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« Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris.

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MessageSujet: « Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris. Lun 26 Déc - 7:05

Remember to keep the faith and love will be there to light the way


      « Arrête, tu me chatouilles ! »

    J’éclatai de rire sous les chatouilles de celle que je me plaisais à appeler ma meilleure amie. Nous nous connaissions maintenant depuis deux ans, seulement, mais nous étions déjà inséparables comme les doigts de la main. Elle était la seule qui pouvait me comprendre, la seule à qui je pouvais me livrer, la seule à qui j’accordais ma confiance. Avec elle, je me sentais en sécurité et rien ne pouvait alors nous empêcher d’accomplir, ensemble, nos rêves respectifs. Elle était ma sœur, mon univers et je lui aurais donné mon âme pour qu’elle soit heureuse. Elle était la seule avec qui je m’accordai à éprouver des vrais sentiments. Ma seule amie. Nous venions juste de nous chamailler pour des broutilles d’enfants – j’avais refusé de lui laisser lire mon devoir. Et comme à chaque fois, nos disputes se terminaient par un jeu. C’était notre façon à nous de relâcher la pression. Nous refusions de nous faire la guerre, nous avions trop besoin l’une de l’autre pour cela. Alors, lorsqu’on sentait que le ton montait un peu trop vite, on soufflait et on préférer commencer une bataille d’oreillers ou un concours de grimaces. Nous étions tellement jeunes et insouciantes, à l’époque. Nous avions treize ans à peine. Tellement de choses ont changé depuis. Nous avions grandi et bien que nous nous aimions toujours autant, nous nous découvrions de plus en plus de différences.
    Assise sur un banc, au milieu du parc, je songeai à nos nombreux souvenirs en commun. Nous nous étions toujours supportées l’une l’autre. Elle savait tout de moi, avait supporté mes nombreuses colères et m’avaient aidé à les tempérer. Quant à moi, j’avais supporté ses nombreuses et récentes frasques, mais avais toujours été là pour elle en cas de besoin. Je crois que sans elle, j’aurais été complètement différente. Une autre personne. Peut-être un peu plus froide que je ne l’étais déjà. Frissonnant, je soufflai sur mes doigts pour les réchauffer, mais rien n’y fit. J’avais froid. Je grommelai intérieurement. L’hiver à Salem était tellement moins rude qu’ici. Du bruit de pas me fit me retourner. D’un pas titubant, ma meilleure amie s’approchait. Je me levai et allai à sa rencontre « Vraiment, tu te moques de moi ? Tu as vu l’heure ? » Je soupirai et attrapai son bras pour la tirer vers moi. Visiblement, elle avait besoin d’aide pour marcher. « Tu viens d’où, encore ? » J’aidai mon amie à s’assoir sur le banc et fronçai le nez en respirant son odeur. « Tu pues l’alcool, Maïa .. » Je détournai le regard. J’aurais aimé me souvenir du moment où ma meilleure amie avait commencé à agir tel qu’elle le faisait aujourd’hui. Peut-être que si j’avais réalisé plus tôt ce qu’elle pouvait devenir, je l’en aurais empêché. Je détestais être impuissante. Ce n’était d’ailleurs pas dans mon caractère. Jamais, je ne me laissais faire et je relevais toujours les défis, même les plus improbables. Je n’étais absolument pas du genre à baisser les bras et pourtant, dans cette situation, face à la personne que j’aimais le plus, je ne savais que faire. J’avais entendu une fois que lorsque les sentiments s’en mêlaient, il était plus difficile d’agir. J’avais rejeté cette idée avec un rire mesquin, comme à mon habitude. Aujourd’hui, je doutai. Peut-être que ce vieillard, en haut de la colline derrière la maison familiale, n’avait pas eu tort. Peut-être avait-il présageai ce qui m’arriverait ? L’impuissance. Je baissai les yeux, honteuse de me sentir ainsi défaitiste, un sentiment que jamais je n'avais ressenti auparavant. D’un geste usuel, j’attrapai la main de Maïa et la serrai dans la mienne. Ce n’était pas un geste anodin, mais pas rare non plus. Nous étions plutôt tactiles l’une envers l’autre, et elle restait la seule à qui je pourrais prendre la main sans avoir honte. « J’aimerais tellement t’aider, mais tu ne me laisses pas. Parle-moi, Maïa. Tu sais bien que je serais toujours là. » Je soupirai, à nouveau. Bon sang, ces mots là étaient tellement dénués de sens à présent. J’aurais bien pu lui répéter dix fois par jour, elle se fermait. Surtout depuis que cet idiot de demi-frère avait commencé à chambouler son esprit.
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MessageSujet: Re: « Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris. Mar 27 Déc - 13:12

T'es foutrement chiante Callahan. Maïa n'y prête pas la moindre attention. Elle se redresse, s'empare d'une bouteille de Jack Daniel's. Comme quoi, les moldus ne faisaient pas des objets complètements stupides et inutiles... Elle vire le bouchon et approche le goulot de ses lèvres pour laisser couler le liquide ambrée entre ses lippes. La boisson se propage en elle, lui brulant les entrailles. Elle ferme les paupières, elle se mord les lippes, savourant ce délice. Seul un drap recouvre son corps, nu. Elle soupire, repoussant sa chevelure blonde en arrière. Les mains du néandertaliens se posent contre ses hanches, essayant de la ramener auprès de lui. Elle soupire, encore. Elle s'extrait de ses bras, elle se redresse pour être hors d'atteinte. Le drap glisse sur sa peau, découvrant son corps. Elle s'en fout complètement. Maïa n'a jamais été pudique et là, elle est trop imbibée d'alcool pour s'arrêter à des détails aussi futiles. Le gentleman finit par laisser échapper un grognement avant de se laisser lourdement retomber contre le matelas. Déçue et sur sa fin, la demoiselle pris une dernière gorgée de whisky avant de partir à la quête de ses vétements. Ils ne devaient pas être bien loin. En effet, elle mit rapidement la main sur ses sous vétements, sa jupe et son t-shirt... Elle ne devait pas avoir quoi que ce soit d'autre. En fait, elle ne s'en souvenait pas trop. Vaseuse, elle s'empara d'un gilet, appartenant probablement au gars endormi, et l'enfila. Elle était complètement faite. Complètement bourrée. Elle avait du mal à voir clairement les choses qui l'entourait et en prime, il lui semblait que la terre tanguait terriblement. Elle est où au juste? Pfiou. Elle n'en sait trop rien... La salle sur demande? Moué. Ça doit être ça. Titubant jusqu'à la sortie, la blonde s’éclipse. Par Merlin, elle a chaud, terriblement chaud. Elle cherche de l'air. Elle descend les marches lasses et nonchalantes, les yeux complètements explosés, elle est obligée de se tenir à la rampe pour ne pas vaciller. Ses pieds nus foulent le carrelage glacé. Par toutes les goules, elle a oublié ses chaussures. Elle marmonne, mais ne rebrousse pas chemin. Non, elle a besoin de prendre l'air et le mouvement des escaliers ne l'aide pas à se sentir mieux. Elle se sent nauséeuse. Elle n'aspire qu'à une chose : rejoindre l'extérieur, sentir une brise légère et fraiche contre son visage.

La fin du périple est proche. Elle n'a plus qu'à tourner pour rejoindre la courre. Elle sent déjà la fraicheur des lieux. Elle ferme les yeux, s'aide d'une colonne de pierre pour tenir debout. Hm. Elle pourra bientôt se laisser retomber contre un banc et... Dormir. Voilà, simplement dormir. Elle reconnait la voix d'Iris. Iris, sa meilleure amie. Iris, sa complice. Iris quoi. Ca fait rire Maïa, elle porte une main à son crane, s'approchant de sa meilleure amie. Elle ne marche pas droit, elle n'en peut rien, elle fait de son mieux. Vraiment, tu te moques de moi ? Tu as vu l’heure ? Elle a l'air de rire? Non, mais franchement, elle en a des idées Iris. L'heure? Elle serait incapable de lire l'heure de sa montre. Bon, surtout parce que, de toute façon, elle n'a pas de montre. Tu viens d’où, encore ? Elle hausse vaguement les épaules et pour seule répondre... Il était trop plein pour me satisfaire, alors je me suis barré. Maïa, un autre terme pour parler de la classe féminine. Tu pues l’alcool, Maïa .. Pour ce que cela lui fait. Elle soupire. Elle se laisse tomber aux côté d'Iris, posant sa frimousse contre son épaule. Elle ferme les paupières. J’aimerais tellement t’aider, mais tu ne me laisses pas. Parle-moi, Maïa. Tu sais bien que je serais toujours là. Même saoul, elle ne peut éviter cette conversation avec Iris. Un nouveau soupire s’extirpe de ses lèvres alors qu'elle se redresse. Comment pourrais-tu m'aider? Tu ne veux même pas entendre parler de Cohnaan, tu ne veux pas comprendre tout l'amour que j'éprouve à son égard. Il va m'envoyer promener Iris, alors bordel, qu'est ce que ça peut foutre que je m'envoie en l'air avec n'importe qui et que je me noie dans l'alcool, hein? Je ne sais pas comment je vais pouvoir vivre sans lui et CA, tout CA, ca me fait sentir vivante, Iris. Je me sens vivante... Elle parle vite, on ne comprend pas toujours tout, mais on comprend l’essentiel. Les larmes envahissent son regard. Maïa se penche en avant, posant ses coudes contre ses genoux, elle se fout la tête en bas. Et j'ai mal la tête, bordel.

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MessageSujet: Re: « Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris. Mar 27 Déc - 23:29

« Il était trop plein pour me satisfaire, alors je me suis barré. » Je levai les yeux au ciel. Je comprenais qu’elle avait, encore une fois, offert son corps à un inconnu. Comment des hommes pouvaient-il profiter autant de la détresse féminine pour assouvir leur propre plaisir ? Je ne trouvais pas de réponse à cette question. Moi, ils n’osaient jamais m’approcher – ils savaient très bien que je les enverrais balader plus ou moins poliment. Je ne saurais me comporter comme ma meilleure amie, cela m’aurait été bien trop difficile. Bien sûr, en ne m’attachant que trop peu, je n’aurais certainement pas de mal à passer d’un garçon à un autre. Peut-être, comme elle, oublierais-je leur nom, confondrais-je leur visage ? Mais cela m’était impossible, pour la seule et bonne raison, que mon corps m’appartenait, tout comme mon esprit. Ma force venait d’abord de là. Pas question de livrer ce qui forgeait mon caractère à un vieil obsédé, qui ne rêvait que de poser ses mains et ses lèvres sur mon corps dénudé. La seule personne à qui je m’étais livrée entièrement n’avait plus aucun souvenir de nos nuits d’amour ; cela me donnait encore moins l’envie de laisser quelqu’un se glisser dans le plus profond de mon corps – et de mon âme. Je jetai un regard en coin à mon amie, mais gardait le silence. Je préférais ne pas lui répondre, je ne sais pas jusqu’où j’étais capable d’aller aujourd’hui. La voir ainsi me déchirait le cœur, alors il valait mieux que je me taise avant de m’énerver contre elle. Elle se laissa aller contre moi et j’en profitai pour l’attirer un peu plus vers moi, pour sentir sa chaleur et son odeur naturelle. On sait que les enfants reconnaissent l’odeur de leur mère, et qu’elle leur permet de se sentir mieux quand rien ne va. Moi, je reconnaissais l’odeur de ma meilleure amie, et c’est ce qui m’aidait en cas de crise. Je n’avais pas vraiment eu de mère, Maïa m’avait offert tout ce dont j’avais pu manquer. Je l’entourai de mes deux bras et déposai un léger baiser sur ses cheveux, avant qu’elle ne se détache de moi pour répondre à mes mots qui, encore une fois, l’avaient blessée. « Comment pourrais-tu m'aider? Tu ne veux même pas entendre parler de Cohnaan, tu ne veux pas comprendre tout l'amour que j'éprouve à son égard. Il va m'envoyer promener Iris, alors bordel, qu'est ce que ça peut foutre que je m'envoie en l'air avec n'importe qui et que je me noie dans l'alcool, hein? Je ne sais pas comment je vais pouvoir vivre sans lui et CA, tout CA, ca me fait sentir vivante, Iris. Je me sens vivante... » Je restais muette face à son désespoir. Il fallait que je pèse mes mots, mais je ne voulais pas lui mentir. « Il faut que tu me comprennes, enfin. Tu sais bien que cet amour n’est pas … possible. » J’attrapai son menton entre mes deux mains et relevai son visage vers moi. Des larmes brillaient dans ses yeux. Avec un sourire léger, je caressai l’une de ses joues, comme pour la rassurer. « Je sais que l’on ne choisit pas celui qu’on aime, je le sais. Mais Maïa, ne te fous pas en l’air à cause de lui. La vie est parfois difficile, tu le sais aussi bien que moi. Mais bats-toi, bon dieu ! Je t’ai connu plus forte que ça. Alors, oui, tu es amoureuse de ton … demi-frère (dis-je en baissant la voix de peur que ceux qui se baladaient autour de nous puissent nous entendre), oui, c’est affreux, mais tu relèveras. » Bien sûr, je niais l’idée qu’il puisse vraisemblablement se passer quelque chose de réel entre les deux. Cette idée était bien trop idiote à mon avis. Enfin, imaginez le regard de ceux qui les entoure, de leur famille. Et puis, cet amour était forcément irréel. Je ne pouvais pas comprendre qu’on puisse tomber amoureuse de quelqu’un de sa famille, moi qui haïssait la mienne. Je ne voulais pas passer pour la méchante, pas aux yeux de Maïa, mais étais-je donc la seule dans ce monde qui essayait de la raisonner ? « Et j'ai mal la tête, bordel. » D’un geste doux, je caressai les cheveux blonds de Maïa, et en essayant de plaisanter pour améliorer la situation, je lui proposai d’en parler à Bonnie. « Elle connaît sûrement un bon remède moldu, non ? » Soudain, je me rappelai de l’objet de notre rendez-vous, ici. Fouillant dans ma poche, j’en sortis un petit paquet que je tendis à Maïa. « Tiens, c’est pour toi. Ce n’est pas grand-chose et je sais que ce n’était pas prévu. Tu sais que je déteste ces fêtes de famille, mais je voulais t’offrir quelque chose. Disons, plus pour nos longues années d’amitié. » A l’intérieur, se trouvait un médaillon en or blanc avec, à l’intérieur, la première photo que nous avions prise à deux. Nous avions onze ans à peine, et nous étions persuadées que le monde nous rendrait heureuse.
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MessageSujet: Re: « Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris. Ven 6 Jan - 13:03

Il faut que tu me comprennes, enfin. Tu sais bien que cet amour n’est pas … possible. Ses mains passent de part et d'autre de son crane, se crispant sur sa chevelure blonde. Les paupières closent, elle serre les dents pour ne pas laisser ses mots couler et blesser, pour ne pas regretter lorsque l'alcool ne ferra plus effet. Elle se mord l'intérieur de la lèvre, ravalant ses paroles blessantes. Impossible. Ce mot résonne douloureusement, il sonne terriblement faux. Son cœur loupe un battement. Ca fait mal, tellement mal, on ne guéri pas complètement de ce genre de douleur. Iris ronge son espoir. Je sais que l’on ne choisit pas celui qu’on aime, je le sais. Mais Maïa, ne te fous pas en l’air à cause de lui. La vie est parfois difficile, tu le sais aussi bien que moi. Mais bats-toi, bon dieu ! Je t’ai connu plus forte que ça. Alors, oui, tu es amoureuse de ton … demi-frère, oui, c’est affreux, mais tu relèveras. . Maïa se redresse. Un regard de défiance sur sa meilleure amie qu'elle surplombe de toute sa hauteur. Elle la toise. Ses épaules se haussent, ainsi que ses mains. Son regard s'ancre dans celui de son amie, féroce, indomptable et sauvage. Je n'ai pas besoin de me relever, je suis déjà debout. . Elle accentue ces mots, elle joue de son intonation, elle se veut théâtrale, mais elle tangue. La blonde déteste se montrer faible, elle se joue des apparences, elle se préserve, elle se détruit, mais elle reste debout, ne montrant que très rarement ses larmes. Iris est probablement une des seules à reconnaître la détresse de son amie. Maïa ne supporte pas, elle ne supporte plus le jugement de son amie. Peut-être parce qu'il ne va pas en son sens, peut-être parce qu'il est trop difficile à accepter. Si Iris dit la vérité, elle ne veut pas la voir en face, elle veut y croire, elle veut se réfugier dans ses illusions. Elle porte à nouveau la main à son crâne, laissant échapper un grognement.

Elle connaît sûrement un bon remède moldu, non ? . Bonnie. Elle n'est pas certaine de vouloir en parler. La belle et heureuse famille qu'ils étaient à littéralement implosée. Il ne reste plus que des souvenirs, des faux semblants, des vérités qu’ils auraient préféré ne pas se dire. Bonnie. Elle s'en fout probablement de venir en aide à sa sœur... La considère-t-elle seulement encore comme sa sœur? Maïa n'en était plus certaine. Elle ne pouvait lui en vouloir d’avoir eut une telle réaction, mais elle s’était attendue à toute autre chose. Elle aurait probablement voir sa sœur s’énervé, lui dire à quel point c’était stupide, lui faire entendre raison. Par Merlin, elle aurait tout fait pour qu’elle réagisse, qu’elle se sente toucher. Maïa avait peut-être besoin que Bonnie lui dise à quel point c’était mal. Encore une fois, Maïa était terriblement égoïste, car elle s’était attendue à quelques choses de Bonnie, alors qu’elle l’avait blessé… Elle soupire à nouveau. Bonnie s’en fout. Bonnie préfère ne rien voir... Le truc, c'est que Maïa n'a pas envie d'en parler. Elle n'a plus envie de rien. Comme si la vie elle même était dépourvue de saveur. L'espoir se meurt et il emporte la blonde avec elle, doucement, douloureusement. Elle s’éteint. Même son sourire semble dépourvu de l'étincelle qui brillait autrefois. Tiens, c’est pour toi. Ce n’est pas grand-chose et je sais que ce n’était pas prévu. Tu sais que je déteste ces fêtes de famille, mais je voulais t’offrir quelque chose. Disons, plus pour nos longues années d’amitié. Un vent de culpabilité s'empare d'elle. Elle n'a rien à lui offrir. Rien du tout. Fébrile et honteuse, elle avance sa main, referme ses doigts se le paquet. Elle le toise, silencieuse et hésitante. Elle laisse ses doigts glissé contre le paquet cadeau. Elle l'inspecte précieusement avant de l'ouvrir, prenant un soin particulier de ne rien abîmé, ce qui lui prend un temps particulièrement long à cause de son état d'ébriété considérable. Elle finit par trouver un médaillon semblable à celui qu'elle porte toujours autour de son cou, celui qu'elle tient de son père, qui contient l’Atlantide. Ses lèvres se pincent. Elle se laisse submergée par l'émotion qui est bien évidemment accentué par les effluves d'alcool qui l'enivrent encore. Serrant le médaillon dans sa main, elle finit par se laisser retomber sur le banc pour se blottir dans les bras de son amie. Les larmes coulent. Elle cache son visage dans le creux de son épaule. Elle sanglote, silencieusement, jusqu'à ce qu'un "merci" à peine audible finisse par franchir le seuil de ses lèvres. Maïa est incohérente. C'est une éponge à émotion. C'est une avalanche d'émotion. Elle ne s'est jamais montrée aussi faible et humaine qu'à cet instant. Au fond, elle est tout simplement perdue.

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MessageSujet: Re: « Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris. Dim 8 Jan - 1:24

Ce regard de défiance était presque insupportable. Elle voulait se montrer forte, plus forte que moi, je le comprenais mais je haïssais quand elle me regardait de cette façon. Je me demandai alors ce que je représentais vraiment pour elle pour qu’elle ose me défier ainsi. Je soupirai, une manière pour moi de calmer ces pensées et de me souvenir de qui elle était. J’avais parfois tendance à oublier, à me méfier de tout le monde, même de ma meilleure amie. Je m’étais toujours promis de ne jamais m’attacher à quelqu’un, j’avais déjà brisé cette promesse à deux reprises, mais pour Maïa, je ne regrettai rien. Qui serais-je aujourd’hui si elle n’était pas là ? Serais-je encore plus froide et plus manipulatrice que je ne l’étais déjà ? Elle savait comment canaliser mes énergies, mes violences. Mais aujourd’hui, c’était à moi de l’aider à canaliser cet amour destructeur, ces liaisons dangereuses. A moi de l’entourer de tout l’amour que je pouvais posséder en moi. « Je n'ai pas besoin de me relever, je suis déjà debout. » J’hochai distraitement la tête, ne souhaitant pas lui monter mon désaccord. Je ne voulais pas qu’elle comprenne que je ressentais sa détresse au plus profond de moi. Je préférais lui faire croire que je pouvais tout à faire croire en sa force. Mais il était évident qu’elle n’était pas au mieux de sa forme en ce moment précis. Elle était si éloignée, à présent, de la jeune fille que j’avais connu, celle qui était pleine de vie. Aujourd’hui, elle osait se détruire à cause d’un homme devant moi, moi qui avait toujours renié l’amour passionnel. J’avais toujours pensé qu’il n’apportait que des blessures, et j’avais eu raison, à deux reprises. J’en avais fait les frais une fois, il était évident que c’était maintenant au tour de Maïa de goûter au fruit interdit ; ce fruit au goût amer, qui ne laisserait, une fois terminé, que des cicatrices difficiles à refermer. Je sentais qu’elle s’éloignait un peu plus de moi, sûrement parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi je ne la soutenais pas, comme je l’avais pourtant toujours fait. Mais c’était au dessus de mes forces, cette fois-ci. Je ne pouvais pas l’encourager à se lancer dans une histoire sordide, qui ne lui apporterait que du mal. Mais je me devais d’être là, tout de même, de l’accompagner quelque soit ses choix. J’évoquai Bonnie, et sa réponse brève et froide me fit envisager que sa demi-sœur pouvait maintenant être au courant de ce qui se passait entre les deux membres de sa famille. Apparemment, elle non plus n’était pas pour ce genre de relation. Je ne pouvais la blâmer, cela devait être d’autant plus difficile à entendre quand il s’agit de votre propre frère et de votre demi-sœur. Bien sûr, ils pourraient nous dire qu’ils n’ont pas le même sang, mais il n’empêche qu’ils sont liés de cette même façon, et que les mœurs et la morale des gens ne peuvent pas être d’accord avec cet amour. Je regardai au loin les élèves de Poudlard qui s’amusait dans une bataille de neige effrénée. La vie semblait tellement légère et simple pour eux, dénués de tous soucis du quotidien. Il me semblait bien que je serais la seule présente pour mon amie, et que je devrais la soutenir si toute sa famille lui tournait le dos.

Le médaillon eut un effet surprenant sur mon amie. Loin de moi l’idée qu’elle puisse se mettre dans cet état là. Maïa se blottit contre moi et je l’entourai de mes bras, et la serrai fort contre moi. Je la connaissais trop bien pour savoir que des larmes devaient couler sur son visage mais je ne soufflai mot. Je déposai simplement un doux baiser sur ses cheveux lorsqu’elle me murmura un remerciement. De longues secondes passèrent, peut-être même des minutes, je perdais la notion du temps lorsque j’étais avec elle. Peu m’importait le regard des autres sur nous, ils pouvaient parler, se moquer, peu importe. Ils ne pouvaient pas comprendre. Les élèves de Poudlard semblaient être plus distants entre eux, même s’ils étaient proches. Nous, nous n’avions pas peur des contacts physiques – bien que je sois du genre à les éviter. On nous avait dit que les anglais pouvaient paraître plus froid, et j’avais ri. Plus froid que moi, cela ne pouvait guère exister. Aurais-je été anglaise, n’aurais-je même pas eu une seule onde d’âme au fond de moi. Je jetai un regard noir à ceux qui nous toisaient, à ceux qui murmuraient entre eux, se demandant certainement pourquoi la jolie blonde pleurait, et pourquoi l’autre brune la tenait dans ses bras. Lorsqu’ils aperçurent mon regard, ils s’éloignèrent tous et regagnèrent l’intérieur du château. Enfin, je pouvais à nouveau reporter mon attention sur mon amie. « Tu sais, mon ange, dis-je d’un ton doux, quoi qu’il arrive, quelque soit tes choix – même si je ne les approuve pas, je serais toujours là. Je ne t’abandonnerais jamais. » C’était à elle, maintenant, de prendre des décisions, de se battre pour ce qu’elle souhaitait et de nous convaincre qu’elle pouvait avoir raison. Les cartes étaient entre ses mains, elle était maître de son destin. Et je tiendrais ma promesse. Jamais je ne pourrais la laisser seule. Parce que je l’aimais, bien sûr, mais sûrement aussi parce que si elle n’était pas là, je n’aurais plus, moi-même, aucune dignité.
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MessageSujet: Re: « Anytime you need a friend, I'll be there. » | Maïa&Iris.

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