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COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne.

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MessageSujet: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Mar 17 Jan - 11:32

Sa tête enfoncée profondément dans le creux de ses mains, ses cheveux hérissés par la fatigue et son dos grossièrement cintré témoignaient tous de la lassitude qui résidait en Kenneth. De l’extérieur, on ne voyait qu’un étudiant parmi tant d’autres, serein mais désespéré, mais un authentique tohu-bohu chaotique occupait ses pensées. Intérieurement, il luttait contre lui-même et contre son exaspération qui grandissait afin d’en venir à bout avec ce devoir de Défense contre les forces du mal. Évidemment, vous n’éprouvez aucune pitié pour lui, car il aurait certainement pu débuter ses études bien avant –il y a deux semaines, par exemple. Et clairement, vous ne semblez pas du tout triste de le voir ainsi, car comme moi, vous savez pertinemment que c’est purement et uniquement de sa faute s’il se trouvait ici, en plein cœur de la bibliothèque sur le point d’imploser et de se laisser mourir pour le sol. D’ailleurs, il éprouvait une cruelle envie de se lancer en haut de la tour d’astronomie, question d’en finir avec cette géhenne scolaire qui l’assaillait violemment. Question d'être libre et heureux.

Mais les Halvorsen étaient des ouvriers, de véritables laboureurs qui n’abandonnaient en aucun cas. Euh, navré, je divague. Rectifions : mais les Halvorsen étaient des ouvriers, des véritables laboureurs qui n’abandonnaient en aucun cas; tous, sauf Kenneth. Parce que Kenneth, depuis sa tendre enfance, avait eu tout ce qu’il convoitait sans devoir souffrir pour l’obtenir. Contrairement à ses ancêtres qui avaient durement œuvré pour dorer le blason de la famille, le pauvre damoiseau n’avait rien fait pour aider l’affaire. Jamais au cours de son existence il n’eut la lueur d’esprit d’aider son père –ou d’aider les gens en général, d’ailleurs.

Or, retournons à notre mouton aux cheveux d’or. Décidément éreinté de lire et de relire des paragraphes de théorie sans en comprendre le moindre terme, il prit l’initiative de conclure ce délicat calvaire en se levant d’un bond et en décidant de pratiquer ce qu’il avait tenté d’emmagasiner dans son cerveau dévasté par les efforts. Il dégaina donc sa baguette sans la moindre grâce et d’un coup de baguette, il fit virevolter ses effets personnels jusque dans sa besace et quitta la bibliothèque le menton bien haut, comme pour dissimuler le fait qu’il venait de perdre un combat mental. Ainsi, observant à moitié l’horizon qui se dessinait continuellement devant lui, il faisait valser sa baguette de plusieurs coups de poignet, en marmonnant intérieurement des sortilèges et des formules d’enchantement quelconques, en espérant que ce petit jeu le supporte dans sa lassitude.

Il perpétua donc sa danse manuelle jusqu’à atteindre le rez-de-chaussée, où il se dirigea machinalement vers la grande salle, espérant dénicher deux ou trois trucs pour grignoter. Sa presque demi-heure d’étude théorique l’avait complètement détruit, et il avait une faim de loup. Non, une faim d’ours. Une faim d’une famille de dix-huit ours adultes. Enfin soit.

Il chemina donc, marmonnant quelques syllabes incompréhensibles qui ne semblaient pas avoir de sens même si on parvenait à les enligner les unes après les autres. Étant prêt de son objectif –soit un monticule de gâteaux qui l’interpellaient par les sentiments–, il se mit à redoubler le pas, et par le fait-même, son subconscient le poussa à faire de même pour ses mouvements de baguette qui devenaient de plus en plus intense. Sa voix s’intensifiait au fil des secondes, et il finit par maugréer une formule qui s’échappa de ses cordes vocales. « Lashlabask. » Avant même qu’il n’eut le temps de se rendre compte de son erreur, un jet d’étincelles brûlantes émergèrent du bout de sa baguette et se dirigèrent comme vers un enseignant qui vagabondait innocemment. Vous imaginez la suite...

Si j’éprouvais un minimum de respect pour notre Kenneth, je me serais probablement tut immédiatement en vous épargnant tous les détails de cette faute magistrale. Mais étant donné que j’éprouve un certain plaisir à le ridiculiser, laissez-moi vous détailler la suite des événements. Les étincelles s’implantèrent dans la section disons charnelle d’une professeure. Cette dernière se mit aussitôt à hurler, à gémir, à crier et à implorer l’aide des cieux et effectuant des sprints incroyables entre les tables de la grande salle. Un bon samaritain qui passait par là réagit instantanément en faisait jaillir un jet aqueux puissant de sa baguette, calmant les ardeurs de la victime. Cette dernière, étant furieusement en colère, fit plusieurs tours sur elle-même en demandant le coupable. Kenneth ne répondit pas, actant tel un élève insoucieux et insouciant.

Mais quelqu’un le fit à sa place. « C’est lui, m’dame! », s’écria un étudiant de Serdaigle en pointant Kenneth avec ferveur. Évidemment, cette accusation si prompte engendra un sentiment de panique chez le jeune Norvégien. Il eut tout d’abord envie de se suicider sur place, trépassant dans sa propre marre de sang, mais s’y résigna rapidement en se disant que toute cette histoire n’en valait pas la peine. À la place, son système nerveux actionna la commande panique sur tout son corps, et ses jambes détalèrent vers la sortie contre son propre gré. Il entama donc une course endiablée vers l’extérieur de Poudlard afin de fuir les regards accusateurs et l’ire de l’enseignante tristement calcinée par pure inattention.

Dans le feu de l’action, ses yeux s’embuèrent d’adrénaline et il ne vit pas la frêle demoiselle qui déambulait doucement dans la cour extérieure. Et ce qui devait arriver arriva aussitôt : il fonça furieusement sur la jeune femme et ils chutèrent tous deux avec une violence marquée sur le sol. Kenneth se releva aussitôt et aida rapidement sa compagne de choc à se remettre sur pieds sans se rendre compte de qui il s’agissait. Et c’est à ce moment que le regard du Norvégien croisa celle de Pearlyne. C’est aussi à cet instant précis qu’un regain de rage s’empara de son âme. « Pearlyne… »

Et comme si le destin n’était pas assez mesquin, la professeure en question émergea des deux grandes portes de Poudlard, hurlant toujours. Bon dieu… Dans quel pétrin il s’était engouffré? Comme pour se sortir de sa situation et empêtrer Pearlyne avec lui, il s’écria en continuant sa course vers le pont suspendu : « Elle est avec moi! C’est elle qui m’a poussé à le faire! », gémit-il, blasé. Bon dieu… Dans quel pétrin il s’était engouffré?
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Mer 18 Jan - 5:03

Au cas où vous n'avez jamais foncé dans un mur, je vous explique ce que l'on peut ressentir à ce moment là. Déjà, on ne comprend pas - a moins que ça ne soit volontaire et donc complètement étrange, virant vers le sado-masochisme - et on regarde bêtement autour de nous, histoire d'essayer d'analyser la situation et de voir ce qui ne va pas. Ensuite, on regarde bêtement autour de nous, de nouveau, pour voir si personne ne nous a vu, ce qui est toujours très bête mais purement humain, parce que c'est justement dans ces situations là que des gens qui ne vous avaient jamais vu se rendent brusquement compte de votre existence, plutôt divertissante, pour le coup. Alors on se rend compte qu'on est par terre, que tout le monde a les yeux rivés sur nous et qu'on a mal un peu partout - surtout aux fesses, puisque c'est là qu'on a atterri, ainsi qu'a l'endroit de choc.
Et bien, c'est un peu ça que je ressens, sur le moment. A un détail prêt : le mur n'est pas un mur mais il est humain. Et galant, ou plutôt pas totalement méchant, puisqu'il m'aide a me relever sans même regarder a qui il fait affaire.
Je crois que c'est pas mon jour de chance.
Premièrement, si je me trouve ici, c'est que j'ai voulu échapper a un cours particulièrement ennuyeux d'étude des moldus. Je déteste ce cours. Je ne sais même pas pourquoi je suis dans cette classe. Pour quelqu'un qui vient d'une famille de sang mêlé, c'est un peu étrange de voir que les moldus sont étudiés comme on étudie les animaux, ou une partie de l'humanité qui aurait vécu antérieurement à notre époque, avec des coutumes peu communes et dont on s'insurge, on se moque et on pointe du doigt, sans se rendre compte que c'est nous, les intrus dans leur monde. Bien que mon père représente a peu près tous ces préjugés qu'on peut avoir sur les moldus, il n'en reste pas moins que je n'aime pas cette matière, même si ma connaissance en la matière pourrait m'apporter des notes plus que convenables.
Par conséquent, j'étais sortie dans le parc, en chasse, histoire de trouver quelqu'un avec qui je pourrais me distraire ; quand la fenêtre du troisième étage s'est ouverte, et qu'un splendide « MISS DASHWOOD! » a retenti dans l'air, me faisant sursauter. En levant les yeux, j'ai croisé le regard assassin de ma prof qui, bien évidemment, me voyait glander depuis une demie-heure dehors alors que j'aurais du être dans son cour. par chance, elle ne m'a pas demandé de venir assister a cette fin d'heure horripilante. Plutôt contente de mon sort, j'avais décidé de rentrer bien tranquillement histoire de trouver un endroit plus calme et plus tranquille où je serais sûre de ne pas être vue, quand quelqu'un m'a foncé dedans.
Sur le coup, j'ai pensé qu'on m'avait jeté un sort. Mais non, c'était juste un bourrin qui ne regardait pas où il allait. Et sans avoir pu analyser la situation, ce cher bourrin m'aida a me relever ; ou plutôt m'arracha du sol avec une force inattendue ; si bien que je fus debout, mais le passage du couchée-debout en moins de deux secondes me fut fatal, m'empêchant de penser normalement et de reconnaître immédiatement la personne qui me faisait face.
« Pearlyne… » Mon prénom me vint aux oreilles, murmuré mais pas d'une façon sensuelle ou agréable, au contraire, une voix froide et remplie de haine.
Super, me dis-je. Encore sous le choc, je me mis a attendre la chute. Dans mon esprit, la personne qui m'avait relevée ne m'aimait pas - grand bien lui fasse - et se rendant compte qu'elle a avait joué les héros avec la mauvaise personne et afin de ne pas se ridiculiser devant tout le monde, elle allait me repousser par terre, dire une phrase débile qui ne ferait pas vraiment rire personne mais qui serait quand même bien accueillie.
Or, la suite me laissa encore plus sous le choc. D'autres pas de course parvinrent a mes oreilles, alors que je dévisageais bêtement le bourrin ; qui lui regarda derrière moi ; ses prunelles passant de la haine a l'angoisse.
« Elle est avec moi! C’est elle qui m’a poussé à le faire! »
Vous savez quoi ? Il y a des fois, ça serait cool si on pouvait faire des arrêts sur image dans sa vie, comme devant un film trop bizarre qu'on cherche a comprendre.
Si je récapitule, il y a devant moi un mec avec qui je n'ai malheureusement jamais couché, qui vient comme moi de Durmstrang, qui s'appelle Kenneth Halvorsen et qui me voue une haine profonde - tout ça parce que je l'ai froissé dans son orgueil en gagnant un duel face à lui, il y a quelques années de cela ; et monsieur étant un grand rancunier, il ne l'a toujours pas digéré.
Bien, au moins une chose de clair. Ensuite, sa première phrase. Je suis avec lui. Pardon, mais, quoi ?! Il doit être malade. C'est le genre de type qui préférerait mourir plutôt que d'avouer qu'on a quelque chose en commun -je ne dis pas que c'est le cas. Passe encore. C'est moi qui l'ai poussé à le faire ? A faire quoi ?
Je me retourne légèrement, avant d'apercevoir une prof en furie qui s'avance vers lui, et donc vers moi aussi.
Je plisse les yeux, avant de le regarder. « Tu m'expliques ? » Mais la prof arrive, et se poste devant nous et d'autres élèves intrigués, qui s'attroupent autour de nous, l'air de rien. Je grimace, frustrée de ne pas comprendre.
« Désolée, je ne pensais pas qu'il allait le faire... »
et je me mets a prier le ciel - chose que je n'ai pas faite depuis mes cinq ans - pour que Judith arrive et me tire de là, encore une fois.

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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Mer 18 Jan - 12:32

Quand on fait quelque chose de mal –que ce soit par incidence ou par mesquine volonté– et qu’on finit par être découvert, les événements qui s’ensuivent se déroulent généralement mal. Certaines personnes font mine de se contrefoutre de ce qui leur arrive, certains chutent dans un état de panique profond et irréversible alors que plusieurs tentent de maîtriser leurs émotions pour ne fléchir sous la pression. Dans le cas de Kenneth, c’est très différent. Il perd tout ses moyens, il devient détraqué, il dit tout haut tout ce qui lui passe par la tête et oublie le manichéisme, le sens de ce qui devrait être inhibé ou non. Il sombre dans un état second dans lequel se bouleversent l’anxiété, l’angoisse de finir son existence en enfer, le désir de vouloir fuir d’un tel pétrin et la brusque déception d’avoir été vu à faire ce quelque chose de mal. Et par-dessus tout, Kenneth omet la notion-même de vivre dans ces instants-là. Il oublie littéralement.

« Tu m’expliques? » de demander Pearlyne en lançant un regard presque accusateur en direction du Norvégien. En temps normal, il aurait pris le temps de tout détailler, mais dans de telles circonstances, son statut de panique aiguë le poussait à faire comme s’il n’avait rien entendu. En fait, il n’avait véritablement rien entendu. Son énergie mentale était déjà beaucoup trop occupée à fureter dans ses plus profondes pensées le moyen de fuir ces circonstances désagréables. D’ailleurs, il ne se retourna même pas pour regarder son interlocutrice de nouveau, et préféra plonger son regard dans le panorama extérieur de Poudlard afin de trouver une issue non-périlleuse et surtout efficace. Mais rien ne lui vint à l'esprit.

Et vint le temps où la douce victime de Kenneth se positionna, les bras croisés et le regard embrasé –aussi enflammé que son postérieur, d’ailleurs. Elle n’avait pas l’air de rigoler, et surtout, sa mine meurtrière et funeste témoignait du mépris intense qu’elle éprouvait dans l’immédiat pour le jeune Kenneth. Ce dernier voulut rétorquer pour essayer d’adoucir la situation, mais ce fut Pearlyne qui ouvrit la bouche en premier. « Désolée, je ne pensais pas qu'il allait le faire… » Intérieurement, le Norvégien s’asséna plusieurs coups violents à la tête. La belle-de-nuit de Durmstrang, comme il l’aimait bien la surnommer, venait-elle de l’aider à résoudre ce délicat problème? Il en resta tout d’abord bouche-bée, puis fit une rétrospective assez prompte des événements. Pearlyne était la demoiselle qui l’avait détruit en duel, en plus d’avoir dévasté sa notoriété et maculé son blason. Du point de vue de Kenneth, elle n’avait d’yeux que pour le sexe et elle-même, alors pour quelles raisons avait-elle prononcé ses mots avec une sincérité qui le laissa abasourdi? Certaines choses ne s’expliquent pas, il semble bien. Certaines choses sont indéchiffrables…

Soit. Pour terminer l’histoire en beauté, Kenneth aurait certainement pu continuer en disant qu’il était franchement navré d’avoir heurté la professeure, ou encore qu’il était prêt à tout faire pour être un jour pardonné. Mais assumer ses erreurs ne faisait pas partie de la psychologie de Kenneth, qui préférait toujours mettre ses propres fautes sur les épaules des autres. Et ce n’était pas parce qu’il était avec cette belle-de-nuit que sa mentalité changeait aussitôt. Oh non. « Vous savez, madame, commença-t-il en s’adressant doucement à la professeure qui paraissait lentement s’attendrir, ce n’était pas dans mon intention de… » Il ne termina pas sa phrase, et fit mine de baisser le regard. Comme s’il n’était pas assez coincé dans ce filet du diable, il dégaina sa baguette grossièrement et hurla silencieusement : « Lumos Maxima. » Un jet de lumière d’une intensité remarquable fusa et aveugla aussitôt la professeure, qui resta ébahie, paniquée et apeurée un bon moment.

Un bon moment qui, d’ailleurs, permit à Kenneth de détaler comme un vulgaire criminel. Mais curieusement, il ne fut pas seul à fuir le danger humain. Par pur instinct, il empoigna violemment le bras de Pearlyne et la traîna jusqu’à atteindre le cromlech, derrière le château. Là-bas, les deux compagnons d’infortune purent prendre quelques secondes pour reprendre leur souffle égaré –mais le Norvégien tenta de rester silencieux, question de ne pas démontrer à Pearlyne qu’il était clairement éreinté de sa course.

Ce fut Kenneth qui reprit la parole en premier. Il ouvrit tout d’abord la bouche pour entamer un semblant de conversation, mais rien ne sortit de sa bouche, si ce n’est qu’un long soupir singulièrement bruyant. De fait, il voulait la remercier d’avoir joué le rôle de la demoiselle qui était avec lui, alors qu’elle aurait pu le laisser penaud. Mais ne parvenant pas à glorifier son aide, il se contenta que d’une poignée de main plutôt maladroite qui laissa un froid affligeant entre les deux corps. Kenneth évitait le regard de la belle-de-nuit. « Alors, tu viens souvent par ici? », finit-il par prononcer avec une gaucherie presque regrettable. Cette interrogation était d’ailleurs plutôt idiote, étant donné qu’elle était elle aussi élève de Poudlard. Il fit néanmoins mine d’assumer sa question, mais ne la laissa pas réfuter. « Toujours aussi libertine? », murmura-t-il, un sourire narquois sur ses lèvres.

Elle l’avait « sauvé », certes, mais cela n’absolvait pas de ce qu’elle avait fait. Elle restait toujours cette pathétique tueuse de réputation.
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Jeu 19 Jan - 6:37

A vrai dire, Kenneth faisait partie de ces gens que je connaissais pas vraiment et qui me haïssaient quand même, sauf que lui il avait une raison un peu plus valable que les autres. Aussi, quand il ne répondit pas a ma question, je ne sus quoi penser. Je ne savais pas déchiffrer les traits de son visage, et a le voir, comme ça, la bouche légèrement entrouverte et le regard fixé sur la prof, je n'ai pas su s'il ne m'avait pas répondu parce qu'il voulait juste m'accuser a tort et a travers ou si il était juste trop pommé pour dire quoi que ce soit. Il faut aussi dire que la présence de la prof compromettait son explication, parce que si il se trahissait maintenant, cette chère enseignante verrait bien qu'on n'avait rien a faire ensemble et qu'il l'avait déjà menée en bâteau. Dommage pour moi, donc, puisque par la seconde phrase qui franchit mes lèvres, je m'impliquais volontairement dans cette histoire étrange et inconnue. J’espérais juste qu'il n'avait pas fait quelque chose de trop grave, je m'attendais a ce que ça se finisse aussi bêtement que ça avait commencé. J'espérais juste que la championne des "phrases acides pour sauver Pearlyne" arriverait, et je m'attendais a voir un éclair blond débouler, avec ses grands yeux d'un bleu auquel personne ne résiste. Bon sang, Judy, t'es où ? je grommelle intérieurement, n’osant néanmoins pas regarder autour de moi pour essayer de l'apercevoir - ça aurait paru un peu trop louche, je pense, malgré les dizaines d'yeux curieux qui assistent a ce spectacle.
Je jette un coup d'oeil a Kenneth en retenant un soupir. Au moins, la prof semble gober ma culpabilité, et semble apprécier le fait que je me dénonce de mon plein gré - ou plutôt, que je ne contredise pas mon camarade de Durmstrang. La vérité, c'est que j'ai l'habitude. Je me rappelle de ces fois où des garçons - et des filles - venaient me supplier d'aller dire a leur ancien amour de leur vie (pendant au moins deux semaines, quel record! ) que si ils avaient couchés avec moi, c'était purement de ma faute. La plupart voulaient que j'aille raconter des mensonges, comme quoi je leur aurais versé un filtre d'amour ou des bêtises dans le genre. Mais j'ai toujours préféré être honnête. C'est d'ailleurs ce qui m'a coûté cette réputation, surement. Les gens auraient préféré que j'aie honte de moi, que je nie et qu'ils ne sachent pas qui croire. Mais non. Me dénoncer m'avait jamais fait peur.
Mais, pour le coup de l'honnêteté, je repasserais, cette fois. Peut-être qu'une soudaine poussée de générosité m'était venue, comme ça, inconsciemment. Ou alors, en voyant un collègue norvégien, j'avais eu soudainement le mal du pays et un vieux goût de solidarité durmstranguienne m'étais venue. Ou plus simplement, la surprise causée sur le moment m'avait fait prononcer ce qui me passait par la tête, ce qui me semblait le plus logique, sur le coup. Sur le coup seulement, parce que là, je ne savais pas du tout ce qu'il se passait, dans quoi je m'étais fourrée ni ce qui allait arriver.
« Vous savez, madame, ce n’était pas dans mon intention de… » Je retiens un nouveau soupir. Enfin! C'est bizarre de dire ça d'un mec qui passe la plupart de son temps a vous insulter dans votre dos, mais ça me fait plaisir qu'il dise enfin quelque chose, celui-là. Je me dis que c'est un type intelligent - d'où sa rancune envers moi suite a sa défaite - et qu'il va trouver un truc plus classe que "c'est de sa faute à elle, pas la mienne", pour nous démêler de ce pétrin.
Mais, je l'ai déjà dit, je ne connais pas Kenneth. Et je ne sais pas comment il réagit - a part qu'il prend très mal une défaite a un petit duel de rien du tout. Et ce moment où je me sentais rassurée de l'entendre parler disparaît très vite, quand il fait la dernière chose à laquelle je m'attendais.
« Lumos Maxima. »
Alors que je remarque a peine qu'il a sorti sa baguette, une lumière aveuglante en sort, et je n'ai même pas le temps de me dire qu'il va me laisser me débrouiller ici toute seule en s'étant bien servi de moi qu'un bras m'agrippe violemment et me tire avec une force qui manque de me faire tomber. Je trébuche une bonne quinzaine de fois avant de réussir a aligner quelques pas rapides, le suivant dans sa course sans comprendre ce qu'il se passe.
Je reprend conscience en me rendant compte qu'on s'est arrêtés. Il se détourne de moi mais ne s'éloigne pas non plus. Je crois que je suis dans des plus grands moment d'hébétude de ma vie. Il n'est pas censé me détester lui ? Après m'avoir accusée a tort a travers pour se tirer d'une situation toujours inconnus, il m'entraîne avec lui dans un coin reculé et a l’abri des regards. Et pourtant, il me connaît. Il doit bien savoir que si quelqu'un nous voit là, même totalement habillés, des conclusions seront hâtivement tirées et il sera considéré comme faisant partie de mon tableau de chasse. J'opte plutôt pour l'hypothèse d'une panique totale de sa part, qui fait qu'il essaie de recouvrer son sérieux et d'éclaircir son esprit.
Il se tourne de nouveau vers moi, ouvrant la bouche ; et j'ai cru qu'il allait dire quelque chose, mais il se contente de soupirer lourdement - et je ne sais toujours pas ce que ça signifie pour moi. Quand il me tend la main, je le dévisage de nouveau, avant de lui tendre la mienne, un peu confuse. Je cligne des yeux quand il me serre la main, puis retire la sienne. Une poignée de main ? Sérieusement ? a part les médecins ou les directeur de banque, personne ne me serre la main. Surtout pas un gars de mon âge, qui me connaît plus ou moins depuis mes onze ans, qui me voue une haine tout à fait avouée. A la limite, il aurait feinté pour en réalité me donner une claque que ça m'aurait moins étonnée. Du coup, je ne peux m'empêcher d'être a moitié amusée et à moitié médusée.
« Alors, tu viens souvent par ici? » Je fronce les sourcils. Est-ce qu'il essaie de me faire la conversation, ou est-ce qu'il essaie de me faire comprendre qu'a partir de maintenant on est de nouveau deux inconnus, et que si je me retrouve ici avec lui ce n'est pas de sa faute mais le fruit d'un pur hasard ?
J'hausse les épaules. Avec cette course et les millions de questions qui se bousculaient dans ma tête, je n'ai même pas vu quel chemin on a pris, je n'ai pas compris où on était.
Mais cette question n'attend pas forcément de réponse, puisqu'il continue, en affichant sur son visage un petit sourire qui se veut désagréable. « Toujours aussi libertine? » Je le dévisage de nouveau, puis promène mes yeux sur tout son corps. Il faut avouer que la question me surprend, et posée comme ça, dans un coin reculé où on est que tous les deux, je me demande s'il n'y a pas un sens caché. Il faut avouer qu'il est plutôt pas mal, le Kenneth.
Je lui adresse un sourire ravageur, cachant ma surprise. Après tout, ça ne serait pas la première fois que quelqu'un prétendrait me haïr pour ensuite venir me voir pour qu'on couche ensemble. « Pourquoi, ça t'intéresses ? »
Je regarde autour de moi. Je pense a peu près savoir où on est, mais il est possible que je me trompe complètement.
« Pour répondre a ta première question, non, je ne viens pas souvent ici... Et toi ? Tu entraînes souvent des innocents pour te sauver la mise ? » Il n'y avait aucune agressivité là-dedans. Le choc avait laissé place à l'amusement. Il faut bien avouer que cette situation a un fond tout à fait comique, non ?
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Sam 21 Jan - 5:58

« Pourquoi, ça t'intéresse? », avait-elle répondu le sourire resserré témoignant d’un certain amusement. Un amusement certain, plutôt. En fait, toujours mentalement enchevêtré par les derniers événements, Kenneth n’arrivait plus à se souvenir pour quelles raisons il avait posé cette curieuse question. D’un côté, Pearlyne n’était pas une si affreuse demoiselle. Elle avait un charme assuré, une présence marquée et un corps à faire rêver. Elle savait s’exprimer et son langage corporel était comme un aimant : un véritable magnétisme émanait de son aura. Elle était un pôle positif, et les hommes autour n’étaient que de vulgaires pôles négatifs. Elle les attirait comme un chasseur trappe son gibier, comme un homme des cavernes parvient à assassiner un mammouth des centaines de fois plus colossal que lui. Elle avait ce je-ne-sais quoi qui la rendait plutôt séduisante. Et même dans cette adversité, et même dans cette rivalité unidirectiorielle qui affectait le Norvégien et même dans cette haine profonde, ce dernier ne pouvait dissimuler qu’elle était attrayante.

Bon dieu… Ce fut uniquement lorsqu’il se surprit à dévisager joyeusement la belle-de-nuit qu’il se rendit compte qu’il se laissait lui-même avoir. Il se martela la tête de coups –intérieurement, évidemment– tout en s’auto-suppliant de revenir à la réalité. Il ne pouvait se laisser attirer par cette magnétique. Parlyne l’avait détruit; elle avait mis son orgueil en morceaux. Et pour Kenneth, la réputation était primordiale. Significative. Impérative. Il lui en voulait tant qu’il comparait ce « crime » à un meurtre. Bon dieu… Il ne pouvait se résigner à devenir une autre proie sur la liste de Pearlyne.

Ce fut d’ailleurs quand elle reprit la parole que Kenneth reprit vraiment ses esprits. Elle avait répondu un truc qui avait partiellement échappé aux oreilles du Norvégien, mais il en avait compris le nécessaire. Il en avait assez entendu pour comprendre qu’elle se moquait de son attitude particulière. Et il en avait assez entendu pour répondre instantanément, comme s’il voulait parer un coup d’estoc se dirigeant vers lui : « Ouais, ça m’arrive. » Quand les mots nous manquent pour rétorquer, on ne se tait pas : on enligne les premiers termes qui nous passent par la tête. Si la remarque de Kenneth était tout sauf utile à la discussion, elle lui avait cependant permis d’avoir momentanément le dernier mot.

« Et soit dit en passant, non, ça ne m’intéresse pas. En fait, tu ne m’intéresses pas. », marmonna-t-il en détournant légèrement le regard. Son affirmation n’était qu’une douce litote : son langage corporel en disait beaucoup plus. Son subconscient le trahissait durement. Il avait détourné les yeux, signe de faiblesse. Deux raisons peuvent expliquer ce mouvement : soit on éprouve de la honte pour ce qu’on dit ou ce qu’on fait, soit on essaie d’empêcher tout contact visuel pour dissimuler une fausse vérité. Dans le cas de Kenneth, il s’agissait de la deuxième option. Même si pour lui Pearlyne n’était qu’une misérable, son corps et sa démarche ne l’étaient pas pour autant. Il haïssait son contenu, mais peu son contenant. Ainsi, dans un sens, la demoiselle l’intéressait et enflammait ses ressentiments. Mais pour des motifs heureusement peu catholiques…

Alors qu’un interminable moment de quiétude emplit le cromlech et que Kenneth tentait toujours de ne plus croiser la paire d’yeux maléfique de son interlocutrice, il se souvint du motif pour lequel il avait couru jusqu’ici, et comme si ses cordes vocales avaient pris la décision de vibrer par elles-mêmes, il lança : « C’est elle qui s’est mise en plein dans ma ligne de mire. Je pratiquais tout bonnement mes sortilèges et j’ai pas pensé, moi, que mon sort allait fonctionner. J’ai pas pensé que ça allait la calciner au deuxième degré. C’était pas volontaire, hein. » Il soupira longuement, regarda finalement Pearlyne et continua : « J’espère seulement que j’écoperai pas de mille heures de retenue. » Il prit une pose et leva les yeux vers le ciel. Décidément, quelque chose l’amusa, car son sourire se fendit un peu plus. Avant même que la belle-de-nuit ne puisse répondre quoi que ce soit, il perpétua donc : « Et de toute façon, tu seras collée aussi dans ce cas. » Il pouffa. Mais son rire n’était ni sarcastique, ni mesquin et on ne ressentait aucune animosité dans chacune de ses onomatopées. C’était un rire de bon cœur, sans barrière, sans limite.

Ce petit jeu dura un peu, ou jusqu’à ce que Kenneth se rende compte de ses agissements. Dès qu’il prit conscience du ton de son rire, il baissa aussitôt les yeux, abaissa sa voix et muta ses rires joyeux en rires rancuniers et vindicatifs. Comme pour se sauver de cette situation, il changea drastiquement de sujet : « Alors, tu deviens quoi? » Était-ce par intérêt naturel ou simplement pour se sortir de son malaise?
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Dim 22 Jan - 3:59

trop bien la comparaison avec l'homme des cavernes !
Le mignon et adorable Kenneth a un silence... intéressant, a ma question, qui me fait penser qu'il ne serait surement pas contre un peu plus de temps passé avec moi. Après tout, si c'est juste mon mental qui ne pas supporter, on est pas obligés de parler. Cela me surprend un peu, parce qu'il fait partie de ces gens qui attachent extrêmement d'importance à leur réputation. Oh, bien sur, je ne suis pas celle qui crie sur tous les toits avec qui j'ai couché, mais je ne cherche pas non plus à tout prix a le dissimuler aux yeux des autres.
Je surprends son regard sur moi, qui me confirme que je n'ai pas tort ; mais, me rappelant que je ne le connais pas, je préfère attendre un peu avant de m'approcher de lui et de tenter quoi que ce soit. Qu'il réponde a ma question, par exemple.
« Ouais, ça m’arrive. » J'arque un sourcil, de plus en plus amusée. J'avais pourtant pensé qu'il était vaniteux au point de n'avoir besoin de personne d'autre que de lui-même, au risque de s'en prendre plein la tête par derrière. Mais, déjà, il m'avait entraînée jusqu'ici. Et puis, il vient de me dire que ça lui arrive. Je me secouais intérieurement. Peut-être qu'il parlait de ses amis, qui lui étaient suffisamment dévoués pour être accusé a tord, peu importe pour quelle raison. Ouais. Sauf que dans ce cas là, il aurait agi comme si j'étais l'une de ses amies, ce qui était loin d'être le cas. L'hypothèse la plus probable quand au pourquoi de cette réponse fut qu'il plaisantait lui aussi. Après tout, j'avais dit ça pour rire. Mais encore une fois, ça me faisait bizarre qu'il veuille plaisanter avec moi.
Je dois avouer que ça me dérida encore plus. Peut-être qu'il avait finalement accepté de ne plus m'en vouloir, et c'était bon signe pour moi - après tout, un ennemi en moins, c'est toujours bon a prendre. Et puis si il avait décidé de ne plus m'en vouloir et de faire ami-ami avec moi, je n'allais pas le repousser.
« Et soit dit en passant, non, ça ne m’intéresse pas. En fait, tu ne m’intéresses pas. »
D'accord. Donc, j'ai tout faux et je ne te comprends vraiment pas, tu es vraiment trop bizarre. Vraiment intriguant, ce gars. Presque impossible a cerner. Sauf que je ne suis pas du genre a apprendre a connaître les gens avant de tenter quoi que ce soit.
Je récapitule : il n'est pas intéressé par mes charmes ; donc, il n'y a aucune raison pour qu'il évite mon regard comme il le fait actuellement, non ? Une petite moue de satisfaction se dessine sur mes lèvres, que j'efface bien vite. Je ne l'intéresse pas : donc, mon corps, mon âme et moi-même, il s'en fiche complètement. Dans ce cas, pourquoi est-ce qu'il me dit des trucs bizarres et qu'il est encore là, plutôt que d'être parti très loin, ou même de m'avoir laissée au milieu du cercle de curieux de tout à l'heure ?
J'ouvre la bouche pour lui répliquer qu'il ferait mieux de se le dire à lui-même pour s'en persuader, mais il me devance, étant donné que j'ai mis trop de temps a essayer d'analyser ses paroles et sa réaction.
« C’est elle qui s’est mise en plein dans ma ligne de mire. Je pratiquais tout bonnement mes sortilèges et j’ai pas pensé, moi, que mon sort allait fonctionner. J’ai pas pensé que ça allait la calciner au deuxième degré. C’était pas volontaire, hein. » Enfin les explications tant attendues. Je ne peux m'empêcher de rire un peu, le plus discrètement possible, tout en tentant de me contenir. Je n'ai pas envie qu'il s'énerve contre moi.
C'est attendrissant de voir en Kenneth - d'habitude si sûr de lui quand il m'envoie un de ses fameux regards noir - un boulet maladroit. J'ai de plus en plus envie de le serrer dans mes bras. Son soupir renforce la toute nouvelle image que j'ai de lui, et je m'approche un peu de lui, alors qu'il tourne de nouveau son regard vers moi.
« J’espère seulement que j’écoperai pas de mille heures de retenue. »
Il sourit en regardant le ciel, tandis que je le regarde amusée. « Et de toute façon, tu seras collée aussi dans ce cas. » Et il rit de bon coeur, ce qui me surprend. Peut-être que ses nerfs le lâchent, mais en tous cas c'est la première fois que je le vois rire franchement ; en plus, devant moi. Il semble soudainement s'en rendre compte puisque que son rire devient plus jaune et moins agréable a entendre.
« Alors, tu deviens quoi? »
J'hausse les épaules, surprise par ce changement de sujet.
« Et bien il faut croire que je vais devenir ta grande amie, si on se retrouve tout les deux coincés dans une salle, une heure par jour... Et toi, tu vas devenir l'objet de nombreuses rumeurs nous concernant. Peut-être qu'il y en aura au moins une de vraie» , je dis d'un ton léger, en m'approchant encore plus de lui. Peut-être qu'il va se refermer comme une huître en se rendant compte que je suis toujours Pearlyne-qui-couche-avec-tout-ce-qui-bouge, mais il faut avouer que c'était tentant. Et puis, c'est de sa faute, aussi ; il a qu'a pas être aussi attirant quand il rit comme ça.
« En tous cas, ça me fait plaisir de voir que tu es devenu moins rancunier. » je lui adresse un sourire éclatant, pensant ce que je viens de dire, comme tout ce que je lui ai jamais dit, d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Dim 22 Jan - 5:57

De façon triviale, Kenneth éprouvait un malicieux agrément à analyser la réaction de ceux qui daignaient lui adresser la parole. Il observait tous les moindres mouvements, expressions faciales et micro-gestures, posant des constats intérieurs. Avec les années, ce plaisir s’est muté en talent, puis ce talent en authentique devoir. Mais pourtant, il ne parvenait pas à cerner totalement Pearlyne, s’égarant aux travers de ses réactions. Il ne discernait plus le sarcasme de la vérité et les incitations des signes répulsifs. Était-ce son sex-appeal qui le dévastait à ce tel point, ou simplement son don de synergologie était ravagé par la panique et les derniers événements? Kenneth ne détenait pas la réponse à cette rhétorique, et de ne pas savoir l’agaçait au plus haut niveau.

« Et bien il faut croire que je vais devenir ta grande amie… » Le terme ami résonna dans sa tête à plusieurs reprises, comme un mot réverbère dans un gouffre. Non, Kenneth et elle ne pouvaient pas devenir des amis, des compagnons, des camarades. Tout ce qu’ils étaient, c’étaient des collègues, des étudiants qui s’acharnaient dans la même institution. Le Norvégien ne pouvait se résoudre à se rabaisser au niveau de Pearlyne –car de son côté, elle avait atteint le fond d’un canyon. Celle qui avait saccagé et saboté sa notoriété dûment remportée venait ne pouvait être son amie. Elle l’avait indirectement proposée, et cette proposition venait d’être ardemment déclinée par Kenneth, qui se recula de quelques pas.

« … Si on se retrouve tous les deux coincés dans une salle, une heure par jour... » Pour la seconde fois, il voulut reculer, comme pour s’éloigner d’une force satanique qui l’attirait vers une géhenne sempiternelle. Mais curieusement, ses jambes n’obéirent pas à son cerveau, et il resta planté là, les pieds solidement fixés contre le sol verdoyant du cromlech. Il crut tout d’abord qu’on l’avait ensorcelé, mais omit promptement cette idée lorsqu’il ne distingua aucune silhouette dans les environs, si ce n’est qu’elle et lui. Une heure par jour… Coincés ensemble. Tous les deux. Kenneth appréhendait déjà le pire. Il se voyait déjà, enchanté par le charme méphistophélique de la belle-de-nuit, se laissa emporter par une vague de séduction. Il allait y succomber: le raz-de-marée allait le submerger. Et son orgueil allait être détruit, assassiné, meurtri, heurté, occis. Il ne pouvait…

« toi, tu vas devenir l'objet de nombreuses rumeurs nous concernant. » Et hop. Un autre uppercut dans l’orgueil de Kenneth. Ce dernier abhorrait les rumeurs comme on fuit la peste. Il avait eu de mauvaises expériences à Durmstrang et même à Poudlard. Être nanti et fortuné était une bonne chose, mais les mauvaises langues ne pouvaient s’empêcher de le rabaisser. Il était un aimant à on-dit et il détestait. Il faisait de son mieux pour préserver son honneur et sa gloire. Si on savait que Kenneth traînait avec Pearlyne, il deviendrait un nouveau gibier sur la liste de chasse de la Norvégienne, une nouvelle victime parmi tant d'autres.

« Peut-être qu'il y en aura au moins une de vraie. » Pendant l’espace d’un instant, il arrêta de lutter contre le désir qui l’assaillait bestialement. Il voulut bondir sur Pearlyne et succomber à la passion sensuelle qui l’aguichait, mais au même moment, une force intérieure l’en empêcha et il resta une fois de plus immobile, médusé. Dans un sens, il espérait aussi qu’une de ces éventuelles rumeurs soient véridiques. Mais dans l’autre, il craignait déjà le pire. Bon dieu, comment une femme pouvait-elle avoir une telle maîtrise sur Kenneth? Ce n’était pas de l’amour qui régnait, certes, mais ce désir était encore plus puissant. Il aurait aimé ne jamais avoir à lui reparler, mais souvent, le destin fait bien mal les choses. « En tous cas, ça me fait plaisir de voir que tu es devenu moins rancunier. », conclut-elle d’un ton plutôt satisfait. Elle avait donc réussi à le cerner, elle? Elle avait donc réussi à l’analyser? Seigneur. Dans quel émoi s'était-il empêtré?

Kenneth s’approcha cette fois-ci de la chasseresse qui se dressait devant lui. Se laissant momentanément tiré par sa beauté et sa silhouette divine, il tenta de calmer ses ardeurs en affirmant à haute-voix quelques mots. « Je… Ouais… Non. Je veux dire… » Mais rien de logique n’émergea de sa bouche. Que des balbutiements. Que des soupirs. Que des murmures insensés et sans but. Jamais Kenneth n’avait été bouleversé de cette façon auparavant. Il répéta d’ailleurs l’action afin de se sortir de ce pétrin qui le resserrait, mais le même jeu se reproduisit. Sa bouche ne s’entrouvrit que pour laisser passer des onomatopées et des interjections n’ayant pas de sens entre eux. Il avait honte. Honte de réagir ainsi. Honte de se laisser atteindre ainsi. Honte de l’avoir entraînée avec lui dans cette histoire.

Il voulut de nouveau parler, mais une ombre familière émergea de nulle part. Plus elle s’avançait, plus Kenneth reconnaissait un visage. C’était une dame dans la force de l’âge. Son visage resserré témoignait d’une colère certaine et d’un agacement marqué. Mais ses yeux, souriants, laissaient plutôt démontrer un sentiment de satisfaction, de triomphe et de réussite. Et le Norvégien frissonna bruyamment quand il remarqua qu’il s’agissait de l’enseignante elle-même qui venait de redécouvrir son assaillant et sa fidèle acolyte. Il trembla encore un peu plus quand cette dernière commença d’un ton effroyable : « Vous revoilà, donc… Vous connaissez les conséquences de tels gestes, n’est-ce pas? Vous serez sévèrement p… »

Elle s’arrêta de parler quand Kenneth reprit sa baguette, mais se rendant compte que c’était inutile, il la rangea aussitôt. Cette fois-ci, il décida de ne rien faire, de laisser le destin faire ce qu’il avait à faire. Parce qu’après tout, il ne pouvait décider pour le hasard. Il chuchota simplement à la belle-de-nuit : « Sors-nous de là, si t’en es capable. » Le défi lancé, il attendit impatiemment que quelque chose vienne le sortir de ce filet du diable.
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Lun 23 Jan - 5:43

Il y a quelque chose de bizarre. Pas seulement en moi, ni en lui. Dans l'atmosphère en général. Comme si tout allait de travers, comme si tout le monde essayait de lutter contre une force irrépressible, et on ne savait même pas de quoi il s'agissait. Le jeune homme parait complètement calme, immobile face a ma tirade, alors que ça aurait du l'exaspérer. Il exécre les rumeurs et tient a sa réputation plus que quiconque - ce qui est assez inimaginable pour moi, puisque j'ai toujours été au centre de nombreuses rumeurs et me fiche totalement de ma réputation qui n'est plus a faire. Et là, il ne dit rien. Peut-être qu'il est plongé dans une profonde réflexion, cherchant a tout prix comment il pourrait se sortir de cette situation en remettant toute la faute sur mon dos, en m'accusant a tord et a travers d'une façon tellement crédible que personne n'oserait chercher la vérité. Parce que je vois très mal Kenneth aller dire qu'il révisait ses sortilèges, et qu'il ne pensait pas en réussir un. Il ressemble plutôt au genre de type à qui tout sourit et qui réussit tout ce qu'il entreprend. Et même si la rancoeur l'a un peu quitté, je serais quand même étonnée de l'entendre confesser ses lacunes en sortilèges aussi simplement que ça, même si la victime est une prof. Sans oublier qu'il faudrait aussi qu'il avoue sa lâcheté, qui l'a poussé a remettre automatiquement la faute sur moi, juste parce que je me suis trouvée sur son chemin.
En parlant de rancoeur, Il parait encore plus bizarre quand je lui fais ma remarque. Il s'approche de moi, un peu hésitant, et je souris en remarquant la lueur désormais familière qu'éclaire ses prunelles. Je ne suis pas déçue de son manque de résistance, au contraire. Les gens qui se font désirer pendant des mois et des mois en nous faisant croire que oui alors que non, très peu pour moi. Kenneth essaie de résister un peu, et j'ai envie de lui crier d'arrêter, de lui dire que ce n'est pas la peine, c'est fini, il n'y peut rien et moi non plus ; c'est comme ça, et avec moi, ça l'a toujours été.
« Je… Ouais… Non. Je veux dire… » Il ouvre la bouche et la referme, et je peux vous l'affirmer : les poissons rouges, c'est sexy. C'est l'image que me donne Kenneth actuellement, il ouvre la bouche comme pour dire quelque chose, mais dès que ses lèvres s'écartent l'une de l'autre, il oublie sa réplique, alors il les referme, et soupir, avant de se souvenir et de tenter de nouveau.
Je le fixe calmement, attendant qu'il vienne vers moi. S'il n'est pas encore sûr de lui - ce que je ne comprends évidemment pas mais serait "logique", étant donné son attachement aux regards des autres - je ne vais pas lui sauter dessus sans attendre.
Mais ses yeux me quittent pour regarder derrière moi, et alors que je pensais qu'il s'efforçait juste de regarder autre part, ses yeux s'écarquillent de peur et je frissonne, surprise, quand une voix s'élève derrière moi.
« Vous revoilà, donc… Vous connaissez les conséquences de tels gestes, n’est-ce pas? Vous serez sévèrement p… »
Je me retourne pour dévisager l'enseignante, qui nous a suivi jusqu'ici sans que je ne sache comment - en même temps, si c'est une prof, il vaut mieux pour elle que le château n'ait pas de secrets. Je regarde Kenneth, surprise, ne comprenant pas pourquoi elle s'est interrompue. Quand je vois sa baguette à la main, je fronce les sourcils, encore plus étonnée, mais il la range. Un peu plus et je le prenais vraiment pour un psychopathe qui attaque les profs juste pour s'amuser.
« Sors-nous de là, si t’en es capable. » Pardon ? Quoi ? Comment ? J'ai presque envie de lui hurler dessus, mais je me rends compte que ça ne fera que nous enfoncer, alors je me tais et réfléchi a toute vitesse. C'est pas souvent que je dois me servir aussi expressément de ma tête, et je me remets a espérer que Judy apparaisse a un coin ou à l'autre du château et qu'elle me sorte de là.
Judy... Je me rappelle d'une fois où elle m'a dit en riant que même les profs étaient attirés par moi. Ce qui n'est pas totalement faux. Et même si je ne me vois pas draguer ouvertement l'enseignante, autant que ça me serve a quelque chose.
Je prends une grande inspiration, me tourne vers Kenneth et fouille dans sa poche sans lui demander son avis, me saisissant de sa baguette ; puis je m'avance vers la prof, qui nous toise l'un et l'autre - enfin, surtout moi puisque c'est moi qui m'avance vers elle. Je la vois sur la défensive en voyant que je tiens la baguette, mais je lui offre un sourire rassurant afin qu'elle ne craigne pas que je lui jette un sort.
Je fais une petite moue triste, en battant des cils et en la regardant dans les yeux.
« Je suis désolée, il a raison, c'est plus de ma faute que de la sienne. En fait, c'est ma baguette. Et ... » Pourquoi est-ce qu'une baguette pourrait lancer un sort toute seule ? « ... elle est défectueuse. Enfin, était. Je lui ai demandé... » c'est bien ma grande, ne pas dire son prénom ni son nom de famille, au cas où elle ne nous connaît pas, comme ça ça réduit encore nos chances d'êtres collés. « ... Parce que c'est un élève super brillant ; si il pouvait essayer de voir ce qu'elle avait, et si il pouvait me la réparer. » Je risque un coup d'oeil vers Kenneth, sans vraiment le regarder, de peur de voir sa tête si il pense que je fais n'importe quoi. Je m'approche encore plus la prof, lui tendant la baguette au cas où elle veut vérifier si ce que je dis est vrai. « Et, en fait... Le truc c'est que... il pensait qu'il avait pas réussi a la réparer, et il était encore plongé dans ses pensées quand il est venu me rejoindre, et vous vous êtes trouvée au mauvais moment, au mauvais endroit, puis que, apparemment, la baguette a voulu faire des siennes et le sort a fonctionné sans qu'il s'y attende. Vous savez, d'habitude tout lui réussi, et ça l'avait attristé de voir qu'il ne pouvait pas m'aider. C'est pas souvent que je lui demande de l'aide, et... enfin bref. Je suis désolée que vous ayez été touchée, après, on a paniqué, et on a pas pensé à s'excuser. Je sais que... ça paraît un peu improbable, mais... Je vous prie de nous excusez madame, vous êtes tous les deux aussi innocents l'un que l'autre. »
Je n'ai jamais aimé mentir. A quoi bon ? Les mensonges, c'est réservé aux fourbes qui ont peur des autres, dont la vérité dérange, et je ne m'étais jamais voilée la face. Mais la vérité que Kenneth aurait du dire était encore plus improbable que mon mensonge. J’avais prononcé les dernières phrases avec un peu plus de ferveurs, puisque ça, au moins, c'était vrai. A présent, je regardais l'enseignante d'un air sincèrement désolé, une lueur d'appréhension au fond des prunelles.
J’espérais que le jeune homme dise quelque chose en ma faveur, qui ferait définitivement pencher la balance de notre côté.
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Lun 23 Jan - 15:55

Lorsqu’on ne sait pas quoi faire pour se sortir du pétrin, on espère que l’autre, lui, le sache. Dans ce cas-ci, on, c’était Kenneth qui, en état de panique et d’angoisse intégral, n’arrivait même plus à enligner deux mots sans balbutier grossièrement. Et elle, c’était Pearlyne, belle-de-nuit pour les intimes, qui ne paraissait pas tant bouleversée ou importunée par les derniers événements. D’ailleurs, elle semblait n’en porter aucune importance réelle, et superficiellement, on ne ressentait aucune anxiété ni inquiétude dans ses yeux. Et pour un homme aussi alerte et affolé que Kenneth, ce phénomène était inexpliqué et inexplicable. Comment pouvait-elle rester de marbre face à de telles circonstances? Une authentique dragonne s’esquissait devant ses yeux amusés, et pourtant, elle n’était ni effrayée, ni personnellement affectée. Un exploit. Pour Kenneth, cette demoiselle accomplissait un exploit, une épopée.

Et le visage de Pearlyne se nuança d’une tristesse bien actée, mais qui n’échappa pas à l’œil observateur du damoiseau. Même dans ce statut alerté et alarmé, il perçut cette lueur de mensonge dans cette moue de comédienne. Ses yeux étaient certes plissés, le coin de ses lèvres descendu vers le bas, mais aucune émotion ne se ressentait au niveau frontal. Et c’est ce qui trahit la comédie de la belle-de-nuit qui, malgré tout, réussit à mystifier royalement la professeure grâce à ses paroles délicates et singulièrement cogitées. « Je suis désolée, il a raison, c'est plus de ma faute que de la sienne. En fait, c'est ma baguette. Et elle est défectueuse. Enfin, était. Je lui ai demandé... Parce que c'est un élève super brillant : si il pouvait essayer de voir ce qu'elle avait, et si il pouvait me la réparer. » Et c’est à cet instant précis que le subconscient de Kenneth lui leva le menton et le redressa droitement. Même si la tirade n’était guère fondée et qu’elle devait énoncer tout ce qui lui passait par la tête, le jeune homme, comme acclimaté à recevoir des louanges et des dithyrambes, réagissait viscéralement à chacun des compliments qu’il recevait, qu’ils soient véritables ou non. Ridicule, non, ne soyons pas méchants. Pitoyable, oui.

La belle-de-nuit conclut son histoire avec magnificence et apparat : sous ses dires, la professeure sembla fléchir et omettre toutes ses accusations. Elle riva tout d’abord ses yeux en direction des herbes enneigés –signe d’un malaise certifié– puis appuya le creux de sa main contre son front avant de relever lentement le regard vers l’horizon –signe d’une honte probable. Alors les telles balivernes de Pearlyne avait porté fruit? Comment de telles insanités pouvaient-elles être aisément gobées par une femme dans la force de l’âge? « Bon dieu. », maugréa Kenneth silencieusement en s’apitoyant sur le sort de l’humanité. Les gens étaient-ils tous devenus des imbéciles absorbant tous les mensonges du premier venu? « Bon dieu. », répéta-t-il, mais en s’assurant que personne n’entende ses paroles.

« Eh bien, ne recommencez plus alors. La prochaine fois que vous commettez un tel incident, assurez-vous de vous expliquer avant de fuir comme un criminel. Vous savez, la fuite est la seule culpabilité. », conclut l’enseignante en se retournant, mais en lançant un regard étrangement méfiant dans celui de Kenneth qui, machinalement, détourna les yeux vers d’autres horizons. Ainsi disparut la professeure, au loin sous le soleil qui allait illuminer pendant quelques minutes encore le cromlech. Et pour la première fois depuis le début de cette mésaventure, le calme reprit position dans tout l’esprit et dans tout le corps de Kenneth. Il laissa s’échapper un soupir interminable qui témoignait de son soulagement indescriptible. Il eut l’impression d’être délesté d’un poids énorme. Agréablement déchargé.

Et ce poids, c’était Pearlyne qui l’avait déchargé. Et au-delà de son orgueil de fer, au-delà de sa prétention sans égale et au-delà de ses rancunes intemporelles, il sentit qu’il devait la remercier. Était-il devenu dingle? Cinglé? Détraqué? Non, il était bien sensé. Mais c’était grâce à elle qui venait d’éviter des heures entières de détention. Et par-dessus tout, il venait d’esquiver des tonnes de rumeurs et par le fait-même, un autre coup dans son orgueil surdimensionné. Et alors, dans un élan de bonnes intentions et au travers des bégaiements gauches, il gémit : « Merci… Merci Pearlyne. » Il y eut quelques secondes de silence. Un silence de mort. Une quiétude inquiétante. Il venait d’être courtois, de la remercier, de…

« Alors tu peux t’en aller, je ne te retiens plus. », dit-il en voulant combler le malaise qui commençait à régner entre eux. Voulait-il sincèrement qu’elle décampe aussi promptement? Probablement pas. Si il désirait tant son départ, il lui aurait dit simplement et franchement. Mais il venait de négliger son orgueil en la remerciant : il ne pouvait se permettre d’admettre, qu’après tout, il aurait aimé déambuler un peu plus longtemps avec elle.
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MessageSujet: Re: COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne. Mer 25 Jan - 6:18

Elle détourne les yeux, pas vraiment troublée, mais se plongeant dans une profonde réflexion que son visage impassible parvient a cacher totalement. Je ne connais pas cette prof, ce qui est peut-être plutôt un avantage dans cette situation. Les profs qui nous connaissent semblent toujours nous être de parfaits inconnus, et d'un coup, ils nous font une remarque inattendue qui nous prouve qu'ils ont beaucoup mieux cerné qu'on ne le croyait. Et c'est flippant.
Je la regarde sans bouger, et en me forçant a respirer pour éviter de bloquer ma respiration, ce qui pourrait me trahir. Je n'ose pas non plus regarder Kenneth, a qui je tourne le dos et qui n'a pas émit un son depuis tout à l'heure. C'est peut-être mieux. Comme ça, on ne s'est pas contredits, on n'a pas inventé au fur et a mesure. Pour que ça tienne la route, j'espère juste que lui aussi est resté impassible, ou qu'il a fait quelques signes discrets pour conforter l'enseignante dans son idée. Au bout de la cinquième inspiration parfaitement contrôlée, elle se retourne finalement contre nous, pas très heureuse. Heureusement, je n'ai pas le temps de me demander si c'est de bon ou de mauvais augure puisqu'elle prend la parole tout de suite.
« Eh bien, ne recommencez plus alors. La prochaine fois que vous commettez un tel incident, assurez-vous de vous expliquer avant de fuir comme un criminel. Vous savez, la fuite est la seule culpabilité. »
J'hoche la tête et baisse les yeux, histoire qu'elle ne voit pas que je me retiens de rire tellement je suis abasourdie. Certes, c'est un peu contradictoire, mais quand quelque chose d'incompréhensible se passe, je ris, ou je souris. Pas très très futé de ma part, c'est certains, mais c'est toujours mieux que de fondre en larmes ou de faire quelque chose d'encore plus stupide - même si j'avoue que, sur le coup, je n'ai pas vraiment d'autres idées de trucs stupides que je pourrais faire dans cette situation.
Je la regardais s'en aller, entendant Kenneth pousser un énorme soupir de soulagement, avant de réagir. Un sourire illuminant mon visage, je me tournai vers lui.
« Merci… Merci Pearlyne. » Je me demande s'il le pense vraiment et s'il gémit parce qu'il est soulagé et aussi étonné que moi qu'on s'en soit sorti de cette manière totalement irrationnelle, ou si au contraire il est quelque part vexé de ne pas avoir réussi lui-même à se sortir de la situation.
« Alors tu peux t’en aller, je ne te retiens plus. » Son ton est de nouveau plutôt neutre, ce qui, venant de lui et s'adressant à moi, est comme une preuve d'affection. Abasourdie, je lui tends sa baguette, qui nous a quand même aidé à sortir de la.
J'hésite un peu, ne sachant quoi faire, n'ayant pas envie de le quitter maintenant. Je m'énerve, a ne pas savoir comment réagir, et, prenant mon courage a deux mains, je finis par réagir.
Je m'approche de lui et le serre dans mes bras. « Tout le plaisir était pour moi. » , je murmure à son oreille.
Puis, me reculant un peu sans pour autant briser tout contact entre nous, gardant mes bras autour de son cou, je lui demande, d'un ton léger et plutôt niais. « Et toi, qu'est-ce que tu deviens ? »
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COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS Ϟ ft. Pearlyne.

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