprochant de Lewis, qui était tout juste en face de lui, tenant encore dans la main le cadre qu'il avait refusé de reprendre, et qui était à l'origine de toute ces larmes. « Et si tu avais été avec elle, tu serais mort aussi. Et... » continua t-il. Cohnaan n'en croyait pas ses oreilles. Il avait donc basé toute sa relation avec Lewis sur un malentendu? Il avait regretté, toute ces années, de l'avoir fait changer, alors qu'il n'y était en réalité, pour rien? Perdu, Cohnaan perdait petit à petit la conscience de son corps, qui continuait d'avancer, peu à peu, les yeux remplis de larmes et perdus dans le vague. « Je n'aurais pas pu me rendre jusqu'ici sans toi. Je ne peux pas imaginer ma vie sans toi. » conclut-il, d'une voix entonnement dure. Cohnaan avait envie de s’effondrer, de se cacher dans un trou de souris, et ne plus jamais en ressortir. Comment avait-il pu penser que Lewis ne tenait plus à lui, qu'il ne l'aimait plus? Quoi qu'il advienne, il avait toujours été son petit frère, et à l'image de Cohnaan, il l'avait toujours aimé, même si une souffrance l'avait anéanti.


Bonnie se mit à parler, à nouveau, mais cette fois à Lewis, plus à Cohnaan, en se rapprochant de lui. « C’est dur, ça le sera toujours, quoiqu’on fasse. » reprit-elle, tandis que Cohnaan baissa soudainement les yeux au sol, trouvant un intérêt étrange au sol, rendu flou par sa vision parasitée par les larmes. « Quoiqu'on fasse, Lewis. » avoua t-elle. Bien sur que c'était dur, ça l'avait toujours été, et ça le sera toujours. « Tu as eu raison d'arrêter... » continua t-elle. Il ferma les yeux, quand il sentit la tête de Lewis se tourner vers lui, certainement en signe de reproche. Comment pouvait-il penser que Cohnaan avait été capable de garder un tel secret, le cacher à sa soeur jumelle? Il n'aurait pas pu se pardonner si quelque chose était arrivé à Lewis, et qu'il n'avait rien fait pour l'en empêcher. Et pendant ce temps là, Maïa, elle ne bougeait pas, ne pipait mot, choquée, mais ne montrant rien. Ça l’inquiétait, pire que tout. Parce qu'il avait beau être totalement déboussolé, triste à en crever, et honteux, tellement honteux, il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir sa soeur dans un coin de la tête, et l'idée de sa présence, si près de lui, le rendait fou. Elle allait lui en vouloir, elle allait le haïr, encore plus qu'elle ne le faisait déjà. Parce qu'il mentait, parce que c'était la seule chose qu'il semblait faire dans la vie, lui mentir, la faire souffrir, la pousser dans les bras d'un autre par pure peur d'affronter ses sentiments. Merlin... Pourquoi ne lui avait-il rien dit, à elle? Il connaissait son caractère, par coeur, et il savait très bien qu'elle aurait voulu faire quelque chose, et que Lewis « Mais on a cette chance inouïe d’être ensemble ! Ça ne comblera jamais le vide qu’elle nous a laissé, certes. Mais on est tous les quatre – tous les six – Elle n’aurait certainement pas voulu qu’on se dispute. Elle aurait voulu que tu regardes cette photo en te rappelant ça, Lew. En te rappelant que nous sommes tous là, malgré son absence. Que nous sommes une famille. On l'a aussi perdu, tu sais...on a autant mal que toi, Lew. Elle me manquera toujours....Tu ne seras jamais seul dans la douleur...Il nous suffit d'accepter tous ensemble, d'avancer ensemble. » termina t-elle, effleurant la joue de son frère, pour effacer une trace de rouge à lèvre qu'elle avait laissé là.

Cohnaan faisait maintenant face à Lewis, tout près de Bonnie, à force d'avoir avancé, et d'un geste tout à fait naturel, presque mécanique, involontaire, il serra son petit frère dans ses bras. Voilà, le gout que ça avait, un câlin, de Lewis. De l’innocence, quelque chose de pur, mais surtout cette étrange impression d'être en sûreté, libre également. Puis quelque chose vint pétrifier Cohnaan, un simple son. Un rire. Son rire, à elle. Maïa. Il était froid, faux, forcé... Puis elle se leva, et tout le monde pu remarquer qu'elle avait entamé la bouteille que Lewis venait tout juste de lui offrir. « Vous savez c'est drôle, terriblement drôle... » Lentement, il recula, pour retourner à son point de départ, tandis que Maïa s'avançait vers Lewis, sa bouteille proche de ses lèvres, sans pour autant qu'elle n'en boive. Il savait que son tour viendrait, qu'elle allait lui dire quelque chose, il n'avait plus qu'à attendre que son tour vienne. « Quand je pense que, naïvement, je le conçois tout à fait, j'ai cru que nous formions une merveilleuse famille unie et finalement... Rien du tout. » continua t-elle, avec un comportement exagéré, levant faussement les mains, indignées, roulant les yeux au ciel, comme si, dans ses gestes, elle essayait de nous faire comprendre quelque chose. « Toi, toi, Lewis. Toi, mon Lewis. » lança t-elle, le pointant avec sa bouteille de Whisky pur feu. « J'ai toujours cru qu'on savait se comprendre. J'ai toujours cru qu'on arriverait à tout se dire et à se pardonner les pires erreurs... Les pires. Et tu n'as rien dis alors que tu savais pour moi. Ce qui m'en amène à... Cohnaan. » Son coeur loupa un battement, et s'affola. Par peur, ou par amour? Il n'en avait pas la moindre idée. Elle lui fit face, et s'assit gracieusement sur la petite table basse qui séparait Cohnaan de Lewis, la bouteille entre ses jambes. Il aurait du lui dire. Mais maintenant, le mal était fait, il n'existait aucun retour en arrière... « Je t'ai donné ta chance. A deux reprises. Je me suis persuadée que tu ne me mentirais pas... Que tu oserais au moins me dire la vérité. Peu importe la vérité. » Puis elle se leva, et attrapa le menton de Cohnaan de sa main, ce contact le faisant frissonner. « Tu n'es qu'un menteur Cohnaan. Comment pourrais-je te croire? Moi je te fais peut-être mal avec tout ses conards, mais au moins, je ne te le caches pas. » Elle le lâcha. Ses larmes ne coulaient plus. Cette matinée, qu'elle était étrange... D'abord, ça avait été l'euphorie totale, le bonheur retrouvé, puis il y avait eu une certaine tristesse, qui avait assombri tous les esprits, puis une minuscule once d'espoir, qui avait maintenant été éclipsée par l'intervention de Maïa.

Théatralement, elle saisit le DVD sur l'inceste, que Cohnaan avait offert à Bonnie. Il prit une grand inspiration, voulu dire quelque chose, quoi que ce soit, n'importe quoi... « Arrête Maïa... » supplia t-il. Il savait ce qui allait arriver, il savait très bien ce qu'elle allait dire, de quoi elle allait parler. Pourtant, il lui demanda tout de même d'arrêter. Ce n'était pas le bon moment, non, pas du tout le bon instant pour révéler cela. Pourtant, ses deux mots semblèrent tomber dans l'oreille d'un sourd. Plus rien ne pouvait arrêter Maïa à présent, qui, de son regard, fusillait Bonnie. « Très intéressant celui là, l'inceste. Au fait, j'ai couché avec Cohnaan... Mais je suis sérieusement en train de me demander si on est réellement une famille, donc au fond, il n'y a peut-être rien d'incestueux dans notre aventure passée. Enfin, de toute façon, tu me mens, je te mens, tous le monde se ment, non? Alors où est le problème? On ment tous. » Voilà. La vérité éclatait. Cohnaan sombra dans un état second, ses pensées se bousculant à toute vitesse. « Oui, une belle et magnifique famille qui n'a aucun secret. » Rien, pas de réaction. « Allez tous vous faire foutre. » souffla t-elle, à voix basse.

Il sembla prendre un temps infini à réagir, alors que cela ne fut en réalité que quelques secondes. Il essuya une dernière fois ses joues mouillées par les larmes d'un revers de main, puis il fit face à Maïa, restant à une distance convenable. « Je suis désolé, d'accord? » fut tout ce qui parvint à sortir. Il serra les poings, luttant contre l'envie de partir en courant, se maudissant intérieurement. « Je sais que c'est trop tard, que j'ai fait des erreurs irréparables, je m'en rends compte. J'aurais pas dû merder autant, mais maintenant qu'est-ce que je peux y faire? Ce qui est fait est fait... » continua t-il, ne quittant pas Maïa des yeux. « Je ne veux pas vous perdre, vous êtes tout ce que j'ai... » Il pensait tout ça. Et il avait cette peur, blottie au fond de ses tripes, qu'il avait perdu Maïa, qu'il ne la retrouverait jamais, tout comme il allait certainement perdre Bonnie, et son petit frère, si tout ne s'arrangeait pas maintenant. « Je suis désolé. » répéta t-il, désespéré, cette fois à l'attention de Bonnie, dont il craignait la réaction, pire que tout autre. Il jeta pour la première fois depuis que Maïa avait parlé, un coup d'oeil à sa soeur jumelle, son double, son essentiel... Comment allait-elle réagir? Il priait, intérieurement, de ne pas la perdre, elle aussi...
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▲ LE BONOBO DE LA JUNGLE commande une armée de poux tueurs.

⊰ PARCHEMINS : 365
⊰ INSCRIPTION : 06/11/2010
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⊰ ÂGE RPG : 17 ans.
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MessageSujet: Re: Noël vu par les Callahan Ven 30 Déc - 1:54


In our family portrait, we look pretty happy,
Let's play pretend, let's act like it comes naturally.

« Vous savez c'est drôle, terriblement drôle... » Bonnie aurait voulu lui faire un commentaire sur le fait qu’elle avait déjà la bouteille d’alcool entre les mains, néanmoins l’air sombre de sa sœur l’arrêta. Fronçant imperceptiblement les sourcils, un sentiment d’incompréhension la saisit et elle attendit alors ce que Maia s’apprêtait à leur annoncer. « Quand je pense que, naïvement, je le conçois tout à fait, j'ai cru que nous formions une merveilleuse famille unie et finalement... Rien du tout. » Rien du tout ? Sa sœur venait de contredire tous les principes et la tirade même de Bonnie, qui ne comprenait plus grand-chose. « Toi, toi, Lewis. Toi, mon Lewis. J'ai toujours cru qu'on savait se comprendre. J'ai toujours cru qu'on arriverait à tout se dire et à se pardonner les pires erreurs... Les pires. Et tu n'as rien dis alors que tu savais pour moi. Ce qui m'en amène à... Cohnaan.»

Si Cohnaan et Lewis comprenaient parfaitement les propos de Maia, il n’en était rien de Bonnie. Elle avait toujours pensé que chaque membre de leur fratrie était au courant de la situation, que Maia avait appris à un moment donné les folles ambitions de leur plus jeune frère, que Lewis se doutait que Cohnaan l'avait également avoué à Bonnie, puisqu'il était évident que les jumeaux ne pouvaient quasiment rien se cacher. Le lien de juméléïté les faisait se sentir pitoyable, le coeur lourd, à chaque fois que l'un d'eux tentait de dissimuler une vérité quelconque. Bonnie se rendit alors compte en cet instant qu'il n'en était rien, que plusieurs vérités qu'elle pensait acquise étaient restés à l'abri de Lewis et Maïa.

Ainsi, sa naïve et stupide politique de l’autruche n’avait donc guère eu lieu d’être. Sans doute aurait-elle du parler à cœur ouvert, comme elle savait si bien le faire habituellement, au lieu d’ignorer royalement les intentions de Lewis. Égoïste, Bonnie n’aurait certainement pas du espérer qu’il avance dans ses recherches, si elle faisait semblant de n’être au courant de rien. On attendait d’elle qu’elle rejoigne le côté de Cohnaan – et de toute personne sensée et rationnelle – en essayant de faire entendre raison à Lewis. Mais Bonnie n'avait guère eu l'envie de se transformer en être moralisateur alors que son seul désir était qu'il réussisse. Elle aurait du leur en parler ouvertement, en crevant l’abcès. A présent, il était trop tard réalisa-t-elle amèrement.

« Je t'ai donné ta chance. A deux reprises. Je me suis persuadée que tu ne me mentirais pas... Que tu oserais au moins me dire la vérité. Peu importe la vérité. Tu n'es qu'un menteur Cohnaan. Comment pourrais-je te croire? Moi je te fais peut-être mal avec tous ses connards, mais au moins, je ne te le cache pas. » Cette fois, Bonnie perdit à nouveau le fil de la conversation. Le comportement de Maïa était assez exagéré, l'américaine ne parvenant à comprendre pour quelles raisons elle se permettait de parler de ses prouesses sexuelles. Bonnie pensait avoir le monopole des réactions mélodramatiques - faisant bien souvent exprès de se comporter ainsi - mais cette fois, Maïa la surprenait et la dépassait brillamment.

Un brin possessive, Bonnie voulut protester lorsque sa sœur prit le dvd entre les mains, personne ne pouvait s'octroyer le droit de toucher Santiago da Silva, personne. Son attention fut cependant rapidement happée vers les propos même de Maia, qu’elle n’avait pas arrêté de fixer depuis le début.

« Très intéressant celui là, l'inceste. Au fait, j'ai couché avec Cohnaan... Mais je suis sérieusement en train de me demander si on est réellement une famille, donc au fond, il n'y a peut-être rien d'incestueux dans notre aventure passée. Enfin, de toute façon, tu me mens, je te mens, tous le monde se ment, non? Alors où est le problème? On ment tous. »

Le silence, le néant.
Le ciel est d’un bleu éclatant, constata Bonnie en apercevant le soleil se lever à travers la fenêtre. Une belle matinée en perspective, vraiment.

« Oui, une belle et magnifique famille qui n'a aucun secret. » Bonnie n’avait cure des yeux larmoyants de Maia, entièrement indifférente à la peine de sa…sœur ? Le ciel était définitivement d’un bleu incroyable. « Allez tous vous faire foutre. » Sans doute n’allaient-ils pas avoir la chance de voir la neige tomber sur Poudlard cette année ? Elle aurait tellement désiré voir le château britannique enneigé le jour de noël.

« Je suis désolé, d'accord? » Oh non Cohnaan, ne t’inquiète pas, ce n’est pas de ta faute si la neige ne tombera pas cet hiver. Le festin des Elfes des Maisons pour les trois repas du vingt-cinq décembre suffiront à nous remonter le moral. Ne sois pas désolé. « Je sais que c'est trop tard, que j'ai fait des erreurs irréparables, je m'en rends compte. J'aurais pas dû merder autant, mais maintenant qu'est-ce que je peux y faire? Ce qui est fait est fait... Je ne veux pas vous perdre, vous êtes tout ce que j'ai... »
Et puis, en plus du prochain petit-déjeuner dans la Grande Salle, nous avons la chance d’être au chaud et confortablement installés, pensa Bonnie alors qu’elle vrillait son regard sur l’antre de la cheminée, dans laquelle les flammes rouges et orangées dévoraient inlassablement les morceaux de bois.

« Je suis désolé. »

Bonnie resta silencieuse. Le regard chocolat toujours ancré sur les flammes et la braise dans l’antre de la cheminée, elle finit cependant par lever la tête vers Cohnaan, puis ses yeux se posèrent docilement sur Maia, avant de terminer sur Lewis. Le regard dans le vague, elle eut un étrange sourire, comme si on venait de lui asséner un coup de poing violent et qu’elle avait perdu ses esprits. « Il faudrait descendre dans la grande salle, il parait que les Elfes de maisons préparent toujours un petit-déjeuner inoubliable le matin de Noel. »

Le déni. Dernier rempart valable pour la protéger de la réalité. Dernier bouclier qui lui faisait jouer la politique de l’autruche, tant elle trouvait la situation inconcevable. A vrai dire, Bonnie n’avait même pas conscience de ce qu’elle faisait. Elle était bercée dans un brouillard épais, cotonneux, et son subconscient lui dictait simplement des gestes mécaniques. Ils étaient une famille. Ce genre de rapports était écœurant, lui aurait donné la nausée si elle y avait réellement cru. Mais bien sûr, ce n’était pas le cas. Ils étaient une famille unie, parfaite. L’inceste ne concernait que des personnes malsaines, détraquées. Tout le contraire de Maia et Cohnaan.

« Oh, Ne touche pas à Santiago s’il te plaît. » Dit-elle soudainement d’une voix monocorde à sa sœur, alors qu’elle lui prenait des mains le dvd et qu’elle le replaçait dans le coffret. Santiago est à moi, pensa Bonnie alors que son propre inconscient se fermait face à la gravité de ce qui se passait. Cohnaan est un gentil garçon. Oui, un gentil garçon.

Bonnie oublia le reste des cadeaux qui n’avaient pas encore été déballés, elle qui mettait pourtant un point d’honneur à être présente à chaque présent de noel offert, chaque année chez les Callahan. Sonnée et plongée dans une sorte de réalité alternative où ils vivaient dans un monde de Bisounours, la jeune femme se leva et s’éloigna du fauteuil de Lewis. Toujours affublée du béret et du foulard de son actrice préférée, elle prit le coffret des dvds et le cadre et s’éloigna sans plus attendre. Cette fois, Bonnie n’osa guère affronter les regards de sa fratrie.

« Joyeux noël à tous. » S’exclama-t-elle toujours aussi étrangement, alors que ce sourire mielleux n’avait toujours pas disparu de son visage. Bonnie n’attendit guère, et se dirigea vers les portes en bois sombre de la salle commune.
La jeune femme en vint même à accélérer le pas en se mettant à trottiner, et poussa avec son épaule la gigantesque porte, avant de s’engouffrer dans le léger espace telle une souris apeurée.

Elle s’était enfuie. Mais comment lui en tenir rigueur ? Ils faisaient tous partie d’une famille de malade.
Des tarés, vous dis-je. Quatre fous.

Spoiler:
 

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