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Wanna hold you {Maia}

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⊰ PARCHEMINS : 170
⊰ INSCRIPTION : 22/12/2011
⊰ ÂGE RPG : 28 ans
⊰ PSEUDO : WILDNESS
⊰ COMPTE DE GRINGOTTS : 4893


STOP FOR A MINUTE
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RELATIONSHIPS:
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MessageSujet: Wanna hold you {Maia} Dim 25 Déc - 10:31





SYMPATHY FOR THE DEVIL

Ses doigts frétillèrent sur les parchemins éparpillés sur son bureau, les devoirs de sa classe de sixième année. Quelques soupirs franchirent la barrière de ses lèvres à chaque fois qu'il barrait une phrase incorrecte, et il constatait la difficulté de sa demande à mesure qu'il avançait dans la correction des copies. Par moment, il se décrivait comme un vrai tyran, et les exercices qu'il donnait à ses élèves étaient parfois un peu poussés, trop même. Il lui arrivait d'oublier qu'il y avait pas mal de cancres dans sa classe, ou des blaireaux fainéants jusqu'à la moelle, même pas foutus de lancer un petit Lumos ou un Oculus reparo. Pourtant, à l'époque où il prenait un malsain plaisir à semer la zizanie à travers les couloirs sombres de Poudlard, il ne cessait jamais d'apprendre de nouveaux sortilèges, allant jusqu'à dévorer les bouquins de la bibliothèque interdite. La nouvelle génération n'était plus ce qu'elle était, n'offrant que déception au jeune professeur. Distrait, Esras se laissa lentement bercé par les fluctuations régulières de la pluie contre les fenêtres de son bureau, jouissant de cette douce mélodie pour se poser. Ses prunelles oscillèrent entre les bancs vides qui s'étalaient devant lui, disparaissant dans l'ombre de la nuit, engloutis par le crépuscule. Seules deux bougies éclairaient faiblement la salle sinistre. Son poignet rencontra un angle piquant, et lorsqu'il remarqua seulement l'objet pointu dissimulé derrière le chandail, il était déjà trop tard. Son regard capta le mince filet de sang qui s'écoulait de la plaie bénigne et, en un coup de baguette, la blessure ridicule n'était déjà plus de ce monde. Une envie de bièreàbeurre l'assaillit, il voulait se saouler la gueule et danser avec des fringantes petites demoiselles, et finir la soirée en beauté dans les bras de quelques chimères, loin des tumultes de la vie courante. Le besoin de s'éloigner des tracas de la vie quotidienne, de s'évader vers un ailleurs exotique, sensuel et chaud. Un mi-sourire épousa ses lèvres, l'ennui n'était vraiment pas le meilleur des compagnons, et corriger ces copies commençait à lui donner le tournis. Elle était bien lointaine l'époque où il laissait ses papiers de côté pour faire les quatre-cents coups avec ses mousquetaires, à jouir de cette jeunesse offerte sur un plat d'argent avant d'entrer dans l'âge indésirable qu'était la maturité. C'est en offrant ses bons services à Durmstrang qu'il avait compris qu'il n'était plus un gosse, et que les insouciances juvéniles devaient être délaissées. C'est marrant, mais Esras n'a jamais été sérieux de toute son existence...Il reste ce gosse immature qui prend plaisir à taquiner ses élèves, à draguer quelques muses, à emmerder ses protagonistes. Certains diront qu'il profitent de la vie, d'autres préfèrent le silence plutôt que les injures. Alors qu'il corrigeait une copie, il remarqua qu'elle appartenait à la délicieuse Callahan. Miss Callahan, ou autrement appelée la diablesse de service, cette muse qui faisait tourner la tête aux pauvres démunis du cœur comme lui. Sa beauté ne suffisait pas à nourrir leur appétit hormonal, et l'aguicheuse qu'elle était profitait pleinement de son pouvoir pour affaiblir les hommes qui l'entouraient. Esras avait trouvé en elle un moyen de profiter pleinement des petites saveurs de la vie. Si jamais on venait à apprendre ses écarts, il ne fait aucun doute qu'il serait expulsé de Poudlard, mais l'aventurier qu'il était avait toujours été friand des sensations fortes. Le simple goût du danger suffisait à le mettre en émoi, et il adorait ça. Dans une autre vie, il aurait parfaitement incarné Indiana Jones, ou Peter Pan, peut-être même un mélange des deux. Quoiqu'il en soit, le professeur de sortilège et d'enchantements inscrivait en gras la note lamentable de cette tentatrice endiablée sur le parchemin, peu étonné de la bassesse de ses prouesses. Si elle avait du succès avec la gent masculine, il n'en était pas de même pour ses devoirs. Ses talents dans ce domaine frôlaient même l'ironie. Au moins, elle n'avait pas le privilège d'être parfaite. En jetant un coup d'œil sur l'heure, il constata que la donzelle était en retard. Une raison de plus de la sermonner, comme il aimait si bien le faire. Entre eux deux, c'était un jeu malsain et dangereux, et les nombreuses insinuations qu'elle faisait à ses cours le mettaient dans une posture délicate. Fort heureusement, la plupart des élèves préféraient faire les zigotos plutôt que d'écouter d'une fine oreille les sournoiseries de la belle. Il l'avait convoquée spécialement ce soir pour parler de ses points lamentables, et son attitude affligeante en cours. Elle ne faisait pas le moindre effort, et il ne se privait pas pour la remettre à sa place. Il était peut-être plus tolérant avec la jolie blonde, mais il n'oubliait pas son devoir de professeur. Et puis, ça l'amusait d'abuser de son pouvoir pour lui lancer quelques remarques par-ci et par-là.

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⊰ PARCHEMINS : 313
⊰ INSCRIPTION : 07/11/2010
⊰ CRÉDITS : Avatar : © psychozee. | Signature : © bazzart
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⊰ PSEUDO : Kiki.
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MessageSujet: Re: Wanna hold you {Maia} Lun 26 Déc - 0:34

Une convocation. Un grognement s’échappe de mes lippes alors que j’ouvre les yeux. Les hululements stridents du messager me ramenant à la réalité. Ma main se balance dans sa direction pour le faire fuir, mais rien n’y fait, l’insupportable volatile continue de s’égosiller pour me sortir de mes songes. Mon bras retombe mollement, en dehors du canapé. Tient, tient, un canapé. Hm. J’ouvre un œil, puis un autre. L’incorrigible peste qui me sert de sœur me toise, installée sur la table basse de la salle commune, elle sirote sagement une boisson chaude. Sagement… C’est bien cela le problème. Je n’ai aucune confiance en la naine lorsqu’elle affiche une telle bouille d’ange. Particulièrement lorsqu’elle est aussi statique. La main qui pend le long du canapé se relève jusqu’à mon front. Je ferme les paupières. J’ai la curieuse impression qu’une armée d’elfe de maison ayant abusée de Bièreaubeurre se trémousse dans mon crâne, et tout cela dans un brouhaha indescriptible. Et la petite tête blonde qui ne bouge pas d’un poil, balançant ses petites jambes dans le vide. Sans parler de cette abjecte créature qui ne cesse de s’agiter pour attirer mon attention et se libérer de la missive qu’il doit vraisemblablement me transmettre. Lily, je t'offre un boursoufflet pour Noël si tu le fais taire. Oui, qu'elle serve à quelques choses la môme. Après tout, pourquoi avoir une petite sœur si on ne peut pas l'utiliser lorsque notre flemmardise nous joue de mauvais tour. Et un paquet de chocogrenouille? C'est qu'elle marchande en plus? Raah. Cette gamine capricieuse sait comment s'y prendre pour obtenir exactement ce qu'elle veut. Enfin, cela aurait pu être pire, la dernière fois, elle m'avait demandé un pikachu et j'avais été obligé de lui offrir un chat dont j'avais modifié la couleur des poils pour qu'il ressemble un tant soit peu à cette créature qui n'existait que dans l'imagination débordante de ma cadette. Je soupire, et je tends ma main vers elle pour sceller notre accord. Sa petite main vient frapper contre la mienne. Elle se mouve et bientôt, quelques battements d'ailes se font entendre. S'en suit un silence des plus jouissifs. C'était sans compter sur le minimoys qui se tenait toujours à mes côtés. Le professeur Lumsden veut te voir dans... Hm. En fait, Maïa, t'es en retard. Mes orbes s'ouvrent à la dérobée. Quoi? J'ai sans doute mal compris. Je me redresse, trop rapidement sans doute car le tintamarre qui résonne à l'intérieur de mon crane semble s'intensifier. J'arrache le parchemin des mains de ma cadette. Tu vas avoir des problèmes? Mon seul problème ici, c'est toi. Je parcours rapidement les lignes pour m'informer de la situation. Par le caleçon immaculé de Merlin. Je me dégage à la hâte du drap qui me recouvrait, ne prenant même pas la peine de me demander qui avait pris le soin de la déposer sur mon corps. Je traverse la salle commune des Salem pour rejoindre mon dortoir.

Ma garde robe est sans dessus dessous, c'est un véritable capharnaüm. Il faudrait que je pense à ranger, un de ses quatre. Me pressant de la salle de bain à la chambre, j'étale sur mon lit tout ce que je pourrais potentiellement porter pour cette entrevue. J'attache mes cheveux, je me brosse les dents et passe un coup d'eau sur mon visage, espérant que cela soigne cette gueule de bois carabinée que je me traine depuis que j'ai ouvert les yeux. Je finis par enfiler une jupe en jeans et une blouse taupe plutôt simple. Les chaussures. Où ais-je pu les abandonner? Par toutes les goules. Je m'abaisse, cherchant à leur place, c'est à dire sous le lit. Aucune trace de mes bottes. Hm... C'est problématique. Je pourrais en mettre d'autre, mais ce serait trop simple, puis de toute façon, c'est celle là que je veux mettre. Mon retard? Boarf... Quitte à être en retard, autant l'être complètement. Après avoir retourner l’entièreté de dortoir et, accessoirement, les affaires de Bonnie qui je soupçonne, l'espace d'un instant seulement, d'être l'horrible voleuse, je descend pour rejoindre la salle commune. La môme blonde est là, à la sortie de mon dortoir, me tendant les précieuses bottes. Je lui arrache des mains sans lui offrir le moindre remerciement. Je les enfile et prend la sortie. Je ne cours pas. Non, mais c'est bon, je ne vais pas me presser pour m'entendre dire que je n'ai pas la moyenne. Comme si je ne le savais pas déjà. J'ai du mal à comprendre l'entêtement d'Esras. Je n'aime pas son cours, ce n'est quand même pas la fin du monde, si? Puis merde à la fin, qu'il me foute la moyenne et BASTA, on en reparle plus. Malheureusement, le professeur de sortilèges et enchantement ne semble avoir des scrupules que quand ça l'arrange. C'est à dire, certainement pas quand on s’envoie en l'air sur son bureau. Un peu gonflé, n'est ce pas? Je pourrais tout aussi bien le balancer à la directrice et le faire virer sur le champ... Peut-être même le dénoncer au professeur Rosier, mais ce serait nettement moins amusant pour moi. Oui, parce que bon, l'air de rien, je m'éclate avec lui, quand il ne me rabâche pas les oreilles avec ses sermons. J'arrive finalement à destination. J'ouvre la porte sans prendre la peine de frapper. Non, mais c'est bon, je sais qu'il m'attend, on ne va pas perdre son temps dans ce genre de politesse. Je lui adresse un sourire, amusé et malicieux. M'excuser? Ola, doucement. J'ai une tête à m'excuser? C'est bien ce qu'il me semblait. Je me laisse tomber sur le siège en face du sien. Je croise les jambes, posant mes mains contre les accoudoirs. Je le toise avec défiance, sans perdre ce sourire arrogant. Si on passait directement à la partie que je préfère, celle où tu vires tout ce qu'il y a sur ton bureau pour me faire l'amour... Impertinente et insolente. C'est mon professeur, mais aussi un amant. Il n'y a plus vraiment de limite à notre relation. Nouveau sourire. Je penche doucement la frimousse, cajoleuse.

_________________


U.C.
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